{"id":3521,"date":"2024-11-15T00:02:43","date_gmt":"2024-11-14T23:02:43","guid":{"rendered":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3521"},"modified":"2024-11-15T00:02:43","modified_gmt":"2024-11-14T23:02:43","slug":"1872-premier-opera-majuscule-de-massenet-don-cesar-de-bazan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3521","title":{"rendered":"1872, premier op\u00e9ra majuscule de Massenet : <i>Don C\u00e9sar de Bazan<\/i> !"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3521\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3525\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_affiche-232x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"388\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_affiche-232x300.jpg 232w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_affiche-791x1024.jpg 791w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_affiche-768x995.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_affiche-1186x1536.jpg 1186w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_affiche-1581x2048.jpg 1581w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_affiche-scaled.jpg 1977w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, j\u2019ai essay\u00e9 de faire un point sur les diff\u00e9rents op\u00e9ras de Gounod ainsi que les oratorios et le <em>Requiem en Ut<\/em>. Mais il y a un moment o\u00f9 il faut passer \u00e0 autre chose. Alors\u2026 autant se tourner vers Massenet! Jules Massenet a compos\u00e9 bon nombre d\u2019op\u00e9ras et d\u2019oratorios durant sa carri\u00e8re et actuellement, de tous ceux dont les partitions nous sont parvenues, il ne reste que <em>Bacchus<\/em> que l\u2019on ne connait pas du tout. Il devait \u00eatre mont\u00e9 \u00e0 Montpellier en version de concert (et s\u00fbrement enregistr\u00e9) mais malheureusement le COVID a emp\u00each\u00e9 ces repr\u00e9sentations. Pour <em>Panurge<\/em>, il n\u2019existe qu\u2019une bande pirate mais qui est \u00e9coutable. Pour l\u2019op\u00e9rette <em>L\u2019adorable Bel-Boul<\/em>, il n\u2019y a rien non plus mais on n\u2019est pas ici dans un op\u00e9ra. Enfin, <em>La Grand\u2019Tante<\/em> a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re r\u00e9ussite de Massenet en 1867 mais malheureusement la partition de cet op\u00e9ra en un acte a \u00e9t\u00e9 perdue durant l\u2019incendie de l\u2019Op\u00e9ra-Comique de 1887. Il ne nous reste donc que la r\u00e9duction pour piano qui n\u2019a a priori jamais \u00e9t\u00e9 remise sur le m\u00e9tier pour au moins pr\u00e9senter cette version r\u00e9duite. Nous passerons donc imm\u00e9diatement \u00e0 <em>Don C\u00e9sar de Bazan<\/em> cr\u00e9\u00e9 en 1872, puis retravaill\u00e9 en 1888 apr\u00e8s que la partition d\u2019orchestre n\u2019ait elle aussi br\u00fbl\u00e9e dans l\u2019incendie de l\u2019Op\u00e9ra-Comique.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1872, voil\u00e0 cinq ans que Massenet n\u2019a pas pu pr\u00e9senter une partition d\u2019envergure. Le compositeur reste assez peu connu est c\u2019est parce que le directeur de l\u2019Op\u00e9ra-Comique Camille du Locle avait besoin d\u2019une nouvelle pi\u00e8ce qu\u2019il propose un livret d\u00e9j\u00e0 refus\u00e9 plusieurs fois \u00e0 ce jeune compositeur. Le livret d\u2019Adolphe Philippe d\u2019Ennery et Jules Chantepie se base sur une pi\u00e8ce mont\u00e9e en 1844 au Th\u00e9\u00e2tre de la Porte Saint-Martin \u00e9crite par le m\u00eame d\u2019Ennery mais cette fois avec Dumanoir. Et cette pi\u00e8ce \u00e9tait elle-m\u00eame bien s\u00fbr adapt\u00e9e de <em>Ruy Blas<\/em> de Victor Hugo. On est donc comme souvent dans une adaptation d\u2019une adaptation d\u2019une grande pi\u00e8ce litt\u00e9raire. La composition \u00e9tant press\u00e9e, Jules Massenet se retire \u00e0 Cauteret apr\u00e8s avoir compos\u00e9 d\u00e9j\u00e0 une tr\u00e8s grande partie de sa partition. En effet, le 20 juillet 1872 il proposa \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique une premi\u00e8re lecture de son \u0153uvre en comit\u00e9 r\u00e9duit. Fin ao\u00fbt, Massenet informe un proche qu\u2019il a termin\u00e9 sa partition qui est pr\u00e9sent\u00e9e aux chanteurs le 2 septembre. Les r\u00e9p\u00e9titions d\u00e9butent tr\u00e8s rapidement et le 14 septembre, il doit retravailler sa partition a priori suite aux demandes de l\u2019interpr\u00e8te de