{"id":507,"date":"2015-05-30T18:23:45","date_gmt":"2015-05-30T16:23:45","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=507"},"modified":"2015-05-30T18:26:37","modified_gmt":"2015-05-30T16:26:37","slug":"gloire-a-arthus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=507","title":{"rendered":"Gloire \u00e0 Chausson : Le Roi Arthus enfin \u00e0 Paris"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_516\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-516\" class=\"size-medium wp-image-516\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus1-200x300.jpg\" alt=\"Acte I, Tableau 2 : Sophie Koch (Geni\u00e8vre), Roberto Alagna (Lancelot)\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus1-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus1.jpg 533w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-516\" class=\"wp-caption-text\">Acte I, Tableau 2 : Sophie Koch (Geni\u00e8vre), Roberto Alagna (Lancelot)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus d&rsquo;un si\u00e8cle apr\u00e8s sa cr\u00e9ation \u00e0 Bruxelles, l&rsquo;unique op\u00e9ra d&rsquo;Ernest Chausson trouve enfin sa place sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris. <em>Le Roi Arthus<\/em> a malheureusement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une assez mauvaise publicit\u00e9 et d&rsquo;un manque de reconnaissance vis-\u00e0-vis de son compositeur. En effet, l&rsquo;\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diatement tax\u00e9 d&rsquo;\u00eatre une p\u00e2le copie de Wagner\u2026 et le compositeur a la mauvaise id\u00e9e de se tuer \u00e0 bicyclette alors que son op\u00e9ra n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9. Il ne pourra pas alors le d\u00e9fendre, ni lui donner des petits fr\u00e8res qui auraient s\u00fbrement ancr\u00e9 le nom de Chausson sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;op\u00e9ra. Apr\u00e8s un v\u0153u exprim\u00e9 lors de sa prise de fonction \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris, <strong>Philippe Jordan<\/strong> a la possibilit\u00e9 de donner sur sc\u00e8ne cet op\u00e9ra passionnant et majestueux. Quelques saisons ont pass\u00e9, mais l&rsquo;\u00e9quipe r\u00e9unie et l&rsquo;\u00e9volution artistique du chef ne nous font pas regretter d&rsquo;avoir laiss\u00e9 ce projet murir car le r\u00e9sultat est \u00e0 la hauteur de la partition et permet de d\u00e9couvrir cet op\u00e9ra dans toute sa gloire.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame de nos jours, les images toutes faites ont la vie dure. Et lorsque l&rsquo;on \u00e9coute les commentaires des spectateurs lors des entractes, on entend r\u00e9guli\u00e8rement \u00ab\u00a0N&rsquo;est pas Wagner qui veut!\u00a0\u00bb ou autre comparaison avec le ma\u00eetre de Bayreuth. Bien s\u00fbr Ernest Chausson est de cette \u00e9cole fran\u00e7aise qui a fr\u00e9quent\u00e9 les partitions du compositeur allemand, qui a fait le voyage \u00e0 Bayreuth et a int\u00e9gr\u00e9 une partie des innovations dans l&rsquo;h\u00e9ritage fran\u00e7ais. Mais c&rsquo;est bien l\u00e0 qu&rsquo;il faut aller chercher : ce n&rsquo;est pas du wagn\u00e9risme \u00e0 la fran\u00e7aise que l&rsquo;on \u00e9coute, mais de l&rsquo;op\u00e9ra de tradition fran\u00e7aise enrichi par des apports wagn\u00e9riens. On entend des tournures wagn\u00e9riennes, mais aussi des touches musicales qui rappellent Massenet ou Berlioz. L&rsquo;orchestration est d&rsquo;une finesse et d&rsquo;un d\u00e9tail qui n&rsquo;ont rien \u00e0 voir avec le tissu wagn\u00e9rien. Le final en est l&rsquo;exemple le plus parfait avec cette illumination toute personnelle dans l&rsquo;orchestre que Chausson nous montre. L&rsquo;h\u00e9ritage envers Wagner se fait entendre dans la formation de l&rsquo;orchestre, dans une structure totalement continue de la musique, dans quelques situations qui nous font penser \u00e0 <em>Parsifal<\/em> ou <em>Tristan<\/em> mais