Retour sur scène d’Oya Kephale avec un superbe Barbe-Bleue d’Offenbach bien sûr!

Pour tout amateur d’Offenbach qui se respecte, le nom de l’ensemble Oya Kephale n’est pas un mystère. Il est directement extrait de La Belle Hélène et du couplet d’Oreste. On comprend donc juste à la lecture du nom de l’association que l’on a affaire à des affamés d’Offenbach. Malheureusement, si en 2019 ils avaient pu donner une superbe Périchole, les deux années dernières les ont empêché de donner leur Offenbach annuel (La Vie Parisienne). Heureusement, ils avaient réussi en décembre 2019 à proposer leur concert de fin d’année et de même en 2021, entièrement consacré à Camille Saint-Saëns. Mais les voici de retour pour Offenbach, et ce n’est pas le plus connu de tous : Barbe-Bleue. Cet opéra bouffe est créé en février 1866, coincé entre La Belle Hélène (décembre 1864) et La Vie Parisienne (octobre 1866). Bien sûr il y a quelques autres pièces entre elles, mais on voit que l’on est dans une grande période créatrice d’Offenbach et Barbe-Bleue n’a pas eu la même carrière que ses voisins. Mais quel plaisir de retrouver tous ces talents toujours aussi motivés pour s’amuser et amuser le public!

Affiche de Barbe-Bleue pour la création en 1866 au Théâtre des Variétés.

Forcément, il faut dire un petit mot sur Oya Kephale… À l’origine ce n’était qu’un chœur amateur créé en 1995. Puis rapidement, un orchestre est venu compléter l’ensemble. Composés d’amateurs, ces deux ensembles travaillent pour donner deux productions par an : une première en mai consacrée à une partition d’Offenbach en version scénique, puis un concert thématique en décembre. Pour ce faire, ce sont de très nombreuses semaines de répétitions, d’implication pour faire les décors (car oui, ce sont les artistes qui participent à la construction des décors et des costumes!), pour faire la publicité des concerts… bref, un investissement forcément artistique, mais aussi humain pour réussir un vrai défi : monter ces deux productions et les donner à voir et entendre au public. Et puis un autre investissement, associatif celui-ci. En effet les bénéfices des concerts et des représentations sont versés à une association chaque année, association qui est en plus mise en avant lors des concerts et sur le site Internet. Cette saison, c’est l’Association pour l’Amitié qui organise des colocations solidaires entre personnes sans domicile fixe et des volontaires.

Couverture de l’Eclipse, le 28 janvier 1868.

Passons maintenant à ce fameux Barbe-Bleue. Composé en 1865, il sera créé le 5 février 1866 au Théâtre des Variétés de Paris… et restera cinq mois à l’affiche! C’est dire si le succès était au rendez-vous. Il faut dire qu’après le triomphe de La Belle Hélène, il s’était attaché la participation d’artistes qui n’étaient sans doute pas pour rien dans le succès et pour qui il composa des rôles sur mesure. Bien sûr il y a une de ses grandes muses, la mezzo-soprano Hortense Schneider qui sera Boulotte alors qu’elle était Hélène (et sera aussi l’héroïne de La Grande Duchesse de Gérolstein et de La Périchole entre autre…), mais aussi José Dupuis en Barbe-Bleue alors qu’il avait créé Pâris, Jean-Laurent Kopp en Roi Bobèche (il était Ménélas) et Pierre-Eugène Grenier en Oscar (et Calchas auparavant!). Quatre personnages importants pour quatre grands chanteurs donc. Mais il n’y a pas que cela dans cette partition. On y retrouve aussi une grande partie des formes qui fonctionnent parfaitement dans les partitions d’Offenbach, ce mélange entre les grands airs, les grands ensembles haletants de fin d’acte… et cet humour parfois tendancieux dans des scènes de vrai théâtre comique. La partition bien sûr regorge de numéros musicaux mémorables qui ne peuvent sortir de la tête même quelques jours après l’écoute : les airs de Boulotte au premier acte, la rengaine de Barbe-Bleue “Je suis Barbe-Bleue, ô gué?”. Le fameux tandem formé par Henri Meilhac et Ludovic Halévy a su donner toute sa place à l’imagination dans leur adaptation du conte de Perrault, et surtout toute la place à la comédie et l’humour musical si cher à Jacques Offenbach! Partition menée tambour battant par le compositeur, livret très bien construit et intelligent (aucun moment de retombée, un même niveau d’intérêt d’un bout à l’autre), sujet connu de tous mais vu sous l’œil loufoque des créateurs… comment résister!

