{"id":612,"date":"2015-09-22T14:45:56","date_gmt":"2015-09-22T12:45:56","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=612"},"modified":"2016-10-04T00:20:09","modified_gmt":"2016-10-03T22:20:09","slug":"fervaal-meriterait-tellement-mieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=612","title":{"rendered":"Fervaal m\u00e9rite tellement mieux&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-843 alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Fervaal_malibran.jpg\" alt=\"fervaal_malibran\" width=\"200\" height=\"198\" \/>Vincent d&rsquo;Indy fait partie de cette g\u00e9n\u00e9ration de compositeurs fran\u00e7ais marqu\u00e9s dans leur jeunesse par le Grand Op\u00e9ra alors ma\u00eetre sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris, avant d&rsquo;\u00eatre frapp\u00e9s par l&rsquo;arriv\u00e9e de Richard Wagner. Tout comme Paul Dukas ou Ernest Chausson, Vincent d&rsquo;Indy composa finalement peu d&rsquo;op\u00e9ra (seulement cinq) mais beaucoup de musique symphonique. Parmi les op\u00e9ras, ne sont disponibles \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute que <em>L\u2019\u00c9tranger<\/em> et <em>Fervaal<\/em>. Alors que le premier se distingue par un naturalisme teint\u00e9 de fantastique dans la derni\u00e8re sc\u00e8ne, <em>Fervaal<\/em> est particuli\u00e8rement marqu\u00e9 par les deux mod\u00e8les qui s&rsquo;entrechoquent dans l&rsquo;esprit du compositeur. Plongeant dans une mythologie fran\u00e7aise teint\u00e9e de religion celtique, cet op\u00e9ra est souvent compar\u00e9 \u00e0 <em>Parsifal<\/em> par son th\u00e8me et ses personnages. Mais par sa science symphonique, d&rsquo;Indy se distingue du mod\u00e8le germanique en trouvant des couleurs toutes fran\u00e7aises et lumineuses. Malibran nous propose ici la captation de 1962 r\u00e9alis\u00e9e pour la Radio Fran\u00e7aise. Malheureusement, les conditions d&rsquo;\u00e9coutes sont loin de rendre justice \u00e0 la partition\u00a0: interpr\u00e9tation banale, \u00e9normes coupures, orchestre tr\u00e8s sec et en retrait&#8230; Difficile dans ces conditions se faire une id\u00e9e de l\u2019\u0153uvre, qui se r\u00e9v\u00e8le pourtant grandiose dans son enti\u00e8ret\u00e9.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que sa musique symphonique est disponible par un certain nombre d&rsquo;enregistrements de bonne qualit\u00e9, la musique lyrique de d&rsquo;Indy reste peu diffus\u00e9e. Jusqu&rsquo;alors, seul <em>L\u2019\u00c9tranger<\/em> capt\u00e9 \u00e0 Montpellier \u00e9tait disponible \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute. On cherchait en vain <em>Fervaal<\/em> dans une \u00e9dition officielle (cette captation dirig\u00e9e par Le Conte circulait discr\u00e8tement, ainsi qu&rsquo;une autre captation faite \u00e0 Bern en 2009)&#8230; et nous attendons toujours que ses superbes m\u00e9lodies soient un jour enregistr\u00e9es. Quel bonheur donc de voir enfin une commercialisation de cet op\u00e9ra. Mais malheureusement, il est difficile de se faire une id\u00e9e juste de la partition tant les coupures sont immenses. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;\u00e0 comparer\u00a0: cette parution dure 1h36&#8230; l\u00e0 o\u00f9 la production de Berne compte plus de 3h de musique. Ce ne sont donc que des extraits assembl\u00e9s qui nous sont ici propos\u00e9s. D\u00e9j\u00e0 le prologue et tout le premier tableau du premier acte sont tout simplement absents. Le deuxi\u00e8me acte passe de 47 minutes \u00e0 tout juste plus d&rsquo;une demi-heure. Et le troisi\u00e8me sera r\u00e9duit de la m\u00eame mani\u00e8re. Dans les coupures, ce sont tous les r\u00e9cits de personnages principaux qui disparaissent\u00a0: on en vient