toujours cette situation est d\u00e9peinte sous un regard h\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9cole fran\u00e7aise. Chausson a son style propre, sa fa\u00e7on propre de traiter le drame et de l&rsquo;accompagner. Inutile de le comparer \u00e0 l&rsquo;un de ses mod\u00e8les\u2026 ou alors il faut aussi lui appliquer les m\u00eames m\u00e9thodes d&rsquo;\u00e9coutes. Qui a imm\u00e9diatement compris tous les d\u00e9tails de <em>Parsifal<\/em>? Peu de m\u00e9lomanes je crois. Laissons donc autant de chance \u00e0 ce <em>Roi Arthus<\/em> qu&rsquo;\u00e0 d&rsquo;autres \u0153uvres et elle vous montrera tous les tr\u00e9sors qui la composent.<\/p>\n<div id=\"attachment_519\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus0.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-519\" class=\"size-medium wp-image-519\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus0-300x164.jpg\" alt=\"Acte I, Tableau 1\" width=\"300\" height=\"164\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus0-300x164.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus0.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-519\" class=\"wp-caption-text\">Acte I, Tableau 1<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chausson va mettre neuf ans pour composer ce qui sera sa plus grande \u0153uvre en termes de dimensions. \u00c0 la fois librettiste et compositeur, il fera beaucoup de retouches successives pour obtenir la partition finale. C&rsquo;est l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;un compositeur tr\u00e8s difficile avec lui-m\u00eame, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;un Henri Duparc mais dans une moindre mesure. \u00c9l\u00e8ve de Jules Massenet il doit se confronter \u00e0 l&rsquo;un de ses mod\u00e8les dont les ouvrages sur la sc\u00e8ne de Paris font encore des triomphes remarqu\u00e9s \u00e0 chaque cr\u00e9ation. Voulant faire \u00e9voluer la musique fran\u00e7aise, il fait partie de la g\u00e9n\u00e9ration des d&rsquo;Indy, Dukas et Debussy qui vont remplacer les anciens ma\u00eetres en fusionnant les influences divers et internationales dans la musique de leur nation. C&rsquo;est ainsi que va na\u00eetre tout un courant de compositeurs aujourd&rsquo;hui peu repr\u00e9sent\u00e9, mais qui marque le tournant vers le XX\u00e8me si\u00e8cle. L&rsquo;\u0153uvre de Chausson se trouve donc sur cette charni\u00e8re, abordant un style qui ira jusqu&rsquo;\u00e0 <em>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/em> tout en s&rsquo;\u00e9loignant \u00e0 la fois de Wagner et de l&rsquo;op\u00e9ra romantique traditionnel.<\/p>\n<div id=\"attachment_508\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus9.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-508\" class=\"size-medium wp-image-508\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus9-300x200.jpg\" alt=\"Acte I, Tableau 1 : Thomas Hampson (Arthus)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus9-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus9.jpg 635w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-508\" class=\"wp-caption-text\">Acte I, Tableau 1 : Thomas Hampson (Arthus)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9coup\u00e9e en trois actes, l&rsquo;\u0153uvre se d\u00e9roule sans temps mort et sans la structure habituelle de l&rsquo;\u00e9poque : aucun air s\u00e9par\u00e9, une musique continue m\u00eame lors des changements de d\u00e9cors, et une distribution qui oublie les habitudes parisiennes dans les typologies vocales. L&rsquo;orchestre joue ici un r\u00f4le majeur. D\u00e8s le d\u00e9but il se montre tr\u00e8s pr\u00e9sent et va nous emporter dans des ambiances aussi vari\u00e9es que pr\u00e9cises. Si la pompe de la premi\u00e8re sc\u00e8ne peut para\u00eetre un peu surdimensionn\u00e9e, elle est contrebalanc\u00e9e rapidement par l&rsquo;atmosph\u00e8re nocturne et d\u00e9j\u00e0 \u00e9touffante