{"id":661,"date":"2015-12-16T17:36:45","date_gmt":"2015-12-16T16:36:45","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=661"},"modified":"2016-10-04T20:05:03","modified_gmt":"2016-10-04T18:05:03","slug":"fascinante-armide-de-lully-par-christophe-rousset","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=661","title":{"rendered":"Fascinante Armide de Lully par Christophe Rousset"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_847\" style=\"width: 207px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-847\" class=\"size-medium wp-image-847\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/armide_nancy_2-197x300.jpg\" alt=\"Marie-Adeline Henry dans le r\u00f4le d'Armide \u00e0 Nancy\" width=\"197\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/armide_nancy_2-197x300.jpg 197w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/armide_nancy_2.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><p id=\"caption-attachment-847\" class=\"wp-caption-text\">Marie-Adeline Henry dans le r\u00f4le d&rsquo;Armide \u00e0 Nancy<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;enregistrement des trag\u00e9dies lyriques de Jean-Baptiste Lully est marqu\u00e9 par <em>Atys<\/em> dirig\u00e9 par William Christie en 1987, Christophe Rousset aura finalement \u00e9t\u00e9 beaucoup plus important en terme de d\u00e9couvertes : depuis quinze ans, il a propos\u00e9 en premier enregistrement <em>Pers\u00e9e<\/em> (2001), <em>Roland<\/em> (2004), <em>Bell\u00e9rophon<\/em> (2010) et quelques deuxi\u00e8mes versions non sans int\u00e9r\u00eat pour la diff\u00e9rence d&rsquo;approche avec ses coll\u00e8gues baroqueux : <em>Pha\u00ebton<\/em> (2012, qui permet de comparer avec l&rsquo;enregistrement de Marc Minkowski) et <em>Amadis<\/em> (2013) qui avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par Hugo Reyne. Ici, il s&rsquo;attaque \u00e0 la derni\u00e8re \u0153uvres compl\u00e8te de Lully, trag\u00e9die qui est consid\u00e9r\u00e9e par beaucoup comme le sommet de la composition lullyste : <em>Armide<\/em>. Cet ouvrage a eu les honneurs de deux enregistrements par Philippe Herreweghe (1983 retir\u00e9 de la vente par le chef, puis 1992) et le spectacle dirig\u00e9 par William Christie avec Robert Carsen \u00e0 la mise en sc\u00e8ne (2008). L&rsquo;\u0153uvre est donc d\u00e9j\u00e0 bien pourvue avec deux versions qui peuvent pr\u00e9tendre \u00e0 \u00eatre de r\u00e9f\u00e9rence (et aussi un enregistrement dirig\u00e9 par Ryan Brown en 2007), b\u00e9n\u00e9ficiant de distributions splendides domin\u00e9es par deux immenses trag\u00e9diennes : Guillemette Laurens et St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac. La concurrence est donc rude pour Christophe Rousset et son \u00e9quipe!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Armide<\/em> est la derni\u00e8re trag\u00e9die de Lully, compos\u00e9e alors qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 quitt\u00e9 la cours de Louis XIV apr\u00e8s un scandale de trop. Le compositeur n&rsquo;a plus les faveurs de son protecteur qui se d\u00e9tourne de plus de la musique profane. Ce sera donc le seul op\u00e9ra du compositeur que le roi ne verra pas. Accompagn\u00e9 de son librettiste habituel Philippe Quinault, Lully remporte un immense succ\u00e8s avec cette partition qui pousse plus loin que toutes les autres la composition de l&rsquo;orchestre. Sans perdre l&rsquo;importance de la d\u00e9clamation, l&rsquo;orchestre prend une dimension encore plus large que pour le pr\u00e9c\u00e9dent <em>Roland<\/em>. Salu\u00e9e imm\u00e9diatement apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, l&rsquo;\u0153uvre sera \u00e9clips\u00e9e en 1777 par la trag\u00e9die de Gluck sur le m\u00eame livret. Puis elle reviendra r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 partir de 1887 en extraits ou en concert. Mais c&rsquo;est v\u00e9ritablement la premi\u00e8re repr\u00e9sentation dirig\u00e9e par Philippe Herreweghe en 1983 qui va permettre \u00e0 <em>Armide<\/em> de reprendre toute sa grandeur. Depuis, le personnage central, le livret magnifique et la partition grandiose ont s\u00e9duit les auditeurs. L&rsquo;intrigue fascine toujours autant et l&rsquo;on d\u00e9couvre combien cet art de cours est toujours d&rsquo;actualit\u00e9 et n&rsquo;a rien de compass\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est \u00e0 Nancy en juin et juillet 2015 que les repr\u00e9sentations sc\u00e9niques de cet ouvrage ont eu lieu : les retours de presse \u00e9taient tr\u00e8s bons non seulement pour la partie sc\u00e9nique, mais aussi musicale avec en t\u00eate une Marie-Adeline Henry qui avait marqu\u00e9 la critique. Quelques mois apr\u00e8s, une bonne partie de la m\u00eame \u00e9quipe propose deux concerts \u00e0 Paris et Vienne. Le choix de la Grande Salle de la Philharmonie de