{"id":371,"date":"2015-01-03T18:30:50","date_gmt":"2015-01-03T17:30:50","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=371"},"modified":"2015-01-16T10:17:45","modified_gmt":"2015-01-16T09:17:45","slug":"orfeo-et-bejun-mehta-immortalises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=371","title":{"rendered":"Orfeo et Bejun Mehta immortalis\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo1-745x1024.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-379 alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo1-745x1024-218x300.jpg\" alt=\"orfeo_ed_euridice_0\" width=\"218\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo1-745x1024-218x300.jpg 218w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo1-745x1024.jpg 745w\" sizes=\"auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px\" \/><\/a>Orfeo ed Euridice<\/em> de Gluck est disponible selon trois versions&#8230; l&rsquo;originale en italien pour castra de Vienne, la version r\u00e9vis\u00e9e pour t\u00e9nor de Paris en fran\u00e7ais&#8230; et la version de Berlioz pour mezzo-soprano en fran\u00e7ais toujours&#8230; plus les divers modifications et adaptations d&rsquo;une version dans une autre langue\u00a0! Ici nous avons la version originale en italien, chant\u00e9 par une voix aig\u00fce ici d\u00e9volue \u00e0 un contre-t\u00e9nor. Mais l&rsquo;autre int\u00e9r\u00eat de ce DVD reste la mise en sc\u00e8ne et la r\u00e9alisation du film. Car loin d&rsquo;\u00eatre un enregistrement d&rsquo;une version sc\u00e9nique, ou un film pur comme pouvait le faire Karajan, nous sommes ici face \u00e0 un objet un peu hybride. Le r\u00e9sultat est un peu \u00e9trange par moments, mais finalement saisissant visuellement et dramatiquement. Alors que musicalement nous fr\u00f4lons la perfection \u00e0 tous points de vue\u00a0!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les premi\u00e8res images du film nous pr\u00e9sentent Bejun Mehta se parant de son costume de sc\u00e8ne&#8230; alors que retentit l&rsquo;ouverture jou\u00e9e par un orchestre en livr\u00e9e et perruque, le tout \u00e9clair\u00e9 \u00e0 la bougie&#8230; Arrive la c\u00e9r\u00e9monie fun\u00e8bre o\u00f9 brillent toiles peintes et d\u00e9cors en bois. Tout cela pourrait faire craindre une sorte de recr\u00e9ation un peu ridicule mais arrivent finalement des points de vue de la cam\u00e9ra, des lumi\u00e8res qui nous font sortir de cette caricature\u00a0: les plans nous montrent une partie du th\u00e9\u00e2tre, les lumi\u00e8res varient d&rsquo;un angle \u00e0 l&rsquo;autre, les couleurs m\u00eames sur une seule image varient comme lors de la d\u00e9ploration d&rsquo;Orfeo sur un corps sans couleur d&rsquo;Euridice. Ainsi tout au long du film, on oscille entre proc\u00e9d\u00e9s se voulant historique dans la mise en sc\u00e8ne et proc\u00e9d\u00e9s cin\u00e9matographiques dans les plans et les \u00e9clairages. \u00c0 cela s&rsquo;ajoutent les \u00e9vasions de la sc\u00e8ne du th\u00e9\u00e2tre puisque le voyage d&rsquo;Orfeo s&rsquo;effectue dans les sous-terrains du ch\u00e2teau vers un Enfer qui va retrouver toute sa superbe en toile peinte pour les Champs-Elys\u00e9es apr\u00e8s une sc\u00e8ne des furies saisissante dans les coulisses du th\u00e9\u00e2tre. Il est inutile de d\u00e9voiler peut-\u00eatre tous les d\u00e9tails de cette r\u00e9alisation car ce serait faire perdre un peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat au spectacle qui nous est pr\u00e9sent\u00e9. Toujours est-il que si quelques sc\u00e8nes restent un peu trop fabriqu\u00e9es et d&rsquo;une na\u00efvet\u00e9 un peu trop marqu\u00e9e, cela ne dure jamais et rapidement la dure r\u00e9alit\u00e9 du drame d&rsquo;Orfeo revient apporter sa virtuosit\u00e9 visuelle. A noter aussi que m\u00eame si les chanteurs ne sont pas enregistr\u00e9s en direct (impossible vu les mouvements et les diff\u00e9rents lieux!), la v\u00e9racit\u00e9 de leur attitude est troublante et nous fait imm\u00e9diatement oublier l&rsquo;artifice du play-back.<\/p>\n<div id=\"attachment_376\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_9_20140312_1222062086.