du premier duo entre les amants adult\u00e8res. Les textures mouvantes nous donnent bien s\u00fbr un aper\u00e7u de la passion mais aussi d\u00e9j\u00e0 le trouble qui existe. Par la suite, de nombreux moments se verront aussi bien soulign\u00e9s par l&rsquo;orchestre. Bien s\u00fbr il est difficile d&rsquo;oublier le dialogue entre Merlin et Arthus o\u00f9 ce dernier semble v\u00e9ritablement irr\u00e9el et statufi\u00e9 avant qu&rsquo;il ne se d\u00e9voile dans une derni\u00e8re pr\u00e9diction. Et enfin le dernier acte dans son enti\u00e8ret\u00e9 qui nous am\u00e8ne d\u00e9licatement de la passion de Geni\u00e8vre vers l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation d&rsquo;Arthus en passant par le renoncement des deux amants.<\/p>\n<div id=\"attachment_510\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus7.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-510\" class=\"size-medium wp-image-510\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus7-300x227.jpg\" alt=\"Acte I, Tableau 2 : Stanislas de Barbeyrac (Lyonnel)\" width=\"300\" height=\"227\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus7-300x227.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus7.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-510\" class=\"wp-caption-text\">Acte I, Tableau 2 : Stanislas de Barbeyrac (Lyonnel)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;op\u00e9ra nous montre certes la destruction des hommes suite \u00e0 l&rsquo;amour adult\u00e8re, mais aussi et surtout la destruction d&rsquo;un id\u00e9al finalement trop \u00e9lev\u00e9 pour l&rsquo;homme. Arthus est un homme droit et noble. Et son royaume autour de la table ronde a pour but d&rsquo;am\u00e9liorer la vie de tous en respectant des r\u00e8gles. Mais face \u00e0 la faiblesse de Mordred, Lancelot ou Geni\u00e8vre, c&rsquo;est tout son monde qui s&rsquo;\u00e9croule doucement allant m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 faire perdre sa hauteur de vue au roi en fin de deuxi\u00e8me acte. La mise en sc\u00e8ne de <strong>Graham Vick<\/strong> nous montre cette chute d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 trop \u00e9lev\u00e9e. Malgr\u00e9 un visuel tr\u00e8s sobre d&rsquo;une maison en pr\u00e9fabriqu\u00e9, la culture se trouve d\u00e8s le deuxi\u00e8me acte mis \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve comme le montrent ces livres r\u00e9pandus \u00e0 terre que Geni\u00e8vre voudra rassembler avant d&rsquo;abandonner. Et la maison va s&rsquo;effondrer, se r\u00e9duisant \u00e0 une caverne pour enfin totalement se disloquer. Autre symbole de cette dissolution d&rsquo;un id\u00e9al, le cercle d&rsquo;\u00e9p\u00e9e du premier acte se voit crev\u00e9 par l&rsquo;absence de plus en plus de chevaliers. Merlin nous l&rsquo;explique dans son intervention, mais la mise en sc\u00e8ne nous l&rsquo;avait bien fait pressentir. Plus la soir\u00e9e avance et plus la sc\u00e9nographie se fait poignante. On passe de la prairie ensoleill\u00e9e \u00e0 un cr\u00e9puscule sinistre par quelques \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cors et de superbes \u00e9clairages. Si certains meubles sont un peu trop voyants ou de mauvais go\u00fbt, ils apportent toujours un symbole, comme ce champ de fleurs qui semble \u00eatre la seule cachette des amours adult\u00e8res, cachette qui prendra au pi\u00e8ge Geni\u00e8vre. De m\u00eame le canap\u00e9 rouge pr\u00eate \u00e0 sourire lors de l&rsquo;arriv\u00e9e de Geni\u00e8vre port\u00e9e par des soldats, mais sa m\u00e9tamorphose progressive et le fait de voir Arthus l&rsquo;utiliser quelques minutes apr\u00e8s qu&rsquo;il ait port\u00e9 les \u00e9bats des amants est marquant. Un l\u00e9ger manque de merveilleux se fait ressentir \u00e0 l&rsquo;apparition de Merlin ou lors du final, mais l&rsquo;ambiance sugg\u00e9rait d\u00e9j\u00e0 ces instants hors du monde.