Splendide Khovanshchina à la Philharmonie avec le Mariinsky

Enfin… le miracle a eu lieu… ou plutôt les miracles ! En effet, en ce 4 octobre, c’était pour moi le retour en salle pour un concert à l’effectif important avec cette Khovanshchina donnée par la troupe du Mariinsky. Mais il fallait s’accrocher niveau émotions. Depuis quelques temps, tout le monde se demandait comment un orchestre plus un chœur et des solistes russes pourraient venir à Paris alors que tous leurs confrères russes annulaient leurs participations. Mais au final ils sont bien là, en effectif légèrement réduits… mais sans doute que l’étiquette « Saison Russe » a aidé, tout comme l’image de Valery. Donc premier miracle ! Ensuite, la tension pour savoir si la place allait être maintenue suite aux restrictions de jauge dans les salles de concert… Et là il fallait avoir le cœur bien accroché. Deux jours avant le concert, aucun message de la Philharmonie de Paris, donc a priori ma place était conservée. Et puis finalement le couperet tombe : la jauge des 1 000 places oblige à ne conserver que les premiers ayant acheté leurs places. N’étant pas abonné et malgré une commande réalisée au plus vite lors de l’ouverture des réservations, je n’étais donc pas dans les 1 000. Mais heureusement, un ami ne pouvait assister au concert et j’ai donc pu racheter sa place. Deuxième miracle. Enfin, le troisième sera développé dans la suite de cet article, car c’est la qualité de l’interprétation qui était miraculeuse ! Une Khovanshchina certes légèrement allégée en effectif mais tout bonnement passionnante et puissante.

Avec ce nouvel opéra historique, Modeste Moussorgsky voulait retracer un autre épisode de l’histoire russe après son Boris Godounov. Il se penche donc sur les révoltes de la fin du XVIIè siècle à Moscou. Il puise dans les personnages historiques pour en façonner de nouveaux. Les différentes factions en présence cherchent toutes à œuvrer les unes contre les autres mais aussi en tissant des alliances. Nous avons ainsi les Vieux Croyants, chrétiens orthodoxes qui refusent les réformes du Patriarche Nikon. Autres traditionalistes, les Strelsty sont menés par quelques Boyards dont Ivan Khovansky, cherchant à renverser les nouveaux Tsars Pierre et Ivan pour y installer son fils et retrouver un pouvoir issus pour lui de la vraie noblesse russes. Et puis nous avons Sophie qui œuvre dans l’ombre par l’intermédiaire de son homme de main et amant, le Prince Golitzin. Ce dernier cherche à faire rentrer la Russie dans une culture européenne. Trois forces en puissance donc, rassemblées uniquement dans un deuxième acte où l’on comprend combien chacun est sûr de lui, de sa puissance et de son bon droit… L’intrigue politique n’est pas simple à comprendre dès la première écoute, mais ces figures se détachent immédiatement, surtout celles des deux traditionalistes Dossifei et Ivan Khovansky. Ayant écrit lui-même le livret de l’ouvrage, Modeste Moussorgsky avait une vision d’ensemble de cet opéra et aurait sans doute offert une partition passionnante s’il avait pu aller au bout de son travail. Mais il est malheureusement mort avant de pouvoir terminer la partition, n’ayant orchestré que quelques rares passages et n’étant même pas allé au bout du final par exemple.

