Orfeo ed Euridice de Gluck est disponible selon trois versions… l’originale en italien pour castra de Vienne, la version révisée pour ténor de Paris en français… et la version de Berlioz pour mezzo-soprano en français toujours… plus les divers modifications et adaptations d’une version dans une autre langue ! Ici nous avons la version originale en italien, chanté par une voix aigüe ici dévolue à un contre-ténor. Mais l’autre intérêt de ce DVD reste la mise en scène et la réalisation du film. Car loin d’être un enregistrement d’une version scénique, ou un film pur comme pouvait le faire Karajan, nous sommes ici face à un objet un peu hybride. Le résultat est un peu étrange par moments, mais finalement saisissant visuellement et dramatiquement. Alors que musicalement nous frôlons la perfection à tous points de vue ! Continuer…
Epoque Baroque
L’Orfeo de Monteverdi et Les Talens Lyriques
L’Orfeo de Monteverdi est réputé pour être le premier opéra… mais il est plus que cela : c’est une Å“uvre fascinante par ses couleurs et ses inspirations, depuis la trépidante toccata d’ouverture jusqu’à la sombre déploration finale d’Orfeo en passant par toutes les couleurs pastorales ou sombres. Monteverdi a posé les bases d’un opéra, mais finalement bouleversera totalement les structures dans les autres Å“uvres qui nous sont parvenues ! Comment retrouver la même architecture humble de cet Orfeo dans les grandes scènes du Couronnement ? Tout ici respire la poésie, avec au dessus de tous bien sûr l’incarnation de l’artiste lui-même. À côté de lui, les dieux sont beaucoup plus prosaïques. La direction de Christophe Rousset et la sobre mise en espace vont nous révéler toute la profondeur de l’œuvre.
Lumineux Requiem de Campra
Compositeur de ce qu’on appelle la deuxième école baroque française, André Campra est un nom rarement prononcé quand on parle du baroque français. Placé par la chronologie entre Lully et Rameau, il reste dans l’ombre de ces deux géants. Et pourtant, sa carrière musicale aura été riche de succès et témoigne d’une grande inventivité musicale. De succès en déroutes, le compositeur né à Aix visitera Arles, Toulouse, Paris, Marseille et Versailles du fait de son métier de compositeur : à chaque fois un poste l’attend… et il en démissionne pour tenter une nouvelle aventure. C’est pendant son passage à Versailles, alors qu’il est Sous-maître de la Chapelle Royale, qu’il va composer l’une de ses Å“uvres les plus connues : sa Messe de Requiem. Continuer…
Haendel et les basses : une démonstration par d’Arcangelo
2009 était l’année Haendel… Combien de récitals sont sortis à ce moment là pour vanter le compositeur et donner vie aux airs qu’il composa pour les castras et sopranos de son temps ? Au milieu de toutes ces voix aigües, quelques récitals de ténors, et ce récital pour baryton-basse. Car si ce ne sont pas souvent dans des rôles importants, la basse de l’époque trouve en Haendel un compositeur varié et prolixe, donnant à l’instrument des mélodies et des situations dramatiques variées. Plus habitué aux emplois italiens de Mozart, Bellini, Donizetti ou Rossini, Ildebrando d’Arcangelo créé l’évènement lors de la sortie de son premier récital soliste en proposant tout un panel de personnages allant du magicien au général d’armée en passant par le père ou le tyran. Des personnalités très divers donc dans des airs aux situations variées. Continuer…