{"id":703,"date":"2016-03-15T23:26:04","date_gmt":"2016-03-15T22:26:04","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=703"},"modified":"2016-03-15T23:26:04","modified_gmt":"2016-03-15T22:26:04","slug":"la-jacquerie-lalo-ou-coquard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=703","title":{"rendered":"La Jacquerie : Lalo ou Coquard?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-704 alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/couverture-209x300.jpg\" alt=\"couverture\" width=\"209\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/couverture-209x300.jpg 209w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/couverture.jpg 558w\" sizes=\"auto, (max-width: 209px) 100vw, 209px\" \/>\u00c9douard Lalo a connu le succ\u00e8s \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra gr\u00e2ce au <em>Roi d&rsquo;Ys<\/em>. Son premier essai <em>Fiesque<\/em> n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 mont\u00e9 de son vivant, alors que sa derni\u00e8re tentative le verra mourir avant qu&rsquo;il n&rsquo;ait achev\u00e9 sa composition. Son premier op\u00e9ra a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9 et enregistr\u00e9 \u00e0 Montpellier il y a quelques ann\u00e9es et c&rsquo;est au tour de <em>La Jacquerie<\/em> de rena\u00eetre d&rsquo;abord en juillet dernier toujours \u00e0 Montpellier puis maintenant \u00e0 Paris pour une reprise inesp\u00e9r\u00e9e. On retrouve pour l&rsquo;occasion trois des protagonistes de la recr\u00e9ation\u00a0: V\u00e9ronique Gens et Nora Gubisch reprennent leur r\u00f4le sous la baguette de Patrick Davin. Le reste de la distribution est totalement renouvel\u00e9e avec soin, alignant des chanteurs reconnus et tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise dans ce r\u00e9pertoire. Il est rare que ces r\u00e9surrections soient ainsi suivies d&rsquo;une autre production et il faut saluer le travail du Palazetto Bru-Zane et de Radio-France qui osent ainsi monter un ouvrage aussi rare qui demande de plus un effectif important.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dernier op\u00e9ra de Lalo, il faut tout d&rsquo;abord pr\u00e9ciser que le compositeur n&rsquo;aura pas le temps de terminer son ouvrage, et c&rsquo;est ainsi Arthur Coquard qui finira la partition \u00e0 la demande de la famille de musicien disparu. On pourrait penser qu&rsquo;il n&rsquo;a fait que combler les quelques manques, mais il n&rsquo;en est rien puisque Lalo n&rsquo;a a final compos\u00e9 que le premier acte sans m\u00eame l&rsquo;achever. Le reste de la partition est ainsi de la main de l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve Coquard. Il est donc assez abusif de parler de <em>La Jacquerie<\/em> de Lalo. Le choix du sujet lui revient, mais le reste de la musique est le fruit d&rsquo;un autre compositeur certes beaucoup moins connu. On peut donc penser que c&rsquo;est avant tout pour rattacher l&rsquo;ouvrage \u00e0 un nom rest\u00e9 dans les m\u00e9moires qu&rsquo;il est ainsi pr\u00e9sent\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_711\" style=\"width: 238px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-711\" class=\"size-medium wp-image-711\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthur_Coquard-228x300.jpg\" alt=\"Arthur Coquard\" width=\"228\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthur_Coquard-228x300.jpg 228w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthur_Coquard.jpg 394w\" sizes=\"auto, (max-width: 228px) 100vw, 228px\" \/><p id=\"caption-attachment-711\" class=\"wp-caption-text\">Arthur Coquard<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u0153uvre met en avant le conflit des personnages entre le devoir politique et l&rsquo;amour. Ainsi, le paysan Robert se trouve \u00e0 la t\u00eate de la r\u00e9volte des Jacques alors qu&rsquo;il aime la fille du ch\u00e2telain tyrannique. De m\u00eame la jeune noble doit luter entre son amour inavou\u00e9 et son appartenance \u00e0 l&rsquo;aristocratie. On retrouve donc ici une trame commune \u00e0 d&rsquo;autres op\u00e9ras, o\u00f9 l&rsquo;amour