<\/p>\n<div id=\"attachment_515\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-515\" class=\"size-medium wp-image-515\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus2-300x200.jpg\" alt=\"Acte I, Tableau 2 : Alexandre Duhamel (Mordred), Roberto Alagna (Lancelot)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus2-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus2-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/arthus2.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-515\" class=\"wp-caption-text\">Acte I, Tableau 2 : Alexandre Duhamel (Mordred), Roberto Alagna (Lancelot)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Musicalement le rendu est spectaculaire. L&rsquo;orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris a fait beaucoup de progr\u00e8s dans la clart\u00e9 et la finesse depuis l&rsquo;arriv\u00e9e de <strong>Philippe Jordan<\/strong> \u00e0 sa t\u00eate. Et la partition de Chausson permet de mettre en pratique ces qualit\u00e9s de belle mani\u00e8re. Les pupitres sont tous splendides et avec un ensemble remarquable. Le chef peut donc entretisser ces sonorit\u00e9s en mettant en avant un th\u00e8me ou un autre en fonction des instants. L&rsquo;ouverture donne d\u00e9j\u00e0 la mesure de la qualit\u00e9 de l&rsquo;orchestre, mais par la suite elle ne se d\u00e9mentira pas, avec par exemple les interm\u00e8des grandioses o\u00f9 seule l&rsquo;oreille est de plus sollicit\u00e9e face au rideau noir pour le changement de d\u00e9cor. <strong>Philippe Jordan<\/strong> pouvait avoir un poids sur les \u00e9paules car l&rsquo;enregistrement qui fait r\u00e9f\u00e9rence en disque reste celui de son p\u00e8re Armin. Mais avec des options diff\u00e9rentes, une plus grande finesse et un peu moins de volume \u00e9pique, le fils se montre \u00e0 la hauteur du p\u00e8re sans pour autant le copier. Il respire de belle mani\u00e8re avec la partition en y insufflant une belle tension et en m\u00e9nageant des silences lourds de sens. Le ch\u0153ur aussi a fait bien des progr\u00e8s depuis quelques ann\u00e9es, mais malgr\u00e9 cela, le triomphe qui ouvre l&rsquo;\u0153uvre montre encore un souci de coh\u00e9rence. \u00c0 vouloir chanter avec force, l&rsquo;ensemble se perd l\u00e0 o\u00f9 les trois diff\u00e9rents groupes devraient \u00eatre parfaitement intelligibles. A noter un probl\u00e8me d&rsquo;\u00e9quilibre lors du final\u00a0: les ch\u0153urs sont souvent inaudibles alors qu&rsquo;ils font partie int\u00e9grante de l&rsquo;harmonie globale de la musique en ces instants d&rsquo;\u00e9l\u00e9vation d&rsquo;Arthus. Mais peut-\u00eatre le second-balcon est-il en cause&#8230;<\/p>\n<div id=\"attachment_513\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-513\" class=\"size-medium wp-image-513\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus4-300x175.jpg\" alt=\"Acte III, Tableau 1 : Sophie Koch (Geni\u00e8vre)\" width=\"300\" height=\"175\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus4-300x175.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus4-1024x596.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus4.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-513\" class=\"wp-caption-text\">Acte III, Tableau 1 : Sophie Koch (Geni\u00e8vre), Fran\u00e7ois Lis (Allan)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ensemble de la distribution est \u00e0 saluer. D\u00e9j\u00e0 vu la raret\u00e9 du <em>Roi Arthus<\/em>, tous faisaient leur prise de r\u00f4le. Mais \u00e0 cela s&rsquo;ajoute une diction globalement bonne et un sens du style certain. La composition du plateau de chanteurs a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s soign\u00e9e, avec des solistes d\u00e9j\u00e0 l\u00e9g\u00e8rement connus pour des r\u00f4les aussi cours qu&rsquo;Allan (<strong>Fran\u00e7ois Lis<\/strong>)\u2026 et des jeunes chanteurs donc la carri\u00e8re est en plein essors pour les deux petits r\u00f4les de t\u00e9nor : <strong>Cyrille