Callas en direct – 1/5, 1949-1951 : Nabucco, Parsifal, I Vespri Sicilianni et Aida

A l’occasion des quarante ans de la mort d’une figure mythique, Warner Classics publie un coffret contenant vingt enregistrements en direct de Maria Callas. Parmi ces opéras, on retrouve des rôles qu’elle a immortalisé aussi au studio (Aida, Rigoletto, Norma, Medea, Lucia di Lammermoor, La Traviata et Tosca), mais il permet d’entendre ces rôles dans d’autres configurations, parfois avec une Callas beaucoup plus jeune que ce qu’offre le studio. La comparaison est toujours passionnante ! Et puis il y a aussi tous ces ouvrages qu’elle a abordé à la scène sans jamais réussir à les graver : Nabucco, Parsifal, I Vespri Siciliani, Armida, Macbeth, Alceste, La Vestale, Andrea Chénier, Anna Bolena, Iphigéniea in Tauride, Il Pirata et enfin Poliuto. Le coffret balaye toute la « grande » carrière de la cantatrice depuis ses grands débuts italiens en 1949 jusqu’aux derniers feux en 1964 à Londres. Passionnant parcours d’une artiste complexe et extrême, Warner nous affirme avoir retravailler les bandes et en avoir découvert de nouvelles afin de permettre à chacun de découvrir ces rôles dans le meilleur des sons possibles.


On saluera déjà le travail éditorial de Warner Classics qui offre un superbe objet très documenté. En effet, chacun des opéras est présenté dans un coffret cartonné avec une photo de Maria Callas dans la production enregistrée. À cela s’ajoute un petit texte de présentation et un livret de plus de 200 pages qui offre d’autres photographies si possible, mais aussi un regard sur la place que tient l’ouvrage étudié dans la carrière de Maria Callas. On est loin du coffret assez indigent publié par EMI en 2007 (qui sera d’ailleurs publié sous un format beaucoup plus travaillé par la suite!) où les disques n’avaient qu’une petite pochette cartonnée sans beaucoup d’information ni de travail graphique. La seule petite réserve serait sur la présentation de ces trois Blu-Ray qui présentent cinq récitals ou extraits de représentations : Paris en 1958, Hambourg en 1959 et 1962, ainsi que Londres en 1962 et 1964. Certes ce format est très répandu, mais il aurait été gentil de penser à ceux qui ne sont pas encore équipés et qui donc ne pourront pas regarder ces documents. Les proposer aussi en DVD aurait été peu coûteux mais apprécié par beaucoup.

On a trop souvent l’impression que ces quelques enregistrements intégrales sont les débuts de la carrière de Maria Callas… mais en 1942 déjà elle chantait Tosca à Athènes. C’est donc non pas une jeune cantatrice qui est ici documentée, mais bien une artiste déjà bien installée dans le circuit même si elle était restée assez discrète auparavant. Il est couramment admis que c’est en 1947 que la carrière prend un vrai tournant avec la participations de Maria Callas à la production de La Gioconda à Vérone sous la direction de Tulio Serafin ! En 1949 elle chantera beaucoup Wagner mais enregistrera aussi son premier disque un mois avant cette captation. On peut y entendre une grande voix impressionnante en studio.

Mais ce Nabucco nous offre l’occasion de l’entendre dans les conditions du direct, dans un rôle extrêmement difficile et dramatique. Disons le tout de suite la qualité de l’enregistrement ne nous permet pas vraiment d’apprécier la prestation de la chanteuse, mais aussi de ses collègues. Si quelques moments sont assez bons (heureusement le grand air d’Abigaille par exemple!), d’autre sont extrêmement pénibles avec beaucoup de souffle, des distorsions et un grand éloignement. Mais on peut tout de même apprécier les prestations d’une belle distribution.

Gino Becchi est un Nabucco assez impressionnant par la noblesse de ton et le naturel de son chant. À ses côtés, Luciano Neroni se montre magnifique en Zaccaria : timbre de bronze, beauté du chant… qu’il est regrettable de ne pas pouvoir en profiter dans toute sa dimension.