Feodor Chaliapin dans le rôle de Dossifei

Comme pour Boris Godounov, Rimsky-Korsakov rassembla la partition de son ami, effectua quelques coupures et orchestra l’ensemble de l’ouvrage pour qu’il puisse être créé en 1893. Comme pour Boris Godounov, cela lui vaudra par la suite la haine de bien des mélomanes, l’accusant d’avoir affadit le travail de Moussorgsky ou d’avoir proposé une partition qui ne rendait pas justice au génie de son collègue. Mais encore une fois, sans lui la partition aurait sans doute sombré et surtout contrairement à Boris il n’y avait pas ici de version terminée de l’opéra. En 1913 pour les Saisons Russes de Paris, Ravel et Stravinsky sont désignés pour réaliser une autre version de la partition. Ravel ré-orchestre ainsi les actes I et III alors que Stravinsky s’occupe du final. C’est Feodor Chaliapin qui devait chanter le rôle de Dossifeï dans une production de Sergei Diaghilev. Mais la basse refusant de chanter une autre partition que celle de Rimsky, ce n’est au final qu’une version hybride qui est donnée avec en plus de nombreuses coupures dont tout l’acte II. De nos jours, seul le final de Stravinsky est encore donné (comme par Abaddo par exemple dans les captations CD et DVD de Vienne). Par la suite en 1959, une nouvelle version est demandée à Dmitri Shostakovich. Cette version a sans doute été commandée en premier lieu pour la réalisation du film de Vera Stroyeva de 1959 (affiche en tête de cet article) mais elle sera ensuite donnée régulièrement avant de devenir la norme pour presque toutes les productions de Khovanshchina.

L’histoire met donc en présence trois forces politiques rivales à Moscou. Tout commence par une mise en place des différents personnages : Dossifei le patriarche des Vieux-Croyants, sa protégée Marfa douée de dons de vision, Ivan Khovansky le chef de Streltsy qui souhaite mettre son fils Andrei sur le trône et Golitzin qui tente de pousser la Russie vers une certaine modernité occidentale. Pour parvenir à ses fins, Dossifei n’hésite pas à pousser Marfa à séduire Andrei pour qu’il rejoigne les Vieux-Croyants mais le jeune homme est volage et préfère passer d’une fille à l’autre. Mais l’amour de Marfa est le plus grand et malgré les trahisons, elle cherchera toujours à le sauver. Petit à petit, Shaklovity montre son pouvoir et combien les Tsars sont encore puissants dans cette ville car il fait déporter Golitzin, assassine Khovansky… et pousse ainsi les Vieux-Croyants à se réfugier dans une chapelle cernée par les troupes de Pierre le Grand avant de s’immoler par le feu. Ainsi Marfa et Andrei sont réunis dans la mort. Difficile de résumer de façon linéaire cet ouvrage tant il est dense et aux nombreux personnages, mais on y voit trois hommes de pouvoirs et une femme amoureuse et tragique. Trois grandes figures opposées aux nombreux chœurs figurant les différentes facettes du peuple. La partition ne contient que peu d’airs pour les personnages principaux. Bien sûr il y a quelques moments solistes, mais nous sommes beaucoup dans le dialogue entre plusieurs personnages. Les lignes vocales sont parfaitement différenciées entre le caractère de chacun, Moussorgsky allant puiser dans le folklore pour le populaire tout en trouvant beaucoup de noblesse chez Dossifei. La partition est riche en passage de caractère comme le chant de Kuzka ou les danses persanes. Plus décousue peut-être que Boris Godounov, elle est aussi peut-être encore plus riche par le foisonnement d’idées, de différenciation de dialogue et de forme.

