{"id":668,"date":"2016-01-27T20:25:57","date_gmt":"2016-01-27T19:25:57","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=668"},"modified":"2016-01-27T20:25:57","modified_gmt":"2016-01-27T19:25:57","slug":"maria-stuarda-deux-reines-a-avignon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=668","title":{"rendered":"Maria Stuarda : deux reines \u00e0 Avignon"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_672\" style=\"width: 296px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-672\" class=\"size-medium wp-image-672\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_portrait-286x300.jpg\" alt=\"Marie Stuart durant l'exile en Angleterre (anonyme d'apr\u00e8s Nicholas Hilliard)\" width=\"286\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_portrait-286x300.jpg 286w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_portrait-768x806.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_portrait.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 286px) 100vw, 286px\" \/><p id=\"caption-attachment-672\" class=\"wp-caption-text\">Marie Stuart durant l&rsquo;exile en Angleterre (anonyme d&rsquo;apr\u00e8s Nicholas Hilliard)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Maria Stuarda<\/em> fait partie de cette fameuse trilogie Tudor qui rassemble aussi <em>Anna Bolena<\/em> et <em>Roberto Devereux<\/em>. Comme \u00e0 chaque fois, l\u2019un des personnages f\u00e9minin est pr\u00e9pond\u00e9rant, mais ici il ne peut v\u00e9ritablement vivre sans avoir un fort caract\u00e8re en face. En effet, sans une Elisabetta de haute vol\u00e9e, comment donner tout son caract\u00e8re tragique \u00e0 la reine d\u2019\u00c9cosse emprisonn\u00e9e\u00a0? Comment faire vivre aussi ces affrontements entre deux femmes de m\u00eame rang et au caract\u00e8re bien tremp\u00e9\u00a0? Car si le r\u00f4le titre nous est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 bien des moments comme une douce jeune fille, il ne faut pas oublier qu\u2019elle \u00e9tait reine avant tout et que la noblesse de l\u2019une doit se heurter \u00e0 celle de l\u2019autre. Avec la prise de r\u00f4le de Joyce DiDonato, les tessitures ont \u00e9t\u00e9 invers\u00e9es sur plusieurs sc\u00e8nes\u00a0: Elisabeth revenait \u00e0 une soprano cors\u00e9e l\u00e0 o\u00f9 Maria Stuarda \u00e9tait donc chant\u00e9e par la voix claire de la mezzo-soprano DiDonato. Ici c\u2019est un retour aux traditions avec la soprano Patrizia Ciofi en martyre et la mezzo-soprano Karine Deshayes en violente Reine d\u2019Angleterre. Deux chanteuses tr\u00e8s diff\u00e9rentes\u2026 et un affrontement magistral\u00a0!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ouvrage de Donizetti est assez remarquable par sa structure resserr\u00e9e et son efficacit\u00e9 dramatique. Si certain de ses op\u00e9ras manquent de caract\u00e8re, on a ici des personnages et des situations tr\u00e8s forts. Bien s\u00fbr, le compositeur ne peut pas \u00e9viter les grands airs en deux partie, mais ils sont tr\u00e8s bien int\u00e9gr\u00e9s et d\u00e9volus aux deux reines avant tout. Le point central de l&rsquo;intrigue est assez vite r\u00e9solu puisque nous savons rapidement qu&rsquo;Elisabetta est r\u00e9solue \u00e0 condamner Maria. Ce sont donc plus les motivations et les r\u00e9actions de chacune d&rsquo;elle qui nous int\u00e9ressent ici, misent en valeur par une \u00e9criture vocale particuli\u00e8rement bien adapt\u00e9e aux psychologies. Leicester poss\u00e8de bien s\u00fbr son importance dans le sens o\u00f9 il se trouve entre ces deux femmes, mais comme les autres personnages qui restent anecdotiques, il ne peut rivaliser tant dans l\u2019histoire que dans le chant avec les deux reines. C&rsquo;est donc l&rsquo;affrontement de ce deux femmes qui est ici mis en avant\u00a0: pour le pouvoir mais aussi pour l&rsquo;amour. Et l&rsquo;affrontement ne se r\u00e9duit pas \u00e0 un monstre face \u00e0 un ange, mais bien \u00e0 deux caract\u00e8res tremp\u00e9s qui chacun \u00e0 leur tours se montrent tendres ou violents.