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-376\" class=\"size-medium wp-image-376\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_9_20140312_1222062086-300x200.jpg\" alt=\"Acte I, Sc\u00e8ne 1\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_9_20140312_1222062086-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_9_20140312_1222062086.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-376\" class=\"wp-caption-text\">Acte I, Sc\u00e8ne 1<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le travail effectu\u00e9 par Ond\u0159ej Havelka est donc admirable pour la r\u00e9alisation du film. Mais il ne faut pas oublier qu&rsquo;il est aussi responsable de la mise en sc\u00e8ne en elle-m\u00eame&#8230; et l\u00e0 encore on navigue entre na\u00efvet\u00e9 et r\u00e9alisme. Si les personnages r\u00e9els sont tous habill\u00e9s de toges ou robes longues avec couronnes de fleurs, si les furies sont de vraies cr\u00e9atures de cauchemar baroque, si les d\u00e9cors dans le th\u00e9\u00e2tre sont faits de toiles peintes baroques&#8230; Orfeo se trouve en d\u00e9calage par un costume assez intemporel. De m\u00eame pour les d\u00e9cors en eux-m\u00eame\u00a0: apr\u00e8s le fabriqu\u00e9 des toiles, c&rsquo;est dans les sous-sols que se d\u00e9roule le d\u00e9chirant duo entre les deux amants&#8230; Des jeux d&rsquo;ombres, un Amore espi\u00e8gle&#8230; et des sorties du cadre th\u00e9\u00e2trale classique font de la mise en sc\u00e8ne un objet v\u00e9ritablement vivant et signifiant. En s&rsquo;\u00e9chappant du classique pour entrer dans le r\u00e9el des pierres du ch\u00e2teau, nous entrons v\u00e9ritablement dans le drame. Et chaque transition entre ces diff\u00e9rentes atmosph\u00e8res correspond admirablement \u00e0 un changement d&rsquo;ambiance et de couleur \u00e0 l&rsquo;orchestre. Un tr\u00e8s beau travail l\u00e0 encore donc qui est bien s\u00fbr parfaitement mis en valeur par les choix du r\u00e9alisateur. Orfeo, en vrai artiste et po\u00e8te qu&rsquo;il est, se d\u00e9gage de la simple repr\u00e9sentation th\u00e9\u00e2trale pour offrir un personnage des plus r\u00e9els et de fait un personnage qui touche le spectateur.<\/p>\n<div id=\"attachment_374\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_3_20140312_1476229243.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-374\" class=\"size-medium wp-image-374\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_3_20140312_1476229243-300x201.jpg\" alt=\"Acte II, Sc\u00e8ne 1 : Bejun Mehta (Orfeo)\" width=\"300\" height=\"201\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_3_20140312_1476229243-300x201.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_3_20140312_1476229243.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-374\" class=\"wp-caption-text\">Acte II, Sc\u00e8ne 1 : Bejun Mehta (Orfeo)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Musicalement, on assiste \u00e0 une v\u00e9ritable d\u00e9monstration pour les ch\u0153urs et l&rsquo;orchestre. Le Collegium Vocale 1704 est assez r\u00e9duit, mais sonne admirablement, que ce soit dans les d\u00e9plorations, la violence des furies ou la douce qui\u00e9tude des Champs-Elys\u00e9es, l&rsquo;ensemble est parfait, jamais lourd ou trouble, o\u00f9 on distingue les diff\u00e9rents pupitres et donc les strates de ce ch\u0153ur sans que l&rsquo;harmonie g\u00e9n\u00e9rale ne soit troubl\u00e9e. V\u00e1clav Luks se trouve \u00e0 la t\u00eate du Collegium 1704 et le r\u00e9sultat est assez saisissant. L&rsquo;orchestre d\u00e9ploie des tr\u00e9sors de nuances, de textures et avec une pr\u00e9cision redoutable. Aussi \u00e0 l&rsquo;aise dans l&rsquo;\u00e9l\u00e9gie et la d\u00e9licatesse que dans la violence et la noirceur, l&rsquo;orchestre r\u00e9ussit \u00e0 trouver des sonorit\u00e9s particuli\u00e8rement explicites et sans jamais trahir la partition\u00a0: ce ne sont que des effets de dynamique ou de tension qui donnent ces effets et jamais un ajout \u00e0 l&rsquo;orchestration. V\u00e1clav Luks se trouve donc \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;un ensemble de haute vol\u00e9e et il sait en tirer le meilleur avec des tempi parfaitement adapt\u00e9s, des nuances superbes et un soin particulier \u00e0 \u00e9couter les chanteurs en leur servant un v\u00e9ritable tapis pour le chant.<\/p>\n<div id=\"attachment_377\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_20140312_1157341394.