{"id":574,"date":"2015-07-25T23:49:16","date_gmt":"2015-07-25T21:49:16","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=574"},"modified":"2015-09-22T14:45:28","modified_gmt":"2015-09-22T12:45:28","slug":"castor-et-pollux-revolution-par-pichon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=574","title":{"rendered":"Castor et Pollux\u00a0: R\u00e9volution par Pichon\u00a0!"},"content":{"rendered":"<p class=\"western\" align=\"justify\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/castor_pichon.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-575 alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/castor_pichon-300x300.jpg\" alt=\"castor_pichon\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/castor_pichon-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/castor_pichon-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/castor_pichon-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/castor_pichon.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>L&rsquo;ann\u00e9e 2014 \u00e9tait l&rsquo;ann\u00e9e Rameau&#8230; et plus particuli\u00e8rement l&rsquo;ann\u00e9e <em>Castor et Pollux<\/em> puisqu&rsquo;en France, l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e \u00e0 Paris (Herv\u00e9 Niquet), \u00e0 Dijon et Lille (Emmanuelle Ha\u00efm), et repr\u00e9sent\u00e9e en version de concert \u00e0 Bordeaux, Paris et Montpellier (Rapha\u00ebl Pichon). C&rsquo;est \u00e0 la fin de cette tourn\u00e9e de concerts \u00e0 travers la France qui a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 par les micros d&rsquo;Harmonia Mundi. Durant le voyage, la distribution a vari\u00e9 petit \u00e0 petit et si l&rsquo;on retrouve certains noms communs entre toutes les dates, beaucoup de chanteurs ont chang\u00e9s. Mais il nous reste toujours par contre l&rsquo;Ensemble Pygmalion qui rayonne d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre, tant l&rsquo;orchestre que le ch\u0153ur. Comme il d&rsquo;usage en ce moment, c&rsquo;est la version remani\u00e9e de 1754 qui est donn\u00e9e. Elle nous prive du prologue et simplifie l&rsquo;intrigue, mais la musique se rapproche plus des splendeurs des <em>Bor\u00e9ades<\/em> que de la sobri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;<em>Hippolyte et Aricie<\/em>. Alors que William Christie dominait la distribution avec la version de 1737, Rapha\u00ebl Pichon se m\u00e9nage une place au soleil par cet enregistrement.<!--more--><\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\">Troisi\u00e8me op\u00e9ra de Jean-Philippe Rameau \u00e0 \u00eatre publi\u00e9e, <em>Castor et Pollux<\/em> sera aussi l&rsquo;un des premiers \u00e9checs relatifs du compositeur. Il reprendra son \u0153uvre plus de quinze ans plus tard et le triomphe sera alors au rendez-vous. Le temps a pass\u00e9 et la structure lullyste a v\u00e9cu : les r\u00e9citatifs sont simplifi\u00e9s, des danses ajout\u00e9es et le prologue supprim\u00e9. Les personnages sont aussi plus simple et rapidement d\u00e9voil\u00e9s : Pollux exprime imm\u00e9diatement son d\u00e9sir de s&rsquo;effacer devant l&rsquo;amour de son fr\u00e8re, alors que Ph\u00e9b\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le toute de suite comme une jalouse mal\u00e9fique. Le premier acte devient un acte d&rsquo;exposition qui enl\u00e8ve une partie du charme de l&rsquo;\u0153uvre originale : l\u00e0 o\u00f9 les motivations \u00e9taient d\u00e9voil\u00e9es petit \u00e0 petit, elles sont ici imm\u00e9diatement expos\u00e9es pour chaque personnage. On assiste \u00e0 une simplification th\u00e9\u00e2trale, au profit de la musique qui elle se voit agr\u00e9ment\u00e9e de passages d\u00e9monstratifs ou agr\u00e9ables comme l&rsquo;air de l&rsquo;Athl\u00e8te. Donc perte d&rsquo;originalit\u00e9 th\u00e9\u00e2trale mais on y gagne en plaisir musical.