<\/p>\n<div id=\"attachment_669\" style=\"width: 199px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-669\" class=\"size-medium wp-image-669\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_jordi-189x300.jpg\" alt=\"Isma\u00ebl Jordi\" width=\"189\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_jordi-189x300.jpg 189w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_jordi.jpg 253w\" sizes=\"auto, (max-width: 189px) 100vw, 189px\" \/><p id=\"caption-attachment-669\" class=\"wp-caption-text\">Isma\u00ebl Jordi<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les seconds r\u00f4les sont tr\u00e8s bien tenus sans aucune faute de distribution. On saluera par exemple <strong>Ludivine Gombert<\/strong> et <strong>Yann Toussaint<\/strong> qui composent une Anna et un Cecil de haute tenue. Elle s&rsquo;impose par un chant d&rsquo;une grande simplicit\u00e9 mais au timbre ferme. Lui se montre d&rsquo;une droiture parfaitement adapt\u00e9e au r\u00f4le avec un timbre plut\u00f4t clair mais tranchant. Dans le r\u00f4le de Talbot, le v\u00e9t\u00e9ran <strong>Michele Pertusi<\/strong> propose une prestation tr\u00e8s digne mais apr\u00e8s quelques ann\u00e9es o\u00f9 sa voix semblait us\u00e9e, son \u00e9mission a chang\u00e9 pour plus de volume mais moins de nettet\u00e9 malheureusement. Le chant reste nuanc\u00e9 mais a perdu beaucoup en expressivit\u00e9 tout en gagnant un vibrato assez peu agr\u00e9able.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00f4le le plus romantique est sans conteste Leicester, camp\u00e9 ici par <strong>Isma\u00ebl Jordi<\/strong>. Le t\u00e9nor a chant\u00e9 ce r\u00f4le il y a quelques mois \u00e0 Londres et il se montre ici tr\u00e8s impliqu\u00e9 dans son r\u00f4le, retrouvant des attitudes s\u00fbrement \u00e9prouv\u00e9es par la sc\u00e8ne. Si l&rsquo;aigu est souvent un peu tendu ou esquiv\u00e9 (le premier acte en est totalement d\u00e9pourvu), l&rsquo;ensemble de sa prestation est un mod\u00e8le de style. Le phras\u00e9 est exemplaire et les nuances superbes donnant au bel-canto une d\u00e9licatesse d&rsquo;\u00e9mission qui \u00e9vite toute d\u00e9monstration pour aller au plus direct de l&rsquo;\u00e9motion par le chant. On pourrait esp\u00e9rer un timbre plus solaire et rond, mais la prestation est de tr\u00e8s haut niveau malgr\u00e9 une indisposition (une doublure \u00e9tait pr\u00e9sente dans le th\u00e9\u00e2tre au cas o\u00f9).<\/p>\n<div id=\"attachment_671\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-671\" class=\"size-medium wp-image-671\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_deshayes-300x244.jpg\" alt=\"Karine Deshayes\" width=\"300\" height=\"244\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_deshayes-300x244.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_deshayes.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-671\" class=\"wp-caption-text\">Karine Deshayes<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Karine Deshayes<\/strong> prend ici le r\u00f4le d&rsquo;Elisabetta pour la premi\u00e8re fois. Avec Olympia d&rsquo;<em>Herculanum<\/em> (F\u00e9licien David), elle avait montr\u00e9 sa capacit\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er un personnage ambigu, loin de la gentillesse o\u00f9 elle est cantonn\u00e9e. Ici un nouveau cap est franchi, peut-\u00eatre avec un peu moins de r\u00e9ussite dramatique mais avec un chant impressionnant. L&rsquo;air d&rsquo;entr\u00e9e impose imm\u00e9diatement la reine avec une technique impressionnante et un abattage certain. Les variations sont virtuoses et os\u00e9es avec des aigus parfaitement plac\u00e9s. Le timbre de mezzo donne de la grandeur \u00e0 cette reine alors que l&rsquo;aisance dans l&rsquo;aigu lui permet de rivaliser sans probl\u00e8me avec Maria. La seule petite r\u00e9serve que l&rsquo;on pourrait avoir est sur le personnage\u00a0: le premier acte la trouve tr\u00e8s volontaire avec des accents de rage tr\u00e8s bien rendus. Mais le deuxi\u00e8me manque de cette tension qu&rsquo;elle avait cr\u00e9\u00e9\u00a0: la beaut\u00e9 du chant est toujours l\u00e0 mais on retrouve uniquement la rondeur du timbre sans la violence contenue qu&rsquo;elle avait d\u00e9ploy\u00e9. Une superbe prestation donc mais pas tout \u00e0 fait aboutie. Toujours est-il que ce genre de personnage et ce r\u00e9pertoire sont parfaitement adapt\u00e9s \u00e0 la tessiture et \u00e0 la technique de la mezzo-soprano fran\u00e7aise. Avec une exp\u00e9rience sc\u00e9nique renfor\u00e7ant l&rsquo;expressivit\u00e9, on tient ici une grande future Elisabetta.