Valery Gergiev lors du concert à la Philharmonie

Comme à son habitude, Valery Gergiev dirige la version de Shostakovitch et non celle de Rimsky-Korsakov. La partition est plus complète en plus car Rimsky avait coupé certaines scènes. Il connait la partition par cœur comme le montre le peu de regard qu’il posa sur son pupitre. En 1991 il avait déjà enregistré une version en CD et DVD depuis le Mariinsky avec entre autre Olga Borodina en Marfa. Presque trente ans après et de nombreuses reprises, le voici totalement imprégné de l’ouvrage de Moussorgsky qu’il dirige avec le plus grand soin tout en exhalant une couleur vraiment particulière. Dès les premières notes, on reconnait une certaine lenteur qui se développe sur le prélude (Lever de soleil sur Moscou). Mais rapidement après on retrouve un ton incisif tout au long de l’ouvrage, sachant parfaitement faire tonner ou au contenir à l’extrême l’orchestre. Inspiré d’un bout à l’autre, il est comme rarement impliqué dans sa direction à mettre en avant certaines facettes, à montrer toute la modernité de Moussorgsky comme de Shostakocitch. Il adapte aussi sa direction aux conditions un peu étranges de la représentation, toujours attentif à l’équilibre des différents pupitres, couvant les chanteurs. L’Orchestre de Mariinsky est en formation légèrement réduites puisque les cordes sont bien peu nombreuses si l’on compare au nombre de vents présents par exemple. Mais les musiciens savent parfaitement comment faire ressortir des phrases aux cordes quand il faut. Il n’y a que dans l’exil de Golitzin au quatrième acte qu’on sentira un petit manque de puissance dans les violons. Loin de nous emporter dans les grandes phrases écrites par Moussorgsky, elles ne font qu’accompagner l’ensemble de l’orchestre. Mais ce n’est qu’un petit détail pour une prestation sidérante de la part des musiciens. Certes on peut saluer le travail de Valery Gergiev, mais il faut aussi entendre l’implication de chaque instant de tous ces musiciens, la qualité des interventions solistes comme l’unisson sont splendides. Autre source de réjouissance chez le Chœur du Mariinsky. À seulement quarante-et-un chanteurs, le chœur réparti dans l’ensemble des places d’arrière scène est impressionnant ! Éloignés et au final peu nombreux, ils arrivent non seulement à maintenir un ensemble parfait, mais aussi à remplir de façon fort généreuse la salle de la Philharmonie. Ils auraient pu avoir une tendance à chanter fort et forcer pour faire du volume. Mais on retrouve pourtant tout le fondu et la beauté de l’ensemble lorsqu’ils sont plus nombreux dans cette même salle. Magnifique prestation tout au long de l’ouvrage, aussi bien gaillards dans les passages populaires que sublimes dans les moments religieux !

Le Chœur du Mariinsky à la Philharmonie

On notera tout de même une légère réserve… une coupure dans la partition par rapport à l’édition de Shostakovitch : l’air de Kuzka au troisième acte a été supprimé. Non pas qu’il soit totalement utile mais dommage de ne pas avoir donné toute la musique…

La distribution de Khovanshchina demande un nombre important de petits rôles et le Théâtre du Mariinsky peut aisément piocher dans ses réserves pour nous offrir une distribution brillante. Ainsi chaque petit rôle est parfaitement calibré pour son personnage avec des voix en général très saine et puissante, passant sans souci dans la grande salle de la Philharmonie de Paris. Ainsi dès le début, Grigory Kazasev et Yuri Losev mettent la barre haute avec deux voix de basses superbes pour les deux Streltsy alors qu’Anton Khalansky est un beau Kuzka. Chez les femmes, Violetta Lukyanenko montre du tempérament pour une Emma moins victime que souvent mais à la voix un petit peu trop métallique pour celle qui est présentée comme une proie. Autre femme, Susanna est chantée par Larisa Gogolevskaya. Le nom de la chanteuse peut être familier car elle a été pendant quelques temps la soprano dramatique du Mariinsky pour les rôles de Wagner ou Strauss ! Brünnhilde, Elektra, Ortrud… et malheureusement, on entend combien ces rôles ont été rudes pour sa voix. Si la chanteuse conserve une puissance impressionnante dans ses imprécations avec des aigus comme des javelots, ils peuvent être un peu instables certaines fois et le reste de la voix semble plus être improvisé que vraiment construite. Mais le rôle de Susanna peut supporter ce genre de voix : vieille femme hystérique et frustrée, elle délivre ici toute sa haine à une Marfa amoureuse et douce. Le contraste est parfaitement mené et finalement totalement assumé par cette voix hors-norme qui assure dans les moments importants de la scène !

Andrei Popov (Le Scribe)