Hortense Schneider dans le rôle de Boulotte en 1866 (acte I), projet de costume.

Il faut saluer le travail réalisé dans le programme de salle. En effet, en cherchant rapidement sur Internet, peu d’informations sur l’ouvrage donc on est heureux de mieux découvrir la partition grâce aux explications sur les inspirations, sur les références cachées… On découvre ainsi mieux les archaïsmes de la première partie, que ce soit le duo entre Fleurette et Saphir qui sent bon les premiers opéra-comiques et l’amour pastoral ou l’air d’entrée de Boulotte sur une loure (danse villageoise). Il faut aussi noter les parallèles avec Napoléon III et son épouse Eugénie, que ce soit dans le coureur Barbe-Bleue pour le premier, ou pour l’impératrice chez le Roi Bobèche (alors que du coup, Napoléon III se retrouve caricaturé en Reine Clémentine). L’ouvrage est truffé de références, de rappel… et malheureusement, nous n’avons pas forcément toutes les clés de nos jours pour entendre et comprendre tous ces jeux qu’ont disposés non seulement les librettistes mais aussi le compositeur bien sûr! Alors la lecture de ce programme très complet permet de mieux se plonger dans l’ouvrage.

Pierre-Eugène Grenier dans le rôle du Comte Oscar en 1866 (acte II), projet de costume.

