{"id":3750,"date":"2026-04-17T14:16:56","date_gmt":"2026-04-17T12:16:56","guid":{"rendered":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3750"},"modified":"2026-04-17T14:16:56","modified_gmt":"2026-04-17T12:16:56","slug":"1891-un-succes-temporaire-pour-le-mage-de-jules-massenet-a-lopera-de-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3750","title":{"rendered":"1891, un succ\u00e8s temporaire pour <i>Le Mage<\/i> de Jules Massenet \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3750\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3764\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_affiche-714x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_affiche-714x1024.jpg 714w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_affiche-209x300.jpg 209w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_affiche-768x1101.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_affiche.jpg 1046w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Esclarmonde<\/em> n\u2019est pas encore cr\u00e9\u00e9e, <em>Werther<\/em> n\u2019a toujours pas trouv\u00e9 un th\u00e9\u00e2tre d\u2019adoption\u2026 mais Jules Massenet commence \u00e0 penser \u00e0 son prochain op\u00e9ra en 1888. Apr\u00e8s quelques atermoiements, le choix se porte sur <em>Le Mage<\/em>, en collaboration avec Jean Richepin, c\u00e9l\u00e8bre alors notamment pour un recueil de po\u00e9sie (<em>La Chanson des gueux<\/em>, publi\u00e9 en 1876). Avec son personnage principal s\u2019appelant Zar\u00e2stra, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Zarathoustra, on peut penser que cet op\u00e9ra a pour source le livre de Nietzsche <em>Ainsi parlait Zarathoustra<\/em>. Mais si le personnage est bien proche, cet op\u00e9ra n\u2019est en rien une \u0153uvre philosophique mais bien un grand op\u00e9ra comme en produisait la premi\u00e8re sc\u00e8ne d\u2019op\u00e9ra parisienne. La cr\u00e9ation a lieu dans un grand luxe de mise en sc\u00e8ne, le 16 mars 1891 et l\u2019ouvrage se maintient pendant plus de trente repr\u00e9sentations puis sombre dans l\u2019oubli (une seule reprise en 1896 \u00e0 La Haye) avant que le Palazzetto Bru Zane et le Festival de Saint-\u00c9tienne ne s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la partition en 2012. En r\u00e9sulte un unique enregistrement permettant enfin de d\u00e9couvrir l\u2019ensemble de cette partition.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le Mage<\/em> fait partie de ces op\u00e9ras de Jules Massenet dont quasiment rien n\u2019est connu de nos contemporains\u2026 Il y a bien un air de Zar\u00e2stra que l\u2019on retrouve dans des r\u00e9citals de t\u00e9nors aventureux (Rolando Villazon par exemple en 2005) ou encore le duo entre Varedha et Amrou (superbement rendu dans un r\u00e9cital de duo soprano\/baryton de Hj\u00f6rdis Th\u00e9bault et Pierre-Yves Pruvot enregistr\u00e9 en 2010 : <a href=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=75\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Patrie!<\/a>).<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" title=\"YouTube video player\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/IgV6VrBdJOo?si=V3Tcy0EJ0H9mRSJT\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1888 donc, Jules Massenet et son \u00e9diteur Hartmann sont \u00e0 la recherche d\u2019un sujet d\u2019op\u00e9ra car la direction de l\u2019Op\u00e9ra de Paris lui a r\u00e9serv\u00e9 du temps pour une cr\u00e9ation en hiver 1890. C\u2019est tout d\u2019abord Sardou qui est approch\u00e9 mais les choses ne sont pas simples. Proposant tout d\u2019abord un sujet hispanisant, Massenet le rejette apr\u00e8s avoir d\u00e9j\u00e0 baign\u00e9 dans cette ambiance pour <em>Don C\u00e9sar<\/em> et <em>Le Cid<\/em>. Ensuite Sardou imagine une <em>Circ\u00e9e<\/em> et Jules Barbier pourrait l\u2019aider pour la r\u00e9daction du livret. Mais l\u00e0 encore le compositeur n\u2019est pas satisfait, jugeant ce sujet plus apte \u00e0 faire briller le talent d\u2019Ambroise Thomas que le sien. Hartmann fait r\u00e9f\u00e9rence dans sa correspondance \u00e0 une pi\u00e8ce nomm\u00e9e les <em>P\u00eacheurs d\u2019Islande<\/em>, \u00e9crite par Meilhac, mais \u00e7a ne se fera pas. C\u2019est finalement en 1888 que le directeur de l\u2019op\u00e9ra (\u00c9douard Ritt) propose le nom de Jean Richepin, ayant entendu dire qu\u2019il travaillait \u00e0 un po\u00e8me pouvant servir de support \u00e0 un op\u00e9ra. Le directeur pense bien s\u00fbr \u00e0 la publicit\u00e9 que ferait une collaboration entre un compositeur c\u00e9l\u00e8bre et un \u00e9crivain renomm\u00e9! D\u2019ailleurs en 1883, Massenet avait \u00e9crit la musique de sc\u00e8ne pour sa pi\u00e8ce <em>Nana-Sahib<\/em>. Le sujet exotique ne peut que plaire \u00e0 Massenet, d\u2019autant plus que s\u2019y ajoutait la dualit\u00e9 entre l\u2019amour divin et l\u2019amour humain pour le personnage principal. La composition d\u00e9bute en mars 1889 et le 2 novembre, Richepin a les primeurs d\u2019une audition avant que Massenet ne termine la composition le 24 d\u00e9cembre. En mars 1890, il modifie profond\u00e9ment la sc\u00e8ne finale. \u00c0 l\u2019origine, la m\u00e9chante de l\u2019histoire devait \u00eatre pardonn\u00e9e par le couple amoureux avant de mourir. Finalement, pas de pardon, une derni\u00e8re mal\u00e9diction, un gouffre qui s\u2019ouvre pour engloutir le Mage et son aim\u00e9e\u2026 mais l\u2019intervention du dieu du Mage pour les sauver alors que la m\u00e9chante meurt. L\u2019orchestration se d\u00e9roule du 7 mars au 19 ao\u00fbt 1890. Apr\u00e8s cela, il part \u00e0 Vevey pour faire travailler sa nouvelle \u00e9g\u00e9rie Sybil Sanderson pour qui il a \u00e9crit le r\u00f4le d\u2019Anahita. Rapide composition donc\u2026 o\u00f9 tout se d\u00e9roule bien. Mais les soucis arrivent apr\u00e8s. D\u00e9j\u00e0 Sanderson ne peut finalement pas participer \u00e0 la cr\u00e9ation car elle est engag\u00e9e \u00e0 Bruxelles. En pensant pouvoir retarder la cr\u00e9ation pour conserver sa soprano f\u00e9tiche, il envoie un mauvais signal aux directeurs qui se tournent vers Reyer pour qu\u2019il puisse \u00e9ventuellement cr\u00e9er sa <em>Salammb\u00f4<\/em> (cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Bruxelle le 10 f\u00e9vrier 1890). Mais il n\u2019en est finalement rien et Reyer n\u2019accepte pas qu\u2019on lui fasse miroiter une cr\u00e9ation \u00e0 Paris puis qu\u2019on l\u2019oublie : il va s\u2019en r\u00e9pandre dans les journaux mais perd tout de m\u00eame. S\u2019ajoute une autre pol\u00e9mique : un certain Crawford accuse Richepin de plagiat par rapport \u00e0 une de ses \u0153uvres. L\u2019\u00e9crivain doit donc se justifier, citant comme sources d\u2019inspiration <em>Fragments relatifs \u00e0 la religion de Zoroastre<\/em> (Jules Mohl, 1829) ou encore le livret de Cahusac pour le <em>Zoroastre<\/em> de Rameau.<\/p>\n<div id=\"attachment_3758\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_acte-I_scene_Zarastra_Anahita.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3758\" class=\"wp-image-3758\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_acte-I_scene_Zarastra_Anahita-1024x699.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_acte-I_scene_Zarastra_Anahita-1024x699.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_acte-I_scene_Zarastra_Anahita-300x205.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_acte-I_scene_Zarastra_Anahita-768x524.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_acte-I_scene_Zarastra_Anahita.jpg 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3758\" class=\"wp-caption-text\">Acte I, Le Camp de Zar\u00e2stra &#8211; Sc\u00e8ne d&rsquo;amour entre Zar\u00e2stra et Anahita (d\u00e9cor d&rsquo;Amable et Gardy)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La cr\u00e9ation du 16 mars 1891 est un succ\u00e8s public. Il faut dire que les directeurs Ritt et Gailhard attendaient le renouvellement de leur mandat. Ils ont donc offert une mise en sc\u00e8ne d\u2019un luxe rare avec nombre de costumes et effets sp\u00e9ciaux alors in\u00e9dits\u2026 tout \u00e7a pour fasciner le public. C\u2019\u00e9tait une vieille ficelle aussi des directeurs : quand ils ne croient pas trop dans une partition, ils mettent beaucoup d\u2019argent dans la mise en sc\u00e8ne pour compenser et s\u2019assurer de nombreuses reprises sinon pour la musique, au moins pour le spectacle. Mais la presse et les critiques sont moins positifs sur l\u2019ouvrage. Si certains comme Henri Mar\u00e9chal (dans La Grande revue) louent la qualit\u00e9 du texte, beaucoup s\u2019accordent pour trouver le livret et surtout la trame dramatique assez faible, voire m\u00eame d\u2019un autre temps. Ainsi, Bruneau \u00e9crit dans La Revue illustr\u00e9e que le livret \u201cn\u2019est au fond, qu\u2019un recommencement plus litt\u00e9raire des drames d\u00e9j\u00e0 choisis par M. Massenet en sa recherche constante des situations doucement \u00e9rotiques, des sensualit\u00e9s mystiquement languides qui, toujours, doivent assurer le succ\u00e8s de ses op\u00e9ras [&#8230;] sinon devant la majorit\u00e9 des artistes, tout au moins aupr\u00e8s du public tr\u00e8s mondain et si f\u00e9minin\u201d. On regrette combien les situations ressemblent \u00e0 l\u2019<em>Aida<\/em> de Verdi ou encore \u00e0 des grandes sc\u00e8nes des grands-op\u00e9ras de Meyerbeer ou Hal\u00e9vy. Car c\u2019est cela qui ne pla\u00eet pas \u00e0 la critique : en r\u00e9pondant \u00e0 une commande de l\u2019Op\u00e9ra de Paris, Massenet se plie aux conventions du genre avec des formes ferm\u00e9es, des grands duos dramatiques, cinq actes, un grand ballet, des sc\u00e8nes impressionnantes\u2026 Tous les \u00e9l\u00e9ments y sont. Et le parall\u00e8le est fait parfois avec <em>La Reine de Saba<\/em> de Charles Gounod qui avait subi les m\u00eames critiques, peut-\u00eatre pour les m\u00eames causes. La musique est jug\u00e9e trop wagn\u00e9rienne pour certains\u2026 et pas assez pour d\u2019autres. Ainsi Ernst par exemple va \u00e9crire : \u201cMassenet a \u00e9crit l\u00e0 une partition b\u00e2tarde &#8211; sup\u00e9rieure au <em>Cid<\/em>, je le veux bien, mais tr\u00e8s inf\u00e9rieure \u00e0 <em>Esclarmonde<\/em>. Les pires banalit\u00e9s de l\u2019op\u00e9ra ancien y voisinent avec des pr\u00e9tentions modernes, avec l\u2019emploi tr\u00e8s d\u00e9cid\u00e9 des leitmotive &#8211; mais quels leitmotive, bon Dieu! Il n\u2019y a pas quatre id\u00e9es d\u2019une r\u00e9elle valeur expressive dans <em>Le Mage<\/em>, et capables de porter un d\u00e9veloppement symphonique.\u201d<\/p>\n<div id=\"attachment_3759\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3759\" class=\"wp-image-3759\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.1-1024x666.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"325\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.1-1024x666.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.1-300x195.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.1-768x500.