{"id":690,"date":"2016-02-26T23:00:09","date_gmt":"2016-02-26T22:00:09","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=690"},"modified":"2016-02-26T23:00:09","modified_gmt":"2016-02-26T22:00:09","slug":"stephanie-doustrac-aiglon-triomphant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=690","title":{"rendered":"St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac : Aiglon triomphant"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-698 alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_1-200x300.jpg\" alt=\"Aiglon_1\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_1-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_1.jpg 666w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/>Compos\u00e9 \u00e0 quatre mains en 1937, <em>L&rsquo;Aiglon<\/em> d&rsquo;Arthur Honegger et Jacques Ibert se base sur la pi\u00e8ce d&rsquo;Edmond Rostand pour nous entrainer vers le destin tragique de ce fil \u00e9cras\u00e9 par son p\u00e8re m\u00eame apr\u00e8s sa mort. La collaboration entre les deux compositeurs a \u00e9t\u00e9 magistrale car la continuit\u00e9 est parfaite lors des changements d&rsquo;actes. Si Ibert se concentre sur les actes extr\u00eames, Honegger nous propose les actes deux \u00e0 quatre. On entre dans le quotidien de ce duc de Reichstadt qui se voit pouss\u00e9 vers un destin qu&rsquo;il souhaite et redoute, destin qui l&rsquo;\u00e9crase. En donnant le r\u00f4le \u00e0 une voix f\u00e9minine, les compositeurs ont renforc\u00e9 la jeunesse du r\u00f4le, lui pr\u00eatant une voix adolescente et particuli\u00e8rement tragique dans ses doutes. La production ici reprise est rest\u00e9e dans les esprits suite \u00e0 la participation de la fulgurante Alexia Cousin, et pour beaucoup St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac relevait un gant peut-\u00eatre trop lourd. Le r\u00e9sultat est stup\u00e9fiant de force et prouve combien la mezzo-soprano sait s&rsquo;immerger dans un r\u00f4le aussi fort.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour recr\u00e9er les ambiances viennoises, les compositeurs n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 user de rythmes de valse durant certains actes mais n&rsquo;oublient pas de citer quelques chansons populaires fran\u00e7aises ou marches militaires pour montrer toutes ces influences qui tournent autour de l&rsquo;Aiglon. Les metteurs en sc\u00e8ne vont directement vers l&rsquo;\u00e9poque sans chercher \u00e0 sur-interpr\u00e9ter. Les costumes sont magnifiques, les d\u00e9cors sobres et tr\u00e8s beaux&#8230; et on retrouve beaucoup d&rsquo;imagination dans bien des moments pour apporter cr\u00e9dibilit\u00e9 aux situations ainsi qu&rsquo;un cadre parfait pour que les personnages prennent vie. Bien s\u00fbr on retiendra la grandiose vision de Wagram o\u00f9 les effets de lumi\u00e8res isolent l&rsquo;Aiglon et le rendent encore plus marquant. Mais comment r\u00e9sister \u00e0 la finesse d&rsquo;\u00e9motion qui se d\u00e9gage du dernier acte, ou les effets de lumi\u00e8re et d&rsquo;ombres magnifiquement suggestifs dans l&rsquo;affrontement entre l&rsquo;Aiglon et Metternich&#8230; N&rsquo;oublions pas non plus la direction d&rsquo;acteurs fine et bienvenue, permettant \u00e0 chacun de vivre son r\u00f4le : on connait le talent d&rsquo;actrice de St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac, mais le travail r\u00e9alis\u00e9 se coule admirablement dans le personnage et l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<div id=\"attachment_700\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-700\" class=\"size-medium wp-image-700\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_3-300x200.jpg\" alt=\"Acte I : St\u00e9phanie d'Oustrac (L'Aiglon), Marc Barrard (Flambeau)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_3-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_3-768x511.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_3.