<\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\">Ainsi qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 dit, l&rsquo;orchestre et le ch\u0153ur de l&rsquo;Ensemble Pygmalion se taillent un immense succ\u00e8s sous la direction splendide de <strong>Rapha\u00ebl Pichon<\/strong>. Le jeune ensemble propose une vari\u00e9t\u00e9 de couleur et de texture formidable\u00a0: d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre de la partition, nous assistons \u00e0 une d\u00e9monstration d&rsquo;aisance, de beaut\u00e9 et de finesse. Avec un orchestre tr\u00e8s fourni, le chef peut se permettre toutes les innovations possibles, rendant particuli\u00e8rement vivante les danses bien s\u00fbr, mais aussi le continuo d&rsquo;une inventivit\u00e9 foisonnante. Aussi \u00e0 l&rsquo;aise dans la d\u00e9licatesse d&rsquo;un accompagnement que dans les danses \u00e9nergiques, <strong>Rapha\u00ebl Pichon<\/strong> montre toute l&rsquo;\u00e9tendue des capacit\u00e9s de son ensemble, plus la plus grande gloire de l&rsquo;\u0153uvre de Rameau. Le ch\u0153ur se trouve tout aussi magistral avec un ensemble parfait, des pupitres d&rsquo;une beaut\u00e9 sid\u00e9rante et une technique impressionnante pour un ensemble si jeune\u00a0: dynamique, couleurs et nuances semblent infinies comme le prouve le fameux ch\u0153ur \u00ab\u00a0Que tout g\u00e9misse\u00a0\u00bb qui ouvre le deuxi\u00e8me acte. Accompagn\u00e9 d&rsquo;un orchestre tout aussi expressif, le ch\u0153ur joue sur la dynamique pour un rendu frappant de justesse. C&rsquo;est donc d\u00e9j\u00e0 un formidable travail du chef et de son ensemble qu&rsquo;il faut saluer ici\u00a0: les innovations rythmiques ou dans les couleurs sont miraculeuses et prouvent qu&rsquo;on peut toujours renouveler la direction de Rameau. Les ann\u00e9es passent et m\u00eame si la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration repr\u00e9sent\u00e9e par William Christie n&rsquo;a rien perdu de sa superbe, les nouveaux chefs qu&rsquo;on appellera la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration se montrent eux aussi fascinant car ils se lib\u00e8rent des r\u00e8gles pour en forger de nouvelles.<\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\">Mais les qualit\u00e9s ne r\u00e9sident pas que dans l&rsquo;ensemble et son chef. La distribution r\u00e9unie se signale par le chant mais aussi l&rsquo;implication th\u00e9\u00e2trale. Chaque r\u00f4le se voit parfaitement chant\u00e9 et dit. Les deux r\u00f4les de basse de Jupiter et du Grand Pr\u00eatre sont brillamment tenus respectivement par <strong>Christian Immler<\/strong> et <strong>Virgile Ancely<\/strong>. Tous deux sonnent de belle mani\u00e8re, l&rsquo;imp\u00e9riosit\u00e9 du ton et la noblesse de la diction donnent vie \u00e0 ces personnages hi\u00e9ratiques. Mais ce sont bien s\u00fbr les deux r\u00f4les multiples tenus par <strong>Sabine Devieilhe<\/strong> et <strong>Philippe Talbot<\/strong> qui marquent. Ils ont \u00e0 chanter l&rsquo;un et l&rsquo;autre certains des plus beaux airs de la partition. La soprano se distingue en Ombre Heureuse o\u00f9 le chant d\u00e9li\u00e9 et diaphane est miraculeux. Loin des d\u00e9monstrations, c&rsquo;est dans la d\u00e9licatesse et la retenue qu&rsquo;elle se montre la plus saisissante. <strong>Philippe Talbot<\/strong> a la lourde t\u00e2che d&rsquo;assumer le fameux air de l&rsquo;Athl\u00e8te. Avec ses aigus puissants et ses sauts d&rsquo;octaves, l&rsquo;air est une gageure \u00e0 chanter, m\u00eame pour un haute-contre aguerri. Le jeune t\u00e9nor s&rsquo;y montre impressionnant, b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;un beau timbre clair mais ferme avec une diction parfaite. Ses autres interventions sont moins marquantes par nature mais esp\u00e9rons le retrouver dans les ann\u00e9es qui viennent dans ce r\u00e9pertoire\u00a0! Il sera int\u00e9ressant de le d\u00e9couvrir en ouverture de saison \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra Garnier