donc \u00e0 ignorer l&rsquo;ensemble des motivations de chacun et l&rsquo;arri\u00e8re-plan mythologique est totalement pass\u00e9 sous silence. Arfagard perd toute substance, on ignore presque la trahison de Fervaal envers son serment druidique et Guilhen n&rsquo;explique jamais pourquoi elle fait attaquer ses troupes (on ignore d&rsquo;ailleurs contre qui vont se battre les habitants du pays de Cravann). On conserve en partie les grandes sc\u00e8nes les plus lyriques ou impressionnantes mais sans le liant qui donne toute sa force \u00e0 la partition. Cela reviendrait \u00e0 r\u00e9duire <em>Parsifal<\/em> de moiti\u00e9 en supprimant les monologues de Gurnemanz et Amfortas, tout en passant sous silence les motivations de Klingsor. Difficile de juger alors d&rsquo;une \u0153uvre dont ne reste qu&rsquo;un squelette bien pauvre et maladroit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le fran\u00e7ais est impeccablement dit par toute la distribution, l&rsquo;interpr\u00e9tation manque cruellement d&rsquo;implication surtout pour la Guihlen de <strong>Micheline Grancher<\/strong>. On peine vraiment ici \u00e0 trouver l&rsquo;enchanteresse sarrasine qui va mener ses troupes au combat et mourir pour venger son abandon. Tr\u00e8s grande dame et toujours sur la r\u00e9serve, la chanteuse reste totalement en dehors d&rsquo;un r\u00f4le bien s\u00fbr fort r\u00e9duit\u00a0: un duo d&rsquo;amour au premier acte, puis sa mort au dernier. Et pourtant les moyens sont l\u00e0 et la voix assume sans soucis une tessiture pourtant tr\u00e8s tendue. <strong>Pierre Germain<\/strong> est un Arfagard assez \u00e9trange tant le chant est clair et expos\u00e9. Le grave semble totalement absent et la voix peine \u00e0 trouver une vraie assise. C&rsquo;est donc toute l&rsquo;autorit\u00e9 qui est absente. Le chef des druides se montre ici plus serviteur que fanatique religieux, pr\u00e8s \u00e0 tuer celui qu&rsquo;il a \u00e9lev\u00e9 pour satisfaire ses dieux. Mais l\u00e0 encore une fois, l&rsquo;absence du prologue et du premier tableau donne un portrait totalement d\u00e9form\u00e9 du personnage. Enfin pour le r\u00f4le-titre, <strong>Jean Mollien<\/strong> est peut-\u00eatre l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus satisfaisant avec un vrai h\u00e9ro\u00efsme dans son chant, assumant \u00e0 la fois l&rsquo;amour, le d\u00e9sespoir morbide ou la vaillance. La voix est puissante, ais\u00e9e et bien conduite alors que d&rsquo;Indy ne le m\u00e9nage pas. Le reste de la distribution est d&rsquo;un bon niveau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u00f4t\u00e9 direction, <strong>Pierre-Michel Le Conte<\/strong> conna\u00eet bien le style de l\u2019\u0153uvre, mais comment r\u00e9ussir \u00e0 donner toute sa dimension \u00e0 une moiti\u00e9 de partition\u00a0? Car ce ne sont pas juste des sc\u00e8nes qui sont supprim\u00e9es, mais parfois on assiste \u00e0 des coupures dans ces sc\u00e8nes afin s\u00fbrement de r\u00e9duire la dur\u00e9e d&rsquo;une partition b\u00e2tie sur le mod\u00e8le wagn\u00e9rien. Ajoutons \u00e0 cela une prise de son tr\u00e8s grise o\u00f9 l&rsquo;orchestre ne peut pas prendre toute sa dimension, et il devient bien difficile de fonder un jugement objectif. Les choix de direction sont bons, l&rsquo;orchestre travaill\u00e9 (dans la mesure o\u00f9 on peut en juger)&#8230; cette direction aurait s\u00fbrement \u00e9t\u00e9 de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 dans un autre contexte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, il faut encore pester contre le travail \u00e9ditorial de la firme Malibran. Si la parution de ce genre d&rsquo;enregistrement est toujours b\u00e9n\u00e9fique, il ne faudrait pas