Un petit mot sur l’histoire, car on est tout de même loin du conte original! Le premier acte se passe dans un village au pied du château de Barbe-Bleue. On y découvre Fleurette amoureuse du berger Saphir. Arrivent Oscar et Popolani : le premier est l’homme de main du Roi Bobèche et cherche la fille de ce dernier qu’il avait abandonné pour laisser son deuxième enfant (un garçon) monter sur le trône, alors que le deuxième cherche une rosière (jeune femme vertueuse) pour devenir la nouvelle épouse de Barbe-Bleue, veuf depuis peu de sa cinquième épouse. Pour trouver la rosière, ils décident de faire un tirage au sort. Toutes les jeunes filles se rassemblent avec parmi elles la fameuse Boulotte (jeune bergère chez qui la vertu n’est pas la composante principale mais qui se moque bien du regard des autres). Bien sûr, Boulotte est tirée au sort… et Oscar reconnaît le panier qui a servi d’urne : la fille de Bobèche y avait été déposée dans le fleuve lors de l’abandon. Fleurette est alors dévoilée comme Hermia et viendra prendre place à la cour étant donné que son petit frère est un bon à rien. Barbe-Bleue arrive ensuite et découvre Boulotte… et s’en satisfait : au moins, ça change des jeunes nobles! Nous allons ensuite chez le Roi Bobèche. Ce dernier est assez jaloux et soupçonneux envers la Reine Clémentine : le moindre jeune homme que l’on voit en compagnie de la reine se voit supprimé par Oscar. Mais un autre drame se joue : Hermia refuse d’épouser le prince imposé par son père alors qu’elle aime toujours le berger Saphir. Après bien des cris, elle découvre que le prince n’est autre que Saphir qui s’était déguisé au village pour s’approcher d’elle. Le mariage sera donc prononcé le soir même à minuit. Voici venir Barbe-Bleue pour présenter sa sixième femme au roi. Bien sûr, le scandale est grand quand au lieu de faire le baise-main, la jeune femme fait une grosse bise sur la joue du roi! Mais Barbe-Bleue s’en moque bien puisqu’il a déjà jeté son dévolu sur la Princesse Hermia. Il lui faut donc vite se débarrasser de Boulotte. Retour chez lui et plus particulièrement dans les caves où l’on découvre Popolani lisant dans les astres : il doit déjouer les plans de Barbe-Bleue ou sinon ce sera lui qui sera détruit peu de temps après. Arrive son maître avec Boulotte : elle comprend rapidement qu’il lui demande de mourir sans faire d’histoire… et Popolani ne peut qu’accepter pour la sixième fois de se soumettre aux volontés de Barbe-Bleue, faisant boire un poison à la jeune femme qui s’effondre…. mais renaît quelque temps après! Car Popolani n’est pas un tueur : il a conservé toutes les femmes de Barbe-Bleue en vie en leur faisant boire un narcotique et s’en est bien occupé (trop bien d’ailleurs il semblerait!). Les six femmes décident de se venger de leur époux sous la conduite de Boulotte. Le troisième acte nous fait revenir chez Bobèche où le mariage d’Hermia est tout prêt de se dérouler… mais Barbe-Bleue arrive déplorant la mort de sa chère femme. Il lui faut donc trouver une septième femme et il demande la main d’Hermia. Tout le monde refuse bien sûr, mais il insiste et menace le Roi Bobèche : ce dernier ne peut rivaliser avec l’armée de Barbe-Bleue. Finalement, le Prince Saphir défie en duel le prétendant mais est frappé mortellement suite à une feinte de Barbe-Bleue. La Princesse Hermia devra donc épouser le vainqueur. Six bohémiennes et un homme arrivent sur ces entrefaits et ce dernier se fait connaître à Oscar : c’est Popolani avec les six femmes. Il avoue qu’il n’a jamais tué les femmes de Barbe-Bleue à Oscar et celui-ci avoue qu’il n’a jamais tué les 5 jeunes hommes soupçonnés de courtiser la Reine Clémentine! Boulotte propose alors que tous aillent se venger quand Saphir reprend ses esprits (finalement, il s’était juste évanoui!). Voici donc six bohémiennes et six bohémiens qui arrivent. Boulotte commence à lire la bonne aventure à Bobèche et Barbe-Bleue : elle dénonce alors les crimes du roi et de son épouse, puis propose que les 5 anciennes femmes de ce dernier épousent les 5 jeunes hommes faussement tués par Oscar. Hermia pourra alors épouser le Prince Saphir et Boulotte pardonner à son époux!

Rompant avec de nombreuses années où la même équipe réglait la mise en scène, la direction d’Oya Kephale a confié le projet à Anne-Joëlle Fleury qui signe ici sa première mise en scène. Pas de moyen âge, mais une intrigue transposée dans une culture assez hétéroclite mais que l’on peut situer au États-Unis entre les années cinquante et soixante-dix. Chaque lieu est symbolisé par quelques éléments de décors (réalisés par la troupe il faut le répéter!) qui habillent très bien la scène. Une grande recherche a été faite sur les costumes vraiment très soignés pour tous les personnages, permettant immédiatement de les situer. A ce titre, la première tenue Boulotte est sûrement une référence à la publicité “We Can Do It!” réalisée en 1943 mais peu diffusée avant sa redécouverte dans les années 80. Sinon, il faut noter Barbe-Bleue avec sa veste en cuir et ses tatouages recouvrant les bras, Bobèche et Clémentine dans leurs tenues d’un autre âge… et bien sûr Popolani en baba-cool ! Tout ce joyeux monde se mélange parfaitement et montre la diversité des personnalités présentes sur scène. Mais décors et costumes ne font pas tout… et heureusement Anne-Joëlle Fleury a mis au point un jeu de scène vraiment poussé. Il est assez impressionnant de voir tout le travail chorégraphique réalisé pour le chœur, mais aussi la précision des indications de jeu des solistes. Même en ce jour de première, tout semble tellement naturel et facile pour ces chanteurs amateurs, comme s’ ils avaient toujours foulé les scènes de théâtre. Au final, voilà une mise en scène vive, inventive et drôle, mais qui ne se complaît jamais dans la facilité, sachant parfaitement jouer du caractère donné à chaque personnage pour les développer et amener le sourire et le rire chez le spectateur.