Dans un autre rôle de caractère, Andrei Popov nous démontre qu’encore une fois il est un ténor de caractère parfait. Mime lors du Ring donné les saisons précédentes par le Mariinsky et Gergiev dans cette même Philharmonie, il a conservé non seulement sa faconde mais aussi son aisance scénique. Car si tous jouent sur scène, certains sont plus expressifs que d’autres. Lui sait parfaitement rendre son Scribe crédible. Et puis cette voix placée haut qui claque même face au chœur. Il serait presque dommage de ne pas essayer parfois de le faire chanter des rôles plus lyriques… Le contraste est d’autant plus frappant avec les deux ténors princiers de a distribution. Fidèle à l’habitude actuelle, les rôles de ténors dramatiques russes sont souvent donnés à des grosses voix, en oubliant des leçons apprises par Georgy Nelepp par exemple qui savait offrir un beau timbre, de la puissance et des nuances. Nous avons donc en Yevgeny Akimov et Oleg Videman l’exemple même des ténors actuels dans ce répertoire : des voix très puissantes, claironnantes mais qui forcément très belles et qui s’expriment avant tout dans la violence. Yevgeny Akimov est ainsi assez parfait dans ses premières interventions violentes et passionnées. Mais il lui manque ce petit supplément de douceur et de poésie dans certains passages. Certes Andrei Khovansky n’est pas un personnage très nuancé et agréable, mais il a quand même des moments de grande poésie entre autre dans le dernier acte alors qu’il semble perdu dans un rêve en confondant Marfa et Emma. Mais ici Yevgeny Akimov se montre assez peu nuancé et surtout si on le compare avec ses partenaires. Pour Oleg Videman, le souci est moindre mais il semble bien en mal de montrer toutes les facettes de Golitzin. Le début de l’acte II par exemple le voit passer de la lecture des lettres de Sophie et sa mère à ses réflexions sans aucun changement de ton. Difficile de faire compréhensible alors. Cela s’améliore par la suite avec une confrontation entre les trois grands qui le montre plus nuancé, mais le timbre manque de séduction. Alors bien sûr, on ne dira pas que ces deux ténors sont mauvais, mais quand on a dans l’oreille certains grands du passé (ou même un Galouzine pas si loin de nous !) et aussi la qualité des partenaires, on trouve le chant un peu frustre et la caractérisation un peu caricaturale.

Stanislva Trofimov (Dossifei)

Du côté des clés de fa, on retrouve trois noms bien connus. Le premier n’est rien d’autre que Evgeny Nikitin dans le rôle finalement assez court de Shaklovity. Mais le baryton-basse possède parfaitement la tessiture. Il a aussi le mordant, la violence de l’accent, la puissance vocale. Ses interventions font frémir avant un air en hommage à sa Russie en péril si touchant de naturel et de vérité. Puis revient le monstre avec l’assassinat d’Ivan Khovansky suivit d’un rire glaçant qui résonne dans le grand espace de la Philharmonie. Un luxe donc d’entendre un tel chanteur dans un rôle plutôt annexe dans le drame. Ivan Khovansky trouve en Mikhail Petrenko un interprète assez parfait. La basse russe ne cesse d’impressionner par l’élargissement de sa voix. Il y a des années il chantait à Bastille des rôles plus légers et on sentait que la voix manquait un peu de puissance. Maintenant il chante des grands rôles dramatiques et il englouti la Philharmonie par la projection phénoménale. Loin du vieillard, son Khovansky est un homme fort, sûr de lui, joueur par certains côté… et terriblement autoritaire. La voix claque et s’amplifie au besoin pour assoir son pouvoir, mais il sait aussi jouer de sous-entendus avec une certaine gouaille bienvenue. Le timbre est superbe et a gardé de la clarté quand on compare à d’autres grands titulaires du rôle. D’un bout à l’autre il tient la scène avec poigne, jouant aussi bien qu’il chante. Face à lui, Stanislav Trofimov semblerait presque frêle par moments, n’était la noblesse d’un chant qui convient parfaitement à Dossifei. Dès son entrée on a tout le poids de la religion, de la rigueur et du devoir. Si dans l’affrontement avec Khovansky et Golitzin cette retenue s’effrite légèrement c’est pour mieux laisser transparaître son ancienne vie de prince. La basse assume l’ensemble d’une tessiture finalement assez large avec quelques aigus pris avec intelligence alors que le grave montre toute la somptuosité de cette voix. Immobile et hiératique, il reste fascinant à voir et écouter. Les quelques moments de violence sont parfaitement dosés et les différentes prières sont des moments d’une grande profondeur par la qualité de la voix mais aussi l’art des nuances. Voilà deux grandes basses qui s’affrontent : parfaitement différenciée, elles se complètent parfaitement pour ces deux monuments.