dans le r\u00f4le-titre de <em>Plat\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\">Si dans la version originale les deux dames poss\u00e8dent des r\u00f4les d&rsquo;importance comparable, elles sont ici beaucoup moins \u00e9gales. En effet, en dehors de quelques sc\u00e8nes impressionnantes, Ph\u00e9b\u00e9 ne s&rsquo;impose jamais th\u00e9\u00e2tralement. Pourtant, la pr\u00e9sence de <strong>Cl\u00e9mentine Margaine<\/strong> donne beaucoup d&rsquo;\u00e9paisseur au personnage. Plus habitu\u00e9e au r\u00e9pertoire romantique, la mezzo-soprano r\u00e9ussit tout de m\u00eame \u00e0 discipliner sa grande voix pour se couler dans le style baroque. Si la diction manque un peu de finesse, le chant se voit parfaitement conduit sans aucune faute de style. La voix surprend \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9coute, mais il n&rsquo;est finalement pas interdit d&rsquo;entendre de tels interpr\u00e8tes si le rendu est aussi convaincant \u00e0 tous points de vue. Cette Ph\u00e9b\u00e9 semble d\u00e8s ses premi\u00e8res paroles poss\u00e9d\u00e9e par la vengeance et la violence de son amour impossible. Tout au long de l&rsquo;enregistrement elle se montre une rivale assez impressionnante face \u00e0 la douce T\u00e9la\u00efre d&rsquo;<strong>Emmanuelle de Negri<\/strong>. Cette derni\u00e8re se montre remarquable d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre, d&rsquo;un naturel fascinant et troublant. La chanteuse est toujours \u00e0 son aise dans ce r\u00e9pertoire, mais elle d\u00e9passe comme toujours la simple technique pour affiner son chant et nous faire ressentir toutes les douleurs du personnage. Jamais larmoyante ou outr\u00e9e, elle sait trouver le ton dramatique juste pour composer une T\u00e9la\u00efre parfaite. Sa d\u00e9ploration qui ouvre le deuxi\u00e8me acte est un moment de gr\u00e2ce sublime tant la combinaison entre style et intensit\u00e9 est parfaitement dos\u00e9e. Avec un timbre toujours aussi beau et un art vocal saisissant, elle dessine en quelques interventions son personnage qui \u00e9volue et vie avec cet art qu&rsquo;on attend d&rsquo;une trag\u00e9dienne. Comme \u00e0 chacune de ses prestations, <strong>Emmanuelle de N\u00e9gri<\/strong> se montre ici encore grandiose et parfaite.<\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\">Tout comme pour les deux femmes, Castor et Pollux sont distribu\u00e9s \u00e0 un sp\u00e9cialiste du r\u00e9pertoire baroque et \u00e0 un artiste plus g\u00e9n\u00e9raliste. <strong>Colin Ainsworth<\/strong> interpr\u00e8te ce r\u00e9pertoire depuis des ann\u00e9es avec toujours un go\u00fbt tr\u00e8s s\u00fbr. Le r\u00f4le de Castor lui est tr\u00e8s bien connu (il l&rsquo;a enregistr\u00e9 en 2004 chez Naxos) et il se montre \u00e0 la hauteur de sa r\u00e9putation. La seule l\u00e9g\u00e8re r\u00e9serve que l&rsquo;on peut apporter \u00e0 sa prestation est que la voix semble l\u00e9g\u00e8rement us\u00e9e ou du moins instable, particuli\u00e8rement dans la premi\u00e8re partie de l&rsquo;\u0153uvre. Son Castor se fait douloureux ou amoureux, toujours finement trac\u00e9 et s&rsquo;alliant parfaitement \u00e0 la T\u00e9la\u00efre d&rsquo;<strong>Emmanuelle de N\u00e9gri<\/strong>. Seul non francophone de la distribution, il n&rsquo;en poss\u00e8de pas moins une diction exemplaire. Si l&rsquo;on peut regretter de ne pas trouver un chant plus jeune, le r\u00e9sultat reste de haute qualit\u00e9. Son demi-fr\u00e8re Pollux est confi\u00e9 au jeune baryton fran\u00e7ais <strong>Florian Sempey<\/strong>. Plus connu pour ses prestations dans le r\u00e9pertoire romantique fran\u00e7ais et italien, ses incursions chez Rameau sont une belle surprise. Le style est tr\u00e8s bien int\u00e9gr\u00e9 et si la voix semble manquer un peu de finesse pour s&rsquo;int\u00e9grer totalement dans le discours des autres chanteurs, le travail est remarquable tant stylistiquement que th\u00e9\u00e2tralement. La technique l&#8217;emp\u00eache d&rsquo;avoir une diction aussi pr\u00e9cise que souhait\u00e9e car le son r\u00e9sonne avant de sortir. Malgr\u00e9 cela, le texte est tr\u00e8s bien dit et compr\u00e9hensible. Ce Pollux b\u00e9n\u00e9ficie donc d&rsquo;un mat\u00e9riel imposant, mais l&rsquo;utilise de belle mani\u00e8re pour composer un demi-dieu imposant et fragile \u00e0 la fois. Le doute, la douleur mais aussi la grandeur sont l\u00e0 \u00e0 chaque d\u00e9tour de phrase.