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.1.jpg 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3759\" class=\"wp-caption-text\">Acte II, premier tableau, les souterrains du Temple de Djahil (esquisse de d\u00e9cor par Amable)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre bouleversement pour la carri\u00e8re du <em>Mage<\/em>, son \u00e9diteur Georges Hartmann est mis en liquidation. L\u2019entreprise est achet\u00e9e par Paul-\u00c9mile Chevalier et Henri Heugel. Ce dernier \u00e9crivait des articles dans <em>Le M\u00e9nestrel<\/em> et n\u2019\u00e9tait pas tendre avec le compositeur. \u00c9trangement, \u00e0 partir du moment o\u00f9 Heugel devient l\u2019\u00e9diteur de Massenet, les critiques publi\u00e9es dans le journal seront toutes tr\u00e8s bonnes pour notre compositeur! Enfin, la distribution pose souci\u2026 Sybil Sanderson \u00e9tait pr\u00e9vue pour le r\u00f4le de Anahita et m\u00eame si Maria Lureau-Escala\u00efs semble tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur, Jules Massenet reste tr\u00e8s sensible et tendu sur la question (allant jusqu\u2019\u00e0 avoir des mots avec le baryton Jean Lassale qui auraient pu aller jusqu\u2019\u00e0 une \u201cr\u00e9paration par les armes\u201d). En Varedha, Caroline Fierens fait l\u2019unanimit\u00e9 tant par son chant que par son jeu. Mais pour le r\u00f4le-titre, il faudra, sur les 32 repr\u00e9sentations, pas moins de trois t\u00e9nors successifs (Vergnet, Duc puis enfin Escala\u00efs). Enfin, durant les repr\u00e9sentations, un nouveau directeur est nomm\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de l\u2019Op\u00e9ra en janvier : Eug\u00e8ne Bertrand veut bouleverser la programmation en proposant entre-autre beaucoup d\u2019ouvrages de Wagner, comme <em>Lohengrin<\/em>. Il fera aussi cr\u00e9er la <em>Salammb\u00f4<\/em> de Reyer, qui perfidement pourra dire par la suite : \u201cJe n\u2019avais qu\u2019une chose \u00e0 faire, c\u2019\u00e9tait de m\u2019incliner et de laisser passer <em>Le Mage<\/em>. Et <em>Le Mage<\/em> passa.\u201d Avec cette r\u00e9f\u00e9rence aux derni\u00e8res phrases du livret, Reyer r\u00e8gle ses comptes avec Massenet suite \u00e0 la petite crise qui a eu lieu avant la cr\u00e9ation. Tout le monde parlera donc d\u2019un \u00e9chec car la partition ne sera pas reprise. Mais les faits sont l\u00e0, le succ\u00e8s a toujours \u00e9t\u00e9 au rendez-vous pour toutes les repr\u00e9sentations et des reprises auraient sans doute eu le m\u00eame succ\u00e8s.<\/p>\n<div id=\"attachment_3760\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3760\" class=\"wp-image-3760\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.2.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"574\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.2.jpg 610w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-II.2-261x300.jpg 261w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3760\" class=\"wp-caption-text\">Acte II, deuxi\u00e8me tableau : La Place Royale de Bakhdi (d\u00e9cor d&rsquo;Amable et Gardy)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le Mage<\/em> se d\u00e9roule dans un temps mythologique, pr\u00e8s de deux-mille ans avant notre \u00e8re dans le nord de l\u2019actuel Afghanistan. Aux abords de la ville de Lakhdi, Zar\u00e2stra se pr\u00e9pare pour son triomphe apr\u00e8s avoir vaincu un peuple hostile (les touraniens). Le jeune guerrier pense, gr\u00e2ce \u00e0 cette victoire, pouvoir \u00e9pouser la reine Anahita, justement reine des touraniens, dont il est amoureux. Mais une autre femme le convoite. Fille du grand-pr\u00eatre Amrou, pr\u00eatresse elle-m\u00eame de Djahi (la d\u00e9esse de la volupt\u00e9), Varedha souhaite en faire son \u00e9poux mais est repouss\u00e9e par Zar\u00e2stra. Le deuxi\u00e8me acte s\u2019ouvre dans les souterrains du temple de Djahi o\u00f9 Varedha se lamente. En plus de son amour rejet\u00e9, c\u2019est la possibilit\u00e9 de rompre ses v\u0153ux de pr\u00eatresse qui s\u2019est envol\u00e9e. Mais Amrou arrive et apprend \u00e0 sa fille l\u2019amour secret de Zar\u00e2stra pour Anahita, lui proposant de la venger. Le deuxi\u00e8me tableau se d\u00e9roule sur la grande place de la ville o\u00f9 Zar\u00e2stra fait une entr\u00e9e triomphale devant le roi d&rsquo;Iran. Pour prix de son triomphe, il demande la main de la reine Anahita. Mais Amrou appara\u00eet, annon\u00e7ant \u00e0 tous que le soldat victorieux a bris\u00e9 le serment qui le liait \u00e0 sa fille Varedha. Le jeune homme a beau se d\u00e9fendre, tous finissent par croire au mensonge du pr\u00eatre. Le roi demande donc \u00e0 Zar\u00e2stra de remplir son serment et donc d\u2019\u00e9pouser Varedha. Refusant, le jeune homme maudit les menteurs et les dieux qu\u2019ils servent avant de partir, exil\u00e9 de la cit\u00e9. Le troisi\u00e8me acte nous transporte sur la montagne sainte o\u00f9 Zar\u00e2stra est maintenant devenu le Mage, sorte de proph\u00e8te admir\u00e9 par ses fid\u00e8les. Varedha vient le retrouver pour lui redire son amour. Mais le Mage la repousse toujours et elle finit par lui annoncer qu\u2019Anahita va \u00e9pouser le roi. Le quatri\u00e8me acte se d\u00e9roule dans le temple de Djahi o\u00f9 doit se d\u00e9rouler le mariage de la reine du Touran avec le roi. Mais la jeune femme refuse toujours, mena\u00e7ant le roi d\u2019une invasion par son peuple certe vaincu mais toujours fier. De retour de la montagne, Varedha avoue publiquement qu\u2019elle a menti, savourant la peine que cette annonce fait \u00e0 Anahita qui a perdu son amour pour \u00eatre forc\u00e9e \u00e0 \u00e9pouser un autre. Mais on entend brusquement des guerriers au loin : le peuple d\u2019Anahita envahit le temple et frappe les Iraniens. Varedha tente en vain de tuer la reine, prot\u00e9g\u00e9e par ses guerriers. Au cinqui\u00e8me acte, Zar\u00e2stra erre dans les ruines du temple de Djahi. Il trouve les corps sans vie du roi, d\u2019Amrou et de Varedha mais cherche toujours celui d\u2019Anahita. Mais la voici qui arrive avec une escorte de cavaliers touraniens. Les deux jeunes gens renouvellent leurs serments d\u2019amour quand Varedha reprend conscience et les maudit, les vouant \u00e0 la mort en suppliant Djahi de la venger. La statue de la d\u00e9esse (un des rares monuments encore debout) s\u2019\u00e9claire de rouge, du feu monte des ruines\u2026 et la statue s\u2019effondre dans un gouffre de feu mena\u00e7ant d\u2019engloutir Zar\u00e2stra et Anahita. Le Mage prie Ahura-Mazda (dieu du feu et de l\u2019amour) de contrer cette magie noire. Voyant le pouvoir de Djahi refluer, Varedha tombe morte en maudissant une derni\u00e8re fois Zar\u00e2stra.