Mikhail Petrenko (Ivan Khovansky)

Enfin, s’il est un personnage que l’on pourrait qualifier d’héroïne, c’est bien Marfa. Même si l’on doute des premières motivations qui l’ont fait tomber amoureuses d’Andrei Khovansky (poussé par Dossifei pour le faire rejoindre les rangs des Vieux-Croyants ?), on trouve là peut-être le seul personnage humain et tragique de l’opéra (avec Emma bien sûr). Femme étrange, à la fois amoureuse passionnée, croyante dévote et magicienne, Marfa a tout pour fasciner surtout avec les lignes que lui a réservé Moussorgsky. Il faut pour lui rendre justice un grand mezzo-soprano et Yulia Matochkina semble être ici totalement à l’aise. Admirable dans Kundry l’année dernier, elle l’est encore plus ici car on sent une totale adéquation entre le rôle, les moyens et l’écriture. Le timbre assez lumineux lui permet de camper une jeune Marfa loin de la matrone trop souvent chantée, l’aisance dans le grave comme dans l’aigu lui donne à la fois la lumière mais aussi l’ombre. Son air de visions du deuxième acte la voix noble et puissante alors que la chanson du troisième la retrouve amoureuse et rêveuse. Tout est parfaitement dosé, les émotions parfaitement rendues avec notamment une fêlure qui se dévoile sur le mot trahison dans le dernier acte face à Andrei. Mais la voix se déploie, ample et souple. On reste fasciné car si souvent la tessiture fait entendre un mezzo-soprano beaucoup plus âgé de timbre, la voix ici sait trouver toute la jeunesse du personnage sans pour autant oublier l’étrangeté de cette figure. Yulia Matochkina se montre assez parfaite, implacable à certains moments, romantique à souhait ou prophétique. Le texte est totalement vécu, avec même quelques fêlures provoquées par l’implacation : au dernier acte face à Andrei elle lui parle de sa trahison et à cette évocation la voix semble comme se briser pendant une syllabe avant de retrouver toute sa plénitude. Ce genre de détail montre toute la connaissance intime du rôle chez la mezzo-soprano.

Yulia Matochkina dans le rôle de Marfa à la Philharmonie

On l’aura compris, cette soirée était une splendeur. Khovanshchina est un opéra passionnant et la représentation donnée à la Philharmonie lui rendait totalement justice par la qualité des artistes et leur implication. Bien sûr la découverte en version de concert a pu être compliquée pour une partie du public mais finalement il y a eu assez peu de départs après l’entracte. On rêverait maintenant que Gergiev puisse revenir l’année prochaine avec un autre opéra russe tout aussi rare sur nos scènes. La grande affection que montre le chef pour la partition joue sans doute et il sera sans doute difficile de retrouver une telle connaissance intime de l’œuvre telle que l’a manifesté Valery Gergiev tout au long de la soirée.

 

  • Paris
  • Grande Salle Pierre Boulez, Philharmonie de Paris
  • 4 octobre 2020
  • Modeste Moussorgsky (1839-1881) : Khovanshchina, drame musicale populaire en cinq actes
  • Orchestration de Dmitri Shostakovich (1959)
  • Version de concert
  • Marfa, Yulia Matochkina ; Prince Andrei Khovansky, Yevgeny Akimov ; Prince Ivan Khovansky, Mikhail Petrenko ; Shaklovity, Evgeny Nikitin ; Prince Vasily Golitzin, Oleg Videman ; Dossifeï, Stanislav Trofimov ; Susanna, Larisa Gogolevskaya ; Emma, Violetta Lukyanenko ; Le Clerc, Efim Zavalny ; Le Scribe, Andrei Popov ; Kuzka, Anton Khalansky ; Streshnev, Alexander Nikitin ; Premier Steltsy, Grigory Karasev ; Second Streltsy, Yuri Vlasov ; Minion, Oleg Losev ; Varsonofiev, Ilia Mazurov
  • Chœur du Théâtre du Mariinsky
  • Orchestre du Théâtre du Mariinsky
  • Valery Gergiev, direction

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