<\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\">Alors que la repr\u00e9sentation donn\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique quelques mois avant cet enregistrement avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 grandiose, la version ici propos\u00e9e se montre au m\u00eame niveau de bonheur. Les choix artistiques sont parfaitement coh\u00e9rents et font vivre la partition de mani\u00e8re in\u00e9dite. Chacun de protagoniste, depuis l&rsquo;instrumentiste jusqu&rsquo;au chef en passant par les chanteurs solistes ou choriste sont \u00e0 saluer pour leur travail. Avec ce subtil dosage de th\u00e9\u00e2tre de musique pure, le drame avance de belle mani\u00e8re, toujours sur un tapis musical somptueux. La chaconne finale est de ces moments qu&rsquo;on aimerait sans fin tant elle est expressive et belle. Bien s\u00fbr, toute l&rsquo;\u0153uvre est magnifique, mais ce dernier morceau nous emm\u00e8ne dans des sph\u00e8res c\u00e9lestes. Une version passionnante donc, qui vient proposer un enregistrement de r\u00e9f\u00e9rence pour la version de 1754 de ce <em>Castor et Pollux<\/em>. Peut-\u00eatre dans quelques ann\u00e9es <strong>Rapha\u00ebl Pichon<\/strong> nous donnera \u00e0 entendre la version originale comme il l&rsquo;a fait pour <em>Dardanus<\/em>. La comparaison avec lui-m\u00eame et William Christie serait passionnante\u00a0!<\/p>\n<ul>\n<li class=\"western\">Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Castor et Pollux (1754), Trag\u00e9die en musique en 5 actes<\/li>\n<li class=\"western\">Castor, Colin Ainsworth ; Pollux, Florian Sempey ; T\u00e9la\u00efre, Emmanuelle de Negri ; Ph\u00e9b\u00e9, Cl\u00e9mentine Margaine\u00a0; Jupiter, Christian Immler ; Cl\u00e9one-Une Suivante d\u2019H\u00e9b\u00e9-Une Ombre heureuse, Sabine Devieilhe\u00a0; Un Athl\u00e8te-Mercure-Un Spartiate, Philippe Talbot\u00a0; Le Grand Pr\u00eatre, Virgile Ancely<\/li>\n<li class=\"western\">Ensemble Pygmalion<\/li>\n<li class=\"western\">Rapha\u00ebl Pichon<span lang=\"de-DE\">,<\/span> direction<\/li>\n<li class=\"western\">2 CD Harmonia Mundi, HMC 902212.13. Enregistr\u00e9 en direct au Corum de Montpellier en juillet 2014.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;ann\u00e9e 2014 \u00e9tait l&rsquo;ann\u00e9e Rameau&#8230; et plus particuli\u00e8rement l&rsquo;ann\u00e9e Castor et Pollux puisqu&rsquo;en France, l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e \u00e0 Paris (Herv\u00e9 Niquet), \u00e0 Dijon et Lille (Emmanuelle Ha\u00efm), et repr\u00e9sent\u00e9e [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2,3],"tags":[9,55,14,23,63],"class_list":["post-574","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-disque-dvd","category-musique_classique","tag-cd","tag-epoque_baroque","tag-integrale","tag-opera","tag-rameau","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-9g","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/574","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=574"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/574\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":576,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/574\/revisions\/576"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=574"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=574"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=574"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}