<\/p>\n<div id=\"attachment_3761\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-III.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3761\" class=\"wp-image-3761\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-III-1024x546.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-III-1024x546.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-III-300x160.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-III-768x410.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-III.jpg 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3761\" class=\"wp-caption-text\">Acte III, La Montagne Sainte (d\u00e9cor d&rsquo;Alfred Lemeunier)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le Mage<\/em> se d\u00e9roule dans un temps mythologique, pr\u00e8s de deux-mille ans avant notre \u00e8re dans le nord de l\u2019actuel Afghanistan. Aux abords de la ville de Lakhdi, Zar\u00e2stra se pr\u00e9pare pour son triomphe apr\u00e8s avoir vaincu un peuple hostile (les touraniens). Le jeune guerrier pense, gr\u00e2ce \u00e0 cette victoire, pouvoir \u00e9pouser la reine Anahita, justement reine des touraniens, dont il est amoureux. Mais une autre femme le convoite. Fille du grand-pr\u00eatre Amrou, pr\u00eatresse elle-m\u00eame de Djahi (la d\u00e9esse de la volupt\u00e9), Varedha souhaite en faire son \u00e9poux mais est repouss\u00e9e par Zar\u00e2stra. Le deuxi\u00e8me acte s\u2019ouvre dans les souterrains du temple de Djahi o\u00f9 Varedha se lamente. En plus de son amour rejet\u00e9, c\u2019est la possibilit\u00e9 de rompre ses v\u0153ux de pr\u00eatresse qui s\u2019est envol\u00e9e. Mais Amrou arrive et apprend \u00e0 sa fille l\u2019amour secret de Zar\u00e2stra pour Anahita, lui proposant de la venger. Le deuxi\u00e8me tableau se d\u00e9roule sur la grande place de la ville o\u00f9 Zar\u00e2stra fait une entr\u00e9e triomphale devant le roi d&rsquo;Iran. Pour prix de son triomphe, il demande la main de la reine Anahita. Mais Amrou appara\u00eet, annon\u00e7ant \u00e0 tous que le soldat victorieux a bris\u00e9 le serment qui le liait \u00e0 sa fille Varedha. Le jeune homme a beau se d\u00e9fendre, tous finissent par croire au mensonge du pr\u00eatre. Le roi demande donc \u00e0 Zar\u00e2stra de remplir son serment et donc d\u2019\u00e9pouser Varedha. Refusant, le jeune homme maudit les menteurs et les dieux qu\u2019ils servent avant de partir, exil\u00e9 de la cit\u00e9. Le troisi\u00e8me acte nous transporte sur la montagne sainte o\u00f9 Zar\u00e2stra est maintenant devenu le Mage, sorte de proph\u00e8te admir\u00e9 par ses fid\u00e8les. Varedha vient le retrouver pour lui redire son amour. Mais le Mage la repousse toujours et elle finit par lui annoncer qu\u2019Anahita va \u00e9pouser le roi. Le quatri\u00e8me acte se d\u00e9roule dans le temple de Djahi o\u00f9 doit se d\u00e9rouler le mariage de la reine du Touran avec le roi. Mais la jeune femme refuse toujours, mena\u00e7ant le roi d\u2019une invasion par son peuple certe vaincu mais toujours fier. De retour de la montagne, Varedha avoue publiquement qu\u2019elle a menti, savourant la peine que cette annonce fait \u00e0 Anahita qui a perdu son amour pour \u00eatre forc\u00e9e \u00e0 \u00e9pouser un autre. Mais on entend brusquement des guerriers au loin : le peuple d\u2019Anahita envahit le temple et frappe les Iraniens. Varedha tente en vain de tuer la reine, prot\u00e9g\u00e9e par ses guerriers. Au cinqui\u00e8me acte, Zar\u00e2stra erre dans les ruines du temple de Djahi. Il trouve les corps sans vie du roi, d\u2019Amrou et de Varedha mais cherche toujours celui d\u2019Anahita. Mais la voici qui arrive avec une escorte de cavaliers touraniens. Les deux jeunes gens renouvellent leurs serments d\u2019amour quand Varedha reprend conscience et les maudit, les vouant \u00e0 la mort en suppliant Djahi de la venger. La statue de la d\u00e9esse (un des rares monuments encore debout) s\u2019\u00e9claire de rouge, du feu monte des ruines\u2026 et la statue s\u2019effondre dans un gouffre de feu mena\u00e7ant d\u2019engloutir Zar\u00e2stra et Anahita. Le Mage prie Ahura-Mazda (dieu du feu et de l\u2019amour) de contrer cette magie noire. Voyant le pouvoir de Djahi refluer, Varedha tombe morte en maudissant une derni\u00e8re fois Zar\u00e2stra.<\/p>\n<div id=\"attachment_3762\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-IV.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3762\" class=\"wp-image-3762\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-IV-1024x693.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-IV-1024x693.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-IV-300x203.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-IV-768x520.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-IV.jpg 1261w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3762\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV, Le temple de Djahi &#8211; Arriv\u00e9e des Touraniens pour sauver Anahita.