Et puis bien sûr Maria Callas… malheureusement, tout comme Zaccaria, la technique est frustrante car il est difficile de bien entendre ce qu’elle propose. Mais quelques moments marquent et impressionnent comme le grand air chanté avec une insolence et une violence qu’on entendra rarement par le suite. Aussi à l’aise dans l’aigu que dans le grave, la voix rugit et se soulève, avec une technique impressionnante vu la largeur de l’instrument. Et quelle énergie ! Grave comme aigu sont projeté avec un même volume sans que jamais on ne sente la difficulté. Le timbre et la personnalité sont déjà bien là. Peut-être qu’il lui manque encore un peu de ce fini, de cet art des nuances qui lui viendra par la suite, mais elle rachète par un engagement de tous les instants, se lançant dans toutes les embûches et même en ajoutant d’autre comme ce contre-mi bémol qui conclut de manière magistrale le troisième acte. Elle rechantera par la suite l’air d’Abigaille en récital, mais la voix aura alors perdu de cette monumentalité ici présente !

Que dire du chef ? Difficile de se prononcer tant la qualité est précaire… mais ce qu’on entend est assez bien mené… et Vittorio Gui semble avoir une grande volonté quand on entend la cabale qui se produit lors du chœur des hébreux : le chef ne s’arrête pas… et reprendra même le chœur par la suite.

Cet enregistrement est donc avant tout un document qu’il est difficile de considérer comme un enregistrement exploitable. On se demande même si ne publier que les extraits les plus marquants ne serait pas une bonne idée. Cela mettrait sûrement en valeurs les chanteurs plus que cet enregistrement complet où l’oreille fatigue rapidement et où l’auditeur en vient à se détacher par moments.

  • Giuseppe Verdi (1813-1901), Nabucco, Opéra en quatre parties
  • Nabucco, Gino Bechi ; Isamele, Gino Sinimberghi ; Zaccaria, Luciano Neroni ; Abigaille, Maria Callas ; Fenena, Amalia Pini ; Il Gran Sacerdote, Iginio Riccò ; Abdallo, Luciano Della Pergola ; Anna, Silvana Tenti
  • Chœur du Théâtre San Carlo, Naples
  • Orchestre du Théâtre San Carlo, Naples
  • Vittorio Gui, direction
  • 2 CD Warner Classics, 0190295844462. Enregistré en direct au San Carlo de Naples, le 20 décembre 1949.

Ce Parsifal étant un enregistrement réalisé pour la RAI de Rome, la qualité est toute autre pour ce témoignage qui semble assez exotique pour Maria Callas. La grande reine du bel-canto qui chante du Wagner ? Et bien sûr en italien ? Mais on est tombé sur la tête !!

Et pourtant… si cet enregistrement comme celui de Nabucco ne peut pas rivaliser avec les autres de la discographie, c’est principalement à cause de la langue et de la direction d’orchestre mais sûrement pas pour les interprétations vocales qui sont de bon niveau et plein de charisme !

L’audition montre un spectre assez étroit et des moments de saturation lors de l’intervention du chœur, mais tout cela n’empêche sûrement pas de passer un très bon moment d’écoute. Comme indiqué, plus haut, l’italien est au début très perturbant. Lorsque l’on connait la sonorité originale de l’allemand, le chant coloré de l’italien sonne étrangement pour nos oreilles. Mais on finit par s’y habituer. Ce qui pêche le plus par contre, c’est la captation de l’orchestre un peu lointaine, alors que déjà ce dernier n’a rien de vraiment inspiré. Attention, Vittorio Gui n’est en rien un mauvais chef, mais alors que l’on s’est habitué à des visions beaucoup plus tranchantes ou théâtrales, l’orchestre semble ici uniquement accompagner les chanteurs sans vraiment les soutenir et dialoguer avec eux.