Dubois<\/strong> et <strong>Stanislas de Barbeyrac<\/strong>. <strong>Fran\u00e7ois Lis<\/strong> n&rsquo;a que peu \u00e0 chanter mais sa voix de basse sonne imm\u00e9diatement de belle mani\u00e8re. Loin des basses vieillissantes qui ont enregistr\u00e9 le r\u00f4le, nous avons ici un chanteur dans toute sa force. Mais le r\u00f4le est extr\u00eamement ingrat. <strong>Cyrille Dubois<\/strong> ne fait qu&rsquo;une seule intervention lors de la chanson du Laboureur en d\u00e9but de deuxi\u00e8me acte. Mais ce seul air est un miracle en lui-m\u00eame. D\u00e9j\u00e0 la composition archa\u00efque avec ce chant lointain qui s&rsquo;approche pour dispara\u00eetre fait un contrepoids magnifique avec le drame que vit Lancelot. Mais en plus, le t\u00e9nor fran\u00e7ais se montre redoutable de pr\u00e9cision et de finesse malgr\u00e9 les mont\u00e9s tendues lors de la reprise. Diction parfaite, style exemplaire. <strong>Stanislas de Barbeyrac<\/strong> poss\u00e8de ces m\u00eames qualit\u00e9s, mais son r\u00f4le est plus d\u00e9velopp\u00e9 et surtout plus dramatique. L\u00e0 o\u00f9 le Laboureur reste un \u00e9l\u00e9ment musical pur, Lyonnel est cette voix qui tente de raisonner son ma\u00eetre et qui souffre de sa trahison.. Et d\u00e8s l&rsquo;introduction du deuxi\u00e8me tableau du premier acte, on sent la douleur poignante et la d\u00e9ception de l&rsquo;\u00e9cuyer. La voix est ronde et belle, assez lyrique presque pour affronter dans quelques ann\u00e9es Lancelot. Pour l&rsquo;instant, le jeune homme souffre de superbe mani\u00e8re tout au long de l&rsquo;\u0153uvre avec un r\u00e9cit final poignant. Autre jeune chanteur mais moins impressionnant dans son interpr\u00e9tation, <strong>Alexandre Duhamel<\/strong> se montre assez neutre dans le r\u00f4le de Mordred. Le grave semble un peu court pour vraiment appuyer certaines phrases.<\/p>\n<div id=\"attachment_514\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-514\" class=\"size-medium wp-image-514\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus3-300x200.jpg\" alt=\"Acte III, Tableau 1 : Roberto Alagna (Lancelot)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus3-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus3-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus3.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-514\" class=\"wp-caption-text\">Acte III, Tableau 1 : Roberto Alagna (Lancelot)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 tous ces jeunes chanteurs talentueux, les r\u00f4les principaux se devaient te tenir la distance. L&rsquo;attribution \u00e0 <strong>Peter Sidhom<\/strong> du r\u00f4le de Merlin \u00e9tonnait \u00e0 l&rsquo;origine. En effet, apr\u00e8s ses prestations remarqu\u00e9es dans le r\u00f4le d&rsquo;Alberich il y a quelques saisons, il semblait assez \u00e9trange de proposer la noblesse de Merlin \u00e0 un habitu\u00e9 du nain malveillant. Et pourtant, malgr\u00e9 un timbre qui manque un peu de beaut\u00e9, nous d\u00e9couvrons un enchanteur hypnotique et charismatique. La voix se d\u00e9ploie avec naturel et un bel impact jusqu&rsquo;aux aigus glorieux de son extase, et la diction est tout \u00e0 fait bonne. Le r\u00f4le est court et demande une personnalit\u00e9 marquante, surtout vu la sobri\u00e9t\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne \u00e0 ce moment, et <strong>Peter Sidhom<\/strong> se r\u00e9v\u00e8le un Merlin marquant.<\/p>\n<div id=\"attachment_512\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-512\" class=\"wp-image-512 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus5-300x200.jpg\" alt=\"Arthus5\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus5-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus5-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus5.