est emp\u00each\u00e9 par des raisons politiques ou morales. La musique se r\u00e9v\u00e8le assez in\u00e9gale au cours de l&rsquo;ouvrage. Ainsi les deux premiers actes sont assez secs et manquent de d\u00e9veloppement avec un orchestre souvent trop sec et violent pour vraiment donner vie \u00e0 la musique. La d\u00e9clamation des personnages est assez noble, mais elle est souvent \u00e0 nue alors que les quelques airs manquent d&rsquo;\u00e9l\u00e9vation. Par la suite, le compositeur semble avoir pris plus de place et donne \u00e0 entendre des moments de musique pure, un accompagnement du chant plus d\u00e9taill\u00e9 et fin\u00a0: le troisi\u00e8me acte s&rsquo;ouvre sur un beau ballet qui \u00e9vite les poncifs souvent entendus dans les op\u00e9ras de cette \u00e9poque, et le quatri\u00e8me se montre d&rsquo;une superbe inspiration tant m\u00e9lodique qu&rsquo;orchestrale avec un th\u00e8me annonc\u00e9 d\u00e8s les premi\u00e8res minutes et qui va hanter les duos entre Blanche et Jeanne (amante et m\u00e8re), tout comme Blanche et Robert. Par contre, le compositeur aurait s\u00fbrement pu \u00e9viter de parsemer la partition de fanfares parfois d&rsquo;une vulgarit\u00e9 assez impressionnante. Ainsi, la partition se ferme sur un tintamarre qui d\u00e9truit tout ce que le dernier acte avait construit de superbe. Il faut souligner par contre la belle construction des personnages principaux avec en particulier les deux femmes qui se montrent d&rsquo;une grande intensit\u00e9 dramatique d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<div id=\"attachment_708\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-708\" class=\"size-medium wp-image-708\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/davin_gens_montpellier-300x213.jpg\" alt=\"Patrick Davin et V\u00e9ronique Gens \u00e0 Montpellier pour re-cr\u00e9ation de La Jacquerie en Juillet 2015\" width=\"300\" height=\"213\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/davin_gens_montpellier-300x213.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/davin_gens_montpellier.jpg 442w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-708\" class=\"wp-caption-text\">Patrick Davin et V\u00e9ronique Gens \u00e0 Montpellier pour re-cr\u00e9ation de La Jacquerie en Juillet 2015<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour cette reprise, la distribution propose tout comme \u00e0 Montpellier des artistes rompus au r\u00e9pertoire et au style. Ainsi, m\u00eame dans les petits r\u00f4les, le chant est impeccablement dit et restitu\u00e9. <strong>R\u00e9my Mathieu<\/strong> n&rsquo;a que tr\u00e8s peu \u00e0 faire, mais propose une voix claire et nette pour une superbe prestation. <strong>Julien V\u00e9ron\u00e8se<\/strong> se montre un peu plus en retrait de part un timbre un peu gris et qui manque de m\u00e9tal pour s&rsquo;imposer en S\u00e9n\u00e9chal. Par contre, <strong>Alexandre Duhamel<\/strong> est en tout point remarquable dans le r\u00f4le de Comte de Sainte-Croix. Le timbre est ferme mais sait magistralement se faire paternel dans le duo avec sa fille apr\u00e8s avoir impos\u00e9 une autorit\u00e9 magnifique. La diction est la plus belle du plateau et on en vient \u00e0 regretter qu&rsquo;il ne chante pas le r\u00f4le du bucheron Guillaume&#8230; Ce dernier justement est chant\u00e9 par celui qui semble conna\u00eetre une ascension impressionnante depuis quelques ann\u00e9es\u00a0: <strong>Florian Sempey<\/strong>. Le chant est comme toujours beau, bien men\u00e9&#8230; mais la voix reste tr\u00e8s en arri\u00e8re et le personnage manque un peu de poids pour vraiment s&rsquo;imposer. Guillaume est violent et col\u00e9rique alors que Sempey propose un personnage bien trop gentil pour vraiment \u00eatre celui qui pousse Robert \u00e0 la r\u00e9volte.<\/p>\n<div id=\"attachment_709\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-709\" class=\"size-medium wp-image-709\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/nora_gubisch-300x200.jpg\" alt=\"Nora Gubisch\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/nora_gubisch-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/nora_gubisch-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/nora_gubisch.