Paris peut para\u00eetre \u00e9trange : la salle est tr\u00e8s vaste et r\u00e9put\u00e9e pour ne pas aider la voix \u00e0 s&rsquo;\u00e9panouir. Quand en plus nous sommes dans un r\u00e9pertoire o\u00f9 le texte d\u00e9clam\u00e9 prime et o\u00f9 la puissance vocale est secondaire, pourquoi ne pas avoir trouv\u00e9 un lieu plus r\u00e9duit, comme la salle de la Philharmonie 2. De plus, comme lors des pr\u00e9c\u00e9dents concerts Lully de Rousset, le public ne s&rsquo;est pas d\u00e9plac\u00e9 en masse, laissant de nombreux rangs vides dans l&rsquo;ensemble de la salle. Le rendu est donc d\u00e9routant durant les premi\u00e8res minutes et reste assez peu compatible avec les exigences du r\u00e9pertoire : la rondeur perp\u00e9tuelle du son et l&rsquo;espace \u00e0 remplir ne sont pas tr\u00e8s favorables \u00e0 la finesse et la clart\u00e9 du texte comme de la musique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Christophe Rousset<\/strong> renouvelle l&rsquo;approche de la partition par son style d&rsquo;ex\u00e9cution. Comme \u00e0 son habitude, il privil\u00e9gie une grande rondeur de son et un chant r\u00e9guli\u00e8rement orn\u00e9. D\u00e8s l&rsquo;ouverture, on entend un orchestre d\u00e9taill\u00e9 mais qui \u00e9vite la raideur que peuvent donner certains. La sensualit\u00e9 qui se d\u00e9gage de l&rsquo;orchestre offre de splendides moments, mais d&rsquo;autres plus martiaux manquent alors d&rsquo;un peu de la s\u00e8cheresse n\u00e9cessaire. Le chef dirige toute la soir\u00e9e avec un beau soin du d\u00e9tail et propose un continuo de toute beaut\u00e9. La pr\u00e9sence de deux clavecins (jou\u00e9s dans un style assez diff\u00e9rents) permet une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;ambiance et donne beaucoup de vie aux r\u00e9citatifs. <strong>Les Talens Lyriques<\/strong> se montrent comme toujours d&rsquo;une probit\u00e9 stylistique impressionnante. Alors que leur r\u00e9pertoire s&rsquo;\u00e9tend vers les compositeurs classiques (voir romantique pour le dernier Trag\u00e9dienne de V\u00e9ronique Gens), la finesse du jeu est parfaite. On notera uniquement un ou deux accros chez les violons parmi les petits soucis. Le <strong>Ch\u0153ur de chambre de Namur<\/strong> a souvent collabor\u00e9 avec Rousset et comme \u00e0 son habitude, il se montre parfait\u00a0: la diction est impressionnante et l&rsquo;ensemble parfait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour une telle \u0153uvre, il faut avant tout une grande trag\u00e9dienne. Et l&rsquo;on a vu ici se d\u00e9voiler une immense <strong>Marie-Adeline Henry<\/strong> qui m\u00eame en version de concert vit le r\u00f4le de tout son corps et de toute sa voix. D\u00e8s les premiers mots, on d\u00e9couvre un timbre cuivr\u00e9, une voix puissante et une coloration des mots et du texte assez impressionnante. Poussant le personnage dans ses plus grandes extr\u00e9mit\u00e9s, le chanteuse ose tout et s&rsquo;impose avec une aisance d\u00e9concertante. Elle n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 convoquer des raucit\u00e9s de la plus sombre des sorci\u00e8res pour ensuite nous donner tout le d\u00e9sespoir de la femme. La palette dynamique est saisissante depuis le murmure jusqu&rsquo;au forte qui emplit ais\u00e9ment la grande salle de la Philharmonie. Si le texte manque par moment un peu de clart\u00e9, il vit tout de m\u00eame admirablement. On sent combien la jeune chanteuse transpire ce r\u00f4le immense de trag\u00e9dienne, d\u00e9livrant toutes les \u00e9motions avec une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 telle qu&rsquo;on en vient \u00e0 se demander comment elle peut aller s&rsquo;assoir tranquillement sur la sc\u00e8ne pour attendre son tour de chant. Les ombres de Guillemette Laurens et St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac \u00e9taient lourdes\u2026 et ici Marie-Adeline Henry trouve un autre chemin pour se hisser au niveau de ses illustres devanci\u00e8res que l&rsquo;on pensait in\u00e9galables.<\/p>\n<div id=\"attachment_848\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-848\" class=\"size-medium wp-image-848\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/armide_nancy_1-300x200.jpg\" alt=\"Apparition de la Haine (Marc Mauillon)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/armide_nancy_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/armide_nancy_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/armide_nancy_1.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-848\" class=\"wp-caption-text\">Apparition de la Haine (Marc Mauillon)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 ce personnage hors norme, il fallait une distribution digne de ce nom. On notera bien quelques d\u00e9ceptions, comme l&rsquo;Hidraot de <strong>Douglas Williams<\/strong> dont la voix ne s&rsquo;\u00e9panouit jamais et reste affreusement coinc\u00e9e dans sa gorge, enlevant toute prestance \u00e0 ce grand magicien.