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-512\" class=\"wp-caption-text\">Acte III, Tableau 1 : Sophie Koch (Geni\u00e8vre)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Roberto Alagna<\/strong> est s\u00fbrement la raison du d\u00e9placement d&rsquo;une partie du public. Apr\u00e8s sa belle prestation dans <em>Le Cid<\/em> \u00e0 <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=460\" target=\"_blank\">Garnier<\/a>, le changement de style \u00e9tait important, surtout qu&rsquo;il avouait lui-m\u00eame n&rsquo;avoir jamais abord\u00e9 ce r\u00e9pertoire romantique fran\u00e7ais tardif. D\u00e9j\u00e0 il met \u00e0 profit sa diction toujours aussi nette et pr\u00e9cise. Ensuite, si l&rsquo;on est plus habitu\u00e9 \u00e0 des Lancelots moins incarn\u00e9s, <strong>Alagna<\/strong> fait preuve d&rsquo;une assez belle retenue dans les passages les plus tragiques avec seulement quelques effets qu&rsquo;il aurait d\u00fb \u00e9viter (quelques sanglots). Le premier acte le trouve moins ais\u00e9 et styl\u00e9 que la suite : l&rsquo;\u00e9l\u00e9gie demand\u00e9e le met l\u00e9g\u00e8rement en p\u00e9ril car l&rsquo;all\u00e8gement rend la voix instable \u00e0 certains moments. Mais le t\u00e9nor \u00e9vite tout passage en voix de t\u00eate ce qui est louable. La passion s&rsquo;accompagne chez lui comme toujours d&rsquo;un peu trop d&#8217;empressement pour le signifier vocalement, mais d\u00e8s le deuxi\u00e8me acte, le chanteur se recentre vers le drame qu&rsquo;il vit pour une incarnation tr\u00e8s marquante de ce chevalier d\u00e9chu. Ne cherchant plus l&rsquo;effet et allant au plus direct de l&rsquo;\u00e9motion, son personnage se d\u00e9veloppe en h\u00e9ros maudit pour un troisi\u00e8me acte superbe. Si sc\u00e9niquement sa nonchalance revient parfois au mauvais moment, le personnage est fortement trac\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_509\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus8.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-509\" class=\"size-medium wp-image-509\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus8-300x219.jpg\" alt=\"Acte III, Tableau 2 : Thomas Hampson (Arthus), Stanislas de Barbeyrac (Lyonnel), Roberto Alagna (Lancelot)\" width=\"300\" height=\"219\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus8-300x219.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus8.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-509\" class=\"wp-caption-text\">Acte III, Tableau 2 : Thomas Hampson (Arthus), Stanislas de Barbeyrac (Lyonnel), Roberto Alagna (Lancelot)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 lui, <strong>Sophie Koch<\/strong> se montre totalement \u00e0 la hauteur du r\u00f4le malgr\u00e9 la tessiture assez inhumaine. La mezzo-soprano se trouve bien s\u00fbr \u00e0 l&rsquo;aise dans le centre de la tessiture, mais la mont\u00e9 vers l&rsquo;aigu la trouve redoutable de pr\u00e9cision, avec des notes qui sonnent comme des armes ou de larmes. Le seul d\u00e9faut chez <strong>Sophie Koch<\/strong> est une prononciation d\u00e9ficiente. Du fait de son \u00e9mission, le texte reste tr\u00e8s flou et peine \u00e0 \u00eatre intelligible. Mais en dehors de cela le personnage est superbe si l&rsquo;on peut dire! Le caract\u00e8re manipulateur, passionn\u00e9 et agressif est parfaitement rendu pour donner toute sa complexit\u00e9 \u00e0 cette reine qui veut \u00e0 la fois son amant et son pouvoir, qui d\u00e9truit Lancelot par un manque d&#8217;empathie. Non pas qu&rsquo;elle soit m\u00e9chante consciemment, mais cette Geni\u00e8vre ne masque pas ses motivations tout comme sa passion d\u00e9vorante qui la pousse \u00e0 toutes les extr\u00e9mit\u00e9s.<\/p>\n<div id=\"attachment_518\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus11.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-518\" class=\"size-medium wp-image-518\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus11-300x200.jpg\" alt=\"Acte III, Tableau 2 : Thomas Hampson (Arthus), Stanislas de Barbeyrac (Lyonnel), Roberto Alagna (Lancelot)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus11-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Arthus11.