Aline Duval dans le rôle de la Reine Clémentine en 1866, projet de costume.

Monter un ouvrage d’Offenbach oblige toujours à faire quelques adaptations dans le texte, à extrapoler quelques annotations, voire à faire des coupures. Difficile de noter les coupures, mais on regrettera tout de même la disparition de la valse du baise-main au deuxième acte. Après, on ne notera pas de grande actualisation du texte parlé a priori et pas de référence trop actuelle. Du côté orchestre, il faut saluer quelques belles idées comme par exemple cette référence à la série Kamelot lors des sonneries de Barbe-Bleue pour aller voir Popolani dans les caves de son château! L’orchestre d’Oya Kephale se montre très impliqué et motivé par le défi de monter cette production. Les vingt-sept musiciens emportent la partition avec beaucoup d’énergie et de passion. On pourra noter quelques petites sorties de route, mais sur la durée de l’ouvrage (plus de 2h), il faut saluer la qualité de l’ensemble, et encore une fois son grand investissement. Il est aussi dirigé avec beaucoup de soin par Pierre Boudeville. Suite aux annulations des années précédentes, c’est aussi son premier Offenbach avec Oya Kephale. La fosse d’orchestre étant très profonde, on ne voit que lui qui dépasse mais on peut voir avec quelle attention il surveille tout ce qui se passe à l’orchestre bien sûr mais aussi sur la scène pour guider chœur et solistes. Sa lecture est alerte mais évite aussi la précipitation de certaines directions dans ce répertoire. Il y a des pièces qui demandent plus de profondeur comme la tempête qui ouvre le deuxième tableau du deuxième acte et le contraste est parfaitement dosé entre la légèreté de certains moments puis la gravité d’autres. L’attention aux détails est manifeste et n’empêche en rien la joie de vivre de la musique de se développer. Dans le même ordre, il faut saluer aussi le chœur d’Oya Kephale. De nombreuses répétitions mais le résultat est vraiment très bon. Des ensembles assez parfaits, un texte très compréhensible et là encore un investissement scénique visible. Beaucoup de leurs interventions sont chorégraphiées et tout est parfaitement en place. Il faut d’ailleurs saluer certains solistes qui sont sortis du chœur pour des rôles solistes comme les cinq femmes de Barbe-Bleue par exemple!

Jean-Laurent Kopp dans le rôle du Roi Bobèche en 1866, projet de costume.

Chez tous les solistes, le travail sur le texte est manifeste et ils réussissent tous parfaitement le passage des dialogues au chant. Ainsi, le Saphir du ténor Benoît Valentin est très bon comédien, à l’aise avec cet amoureux transi et le chant tout est nuance convient parfaitement au personnage. Oscar trouve en Nicolas Hocquemiller un baryton très adéquat. Assez léger de et donc sans doute loin de la truculence du créateur (Calchas quelques années auparavant), il donne un courtisan roué assez parfait. Pour le couple royal, Thibaud Mercier et Béatrice Noiset campent de vrais personnages de théâtre comique. Dans l’excès souvent mais totalement en phase avec les rôles, ils donnent à voir deux personnages bien marqués : lui un roi un peu fantoche mais très autoritaire alors qu’elle se pose en opposition constante face à son mari. Saluons aussi la très belle (même si assez courte) prestation de Constance Gourlet en Fleurette/Hermia au soprano clair, donnant à entendre immédiatement non seulement la fraicheur de la jeune femme mais aussi son tempérament par des aigus parfaitement projetés.

José Dupuis dans le rôle de Barbe-Bleue en 1866 (acte II), projet de costume.