\u00a0 <strong>Judith van Wanroij<\/strong>\u00a0 et <strong>Marie-Claude Chappuis<\/strong> se partagent l&rsquo;ensemble des petits r\u00f4les de belle mani\u00e8re, m\u00eame si la voix de van Wanroij peine \u00e0 s&rsquo;\u00e9panouir du fait d&rsquo;une tessiture un peu grave. Mais l&rsquo;abattage ou la s\u00e9duction sont l\u00e0, le style est parfait et r\u00e9pond par de belles d\u00e9corations aux habitudes de Christophe Rousset. <strong>Etienne Bazola<\/strong> et <strong>Emiliano Gonzalez Toro<\/strong> sont de m\u00eame de belles surprises dans leurs petits r\u00f4les. On admirera aussi la splendide prestation de<strong> Cyrile Auvity<\/strong> qui aurait sans doute propos\u00e9 un Renaud admirable. Si <strong>Antonio Figueroa<\/strong> est justement un beau Renaud, il lui manque cruellement cette aisance de style que poss\u00e8de la haute-contre fran\u00e7aise : le t\u00e9nor canadien n&rsquo;a pas la m\u00eame proximit\u00e9 de style que la haute-contre fran\u00e7aise rompue \u00e0 ce r\u00e9pertoire sp\u00e9cifique. La prestation reste de beau niveau avec beaucoup de soin dans la ligne mais un texte qui manque un peu de mots. Enfin, une attention particuli\u00e8re pour celui qui se hisse au niveau de l&rsquo;Armide de Marie-Adeline Henry par le charisme et le style\u00a0: <strong>Marc Mauillon<\/strong>. D\u00e8s son intervention en Ubalde, il est remarquable de style et d&rsquo;impact. Mais c&rsquo;est bien s\u00fbr dans La Haine qu&rsquo;il envahit l&rsquo;espace pour un portrait saisissant. Avec un timbre tr\u00e8s clair, il compose un personnage grin\u00e7ant et mena\u00e7ant, loin du monstre imm\u00e9diat. Le mot bien s\u00fbr est particuli\u00e8rement soign\u00e9, mais \u00e0 cela s&rsquo;ajoute un chant ac\u00e9r\u00e9 qui par un luxe de nuances donne \u00e0 cette Haine une vie particuli\u00e8re qui enrichit l&rsquo;all\u00e9gorie pour v\u00e9ritablement lui donner forme humaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec une grande Armide, Christophe Rousset avait rempli la plus difficile partie, mais il a soign\u00e9 le reste de la distribution de belle fa\u00e7on (\u00e0 une exception notable pr\u00eat!) et on connait son affinit\u00e9 avec la musique baroque et Lully en particulier. Comme pour les pr\u00e9c\u00e9dents concerts, un disque devrait sortir suite \u00e0 ce concert et on peut y esp\u00e9rer une encore plus grande satisfaction puisque les petits accros seront gomm\u00e9s et la proximit\u00e9 plus grande.\u00a0 Christophe Rousset parle pour <em>Armide<\/em> d&rsquo;un aboutissement musical, esp\u00e9rons que ce ne sera pas une finalit\u00e9 pour lui et qu&rsquo;il continuera \u00e0 nous ravir avec d&rsquo;autres partitions du musicien g\u00e9nial qu&rsquo;est Lully.<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Grand Salle de la Philharmonie de Paris<\/li>\n<li>10 d\u00e9cembre 2015<\/li>\n<li>Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Armide, trag\u00e9die en musique en un prologue et cinq actes<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Armide, Marie-Adeline Henry\u00a0; Renaud, Antonio Figueroa\u00a0; Ph\u00e9nice \/ La Gloire \/ M\u00e9lisse \/ Une Nymphe des Eaux, Judith van Wanroij\u00a0; La Sagesse \/ Sidonie \/ Une Berg\u00e8re H\u00e9ro\u00efque \/ Lucinde, Marie-Claude Chappuis\u00a0; Aronte \/ La Haine, Marc Mauillon\u00a0; Hidraot, Douglas Williams\u00a0; Le Chevalier Danois \/ Un Amant Fortun\u00e9, Cyril Auvity\u00a0; Ubalde, Etienne Bazola\u00a0; Art\u00e9midore, Emiliano Gonzalez Toro<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de chambre de Namur<\/li>\n<li>Les Talens Lyriques<\/li>\n<li>Christophe Rousset, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si l&rsquo;enregistrement des trag\u00e9dies lyriques de Jean-Baptiste Lully est marqu\u00e9 par Atys dirig\u00e9 par William Christie en 1987, Christophe Rousset aura finalement \u00e9t\u00e9 beaucoup plus important en terme de d\u00e9couvertes [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[55,72,23],"class_list":["post-661","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_baroque","tag-lully","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-aF","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/661","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=661"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/661\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":850,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/661\/revisions\/850"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=661"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=661"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=661"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}