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-518\" class=\"wp-caption-text\">Acte III, Tableau 2 : Thomas Hampson (Arthus), Stanislas de Barbeyrac (Lyonnel), Roberto Alagna (Lancelot)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00f4le-titre enfin est donn\u00e9 \u00e0 <strong>Thomas Hampson<\/strong>, grand adepte de l&rsquo;op\u00e9ra fran\u00e7ais. Disons-le tout de suite, le temps est pass\u00e9 sur la voix du baryton : le souffle est plus court, l&rsquo;aigu difficile, la voix moins stable\u2026 mais malgr\u00e9 ces d\u00e9fauts, le chanteur et le musicien restent admirables. Apr\u00e8s un premier acte l\u00e9g\u00e8rement en retrait o\u00f9 la voix manque de solidit\u00e9 et la diction de franchise, <strong>Hampson<\/strong> se d\u00e9voile de belle mani\u00e8re par la suite qui lui demande moins de puissance et plus de sentiments. Toujours intelligent, il d\u00e9voile des nuances rares et un sens du phras\u00e9 qui laisse r\u00eaveur. Et le troisi\u00e8me acte se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un moment d&rsquo;\u00e9motion pure par sa prestation o\u00f9 se m\u00ealent douleur de perdre un ami et ranc\u0153ur devant l&rsquo;amant de sa femme. La tension entre ces deux motivations se d\u00e9voile dans le chant et dans le jeu. La diction se fait de plus en plus pr\u00e9cise au fil de l&rsquo;\u0153uvre et l&rsquo;on retrouverait presque le <strong>Hampson<\/strong> des grandes ann\u00e9es. Apr\u00e8s un d\u00e9part un peu \u00e0 froid donc, le baryton se montre tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur du r\u00f4le vocalement et sc\u00e9niquement, poss\u00e9dant la carrure et l&rsquo;impact n\u00e9cessaire pour donner vie au personnage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u0153uvre de Chausson est tr\u00e8s exigeante tant pour les musiciens et les chanteurs que pour le metteur en sc\u00e8ne. Ici, si la mise en sc\u00e8ne aurait demand\u00e9 peut-\u00eatre un peu plus de finesse et de myst\u00e8re, la partie musicale est admirable. <strong>Philippe Jordan<\/strong> dirige de main de ma\u00eetre une partition splendide et a r\u00e9uni un plateau de chanteurs \u00e0 la hauteur de l&rsquo;enjeu. Enfin <em>Arthus<\/em> fait son entr\u00e9e au r\u00e9pertoire de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris. Esp\u00e9rons qu&rsquo;il reviendra dans les saisons prochaines pour se maintenir d\u00e9finitivement au r\u00e9pertoire. Et esp\u00e9rons aussi que dans la suite de cette \u0153uvre, d&rsquo;autres op\u00e9ras de la m\u00eame \u00e9poque seront mis \u00e0 l&rsquo;honneur comme <em>Fervaal<\/em> de Vincent d&rsquo;Indy\u2026<\/p>\n<ul>\n<li class=\"western\">Paris<\/li>\n<li class=\"western\">Op\u00e9ra Bastille<\/li>\n<li class=\"western\">28 mai 2015<\/li>\n<li class=\"western\">Ernest Chausson (1855-1899), Le Roi Arthus, op\u00e9ra en trois actes et six tableaux<\/li>\n<li class=\"western\">Mise en sc\u00e8ne, Graham Vick\u00a0; D\u00e9cors et costumes, Paul Brown\u00a0; Lumi\u00e8res, Adam Silverman<\/li>\n<li class=\"western\">Geni\u00e8vre, Sophie Koch\u00a0; Arthus, Thomas Hampson\u00a0; Lancelot, Roberto Alagna\u00a0; Mordred, Alexandre Duhamel\u00a0; Lyonnel, Stanislas de Barbeyrac\u00a0; Allan, Fran\u00e7ois Lis\u00a0; Merlin, Peter Sidhom\u00a0; Le Laboureur, Cyrille Dubois\u00a0; Un chevalier, Tiago Matos; Un \u00e9cuyer, Ugo Rabec<\/li>\n<li class=\"western\">Ch\u0153ur et Orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li class=\"western\">Philippe Jordan, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus d&rsquo;un si\u00e8cle apr\u00e8s sa cr\u00e9ation \u00e0 Bruxelles, l&rsquo;unique op\u00e9ra d&rsquo;Ernest Chausson trouve enfin sa place sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris. 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