oublier de donner quelques informations pour une \u0153uvre aussi rare. Indiquer combien la partition est coup\u00e9e par exemple&#8230; La distribution est pr\u00e9sente, mais aucun synopsis. Et pourquoi pr\u00e9senter l&rsquo;\u0153uvre comme une \u00ab\u00a0Action musicale en trois actes et un prologue\u00a0\u00bb sur l&rsquo;arri\u00e8re du bo\u00eetier, et proposer un d\u00e9coupage en quatre actes dans la liste des pistes\u00a0? On passera aussi sur l&rsquo;incoh\u00e9rence du nom de Pierre-Michel Le Conte entre deux \u00e9critures, ou le manque de v\u00e9rifications sur la mise en page du peu de texte pr\u00e9sent. Peu de source d&rsquo;information, un manque de s\u00e9rieux dans le travail \u00e9ditorial&#8230; tout cela est vraiment dommage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est donc une vraie d\u00e9convenue que cette parution, en particulier alors qu&rsquo;un autre enregistrement radio beaucoup plus satisfaisant circule\u00a0: la captation de Berne r\u00e9unit non seulement une distribution brillante, mais propose la partition compl\u00e8te (\u00e0 l&rsquo;exception notable d&rsquo;une coupure de quelques minutes dans le deuxi\u00e8me acte lors de l&rsquo;assembl\u00e9e de bardes) dans une qualit\u00e9 sonore tr\u00e8s bonne. Elle donne ainsi la possibilit\u00e9 de juger de la partition. D\u00e9j\u00e0, les r\u00f4les prennent une toute autre dimension non seulement par tous ces r\u00e9cits qui fondent la psychologie et les motivations, mais aussi par les chanteurs. Si <strong>Rodrigo Orrego<\/strong> semble parfois lutter contre un instrument rebelle, avec une diction moyenne et une fatigue sensible sur la fin, le personnage de Fervaal prend une dimension toute autre dans sa vaillance mais aussi son effacement face au devoir qui le conduit \u00e0 la mort. Avec plus d&rsquo;espace, on d\u00e9couvre forc\u00e9ment la profondeur du doute et des errements de ce sauveur celte. Mais ce sont surtout <strong>Sophie Fournier<\/strong> et <strong>Philippe Rouillon<\/strong> qui sont immenses et permettent une v\u00e9ritable r\u00e9partition des forces entre les trois personnages aussi importants les uns que les autres. Guilhen se voit propos\u00e9e dans toute sa complexit\u00e9\u00a0: vierge guerri\u00e8re qui chute et d\u00e9couvre ses faiblesses, les couleurs sont tr\u00e8s vari\u00e9es, les nuances superbes et la diction grandiose. <strong>Philippe Rouillon<\/strong>, lui, impose imm\u00e9diatement toute la noblesse mais aussi la violence d&rsquo;Arfagard\u00a0: la voix tonne tout en sachant se briser pour montrer la figure paternelle derri\u00e8re le chef religieux. Ajoutons \u00e0 cela une superbe direction&#8230; et voil\u00e0 un document qui m\u00e9riterait d&rsquo;\u00eatre publi\u00e9 pour rendre justice \u00e0 la partition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car cet ouvrage propose de grands moments. Le prologue expose en peu de temps une grande vari\u00e9t\u00e9 de couleurs d&rsquo;orchestre et d&rsquo;ambiance en plus d&rsquo;ancrer la trag\u00e9die dans un vrai contexte. Le premier tableau du premier acte permet \u00e0 Arfagard de prendre toute sa grandeur dans son r\u00e9cit mystique qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve avec une conviction rare. Si ce monologue pourrait se rapprocher de celui de Gurnemanz au premier acte, il se distingue par la dimension proph\u00e9tique qui se d\u00e9veloppe\u00a0: la musique prend de l&rsquo;espace au fur et \u00e0 mesure pour signifier le destin imposant de Fervaal. Le duo d&rsquo;amour entre Fervaal et Guilhen permet ensuite \u00e0 chacun d&rsquo;exposer les contraintes et les missions quasi religieuses qui leur sont impos\u00e9es par des proph\u00e9ties