{"id":498,"date":"2015-05-18T22:16:09","date_gmt":"2015-05-18T20:16:09","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=498"},"modified":"2015-05-18T22:16:43","modified_gmt":"2015-05-18T20:16:43","slug":"rimsky-et-sa-fiancee-enfin-a-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=498","title":{"rendered":"Rimsky et sa Fianc\u00e9e enfin \u00e0 Paris"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_fiancee_du_tsar.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-499 alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_fiancee_du_tsar-242x300.png\" alt=\"la_fiancee_du_tsar\" width=\"242\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_fiancee_du_tsar-242x300.png 242w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_fiancee_du_tsar-826x1024.png 826w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_fiancee_du_tsar.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 242px) 100vw, 242px\" \/><\/a>Grande soir\u00e9e \u00e0 la Philharmonie, puisqu&rsquo;enfin nous \u00e9tait propos\u00e9 \u00e0 Paris un op\u00e9ra de Rimsky-Korsakov. Bien s\u00fbr ce n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;en version mise en espace dans une petite salle&#8230; mais tout de m\u00eame quel plaisir d&rsquo;entendre la magnifique musique de <em>La Fianc\u00e9e du Tsar<\/em>. Pour l\u2019occasion, <strong>Mikha\u00efl Jurowski<\/strong> a fait appel \u00e0 de jeunes chanteurs russes r\u00e9guli\u00e8rement mis \u00e0 l&rsquo;honneur par les sc\u00e8nes de Moscou. D\u00e9laissant les contes mythiques ou chevaleresques, changeant totalement de sujet et de forme apr\u00e8s la cr\u00e9ation de <em>Mozart et Salieri<\/em>, c&rsquo;est sous le Tsar Ivan que Rimsky-Korsakov nous emm\u00e8ne non pas pour un grand drame historique mais pour assister au destin funeste d&rsquo;une jeune fille aim\u00e9e par trop de pr\u00e9tendant et qui en mourra. Inspir\u00e9 d&rsquo;un \u00e9crit de Lev Mey, il nous montre toutes les \u00e9motions possibles au travers de personnages magnifiquement dessin\u00e9s et d&rsquo;une musique toujours aussi passionnante. Le triomphe final prouve bien qu&rsquo;une telle \u0153uvre a toute sa place \u00e0 Paris et qu&rsquo;il serait bon de monter enfin des op\u00e9ras de Rimsky-Korsakov en version sc\u00e9nique.<!--more--><\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Belle surprise en arrivant dans la petite salle de concert de la Philharmonie de voir que le concert serait mis en espace. Non pas que l&rsquo;\u0153uvre soit tr\u00e8s longue ou difficile \u00e0 comprendre, mais apporter un peu de th\u00e9\u00e2tre ne peut qu&rsquo;aider les personnes non famili\u00e8res \u00e0 appr\u00e9cier l&rsquo;ouvrage. Bien s\u00fbr, quelques d\u00e9tails manquent un peu de profondeur, mais on sent tous les participants tr\u00e8s impliqu\u00e9s et les effets de lumi\u00e8re sont tr\u00e8s bienvenus. Seule l&rsquo;apparition un peu grotesque d&rsquo;Ivan le Terrible en fin de deuxi\u00e8me acte semble de trop. Il aurait suffi d&rsquo;un jeu de lumi\u00e8re pour signifier l&rsquo;apparition de cette grande ombre au lieu de ce personnage couvert d&rsquo;un manteau rouge.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Alors qu&rsquo;il est une ombre dans toute la partition, Ivan le Terrible ne fait justement qu&rsquo;une apparition muette durant tout l&rsquo;op\u00e9ra. Car le sujet n&rsquo;est pas historique&#8230; c&rsquo;est la passion que suscite Marfa qui est au centre du drame. Marfa est la fille d&rsquo;un n\u00e9gociant, aim\u00e9e du jeune boyard Ivan Lykov. Les deux amants se connaissent depuis l&rsquo;enfance et se sont promis l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre. Mais l&rsquo;opritchnik Griazno\u00ef convoite cette grande beaut\u00e9 au grand d\u00e9sespoir de son amante Lioubacha. Il va donc demander un filtre d&rsquo;amour au m\u00e9decin allemand Bomelius pour conqu\u00e9rir la belle. Rong\u00e9e par la douleur et la jalousie, son amante va elle soutirer un poison au m\u00e9decin. Ivan le Terrible est alors veuf pour la deuxi\u00e8me fois et cherche parmi des milliers de jeunes filles celle qui sera sa reine. Habill\u00e9 en soldat, il croise Marfa et la terrifie&#8230; puis il la choisit au grand