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais alors cette musique? Il faut bien l\u2019avouer, apr\u00e8s les grandes r\u00e9ussites (dans des formes diff\u00e9rentes) d\u2019<em>Esclarmonde<\/em> ou <em>Manon<\/em>, <em>Le Mage<\/em> n\u2019a pas la m\u00eame inspiration et se range plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 du <em>Cid<\/em>. Dramatiquement, l\u2019action avance, il y a de belles trouvailles\u2026 mais la partition n\u2019a pas ces envol\u00e9es ou cette unit\u00e9 qu\u2019on peut appr\u00e9cier dans les grandes \u0153uvres de Massenet. Ainsi, le d\u00e9but avec la m\u00e9lodie du prisonnier touranien est une belle id\u00e9e, mais la suite du premier acte ne d\u00e9colle pas vraiment, les duos entre Zar\u00e2stra et successivement Varedha puis Anahita manquent d\u2019un quelque chose pour marquer les esprits. Au contraire, le premier tableau du deuxi\u00e8me acte est une vraie r\u00e9ussite avec les tourments de Varedha, le complot promis par Amrou. Le grand tableau de foule qui suit se veut imposant et grandiose. On ne peut douter que la mise en sc\u00e8ne devait l\u2019\u00eatre\u2026 mais l\u00e0 encore, la musique semble aligner les id\u00e9es ou les situations sans que la mayonnaise ne prenne vraiment. Le troisi\u00e8me acte dans la montagne pourrait lui aussi montrer de grandes images mais peine \u00e0 vraiment fasciner (Massenet r\u00e9utilise d\u2019ailleurs une de ses compositions pr\u00e9c\u00e9dentes, <em>Apollo\u2019s Invocation<\/em>, \u00e9crites pour Londres en 1884). Il en sera de m\u00eame pour les deux derniers actes, qui sont grandioses par l\u2019effectif, par les effets sc\u00e9niques suppos\u00e9s\u2026 mais sans que musicalement on ne soit transport\u00e9. La musique du ballet reste exotique avec des effets de timbres et de rythmes qui devaient surprendre \u00e0 l\u2019\u00e9poque, mais on n\u2019y trouve pas la m\u00eame inventivit\u00e9 que dans celui du <em>Roi de Lahore<\/em> par exemple. Alors, une partition de moindre qualit\u00e9? Difficile de juger totalement. Avec un seul enregistrement, il peut aussi y avoir une petite partie port\u00e9e par l\u2019interpr\u00e9tation.<\/p>\n<div id=\"attachment_3763\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-V.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3763\" class=\"wp-image-3763\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-V-1024x648.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"316\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-V-1024x648.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-V-300x190.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-V-768x486.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Acte-V.jpg 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3763\" class=\"wp-caption-text\">Acte V, Les Ruines du Temple de Djahi (d\u00e9cor de Lavastre et Carpezat)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour cet enregistrement, <strong>Laurent Campellone<\/strong> enregistre l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la partition \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s si l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la partition piano-chant publi\u00e9e. D\u00e9j\u00e0, pour le ballet il y a quelques diff\u00e9rences mais sans doutes dues au fait que Massenet le remania au cours des repr\u00e9sentations. C\u2019est ensuite dans le quatri\u00e8me acte qu&rsquo;il y a deux pages coup\u00e9es, durant le r\u00e9cit d\u2019Anahita expliquant que son peuple viendrait la venger de cet odieux mariage impos\u00e9. Enfin, dans le dernier acte, le duo entre Anahita et Zar\u00e2stra est aussi amput\u00e9 de trois pages, alors que le Mage refuse son amour pour la reine du peuple qui a massacr\u00e9 le sien malgr\u00e9 la pri\u00e8re d\u2019Anahita. On peut se poser la question de ces coupures\u2026 Ce n\u2019est pas a priori une raison de minutage. Certes le deuxi\u00e8me disque o\u00f9 se trouvent ces coupures est quasiment plein (\u00e0 1 minute et demi pr\u00e8s), mais le premier disque ne dure qu\u2019une heure. Une coupure judicieuse dans la sc\u00e8ne entre Zar\u00e2stra et les mages permettant de r\u00e9partir cette sc\u00e8ne entre les deux disques aurait permis de tout enregistrer. On peut aussi penser \u00e0 l\u2019all\u00e8gement des deux r\u00f4les de Zar\u00e2stra et d\u2019Anahita qui sont mis \u00e0 rude \u00e9preuve durant cet op\u00e9ra. On ne saura s\u00fbrement pas la raison, mais ces coupures sont malheureuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enregistr\u00e9 \u00e0 Saint-\u00c9tienne, ce disque est le r\u00e9sultat de deux concerts. C\u2019est donc un enregistrement en direct qui est ici propos\u00e9. La qualit\u00e9 du son est parfaite, avec un bon \u00e9quilibre, tr\u00e8s peu de bruits parasites. Les forces de l\u2019<strong>Op\u00e9ra de Saint-\u00c9tienne<\/strong> ne peuvent pas rivaliser avec les grandes phalanges qui ont \u00e9t\u00e9 par la suite engag\u00e9es par la Fondation Bru Zane. Entendons-nous bien, le r\u00e9sultat est de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9, avec pour le ch\u0153ur une diction tr\u00e8s bonne, un chant bien dirig\u00e9\u2026 mais les pupitres n\u2019ont pas la beaut\u00e9 d\u2019autres formations. C\u2019est un petit peu le m\u00eame souci pour l\u2019orchestre. On ne note pas de probl\u00e8me de justesse ou de mise en place, mais les pupitres manquent \u00e0 la fois d\u2019un peu de d\u00e9licatesse mais aussi de nuances dans le jeu et de rondeur dans le son. <strong>Laurent Campellone<\/strong> insuffle