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-700\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac (L&rsquo;Aiglon), Marc Barrard (Flambeau)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le personnage qui retient toute l&rsquo;attention est sans h\u00e9sitation le r\u00f4le-titre. L&rsquo;ouvrage lui donne tous les sentiments \u00e0 explorer avec une palette fascinante de nuances tant dans l&rsquo;horreur que l&rsquo;amour, allant jusqu&rsquo;\u00e0 trouver une clairvoyance lors du final. Il faut bien s\u00fbr une artiste capable de se transcender dans ce r\u00f4le, lui donner de la consistance et d&rsquo;\u00e9voquer cette ombre historique qui nous est ici mise en lumi\u00e8re. <strong>St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac<\/strong> a d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9 les esprits dans des r\u00f4les comme Cyb\u00e8le et Armide chez Lully, mais aussi dans une Carmen magnifique&#8230; mais aussi dans la m\u00e9lodie du d\u00e9but du vingti\u00e8me si\u00e8cle (Poulenc notamment). Mais malgr\u00e9 ce grand talent de diseuse et de trag\u00e9dienne, il restait tout de m\u00eame un grand saut pour passer vers ce personnage, d&rsquo;autant plus que le r\u00f4le est souvent distribu\u00e9 \u00e0 un soprano. D&rsquo;Oustrac n&rsquo;est pas un mezzo dramatique bien s\u00fbr, mais le haut de la tessiture pourrait \u00eatre difficile. Il est vrai que deux notes sur toute la repr\u00e9sentation sont particuli\u00e8rement tendues mais il \u00e9tait difficile d&rsquo;imaginer que la chanteuse les poss\u00e9dait\u00a0: or elle s&rsquo;y lance sans s\u00e9curit\u00e9, totalement habit\u00e9e par le chant et le drame. \u00c0 l&rsquo;aise dans tous les sentiments, elle propose une diction comme toujours superbe (malgr\u00e9 quelques erreurs de texte) et un sens de la d\u00e9clamation magique. Si en chantant <em>Atys<\/em> elle avait les larmes aux yeux suite \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion de son personnage, ici on s&rsquo;\u00e9tonne qu&rsquo;elle puisse se relever \u00e0 la fin de l&rsquo;ouvrage tant l&rsquo;\u00e9motion est palpable et l&rsquo;\u00e9nergie d\u00e9ploy\u00e9e sid\u00e9rante. Son Aiglon est de plus totalement cr\u00e9dible physiquement comme vocalement. Le choix de cette voix l\u00e9g\u00e8rement sombre donne une illusion parfaite d&rsquo;un jeune homme tout juste sorti de l&rsquo;adolescence. Sc\u00e9niquement, elle qui sait jouer les femmes fatales avec une classe folle campe un jeune homme criant de v\u00e9rit\u00e9 avec des poses et une gestuelle pleine de naturel. Elle nous emporte dans un tourbillon de doute, de tourment et de drame. Une immense composition chez cette artiste qui nous avait pourtant montr\u00e9 de grandes choses!<\/p>\n<div id=\"attachment_699\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-699\" class=\"size-medium wp-image-699\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_2-300x200.jpg\" alt=\"Acte II : Franco Pomponi (Metternich)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_2-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_2-768x511.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_2.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-699\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Franco Pomponi (Metternich)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 une telle prestation, difficile d&rsquo;exister&#8230; et pourtant deux chanteurs r\u00e9ussissent \u00e0 donner vie \u00e0 leurs r\u00f4les\u00a0: <strong>Franco Pomponi<\/strong> et <strong>Marc Barrard<\/strong>. Ce dernier propose un Flambeau plein de gouaille et de noblesse, agr\u00e9able contrepoint par sa bonhomie avec l&rsquo;\u00e2me tortur\u00e9e du jeune duc. Le baryton fran\u00e7ais sait jouer des remarques humoristiques et s&rsquo;amuse sur sc\u00e8ne \u00e0 cr\u00e9er un personnage noble mais sans pr\u00e9tention. Franco Pomponi donne vie \u00e0 Metternich\u00a0: machiav\u00e9lique homme de pouvoir, il se montre terrifiant tout au long de l&rsquo;ouvrage par sa stature (mont\u00e9 sur des chaussures \u00e0 semelles compens\u00e9es) mais aussi par le chant l\u00e9g\u00e8rement frustre mais tranchant et cassant. L&rsquo;\u00e9vocation des ombres des Habsbourg face \u00e0 l&rsquo;Aiglon est une gifle \u00e0 la face du jeune homme. Les deux barytons composent ainsi des personnages totalement oppos\u00e9s tant par le style que par le chant, mais savent tous deux donner vie \u00e0 des r\u00f4les n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution du r\u00f4le-titre.<\/p>\n<div id=\"attachment_697\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-697\" class=\"size-medium wp-image-697\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_4-300x200.jpg\" alt=\"Acte IV : St\u00e9phanie d'Oustrac (L'Aiglon)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_4-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_4-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_4-1024x683.