d\u00e9sespoir de tous ses pr\u00e9tendants. Mais Griazno\u00ef a d\u00e9j\u00e0 vers\u00e9 la poudre qui doit lui apporter l&rsquo;amour de la belle, sans savoir que Lioubacha l&rsquo;a remplac\u00e9e par le poison. Sous l&rsquo;effet de ce terrible breuvage, Marfa sombre dans la folie alors qu&rsquo;elle est d\u00e9j\u00e0 Tsarine. Griazno\u00ef fait accuser Ivan Lykov et le tue avant de comprendre que la jeune fille est en train de mourir. Pris de remords devant la folie de celle-ci, il avoue sa perfidie mais Lioubacha lui r\u00e9v\u00e8le le subterfuge, s&rsquo;offrant au poignard de l&rsquo;opritchnik. Condamn\u00e9 \u00e0 mort, Griazno\u00ef assiste \u00e0 la folie croissante de Marfa. Sombre histoire de jalousie et de pouvoir autour d&rsquo;une pure h\u00e9ro\u00efne, cet op\u00e9ra donne naissance \u00e0 des caract\u00e8res bien marqu\u00e9s comme Griazno\u00ef et sa noirceur d&rsquo;\u00e2me, mais aussi la belle Lioubacha rong\u00e9e par le doute et la jalousie, allant jusqu&rsquo;au meurtre pour venger son amour perdu. Marfa semble totalement au-dessus de tous ces autres personnages, constamment lumineuse.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Rimsky-Korsakov a compos\u00e9 une musique passionnante car elle r\u00e9v\u00e8le de nombreux aspects. D\u00e8s l&rsquo;ouverture, on retrouve la violence des opritchniki, la douceur de Marfa, la noirceur de Griazno\u00ef et tout cela est rendu par des textures et couleurs totalement diff\u00e9rentes \u00e0 l&rsquo;orchestre. M\u00e9nageant de nombreux airs pour tous les personnages, le compositeur va la aussi varier les formes avec des arias de Griazno\u00ef et Lykov assez traditionnels, une chanson a capella de Lioubacha qui aura ensuite droit \u00e0 une magnifique sc\u00e8ne de d\u00e9sespoir&#8230; et puis l&rsquo;apparition d\u00e9licate de Marfa au deuxi\u00e8me acte qui se montre imm\u00e9diatement avec des courbes m\u00e9lodiques pures et d\u00e9licates. Les parents de la jeune fille auront aussi de petits airs assez conventionnels mais de belle tournure. Le ch\u0153ur se voit offrir lui aussi de forts beaux passages, principalement martiaux pour figurer les boyards et donc le pouvoir. Les duos et les airs qui pars\u00e8ment la partition permettent de faire avancer l&rsquo;action sans temps d&rsquo;arr\u00eat tout en nous donnant \u00e0 entendre de superbes moments de musique.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Mikha\u00efl Jurowski<\/strong> a dirig\u00e9 il y a quelques temps une assez belle <em>Khovanshchina<\/em> \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra Bastille. Si l&rsquo;on retrouve sa passion pour cette musique, la direction montre aussi toujours une certaine lourdeur et un manque d&rsquo;\u00e9clat parfois. Malgr\u00e9 tout, l&rsquo;orchestre sonne superbement avec une vaste gamme de couleur et de nuances. La seule r\u00e9serve vient de la salle qui ne semble pas vraiment de taille \u00e0 rendre justice \u00e0 la partition. En effet les \u00e9lans les plus puissants de l&rsquo;orchestre se trouvent trop majestueux pour le volume et deviennent tr\u00e8s agressifs. Il aurait fallu plus d&rsquo;espace pour que la musique puisse prendre tous ses aises. Ici on entendra r\u00e9guli\u00e8rement les cuivres de mani\u00e8re trop puissante et les cordes \u00e9cras\u00e9es. Le ch\u0153ur n&rsquo;a pas le poids que pouvait donner un Moussorgsky dans ses \u0153uvres, mais chaque intervention est bien men\u00e9e, claire et pr\u00e9cise m\u00eame lorsqu&rsquo;il faut mener de front plusieurs parties bien diff\u00e9rentes dans un m\u00eame pupitre.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">De tous les solistes r\u00e9unis, seul <strong>Maxim Mikha\u00eflov<\/strong> se montre d\u00e9cevant. Cette basse poss\u00e8de un beau charisme sc\u00e9nique mais la voix ne sonne pas. Alors qu&rsquo;on nous fait revenir en m\u00e9moire le spectre de son grand-p\u00e8re et homonyme dans sa biographie (grande basse des ann\u00e9es quarante et cinquante au Bolsho\u00ef, Pim\u00e8ne notamment dans l&rsquo;enregistrement de <em>Boris Godounov<\/em> dirig\u00e9 par Golovanov), on entend un timbre \u00e9lim\u00e9 et une projection d\u00e9ficiente. Ses r\u00f4les sont courts, mais d\u00e9notent par rapport au reste de la distribution. Dans le double r\u00f4le de la m\u00e8re et de la gouvernante, <strong>Alexandra Dourseneva<\/strong> montre une voix d&rsquo;alto assez abim\u00e9e, mais qui sait m\u00e9nager de beaux \u00e9clats. Le timbre est cuivr\u00e9 et seul un vibrato trahit les ann\u00e9es. <strong>Alexandra Kadourina<\/strong> compose quant \u00e0 elle une belle Douniacha, amie de Marfa. Le timbre de mezzo est franc sans \u00eatre trop lourd pour ce petit r\u00f4le.