La distribution justement est plutôt bonne car elle affiche quatre rôles principaux de belle stature. Le moins convaincant est peut-être le Parsifal d’Africo Baldelli. Le ténor se montre très musicien et chante avec un beau timbre. Mais il semble bien extérieur à son rôle, chanté de manière assez indifférente là où le personnage est au contraire très complexe. Du beau chant certes, mais sans beaucoup d’émotion. L’Amfortas de Rolando Panerai se montre déjà beaucoup plus présent pour ses interventions… mais ils sont encore faiblement marqués face au Gurnemanz de Boris Christoff. Plus connus pour ses interprétations dans Boris Godounov ou Faust, il est très étonnant de le trouver aussi posé et naturel. Car ce Gurnemanz possède la stature juste, le ton juste… un peu de morgue mais aussi beaucoup de noblesse dans ce timbre noir et tenu. Le vieux chevalier se fait alors prédicateur mais sans jamais se départir de sa noblesse. Sa prestation était connue dans un enregistrement de 1960 avec Rita Gorr en Kundry, mais il semble ici encore plus grand que dix ans plus tard.

Et bien sûr, Maria Callas… elle trouve en Kundry un rôle qui lui tombe immédiatement dans la voix. La tessiture déjà lui permet d’assumer des aigus parfois difficiles pour les titulaires du rôle tout en ayant des graves aisés et naturels. Le timbre aussi semble fait pour cet être étrange : rocailleux et soyeux, alternant la plus grande férocité à une douceur maternelle parfaite. La voix se déploie sur toute la tessiture avec notamment des cris au deuxième acte qui sont des modèles du genre. Mais bien sûr c’est dans la confrontation avec Parsifal qu’elle donne toute la mesure de son talent et on a affaire ici déjà à la grande cantatrice qui offre une personnification impressionnante pour un rôle chanté si peu de fois.

Plus qu’une étrangeté, c’est ici une possibilité que l’on entend : ce que serait devenu Maria Callas si elle avait continué dans ce répertoire de soprano dramatique… Nul doute qu’avec de bons conseils elle aurait été une wagnérienne majeure, rivalisant avec une Martha Mödl par exemple pour le charisme et l’intelligence de chant.

  • Richard Wagner (1813-1883), Parsifal, Festival sacré en trois actes
  • Kundry, Maria Callas ; Amfortas, Rolando Panerai ; Titurel, Dimitri Lopatto ; Gurnemanz, Boris Christoff ; Parsifal, Africo Baldelli ; Klingsor, Giuseppe Modesti ; Chevaliers du Graal, Mario Frosini / Aldo Bertocci ; Quatre écuyers, Silvana Tenti / Miti Truccato Page / Franco Baldaccini / Aldo Bertocci ; Filles-Fleurs, Lina Pagliughi / Renata Boilo / Anna Maria Canali / Liliana Rossi / Silvana Tenti / Miti Truccato Page
  • Chœur de la RAI de Rome
  • Orchestre de la RAI de Rome
  • Vittorio Gui, direction
  • 3 CD Warner Classics, 0190295844455. Enregistré en concert à l’auditorium de la RAI de Rome, les 20 et 21 novembre 1950.

Même si les années passent, la qualité des enregistrements n’augmentent pas beaucoup. Si l’on est tout de même loin de la difficulté de Nabucco, on est tout de même très loin de ce que l’on peut espérer pour une captation radiophonique de cette époque. Le son continue à beaucoup bouger (durant le boléro par exemple, on a des changements de volume importants et très brusques!) et il y a un souffle qui peut être très présent. Mais tout de même l’enregistrement est tout à fait écoutable et nous permet surtout de découvrir Maria Callas dans un rôle qui lui convient parfaitement !

La direction d’Erich Kleiber est pleine de vie et d’énergie, et donc on ne s’ennuie pas une minute durant cet ouvrage. Mais on a l’impression que les répétitions ont été peu nombreuses car il y a d’énormes décalages par moments avec souvent l’orchestre qui court devant chœur ou chanteurs.