ou leur anc\u00eatres. On comprend ainsi que ce n&rsquo;est pas que Fervaal qui trahi la voie que ses anc\u00eatres avaient trac\u00e9s, mais aussi Guihlen. Ceci explique son appel \u00e0 la guerre en fin d&rsquo;acte (appel absent de l&rsquo;enregistrement de 1962). Toute l&rsquo;atmosph\u00e8re du premier tableau du deuxi\u00e8me acte est magistrale. Alors que la musique peint la lev\u00e9e d&rsquo;un brouillard mystique au milieu duquel s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve la voix d&rsquo;outre-tombe de la d\u00e9esse Ka\u00efto, on d\u00e9couvre la faille chez Fervaal alors que tout son peuple s&rsquo;assemble pour le suivre au combat. Mais le plus grand moment est sans doute ce final o\u00f9 Fervaal s&rsquo;enfonce dans une temp\u00eate de neige lumineuse, apr\u00e8s avoir tu\u00e9 son p\u00e8re adoptif, il emporte la d\u00e9pouille de Guihlen vers l&rsquo;inconnu. L&rsquo;orchestre peint une toile sid\u00e9rante\u00a0: la temp\u00eate est magistrale et nimb\u00e9e de lumi\u00e8re. Le ch\u0153ur se d\u00e9veloppe au sein des lignes de violon et de vents pour ajouter au fantastique, nous plongeant non plus uniquement dans un \u00e9v\u00e9nement m\u00e9t\u00e9orologique mais aussi dans l&rsquo;esprit en d\u00e9route d&rsquo;un homme \u00e0 terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc si la publication de l&rsquo;enregistrement de 1962 suscite la curiosit\u00e9 (ou m\u00eame si ce n&rsquo;est pas le cas!), il reste n\u00e9cessaire de d\u00e9couvrir l&rsquo;enregistrement de Berne en 2009 pour d\u00e9couvrir toutes les beaut\u00e9s et la force de la partition de Vincent d&rsquo;Indy. Esp\u00e9rons que comme <em>Le Roi Arthus<\/em> de Chausson, <em>Fervaal<\/em> b\u00e9n\u00e9ficiera d&rsquo;un retour en gr\u00e2ce car nous ne sommes pas ici face \u00e0 un ersatz d&rsquo;op\u00e9ra wagn\u00e9rien, mais face \u00e0 un op\u00e9ra qui pioche avec bonheur dans les influences marquantes de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<ul>\n<li>Vincent d&rsquo;Indy (1851-1931), Fervaal (1897), Op\u00e9ra en trois actes et un prologue<\/li>\n<li>Fervaal, Jean Mollien ; Guilhen, Micheline Grancher ; Ka\u00efto, Janine Capderou ; Arfagard, Pierre Germain\u00a0; Ferkemnat, Jean Michel ; Chennos, Joseph Peyron\u00a0; Geywhir, Christor Grigoriou\u00a0; Berddret, Gustave Wion\u00a0; Gwellkingubar, Lucien Lovano<\/li>\n<li>Ch\u0153ur et Orchestre Radio-Lyrique<\/li>\n<li>Pierre-Michel Le Conte, direction<\/li>\n<li>2 CD Malibran, MR 771. Enregistr\u00e9 pour la radio le 29 mars 1962.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vincent d&rsquo;Indy fait partie de cette g\u00e9n\u00e9ration de compositeurs fran\u00e7ais marqu\u00e9s dans leur jeunesse par le Grand Op\u00e9ra alors ma\u00eetre sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris, avant d&rsquo;\u00eatre frapp\u00e9s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2,3],"tags":[9,65,57,14,23],"class_list":["post-612","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-disque-dvd","category-musique_classique","tag-cd","tag-dindy","tag-epoque_romantique","tag-integrale","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-9S","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/612","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=612"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/612\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":845,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/612\/revisions\/845"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=612"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=612"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=612"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}