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Celui qui fournira le poison est chant\u00e9 par <strong>Marat Gali<\/strong>. Ce genre de r\u00f4le est r\u00e9gulier dans les op\u00e9ras russes\u00a0: un t\u00e9nor au timbre assez ingrat. Et ce Bomelius se trouve tr\u00e8s bien servi par un chanteur nuanc\u00e9 et assez bien chantant. Son personnage perturbe par une couleur de voix assez \u00e9trange, mais on aurait souhait\u00e9 un peu plus de sous-entendus chez cet homme qui est trop dominateur \u00e0 certains moments. Au contraire, <strong>Alexe\u00ef Tikhomirov<\/strong> se montre magnifique et d&rsquo;une grande noblesse dans le r\u00f4le du p\u00e8re de Marfa. La basse poss\u00e8de une belle rondeur de voix sans pour autant qu&rsquo;elle ne soit trop lourde. Magistral d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre de son r\u00f4le, il est admirable dans son air plein de d\u00e9sespoir qui ouvre le dernier acte.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est <strong>Elchin Azizov<\/strong> qui ouvre l&rsquo;op\u00e9ra par le grand air de Griazno\u00ef. Et d\u00e8s les premi\u00e8res notes, on est frapp\u00e9 par le m\u00e9tal de la voix qui est percutante et noir. Le chanteur ne semble jamais en difficult\u00e9 alors que cet air lui m\u00e9nage des passages tr\u00e8s tendus dans l&rsquo;aigu. Son personnage pourrait \u00eatre tout d&rsquo;un bloc, mais le chanteur nuance ce m\u00e9chant de belle mani\u00e8re. La violence qu&rsquo;il d\u00e9gage \u00e0 certains moments est imm\u00e9diatement rachet\u00e9e par le ton bienveillant dont il va habiller de faux compliments. Le chanteur est impressionnant d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre. Face \u00e0 lui, la jeunesse d&rsquo;Ivan Lykov est donn\u00e9e par la voix d&rsquo;<strong>Alexe\u00ef Tatarintsev<\/strong>. Le t\u00e9nor \u00e9tonne dans ses premi\u00e8res phrases car la voix semble ne pas beaucoup sonner&#8230; mais l&rsquo;habitude prise, on d\u00e9couvre une certaine parent\u00e9 dans le timbre avec un certain Serge\u00ef Lemeshev. C&rsquo;est en fait le manque d&rsquo;habitude ce genre de voix qui perturbe&#8230; car une fois les premi\u00e8res minutes pass\u00e9es, on ne peut que rendre les armes devant la beaut\u00e9 du chant et les nuances musicales&#8230; Le personnage n&rsquo;est gu\u00e8re d\u00e9velopp\u00e9, mais les passages que lui offre Rimsky-Korsakov sont splendides.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Mais les deux personnages les plus passionnants sont sans doute les deux femmes et m\u00eame en premier lieu Lioubacha d&rsquo;un point de vu dramatique. <strong>Agounda Koulaeva<\/strong> lui offre son superbe mezzo-soprano volcanique. La voix est large et puissante, jamais avare d&rsquo;aigu alors que le grave manque peut-\u00eatre encore un peu d&rsquo;assise. Mais les deux premiers actes lui r\u00e9servent des moments d&rsquo;une grande force et aussi diff\u00e9rents que l&rsquo;air sombre a capella ou l&rsquo;affrontement avec son amant Griazno\u00ef. La chanteuse se joue des difficult\u00e9s et se montre d&rsquo;un grand charisme. La voix assume toute la tessiture mais ne se trompe jamais dans le personnage\u00a0: nous sommes face \u00e0 une jeune femme amoureuse et non un monstre. Elle garde ainsi toujours une f\u00e9minit\u00e9 bienvenue.