La distribution réunie est assez brillante. Chacun des quatre protagonistes tient très bien son rôle. Enzo Mascherini est un Monfort de belle prestance avec un charisme certain. Il lui manque peut-être un peu de brillant et d’éclat, mais la violence est bien là. Son fils Arrigo est chanté par un Giórgios Kokoliós-Bardi au timbre peu agréable, mais qui sait se sortir des embûches que Verdi a posé sur la partition. Impressionnante prestation. Enfin, Boris Christoff s’impose encore une fois par sa grandeur : son Procida est véritablement saisissant de noirceur. La noblesse de cet homme ajoutée à ce grain de danger qui transparaît est parfait pour le personnage.

Et puis Maria Callas. Si la chanteuse est déjà assez habituée à cette époque à chanter Verdi, elle semble avoir ici trouvé un rôle parfait pour elle ! L’arrogance des moyens est exactement similaire à l’arrogance du personnage. Loin de la jeune fille noble et simple, nous sommes ici face à une grande noble qui décide et agit. Vocalement elle est d’une aisance sidérante ! La voix a gagné en nuances depuis 1949 il semblerait et cela lui permet d’assumer tout et de gérer avec facilité le souffle comme la dynamique ! On a rarement entendu de tels écarts de puissance et de caractère dans cette prestation. Au sommet de ses moyens, elle n’a au final qu’à les exposer pour chanter le rôle. Et le charisme de la chanteuse ainsi que son génie dramatique fait le reste. Elle a chanté d’autres rôles de Verdi encore par la suite, mais comme elle semble ici plus naturelle que dans La Traviata, Rigoletto ou encore Il Trovatore. On regrette vraiment que le Don Carlo en 1954 ne soit pas documenté… le Grand Opéra, même traduit en italien, lui convient si bien ! (de même, on regrette qu’elle n’ait pas accepté le rôle de Valentine dans Les Huguenots, où elle aurait pu donner la réplique à Joan Sutherland, Franco Corelli, Nicolai Ghiaurov et Fiorenza Cossotto!).

Grand enregistrement qui nous permet de découvrir une Callas magistrale d’un bout à l’autre !

  • Giuseppe Verdi (1813-1901), I Vespri Siciliani, Opéra en cinq actes
  • Guido di Monforte, Enzo Mascherini ; Il sire di Béthune, Bruno Carmassi ; Il conte Vaudemont, Mario Frosini ; Arrigo, Giórgios Kokoliós-Bardi ; Giovanni da Procida, Boris Christoff ; La duchessa Elena, Maria Callas ; Ninetta, Mafalda Masini ; Tebaldo, Aldo de Paoli ; Roberto, Lido Pettini ; Monfredo, Brenno Ristori
  • Chœur du Théâtre Communal de Florence
  • Orchestre du Théâtre Communal de Florence
  • Erich Kleiber, direction
  • 3 CD Warner Classics, 0190295844516. Enregistré en direct au Théâtre Communal de Florence, le 26 mai 1951.

Voici un rôle que Maria Callas a enregistré par la suite en studio… mais en 1955 alors que sa carrière avait évolué et sa voix aussi. S’éloignant du soprano dramatique qu’elle était, la chanteuse préférait le bel-canto et les rôles lyriques. Aussi, écouter sa prestation en 1951 est une comparaison passionnante.

Il existe plusieurs représentations qui ont été captées avec Maria Callas dans le rôle d’Aida. Mais sur le papier, la distribution de cette soirée de Mexico est assez dantesque et promet de grand moments de chant ! La question de la qualité sonore se pose par contre. Et malheureusement, même si Warner nous affirme que cet enregistrement fait parti des meilleurs de Callas durant ses tournées en Amérique centrale ou du sud, on reste tout de même dans un son précaire par moments. Mais la prise de son favorise assez les voix qui restent claires malgré les distorsions ou les bruits parasites. Donc ce n’est pas très confortable, mais tout de même assez bon pour passer un très bon moment musical. D’autant plus que les espoirs vocaux ne sont pas vains ! Et l’on a même un invité surprise : en effet, le souffleur aurait pu être crédité tant il est présent par moments !! Du côté de l’orchestre par contre, rien de bien passionnant, mais le chef a déjà l’avantage de laisser les chanteurs s’exprimer et d’éviter les décalages.