beaucoup d\u2019\u00e9nergie \u00e0 cette partition mais malheureusement n\u2019arrive pas \u00e0 faire vivre totalement certaines sc\u00e8nes qui sonnent comme \u00e9triqu\u00e9es, comme si elles demandaient soit une orchestration diff\u00e9rente, ou une d\u00e9mesure plus marqu\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution comporte un certain nombre de petits r\u00f4les : le prisonnier touranien, un h\u00e9raut, un chef iranien, un chef touranien\u2026 Ces quatre petits r\u00f4les sont r\u00e9partis entre deux chanteurs alors jeunes encore en 2012 : Julien Dran et Florian Sempey. Du cr\u00e9ateur du chef des touranien, on ne sait que son nom : Ragneau. C\u2019\u00e9tait une basse. Au contraire, on conna\u00eet plus de choses sur la carri\u00e8re de Charles Douaillier qui chantait le r\u00f4le du h\u00e9raut. Baryton, il fera une grande carri\u00e8re \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris, o\u00f9 il cr\u00e9\u00e9e nombre de petits r\u00f4les d\u2019op\u00e9ra de Massenet, Reyer, Wagner, Verdi, d\u2019Indy\u2026 selon les critiques, il semblait \u00eatre une base solide de la troupe, chantant parfois des premiers r\u00f4les comme Valentin dans <em>Faust<\/em> de Gounod par exemple en 1891. <strong>Florian Sempey<\/strong> chante donc ces deux r\u00f4les de belle mani\u00e8re, avec noblesse et force. Mais les r\u00f4les restent vraiment limit\u00e9s. Jean-Paul Voulet cr\u00e9e le r\u00f4le du chef iranien. Le profil semble assez proche de celui de Douaillier : de nombreux petits r\u00f4les tout au long de sa carri\u00e8re. Par contre, il est int\u00e9ressant de voir que c\u2019est Agustarello Affre qui chantait le r\u00f4le du prisonnier touranien en 1891. Le chanteur a beaucoup chant\u00e9 le r\u00e9pertoire de l\u2019Op\u00e9ra de Paris mais rarement des cr\u00e9ations. T\u00e9nor \u00e0 la voix souple et belle, il alternait les r\u00f4les l\u00e9gers et les r\u00f4les lourds : L\u00e9opold (<em>La Juive<\/em>), le r\u00f4le-titre d\u2019<em>Ascanio<\/em> de Saint-Sa\u00ebns, Le duc de Mantou (<em>Rigoletto<\/em>) ou encore <em>Lohengrin<\/em>. On peut l\u2019entendre tardivement dans ce qui a \u00e9t\u00e9 parmi les premiers enregistrements d\u2019int\u00e9grales : <em>Carmen<\/em> en 1911 et <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em> en <a href=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3249\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">1912<\/a>. Quand on \u00e9coute le r\u00f4le, on comprend l\u2019int\u00e9r\u00eat de mettre un artiste de premier plan (m\u00eame si tr\u00e8s jeune encore \u00e0 l\u2019\u00e9poque) pour ce r\u00f4le qui ouvre le premier acte et le clos. <strong>Julien Dran<\/strong> se montre magnifique dans ses interventions, de timbre, de musicalit\u00e9 et de nuances.<\/p>\n<div id=\"attachment_3768\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Delmas_Wotan.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3768\" class=\"wp-image-3768\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Delmas_Wotan-807x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"317\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Delmas_Wotan-807x1024.jpg 807w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Delmas_Wotan-236x300.jpg 236w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Delmas_Wotan-768x974.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Delmas_Wotan-1211x1536.jpg 1211w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Delmas_Wotan-1614x2048.jpg 1614w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Delmas_Wotan.jpg 1685w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3768\" class=\"wp-caption-text\">Jean-Fran\u00e7ois Delmas dans le r\u00f4le de Wotan (La Walkyrie).<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00f4le du Roi d\u2019Iran a \u00e9t\u00e9 par Jean Martapoura et il fait partie des quelques chanteurs de l&rsquo;\u00e9poque dont on peut entendre la voix au travers d\u2019un enregistrement. En <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=U_A0amw7ZZw\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">1901<\/a> , il enregistre l\u2019air de la boisson d\u2019<em>Hamlet<\/em> et on d\u00e9couvre une voix de baryton assez claire. S\u2019il a fait ses d\u00e9buts \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris en 1886, c\u2019est par la suite au Metropolitan de New-York qu\u2019il fait carri\u00e8re \u00e0 partir de 1891 dans les r\u00f4les secondaires de baryton (Escamillo, Mercutio, Valentin, Alfio,&#8230;). <strong>Marcel Vanaud<\/strong> dans notre enregistrement semble plus sombre et plus basse de couleur que le cr\u00e9ateur. Mais il lui manque surtout un peu de pr\u00e9sence. Certes le r\u00f4le est assez fade et se limite \u00e0 deux grandes sc\u00e8nes\u2026 mais il peine \u00e0 vraiment s\u2019imposer. Il faut dire que face \u00e0 lui, il y a le personnage d\u2019Amrou\u2026 Le Grand Pr\u00eatre a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour Jean-Fran\u00e7ois Delmas. Et quand on regarde la liste des grands r\u00f4les qu\u2019il a interpr\u00e9t\u00e9, cela donne le tournis : tous les r\u00f4les de barytons graves et aigus lui sont ouverts, passant de Gurnemanz \u00e0 Iago. La voix \u00e9tait celle d\u2019un baryton-basse, mais avec une grande aisance dans l\u2019aigu lui permettant d\u2019assumer les r\u00f4les de pures barytons. Il a beaucoup enregistr\u00e9 pour l\u2019\u00e9poque <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=hYRHIE3c5tE\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">entre 1902 et 1908<\/a> et l\u2019on entend vraiment cette voix large