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Celle qui a droit aux plus beaux passages de l&rsquo;op\u00e9ra est bien s\u00fbr la belle Marfa, et c&rsquo;est avec un instrument extr\u00eamement d\u00e9licat que <strong>Hasmik Torosian<\/strong> lui donne vie. D\u00e8s son entr\u00e9e on est frapp\u00e9 par la puret\u00e9 et l&rsquo;apparente fragilit\u00e9 de cette voix qui lui permet tout de m\u00eame d&rsquo;affronter des moments plus tendus. Le petit grelot apporte une jeunesse au personnage qui pourrait manquer \u00e0 une voix trop large. Et ses deux grands airs sont magistralement chant\u00e9s. Le premier poss\u00e8de une belle puret\u00e9 de ligne et un abandon certain. Mais c&rsquo;est bien s\u00fbr la sc\u00e8ne de folie qui marque le plus les oreilles. Tout au long de cette grande sc\u00e8ne, la chanteuse sait se montrer \u00e9vapor\u00e9e ou terroris\u00e9e, mais toujours d&rsquo;une ligne vocale parfaite. Musicalement magistrale, elle est aussi particuli\u00e8rement touchante avec des demi-teintes splendides. Le r\u00f4le est \u00e9pisodique et plus iconique que vraiment dramatique mais l&rsquo;art de la soprano nous \u00e9meu et nous touche.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Mikha\u00efl Jurowski<\/strong> avait donc r\u00e9uni autour de lui des chanteurs certes jeunes, mais tous parfaitement \u00e0 l&rsquo;aise dans leurs r\u00f4les, permettant \u00e0 la partition de prendre vie avec un naturel confondant chez des chanteurs autant \u00e0 l&rsquo;aise dans le style et les personnages (presque tous avaient d\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 leurs r\u00f4les sur diff\u00e9rentes sc\u00e8nes m\u00eame en dehors de la Russie). La soir\u00e9e aura peut-\u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 certains une \u0153uvre magistrale, mais elle aura \u00e9t\u00e9 avant tout une grande soir\u00e9e de musique et d&rsquo;op\u00e9ra. Rimsky-Korsakov s&rsquo;est montr\u00e9 sous son meilleur jour ici et on attend maintenant avec h\u00e2te de pouvoir entendre sur une sc\u00e8ne parisienne <em>Sadko<\/em> ou <em>Kit\u00e8ge<\/em> (pour \u00eatre complet <em>La L\u00e9gende de la ville invisible de Kit\u00e8ge et de la demoiselle Fevronia<\/em>..).<\/p>\n<ul>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Paris<\/li>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Salle de concert de la Philharmonie 2<\/li>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">12 mai 2015<\/li>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Nicola\u00ef Rimsky-Korsakov (1844-1908), La Fianc\u00e9e du Tsar, op\u00e9ra en quatre actes<\/li>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Mise en espace, Maxim Mikha\u00eflov<\/li>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Vassili Stepanovitch Sobakine, Alexe\u00ef Tikhomirov\u00a0; Marfa Sobakina, Hasmik Torosian\u00a0; Grigori Griazno\u00ef, Elchin Azizov\u00a0; Maliouta Skouratov, Maxim Mikha\u00eflov\u00a0; Ivan Sergue\u00efevitch Lykov, Alexe\u00ef Tatarintsev\u00a0; Lioubacha, Agounda Koulaeva\u00a0; Elisse\u00ef Bomelius, Marat Gali\u00a0; Domna Ivanovna &#8211; Petrovna, Alexandra Dourseneva\u00a0; Douniacha, Alexandra Kadourina<\/li>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Ch\u0153ur de l&rsquo;Orchestre de Paris<\/li>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Orchestre National d&rsquo;\u00cele de France<\/li>\n<li class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Mikha\u00efl Jurowski, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grande soir\u00e9e \u00e0 la Philharmonie, puisqu&rsquo;enfin nous \u00e9tait propos\u00e9 \u00e0 Paris un op\u00e9ra de Rimsky-Korsakov. Bien s\u00fbr ce n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;en version mise en espace dans une petite salle&#8230; mais tout [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3,1],"tags":[57,23,61],"class_list":["post-498","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","category-non-classe","tag-epoque_romantique","tag-opera","tag-rimsky-korsakov","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-82","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/498","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=498"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/498\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":505,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/498\/revisions\/505"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=498"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=498"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=498"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}