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-709\" class=\"wp-caption-text\">Nora Gubisch<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le superbe r\u00f4le de la m\u00e8re du h\u00e9ros, la paysanne Jeanne, <strong>Nora Gubisch<\/strong> peut montrer tout son temp\u00e9rament. Ce personnage oscille entre violence et recueillement et le timbre chaud et large de la mezzo se coule parfaitement dans la large palette de couleur ainsi que la tessiture tr\u00e8s \u00e9tendue. Les nuances sont parfaitement construites pour donner un relief particulier \u00e0 chaque phrase et si la diction peut par moment para\u00eetre un peu brouill\u00e9e, il y a un r\u00e9el effort pour faire vivre le texte tout au long de la soir\u00e9e. On retiendra longtemps le final du deuxi\u00e8me acte o\u00f9 elle s&rsquo;oppose au d\u00e9part de son fil pour la r\u00e9volte avant de prier dans une recueillement saisissant.<\/p>\n<div id=\"attachment_705\" style=\"width: 238px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-705\" class=\"size-medium wp-image-705\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/veronique_gens2-228x300.jpg\" alt=\"V\u00e9ronique Gens\" width=\"228\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/veronique_gens2-228x300.jpg 228w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/veronique_gens2.jpg 349w\" sizes=\"auto, (max-width: 228px) 100vw, 228px\" \/><p id=\"caption-attachment-705\" class=\"wp-caption-text\">V\u00e9ronique Gens<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 elle se dresse un personnage assez oppos\u00e9 mais pas moins marquant\u00a0: Blanche de Sainte-Croix se drape dans la dignit\u00e9 vocale du chant de <strong>V\u00e9ronique Gens<\/strong>. Il faut d\u00e9j\u00e0 souligner le courage de la soprano\u00a0: le bras en \u00e9charpe, visiblement mal \u00e0 l&rsquo;aise sur sc\u00e8ne, elle chante tout au long de la soir\u00e9e avec conviction et sans laisser jamais entendre une quelconque fatigue o\u00f9 g\u00e8ne. Elle poss\u00e8de tout du r\u00f4le\u00a0: la noblesse de ton, la froideur ou la passion&#8230; tout ici est naturel et parfaitement en place. On entend chaque nuance et l&rsquo;\u00e9volution de ce personnage presque hautain au premier acte, puis fille aimante avant de montrer toute le drame de sa vie dans le dernier acte. Comme toujours avec V\u00e9ronique Gens, la diction est superbe, m\u00eame si on pourra noter un peu de rel\u00e2chement lorsque la tessiture est plus aigu\u00eb. Mais vu les circonstances, il faut mettre ce soucis en relation avec la g\u00e8ne que doit lui imposer l&rsquo;\u00e9charpe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces deux grandes interpr\u00e8tes avaient d\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 le r\u00f4le \u00e0 Montpellier, mais <strong>Edgaras Montidas<\/strong> remplace ici Charles Castronovo&#8230; et de belle mani\u00e8re. Le t\u00e9nor lituanien se montre d\u00e9j\u00e0 impressionnant dans sa diction. Il n&rsquo;y a s\u00fbrement pas eu autant de pr\u00e9paration ici que pour le <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=677\" target=\"_blank\"><em>Dante<\/em> <\/a>o\u00f9 il a triomph\u00e9 il y a quelques semaines. Aussi la diction n&rsquo;est pas aussi fluide, mais le texte est tout de m\u00eame fort bien pr\u00e9sent\u00e9. Le personnage de Robert demande \u00e0 la fois noblesse, simplicit\u00e9, vaillance et bien s\u00fbr d\u00e9licatesse pour le dernier acte. Le t\u00e9nor poss\u00e8de toutes ces facettes avec toujours une technique assez \u00e9trange mais qui lui permet de nuancer parfaitement un chant qui \u00e9vite toujours d&rsquo;\u00eatre monolithique. Ainsi on entend vraiment ici le d\u00e9chirement du personnage lors de son r\u00e9cit de sa rencontre avec Blanche \u00e0 Paris, de m\u00eame qu&rsquo;on est troubl\u00e9 par ses sentiments amoureux dans le dernier acte. La tessiture tr\u00e8s tendu le pousse dans ses retranchements, mais sans que jamais le chanteur