Mais le trio qui tient toute la soirée tant scéniquement que vocalement, ce sont sans aucun doute Popolani, Boulotte et Barbe-Bleue. Déjà leurs rôles sont plus développés, mais aussi ils ont une très grande présence scénique! Le serviteur de Barbe-Bleue est chanté par Marcel Courau (que l’on peut aussi apercevoir dans les chœurs quand son personnage n’est pas sur la scène). Le baryton fait partie de la troupe d’Oya Kephale et se hisse ici à un rôle d’envergure. Et la réussite est au rendez-vous : tout se tient très bien vocalement et surtout le charisme joue parfaitement son rôle avec un Popolani un brin loufoque mais finalement gentil comme tout. La composition théâtrale semble parfaitement naturelle et apporte beaucoup de fantaisie dans la pièce. De par sa technique vocale un peu différente du reste du plateau, la Boulotte de Sarah Koscinski se détache des autres chanteurs. Et finalement, n’est-ce pas aussi le cas de Boulotte, bergère perdue au milieu de grands? La voix claire se remarque immédiatement dans les ensembles et la comédienne est assez irrésistible scéniquement quelle que soit la posture. Dès qu’elle est sur scène, elle accapare les regards par son attitude, son naturel de jeu. Ses deux airs du premier acte sont parfaitement interprétés avec ce qu’il faut d’accent traînant sans trop marquer le trait alors que le personnage prend une toute autre prestance dramatique dans le duo avec Barbe-Bleue au deuxième acte. Une magnifique prestation! Enfin le rôle titre, particulièrement tendu et long, doit affronter quelques airs assez redoutables par le débit, la tessiture et la durée. Thierry Mallet semble faire régulièrement des productions amateurs de ce type et dès son grand air du premier acte, on est impressionné par la facilité et l’aisance. L’aigu mixé est parfaitement en place et lui permet de se hisser jusqu’en haut de la tessiture. Et puis le ton, le placement de la voix… tout cela donne parfaitement un prédateur (à la mode d’Offenbach bien sûr) avec des notes qui claquent sans pour autant sonner grossies. Il réalise un sans faute et offre lui aussi un portrait très abouti du rôle avec un chant très solide!

Hortense Schneider dans le rôle de Boulotte en 1866 (acte II), projet de costume.

Les chanteurs ont été passés à la loupe, mais il faut saluer la troupe complète pour la cohésion, la même implication, le plaisir manifeste qu’ils avaient tous à chanter, à dire et à jouer ce Barbe-Bleue. Quelle joie d’entendre tous ces artistes, musiciens ou chanteurs amateurs dans un résultat d’une telle qualité! Un immense bravo et un grand merci pour ce spectacle réjouissant qui reste longtemps dans la tête! Il faut aussi saluer Pierre Boudeville qui reste le maître d’œuvre musical de cette production par sa maîtrise du style et sa direction.

A l’heure qu’il est, il reste encore trois représentations les 19, 20 et 21 mai à 20h30… et il reste des places à réserver ICI ou sur place.

 

  • Asnières-sur-Seine
  • Théâtre Armande Béjart
  • 13 mais 2022
  • Jacques Offenbach (1819-1880) : Barbe-Bleue, opéra bouffe en trois actes et quatre tableaux
  • Mise en scène, Anne-Joëlle Fleury ; Assistante à la scénographie, Angélique du Chazaud ; Lumières, Ugo Dragaz ; Régie de scène, Judith Afokpa
  • Barbe-Bleue, Thierry Mallet ; Boulotte, Sarah Koscinski ; Fleurette / Hermia, Constance Gourlet ; La Reine Clémentine, Béatrice Noiset ; Saphir, Benoît Valentin ; Le Roi Bobèche, Thibaud Mercier ; Popolani, Marcel Courau ; Le Comte Oscar, Nicolas Hocquemiller ; Héloïse, Madeleine Prunel ; Eléonore, Myriam Baconin ; Isaure, Marguerite Brault ; Rosalinde, Solenne de Carné ; Blanche, Mathilde Colas ; Alvarez, Jean-Baptiste Leguen
  • Chœur Oya Kephale
  • Orchestre Oya Kephale
  • Pierre Boudeville, direction

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