Triomphe de l’Opéra-Comique avec Fantasio!

D’Offenbach, le grand public connaît bien sûr quelques œuvres légères comme La Belle Hélène ou La Grande Duchesse de Gérolstein… et bien sûr les Contes d’Hoffmann. Mais il existe de nombreux autres ouvrages qui doucement sont redécouverts par le travail de passionnés, que ce soit des éditeurs ou des musicologues comme Jean-Christophe Keck. Fantasio fait partie de ces partitions rares, et même tellement rares qu’on pensait difficile de la reconstituer suite à l’incendie de la Salle Favart en 1887. C’est donc une grande résurrection à laquelle nous assistons. Et c’est aussi l’occasion pour l’Opéra-Comique de reprendre ses activités suite à dix-huit mois d’arrêts pour la rénovation de la Salle Favart. Pour cette occasion, l’institution a réuni non seulement une superbe distribution, mais aussi un chef et un metteur en scène très impliqués dans cette production, dont nous avons pu suivre presque au jour le jour les avancées par l’intermédiaire de publications. Ce douze février était donc le retour de Fantasio sur scène, mais aussi les débuts d’une nouvelle saison pour l’Opéra-Comique qui manquait au paysage lyrique de Paris ! Seule petite déception, ce n’est pas dans la Salle Favart toute neuve qu’est représentée cette œuvre mais au Théâtre du Châtelet suite aux retards des travaux… Théâtre du Châtelet qui fermera d’ailleurs bientôt lui aussi pour rénovations. Continuer…

Les Contes d’Hoffmann… ou de Nicklausse… ou de Carsen?

hoffmann_onp_9Un mise en scène reconnue pour son intelligence et sa beauté, une distribution réunissant ce qui se fait de mieux… cette reprise des Contes d’Hoffmann avait de quoi faire rêver ! Malheureusement, durant l’été une première mauvaise nouvelle tombait avec l’absence de Sabine Devieilhe qui devait chanter Olympia. Enceinte, elle ne pouvait pas assurer ces représentations. Restait la grande attraction : la prise de rôle de Jonas Kaufmann pour Hoffmann. Tremblement en début d’automne avec l’annulation du chanteur, remplacé par Ramon Vargas… Les billets sont rapidement devenus très disponibles en revente… Restaient trois dates où Stefano Secco assurait comme prévu les trois dernières représentations. Doublure sûrement de Kaufmann, il bénéficiait de trois séances pour démontrer qu’il n’était pas juste un remplaçant. Et ce qu’il a proposé ce soir le montre à la hauteur du rôle, même s’il se fait finalement voler la vedette par son acolyte Nicklausse chanté et vécu de manière sidérante par la grande Stéphanie d’Oustrac ! Continuer…