n&rsquo;esquive ou que la voix ne se brise. Une superbe prestation s\u00fbrement unique car il serait surprenant qu&rsquo;apr\u00e8s ces deux repr\u00e9sentations \u00e0 Montpellier puis \u00e0 Paris, <em>La Jacquerie<\/em> soit de nouveau propos\u00e9e avant quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<div id=\"attachment_706\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-706\" class=\"size-medium wp-image-706\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/edgaras_montvidas-300x200.jpg\" alt=\"Edgaras Montvidas\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/edgaras_montvidas-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/edgaras_montvidas-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/edgaras_montvidas.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-706\" class=\"wp-caption-text\">Edgaras Montvidas<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Artisans de cette production, les forces de Radio-France se montrent en grande forme tant vocalement que musicalement. L&rsquo;orchestre donne beaucoup d&rsquo;\u00e9clat \u00e0 la partition et on ne notera que quelques rares petits accros dans les cuivres. Par contre, les magnifiques prestations des bois solistes en accompagnement des airs sont admirables et contrebalancent heureusement les fanfares des cuivres. Le ch\u0153ur se montre parfaitement compr\u00e9hensible et nuanc\u00e9. <strong>Patrick Davin<\/strong> ne m\u00e9nage par ses forces et insuffle \u00e9norm\u00e9ment d&rsquo;\u00e9nergie, m\u00eame presque trop \u00e0 certains moments qui du coup sonnent tr\u00e8s martiaux. Mais la grande majorit\u00e9 de la partition le montre tr\u00e8s soigneux de cr\u00e9er une vraie atmosph\u00e8re et de prendre garde \u00e0 ne pas couvrir les chanteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un mot enfin sur la salle&#8230; Si cet auditorium est s\u00fbrement parfaitement adapt\u00e9 \u00e0 un concert symphonique, il n&rsquo;est en rien fait pour la voix avec pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des places qui se trouvent derri\u00e8re les chanteurs. On a ainsi un flou pour chacun tant d&rsquo;un point de vue timbre que diction. On entend les chanteurs si l&rsquo;on n&rsquo;est pas trop en arri\u00e8re mais on perd \u00e0 bien des moments les mots. Il faudrait trouver \u00e0 Paris une salle capable de rendre justice aux versions de concert de ce type car la Philharmonie n&rsquo;est pas plus adapt\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la partition n&rsquo;est pas tout \u00e0 fait \u00e9gale, elle reste tout de m\u00eame int\u00e9ressante et avec une telle distribution donne toute sa dimension. Lalo n&rsquo;a compos\u00e9 qu&rsquo;une tr\u00e8s faible partie de l&rsquo;ouvrage et Coquard a r\u00e9ussi \u00e0 donner un travail tout \u00e0 fait r\u00e9ussi malgr\u00e9 quelques maladresses. Le concert de Montpellier doit normalement \u00eatre \u00e9dit\u00e9 dans la collection d&rsquo;Op\u00e9ra Fran\u00e7ais chez Ediciones Singulares en fin d&rsquo;\u00e9t\u00e9 et on ne doute pas que la documentation apportera encore plus d&rsquo;information sur la composition de cet op\u00e9ra.<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Auditorium de la Maison de la Radio<\/li>\n<li>11 mars 2016<\/li>\n<li>\u00c9douard Lalo (1823-1892) \u2013 Arthur Coquard (1846-1910), La Jacquerie, Op\u00e9ra en 4 actes<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Blanche de Sainte-Croix, V\u00e9ronique Gens\u00a0; Jeanne, Nora Gubisch\u00a0; Robert, Edgaras Montvidas\u00a0; Guillaume, Florian Sempey\u00a0; Le Comte de Sainte-Croix, Alexandre Duhamel\u00a0; Le S\u00e9n\u00e9chal, Julien V\u00e9ron\u00e8se\u00a0; Le Baron de Savigny, R\u00e9my Mathieu<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de Radio-France<\/li>\n<li>Orchestre Philharmonique de Radio-France<\/li>\n<li>Patrick Davin, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9douard Lalo a connu le succ\u00e8s \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra gr\u00e2ce au Roi d&rsquo;Ys. 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