Oya Kephale : Bizet, Victoria et Fauré!

En cette fin d’année, le rendez-vous est honoré : l’association Oya Kephale nous convie pour un concert en l’église Saint-Marcel pour un programme franco-espagnol. L’organisation en est toujours la même : une première pièce où l’orchestre joue seul, puis le chÅ“ur seul avant que tout ce beau monde ne se rejoigne pour la grande pièce du concert. Cette année donc, nous partons pour l’Espagne fantasmée de Bizet avec les deux suites tirées de Carmen (arrangées par Ernest Guiraud), puis la vraie Espagne avec des motets du compositeur de la renaissance Tomás Luis de Victoria. On quitte par contre totalement la péninsule ibérique pour terminer avec Gabriel Fauré et son Requiem. Comme tous les ans, les concerts sont montés au profit d’une association : l’École des Actes. Cette association a pour but d’apporter un soutien en formation notamment aux plus précaires pour les aider à se professionnaliser. Alors que l’année dernière, le format avait été modifié, donnant de la visibilité à tous les ensembles de chambre issus d’Oya Kephale pour un concert unique, on retrouve donc l’organisation habituelle. Continuer…

Lea Desandre et Thomas Dunford sous les étoiles d’Aix-en-Provence

Alors que le Théâtre de l’Archevêché s’apprêtait à faire résonner les accords initiaux du Requiem de Mozart, un autre programme débutait juste de l’autre côté de la rue, dans la magnifique cour de l’Hôtel Maynier d’Oppède. Nommé « Belle époque baroque », le récital se composait d’airs de cours et de pièce pour archiluth… mais aussi de quelques mélodies du début du vingtième siècle, elles aussi accompagnées à l’archiluth ! Programme tout en douceur donc, mené par deux jeunes artistes : Thomas Dunford qui vient à peine de dépasser les trente ans et Léa Desandre qui elle n’y est pas encore de quelques années. Le cadre, le programme, les artistes… tout était réuni pour ce grand moment. Petit par le format il promettait en effet d’immenses émotions quand on connaît un peu ce répertoire. Et à la lecture exacte du programme, on découvrait que le choix des pièces avait été fait avec beaucoup de soin. Un public nombreux s’était rassemblé d’ailleurs pour ce beau moment de poésie. Continuer…