Car en effet, ce sont vraiment les chanteurs qui sont rois ici ! On a droit à une version vraiment décomplexée d’Aida avec des artistes qui brûlent les planchent : alors bien sûr, ces aigus tenus sont légèrement démonstratifs, ces effets véristes un peu déplacés… et ce fameux contre-mi lancé par Callas plus impressionnant que vraiment nécessaire… Mais les rôles principaux sont tellement emportés et engagés qu’on leur pardonne ces petites démonstrations ! Et même les petits rôles sont bien chantés.

Mais comment résister à la puissance d’un organe comme Giuseppe Taddei par exemple ? En deux notes il peut camper cet Amonasro carnassier, ce roi fier qui s’oppose et sacrifie sa fille au devoir ! Le chant est magnifique, jamais tendu dans l’aigu qui claque. Le chanteur est parfaitement à sa place. Parmi les personnages sombres, l’Amneris d’Oralia Dominguez est aussi fascinante : la jeune mezzo-soprano est alors au sommet de ses moyens vocaux, avec un timbre chaud et sensuel, une longueur de voix impressionnante… et ce feu qui gronde ! La princesse égyptienne est là devant nous : non pas matrone ou sorcière comme parfois. La voix a cette petite vibration qui offre une jeunesse au timbre et l’on est renversé par tant de volonté.

Mais aux côtés de Maria Callas… c’est bien sûr Mario del Monaco qui attire tous les regards. Le ténor est ici en grande voix et finalement assez sobre par rapport à ce qu’il a pu faire par la suite ! Et quelle voix ! Le timbre est d’une générosité rare, l’aigu est radieux, la puissance magistrale… alors bien sûr on est loin des nuances et de la complexité que peuvent apporter d’autres ténors. Mais ce que propose Del Monaco est tellement naturel et puissamment incarné que l’on ne peut que rendre les armes devant cette force de la nature qui discipline une voix magnifique !

Enfin bien sûr le rôle titre. Maria Callas chante le rôle depuis 1948 et elle en connait donc les moindres recoins. Il est un peu difficile d’entendre toutes les nuances, mais on entend toujours cette voix immense : grave superbes, medium corsé… et aigu d’une grande aisance ! Voir même plus quand on entend le contre-mi lancé en fin de deuxième acte ! Tenu et facile, elle écrase l’orchestre. Mais sa prestation ne se limite pas là car tout au long de la soirée, le portrait est tracé avec intelligence : si le timbre est un peu corsé pour l’esclave éthiopienne, l’art de la chanteuse nous montre combien elle peut donner vie à ce grand personnage tragique. Et à cette époque de sa carrière, elle rayonne. En 1955 la voix ne sera plus aussi imposante et facile. Ici c’est une artiste dans la plénitude de ses moyens qui est immortalisée, et quand elle est accompagnée par des artistes de la trempe de Del Monaco, Dominguez et Taddei, on ne peut qu’oublier les petites libertés prises… et prendre l’opéra comme il vient !

  • Giuseppe Verdi (1813-1901), Aida, Opéra en quatre actes
  • Aida, Maria Callas ; Radamès, Mario del Monaco ; Amneris, Oralia Dominguez ; Amonasro, Giuseppe Taddei ; Ramfis, Roberto Silva ; Il re d’Egitto, Ignacio Ruffino ; Una sacerdotessa, Rosa Rodriguez ; Un messaggero, Carlos Sagarminaga
  • Chœur du Palais des Beaux-Arts de Mexico
  • Orchestre du Palais des Beaux-Arts de Mexico
  • Oliviero de Fabritiis, direction
  • 2 CD Warner Classics, 0190295844509. Enregistré en direct au Palais des Beaux-Arts de Mexico, le 23 juillet 1951.

Au prochain épisode, l’année 1952 avec Armida, Rigoletto, Norma et Macbeth.

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