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-377\" class=\"size-medium wp-image-377\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_20140312_1157341394-300x216.jpg\" alt=\"Acte II, Sc\u00e8ne 2 : Eva Liebau (Euridice)\" width=\"300\" height=\"216\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_20140312_1157341394-300x216.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_20140312_1157341394.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-377\" class=\"wp-caption-text\">Acte II, Sc\u00e8ne 2 : Eva Liebau (Euridice)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00f4le d&rsquo;Orfeo est primordial, mais ici les deux autres r\u00f4les sont tout aussi soign\u00e9s. Regula M\u00fchlemann en Amore poss\u00e8de un charme piquant parfait pour le petit cupidon. Jamais v\u00e9ritablement s\u00e9rieux, ce personnage qui arrive sur son nuage se voit gentiment ridiculiser alors qu&rsquo;il tente de remonter sur son nuage, ou encore lorsqu&rsquo;en s&rsquo;asseyant son pectoral lui remonte dans le menton. Espi\u00e8gle et mutin, il reste un enfant joyeux. Et la voix de Regula M\u00fchlemann s&rsquo;accorde \u00e0 merveille \u00e0 ce personnage\u00a0: absence de vibrato, fruit\u00e9 d&rsquo;un timbre l\u00e9ger&#8230; tout est l\u00e0 pour signifier l&rsquo;enfant mais sans les d\u00e9sagr\u00e9ments lorsque le r\u00f4le est donn\u00e9 \u00e0 un enfant (justesse prise en d\u00e9faut, manque de corps&#8230;). Mais plus encore, c&rsquo;est Eva Liebau qui est admirable ici. Elle sait d\u00e9ployer des nuances et un \u00e9loquence rare pour le r\u00f4le souvent r\u00e9duit \u00e0 une victime. Ici la femme est volontaire, souffrante&#8230; La voix ronde et chaleureuse de soprano se d\u00e9ploie dans tous les affects qui lui sont d\u00e9volus, mais sans jamais oublier le style et la clart\u00e9 que demande le r\u00e9pertoire. Bouleversante dans ses doutes et sa douleur de se croire abandonn\u00e9e, Eva Liebau propose une portrait bouleversant de la jeune \u00e9pouse.<\/p>\n<div id=\"attachment_378\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-378\" class=\"size-medium wp-image-378\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo3-300x169.jpg\" alt=\"Acte III, Sc\u00e8ne 1 : Bejun Mehta (Orfeo), Eva Liebau (Euridice)\" width=\"300\" height=\"169\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo3-300x169.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo3-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo3.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-378\" class=\"wp-caption-text\">Acte III, Sc\u00e8ne 1 : Bejun Mehta (Orfeo), Eva Liebau (Euridice)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s tant de louanges&#8230; qu&rsquo;en est-il de Bejun Mehta\u00a0? Et bien il est \u00e0 la hauteur et m\u00eame plus de la tache\u00a0! Contre-t\u00e9nor au final assez peu m\u00e9diatique, il s&rsquo;impose ici comme toujours comme un musicien admirable et un acteur parfait. Chaque note est ici soign\u00e9e, pens\u00e9e, inspir\u00e9e&#8230; les quelques variations lors des reprises sont parfaites et significatives, l&rsquo;implication dramatique sid\u00e9rante&#8230; alors comme toujours la voix poss\u00e8de cette petite acidit\u00e9 dans l&rsquo;aigu, mais elle est rachet\u00e9e par la musicalit\u00e9 sans faille, cette aisance \u00e0 cr\u00e9er une \u00e9motion en trois notes. Son Orfeo est dramatique et po\u00e8te&#8230; et l&rsquo;acteur est bluffant de naturel et d&rsquo;\u00e9motions ici. Il y a beaucoup de r\u00e9f\u00e9rences dans ce r\u00f4le du fait des diff\u00e9rentes versions. Mais Mehta renouvelle avec une imagination d\u00e9bordante les nuances, trouvant de nouvelles voies pour nous toucher toujours plus au c\u0153ur par des colorations et des nuances qu&rsquo;on ne retrouve chez aucun de ses concurrents. Son inspiration fait parfois penser \u00e0 ce que fait un Ivan Kozlovski dans ce m\u00eame r\u00f4le mais en russe et dans les ann\u00e9es cinquante\u00a0: de l&rsquo;imagination et un vrai talent pour cr\u00e9er un personnage et des \u00e9motions par les nuances in\u00e9dites et parfois os\u00e9es. Alors bien s\u00fbr, le style est incomparable entre les deux artistes, mais l&rsquo;effet produit est assez proche\u00a0: une v\u00e9rit\u00e9 et des \u00e9motions palpables. \u00c0 tout cet art