et aussi \u00e0 l\u2019aise dans l\u2019aigu que dans le grave. Fid\u00e8le \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris, il y chanta de 1886 \u00e0 1927 avec quelques excursions dans d\u2019autres th\u00e9\u00e2tres. Mais l\u2019ensemble des r\u00f4les abord\u00e9s est impressionnant, de Rameau (Th\u00e9s\u00e9e dans <em>Hippolyte et Aricie<\/em>) \u00e0 Wagner (Wotan, Sachs, Heinrich, Kurwenal, Hagen, Gurnemanz) en passant par Gounod (M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s et Fr\u00e8re Laurent), Berlioz (M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s encore), D\u2019Indy (Arfagard dans <em>Fervaal<\/em>) et le r\u00f4le titre de <em>L\u2019\u00c9tranger<\/em>) ou Saint-Sa\u00ebns. Et pour Massenet, il va devenir un habitu\u00e9 des cr\u00e9ations avec Athana\u00ebl (<em>Tha\u00efs<\/em>), P\u00e9ritho\u00fcs (<em>Ariane<\/em>), Fabius Maximus (<em>Roma<\/em>) alors qu\u2019il chante aussi dans des reprises Phorcas (<em>Esclarmonde<\/em>) et Don Di\u00e8gue (<em>Le Cid<\/em>). Avec <strong>Jean-Fran\u00e7ois Lapointe<\/strong>, c\u2019est un pur baryton qui nous est propos\u00e9 pour l\u2019enregistrement. Le chanteur n\u2019a pas cette noirceur de timbre qu\u2019on entend chez Delmas, mais il a par contre une pr\u00e9sence, un tranchant dans le mot qui vont parfaitement pour ce pr\u00eatre qui utilise sa position pour venger sa fille. Le timbre n\u2019est pas des plus beaux, mais le chant, la diction et la pr\u00e9sence dramatique font merveille.<\/p>\n<div id=\"attachment_3766\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Marie_Lureau-Escalais.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3766\" class=\"wp-image-3766\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Marie_Lureau-Escalais-775x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Marie_Lureau-Escalais-775x1024.jpg 775w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Marie_Lureau-Escalais-227x300.jpg 227w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Marie_Lureau-Escalais-768x1014.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Marie_Lureau-Escalais.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3766\" class=\"wp-caption-text\">Maria Lureau-Escala\u00efs<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00f4le d\u2019Anahita avait \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 pour Sybil Sanderson par Jules Massenet. Sa muse n\u2019\u00e9tant pas disponible, c\u2019est Maria Lureau-Escala\u00efs qui doit reprendre le r\u00f4le, sans doute apr\u00e8s quelques am\u00e9nagements dans la ligne vocale qui ne demande plus de grand suraigu en dehors d\u2019un contre-ut et d\u2019un contre-r\u00e9. La chanteuse commence sa carri\u00e8re en 1882 dans le r\u00f4le de Marguerite des <em>Huguenots<\/em> \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris. C\u2019est donc dans des r\u00f4les l\u00e9gers qu\u2019elle d\u00e9bute, faisant valoir une vocalise tr\u00e8s ais\u00e9e et de beaux aigus. Elle ravit la critique par ses interpr\u00e9tations. Il est assez \u00e9trange d\u2019avoir propos\u00e9 le r\u00f4le \u00e0 <strong>Catherine Hunold<\/strong> quand on voit le profil de la cr\u00e9atrice. Certes la soprano fran\u00e7aise n\u2019avait pas encore fait ses d\u00e9buts dans les grands r\u00f4les wagn\u00e9riens, mais on sentait bien que cette voix n\u2019\u00e9tait en rien un soprano l\u00e9ger, et pas plus un soprano d\u2019agilit\u00e9. Et quand on \u00e9coute, on est certes impressionn\u00e9 par la prestance de cette reine, mais il faut aussi entendre les grandes tensions dans l\u2019aigu qui se r\u00e9v\u00e8lent r\u00e9guli\u00e8rement. Le r\u00f4le est r\u00e9guli\u00e8rement haut sur la port\u00e9e et monte donc sur des suraigus qui sont chant\u00e9s par la soprano, mais au prix d\u2019un \u00e9norme effort que l\u2019on peut entendre. La voix semble r\u00e9guli\u00e8rement tr\u00e8s tendue quand la ligne reste trop longtemps dans l\u2019aigu. On regrette ce choix de distribution\u2026 \u00e0 la fois pour le r\u00f4le qui aurait pu se r\u00e9v\u00e9ler autrement, mais aussi pour Catherine Hunold qui grave un de ses rares disques dans un r\u00f4le qui ne lui convient pas vraiment et qui ne montre pas les possibilit\u00e9s de sa voix.<\/p>\n<div id=\"attachment_3765\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Fierens.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3765\" class=\"wp-image-3765\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Fierens.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"370\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Fierens.jpg 433w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Fierens-203x300.jpg 203w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3765\" class=\"wp-caption-text\">Caroline Fierens, Costume de Varedha.