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-697\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV : St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac (L&rsquo;Aiglon)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">On saluera aussi l&rsquo;ensemble des r\u00f4les secondaires qui sont tous tr\u00e8s bien distribu\u00e9s&#8230; et bien s\u00fbr la prestation de l&rsquo;orchestre et du chef <strong>Ossonce<\/strong>. La partition demande une grande flexibilit\u00e9 de l&rsquo;orchestre pour insuffler panache aux marches militaires tout en devant devenir sombre et venteux \u00e0 d&rsquo;autres endroits. La partition est superbement rendue d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre et porte tr\u00e8s bien les chanteurs. On soulignera aussi le travail de diction de toute la distribution.<\/p>\n<div id=\"attachment_696\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-696\" class=\"size-medium wp-image-696\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_5-300x200.jpg\" alt=\"Acte V\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_5-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_5-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Aiglon_5.jpg 864w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-696\" class=\"wp-caption-text\">Acte V<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette repr\u00e9sentation marquait une d\u00e9couverte personnelle de l\u2019\u0153uvre et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par la force \u00e9motionnelle qui se d\u00e9gage durant tout le final qui tire les larmes de bien des spectateurs. \u00c0 noter que DECCA va bient\u00f4t sortir une nouvelle int\u00e9grale avec Anne-Catherine Gillet dans le r\u00f4le-titre, \u00c9tienne Dupuis en Metternich et Marc Barrard qui reprend son r\u00f4le (le reste de la distribution est choisi parmi les meilleurs chanteurs francophones). La distribution est brillante et on esp\u00e8re qu&rsquo;elle se montrera \u00e0 la hauteur de cette d\u00e9couverte&#8230; Toujours est-il que cette reprise de l&rsquo;<em>Aiglon<\/em> marquera s\u00fbrement les esprits pendant de longues ann\u00e9es, tout comme les repr\u00e9sentations de 2004.<\/p>\n<ul>\n<li>Marseille<\/li>\n<li>Op\u00e9ra de Marseille<\/li>\n<li>21 f\u00e9vrier 2016<\/li>\n<li>Arthur Honegger (1892-1955) \u2013 Jacques Ibert (1890-1963), L&rsquo;Aiglon, Drame musical en 5 actes<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne, Ren\u00e9e Auphan (d&rsquo;apr\u00e8s Patrice Caurier et Moshe Leiser)\u00a0; D\u00e9cors, Christian Fanouillat\u00a0; Costumes, Agostino Cavalca\u00a0; Lumi\u00e8res, Olivier Modol (d&rsquo;apr\u00e8s Christophe Forey)<\/li>\n<li>L&rsquo;Aiglon, St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac\u00a0; Th\u00e9r\u00e8se de Lorget, Ludivine Gombert\u00a0; Marie Louise, B\u00e9n\u00e9dicte Roussenq\u00a0; La Comtesse Camerata, Sandrine Eyglier\u00a0; Fanny Elssler, Laurence Janot\u00a0; Isabelle \/ le Manteau v\u00e9nitien, Caroline G\u00e9a\u00a0; Flambeau, Marc Barrard\u00a0; Le Prince Metternich, Franco Pomponi\u00a0; Le Mar\u00e9chal Marmont, Antoine Garcin\u00a0; Fr\u00e9d\u00e9ric de Gentz, Yves Coudray\u00a0; Le Chevalier de Prokesch-Osten, Yann Toussaint\u00a0; Arlequin, Anas Seguin\u00a0; Polichinelle \/ un Matassin, Camille Tresmontant\u00a0; un Gilles, Fr\u00e9d\u00e9ric Lerou<\/li>\n<li>Ch\u0153ur et Orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra de Marseille<\/li>\n<li>Jean-Yves Ossonce, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compos\u00e9 \u00e0 quatre mains en 1937, L&rsquo;Aiglon d&rsquo;Arthur Honegger et Jacques Ibert se base sur la pi\u00e8ce d&rsquo;Edmond Rostand pour nous entrainer vers le destin tragique de ce fil \u00e9cras\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[57,74,23],"class_list":["post-690","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_romantique","tag-honegger","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-b8","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/690","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=690"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/690\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":702,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/690\/revisions\/702"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=690"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=690"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=690"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}