<\/p>\n<div id=\"attachment_670\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-670\" class=\"size-medium wp-image-670\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_ciofi-300x169.jpg\" alt=\"Patrizia Ciofi\" width=\"300\" height=\"169\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_ciofi-300x169.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/maria_stuarda_ciofi.jpg 493w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-670\" class=\"wp-caption-text\">Patrizia Ciofi<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La reine d\u00e9chue Maria Stuarda \u00e9tait incarn\u00e9e par la soprano italienne <strong>Patrizia Ciofi<\/strong> avec toute la flamme qu&rsquo;on lui connait. Bien que rarement \u00e0 son r\u00e9pertoire, ce r\u00f4le semble \u00eatre taill\u00e9 pour sa personnalit\u00e9. On connait les limitations de l&rsquo;instrument\u00a0: un voile plus ou moins pr\u00e9sent et un sur-aigu qui peut \u00eatre rebelle. Mais on connait aussi les qualit\u00e9s de musicienne et de coloriste qui font tout le prix des interpr\u00e9tations de la soprano italienne. Ici on est \u00e0 la fois admiratifs des nuances lunaires de l&rsquo;air d&rsquo;entr\u00e9e, mais aussi impressionn\u00e9 par la hargne qu&rsquo;elle met dans les injures quelle lance \u00e0 Elisabetta. Totalement immerg\u00e9e dans son r\u00f4le et se donnant totalement comme \u00e0 son habitude, elle se risque \u00e0 des variations et des aigus qui pouvaient \u00eatre \u00e9vit\u00e9s mais auraient enlev\u00e9s un peu de sa grandeur au r\u00f4le. Ainsi elle avance, cr\u00e2nement, concluant d&rsquo;ailleurs l\u2019\u0153uvre avec un sur-aigu vainqueur. Cette Maria n&rsquo;est pas uniquement une victime\u00a0: elle se d\u00e9voile dans toute sa noblesse et sa majest\u00e9 par une pudeur qui semble transcend\u00e9e petit \u00e0 petit vers la grandeur qui cl\u00f4t l&rsquo;op\u00e9ra. La voix se d\u00e9ploie lors de la pri\u00e8re finale avec un effet assez impressionnant. On ne sait quand elle s&rsquo;arr\u00eatera de grandir pour s&rsquo;\u00e9lever vers son sacrifice. S\u00fbrement \u00e9puis\u00e9e en cette fin de concert, la soprano se montre boulevers\u00e9e par ce final qui demande tant d&rsquo;\u00e9nergie et de volont\u00e9&#8230; mais la voix est rest\u00e9e l\u00e0, bien pr\u00e9sente et solide d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre. Une prestation d&rsquo;une puissance expressive rare avec une finesse d&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;une grande musicalit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;orchestre, on notera une direction de <strong>Luciano Acocella<\/strong> assez soign\u00e9e et th\u00e9\u00e2trale, mais l&rsquo;orchestre manque de finesse et de nettet\u00e9. De plus, quelques erreurs et d\u00e9calages viennent parsemer la partition. Mais apr\u00e8s tout dans ce r\u00e9pertoire si les chanteurs sont au niveau, la soir\u00e9e ne peut pas \u00eatre mauvaise&#8230; et \u00e0 Avignon ce dimanche, elle a m\u00eame \u00e9t\u00e9 magnifique\u00a0!<\/p>\n<ul>\n<li>Avignon<\/li>\n<li>Op\u00e9ra d\u2019Avignon<\/li>\n<li>24 janvier 2016<\/li>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), Maria Stuarda, Drame lyrique en deux actes<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Maria Stuarda, Patrizia Ciofi ; Elisabetta, Karine Deshayes\u00a0; Leicester, Isma\u00ebl Jordi\u00a0; Talbot, Michele Pertusi\u00a0; Cecil, Yann Toussaint\u00a0; Anna Kennedy, Ludivine Gombert<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra Grand Avignon<\/li>\n<li>Orchestre R\u00e9gional Avignon-Provence<\/li>\n<li>Luciano Acocella, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maria Stuarda fait partie de cette fameuse trilogie Tudor qui rassemble aussi Anna Bolena et Roberto Devereux. 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