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa grande rivale Varedha a \u00e9t\u00e9 elle cr\u00e9\u00e9e par Caroline Fi\u00e9rens. Lorsque l\u2019on regarde ses r\u00f4les, on comprend imm\u00e9diatement que l\u2019on a affaire \u00e0 un falcon, ces sopranos dramatiques fran\u00e7ais qui ont fait les riches heures du grand-op\u00e9ra fran\u00e7ais. En 1890, elle d\u00e9but \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris dans le r\u00f4le de Rachel (<em>La Juive<\/em>) et chantera par la suite Valentine (<em>Les Huguenots<\/em>), S\u00e9lika (<em>L\u2019Africaine<\/em>), Alice (<em>Robert le Diable<\/em>)&#8230; et aussi Ortrud dans le <em>Lohengrin<\/em> de Wagner. Et c\u2019est sans doute de ce r\u00f4le que se rapproche le plus celui de Varedha : v\u00e9h\u00e9mente, sournoise, manipulatrice et rus\u00e9e. Le r\u00f4le est tr\u00e8s large, montant au contre-ut et descendant r\u00e9guli\u00e8rement tr\u00e8s bas. En choisissant <strong>Kate Aldrich<\/strong>, Bru Zane commence un partenariat de longue dur\u00e9e. La mezzo-soprano am\u00e9ricaine avait d\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 des r\u00f4les rares en fran\u00e7ais : le r\u00f4le titre de <em>Salom\u00e9<\/em> de Mariotte en 2005 (r\u00f4le cr\u00e9\u00e9 par Lucienne Br\u00e9val, soprano dramatique) mais aussi celui de <em>Salamb\u00f4<\/em> de Reyer (cr\u00e9\u00e9 par Rose Caron, elle aussi habitu\u00e9 aux r\u00f4les de falcon et de soprano dramatiques). La cat\u00e9gorisation en mezzo-soprano de notre Varedha surprend mais quand on entend la voix assez port\u00e9e vers l\u2019aigu, on comprend que le choix \u00e9tait le bon. Le r\u00f4le doit certes accrocher un contre-ut, mais il demande aussi un medium nourri, un grave important\u2026 et une pr\u00e9sence physique! Et tout cela, Kate Aldrich le poss\u00e8de. Elle cr\u00e8ve litt\u00e9ralement l\u2019\u00e9cran tant son incarnation est compl\u00e8te dramatiquement comme vocalement. Une premi\u00e8re collaboration qui en ouvrira d\u2019autres tr\u00e8s belles!<\/p>\n<div id=\"attachment_3767\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Vergnet_acteIII.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3767\" class=\"wp-image-3767\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Vergnet_acteIII.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"426\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Vergnet_acteIII.jpg 558w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Le-Mage_Vergnet_acteIII-176x300.jpg 176w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3767\" class=\"wp-caption-text\">Edmon Vergnet, Costume pour le troisi\u00e8me acte dans le r\u00f4le de Zar\u00e2stra.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, le r\u00f4le-titre de Zar\u00e2stra. Il avait pos\u00e9 probl\u00e8me aux cr\u00e9ateurs (qui durent se relayer \u00e0 trois au cours des repr\u00e9sentations) mais c\u2019est Edmond Vergnet qui cr\u00e9e le r\u00f4le. Difficile de se faire une id\u00e9e de sa voix tant les r\u00f4les sont larges dans son r\u00e9pertoire, passant de Don Ottavio (<em>Don Giovanni<\/em>) au r\u00f4le titre de <em>Lohengrin<\/em> en passant par Jean dans <em>Le Proph\u00e8te<\/em> ou Riccardo dans <em>Un Ballo in Maschera<\/em> de Verdi. Au vu du r\u00e9pertoire de <strong>Luca Lombardo<\/strong> \u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019enregistrement (il chante depuis quelques ann\u00e9es principalement des r\u00f4les de caract\u00e8re), ce r\u00f4le aurait pu lui convenir. Malheureusement, le t\u00e9nor \u00e9tait malade lors des deux concerts. Si le premier a \u00e9t\u00e9 il semblerait plus que compliqu\u00e9 \u00e0 terminer, le deuxi\u00e8me le trouve en meilleur forme, mais avec tout de m\u00eame des s\u00e9quelles : le timbre est ab\u00eem\u00e9, le souffle court, les aigus sont arrach\u00e9s avec beaucoup d\u2019effort et la ligne de chant est brusqu\u00e9e. On n\u2019ira pas beaucoup plus loin sur la description. On sent qu\u2019il fait tout ce qu\u2019il peut pour sauver le r\u00f4le et l\u2019enregistrement (il n\u2019y avait pas doublure) mais le r\u00e9sultat fait peine \u00e0 \u00e9couter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors voil\u00e0\u2026 apr\u00e8s l\u2019article fleuve d\u2019<em>Esclarmonde<\/em>, quelque chose de beaucoup plus court pour <em>Le Mage<\/em>. D\u00e9j\u00e0 parce que la documentation est beaucoup moins importante\u2026 mais aussi car l&rsquo;\u0153uvre en elle-m\u00eame ne me fascine pas autant. Et puis un seul enregistrement, qui a ses bons c\u00f4t\u00e9s mais aussi des gros soucis\u2026 Il faudrait sans doute redonner sa chance au <em>Mage<\/em> avec une distribution diff\u00e9rente. Retour aux articles fleuves pour le prochain : on s\u2019attaque \u00e0 <em>Werther<\/em> et ses treize (!!) enregistrements studio!<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3769\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-20.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-20.jpg 600w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-20-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-20-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-20-200x200.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Jules Massenet (1842-1912), Le Mage, Op\u00e9ra en cinq actes<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Anahita, Catherine Hunold ; Varedha, Kate Aldrich ; Zar\u00e2stra, Luca Lombardo ; Amrou, Jean-Fran\u00e7ois Lapointe ; Le Roi d\u2019Iran, Marcel Vanaud ; Un Prisonnier touranien, Julien Dran ; Un Chef iranien, Julien Dran ; Un Chef touranien, Florian Sempey ; Le H\u00e9raut, Florian Sempey<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Choeur lyrique Saint-\u00c9tienne Loire<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Orchestre symphonique Saint-\u00c9tienne Loire<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Laurent Campellone, Direction<\/li>\n<li aria-level=\"1\">2CD Palazzetto Bru Zane ES 1013. Enregistr\u00e9 en public \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Th\u00e9\u00e2tre de Saint-\u00c9tienne les 9, 11 et 12 novembre 2012.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Esclarmonde n\u2019est pas encore cr\u00e9\u00e9e, Werther n\u2019a toujours pas trouv\u00e9 un th\u00e9\u00e2tre d\u2019adoption\u2026 mais Jules Massenet commence \u00e0 penser \u00e0 son prochain op\u00e9ra en 1888. 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