s&rsquo;ajoute le talent de savoir cacher cet art justement, de ne jamais s&rsquo;approcher de la d\u00e9monstration en privil\u00e9giant le drame. Si un Franco Fagioli dans le m\u00eame r\u00f4le se montre d&rsquo;une virtuosit\u00e9 d\u00e9brid\u00e9 et d&rsquo;une vocalit\u00e9 parfaite, il n&rsquo;arrive pas \u00e0 placer le personnage au premier plan du chant. Ici avec des moyens moins virtuoses et une voix peut-\u00eatre moins ronde, Bejun Mehta cr\u00e9e cet Orfeo\u00a0: il vit et souffre devant nos yeux et nos oreilles sans jamais que ne pointe la superficialit\u00e9 qui pourrait g\u00e2cher l&rsquo;\u00e9motion. Et \u00e0 ces talents de musicien s&rsquo;ajoute un vrai talent d&rsquo;acteur. Alors qu&rsquo;il chante (car vu ses mouvements, il doit chanter sur la bande enregistr\u00e9e), il s&rsquo;investit physiquement dans son r\u00f4le de mani\u00e8re sid\u00e9rante. Toujours vrai l\u00e0 encore et sans jamais surjouer, avec m\u00eame une certaine pudeur dans la douleur, il compose un homme d\u00e9chir\u00e9 et souffrant&#8230; Du grand art pour un immense contre-t\u00e9nor.<\/p>\n<div id=\"attachment_375\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_5_20140312_1903119406.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-375\" class=\"size-medium wp-image-375\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_5_20140312_1903119406-300x200.jpg\" alt=\"Acte III, Sc\u00e8ne 3 : Eva Liebau (Euridice), Regula M\u00fchlemann (Amore)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_5_20140312_1903119406-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/orfeo_ed_euridice_5_20140312_1903119406.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-375\" class=\"wp-caption-text\">Acte III, Sc\u00e8ne 3 : Eva Liebau (Euridice), Regula M\u00fchlemann (Amore)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce film est donc une r\u00e9ussite sur tous les plans. Si le principe du film de m\u00e9langer images de th\u00e9\u00e2tre et prises de vues cin\u00e9matographiques aurait pu \u00eatre pouss\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement plus loin, la r\u00e9alisation est poignante. Et musicalement nous sommes sur des sommets difficilement \u00e9galables dans tous les domaines. Difficile de d\u00e9partager les artistes tant chacun hisse son r\u00f4le haut. Mais Orfeo \u00e9tant le r\u00f4le le plus d\u00e9velopp\u00e9, Bejun Mehta se d\u00e9tache de ses partenaires de part son art et sa pr\u00e9sence. Une immense version de l&rsquo;<em>Orfeo ed Euridice\u00a0 <\/em>de Gluck.<\/p>\n<ul>\n<li>Christoph Willibald Gluck (1714-1787), Orfeo ed Euridice<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne, Ond\u0159ej Havelka\u00a0; D\u00e9cors, Zden\u011bk Flemming\u00a0; Costumes, Jana Zbo\u0159ilov\u00e1\u00a0; Chor\u00e9graphie, Andrea Miltnerov\u00e1<\/li>\n<li>Orfeo, Bejun Mehta ; Euridice, Eva Liebau ; Amore, Regula M\u00fchlemann<\/li>\n<li>Collegium 1704<\/li>\n<li>Collegium Vocale 1704<\/li>\n<li>V\u00e1clav Luks, direction<\/li>\n<li>1 DVD Arthuas MUSIK 102 184. Film\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre baroque du Ch\u00e2teau \u010cesk\u00fd Krumlov en 2013<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Orfeo ed Euridice de Gluck est disponible selon trois versions&#8230; l&rsquo;originale en italien pour castra de Vienne, la version r\u00e9vis\u00e9e pour t\u00e9nor de Paris en fran\u00e7ais&#8230; et la version de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2,3],"tags":[11,55,54,14,23],"class_list":["post-371","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-disque-dvd","category-musique_classique","tag-dvd","tag-epoque_baroque","tag-gluck","tag-integrale","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-5Z","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/371","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=371"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/371\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":380,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/371\/revisions\/380"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=371"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=371"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=371"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}