Lazarille. Les r\u00e9p\u00e9titions reprennent le 18 sans s\u2019interrompre alors qu\u2019en parall\u00e8le l\u2019Op\u00e9ra-Comique fait aussi les r\u00e9p\u00e9titions de <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em> de Gounod! Massenet travaille alors sur la mise en sc\u00e8ne, une partie de l\u2019\u00e9quipe allant jusqu\u2019\u00e0 assister \u00e0 des interpr\u00e9tations de la pi\u00e8ce de Victor Hugo avec le grand \u00c9tienne M\u00e9lingue ou encore Fr\u00e9d\u00e9rick Lema\u00eetre, des noms totalement li\u00e9s au r\u00f4le de Don C\u00e9sar. Enfin, le 30 novembre, <em>Don C\u00e9sar de Bazan<\/em> est cr\u00e9\u00e9 devant une salle pleine et sera repris, totalisant treize repr\u00e9sentations avant d\u2019\u00eatre retir\u00e9 de l\u2019affiche. Dans la distribution, on peut noter les noms de Jacques Douhy en Don C\u00e9sar (il sera le cr\u00e9ateur d\u2019Escamillo), de Paul Lh\u00e9rie (futur Don Jos\u00e9 aussi lors de la cr\u00e9ation) et C\u00e9lestine Galli-Mari\u00e9 (pour qui Bizet composa Carmen!). Il sera rapidement repris dans diff\u00e9rentes villes europ\u00e9ennes. Mais en 1887, la partition est d\u00e9truite et il ne reste que la r\u00e9duction piano chant qui avait \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e. Massenet d\u00e9cide de reprendre l\u2019ouvrage et, avec quelques adaptations, recompose la partie orchestrale de <em>Don C\u00e9sar<\/em> sans doute en esp\u00e9rant une reprise parisienne. Finalement, cette nouvelle version sera cr\u00e9\u00e9e le 20 janvier 1888 \u00e0 Gen\u00e8ve puis voyagera un peu partout jusqu\u2019en 1925.<\/p>\n<div id=\"attachment_3524\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_partition.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3524\" class=\"wp-image-3524\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_partition-228x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_partition-228x300.jpg 228w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_partition.jpg 440w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3524\" class=\"wp-caption-text\">Page d&rsquo;ouverture de la partition piano\/chant.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019histoire se passe \u00e0 Madrid. Le roi Charles II \u00e9prouve une grande attirance pour la gitane Maritana mais est d\u00e9couvert par Don Jos\u00e9, son premier ministre. Voyant une occasion de rendre la reine jalouse, le ministre jure de pr\u00e9senter Maritana au roi et il esp\u00e8re ainsi pouvoir s\u2019attirer les faveurs de sa souveraine. Arrive alors Don C\u00e9sar de Bazan, un noble aventurier sans le sou. Il prend la d\u00e9fense du jeune Lazarille, apprenti armurier, qui souhaite \u00e9chapper \u00e0 son \u00e9tat. Don C\u00e9sar provoque le capitaine en duel malgr\u00e9 l\u2019interdit du roi et le tue. \u00c0 son retour sur sc\u00e8ne, il est donc arr\u00eat\u00e9 pour \u00eatre lui-m\u00eame condamn\u00e9 \u00e0 la pendaison pour son crime, alors que Don Jos\u00e9 promet \u00e0 Maritana la richesse si elle la suit et lui fait confiance. Le deuxi\u00e8me acte se d\u00e9roule dans une prison. Lazarille a suivi son protecteur et \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de Don Jos\u00e9, C\u00e9sar le confie \u00e0 ce dernier et demande \u00e0 \u00eatre fusill\u00e9 et non pendu. Don Jos\u00e9 accepte \u00e0 condition qu\u2019il se marie avec une inconnue sans chercher \u00e0 en conna\u00eetre le visage ou le nom. Don C\u00e9sar finit par accepter et chante un madrigal \u00e0 sa femme qui n\u2019est autre que Maritana, devenue donc la Duchesse de Bazan. Alors qu\u2019elle sort de la prison, elle entend les bruits d\u2019une fusillade. C\u2019est l&rsquo;ex\u00e9cution de Don C\u00e9sar qui n\u2019est finalement pas mort puisque Lazarille a substitu\u00e9 les balles par des balles \u00e0 blanc. Voici donc notre h\u00e9ros vivant, d\u00e9livr\u00e9 de ses dettes puisqu\u2019il est mort officiellement\u2026 mais mari\u00e9! Le troisi\u00e8me acte se d\u00e9roule quelque temps plus tard. Maritana se d\u00e9sole de l\u2019absence de son mari mais celui-ci est annonc\u00e9 par Don Jos\u00e9. Le Roi vient en effet se pr\u00e9senter comme son mari et lui d\u00e9clare une flamme o\u00f9 elle ne reconna\u00eet pas celui qu\u2019elle a \u00e9pous\u00e9 en prison. Le roi se retrouve alors seul quand arrive le v\u00e9ritable Don C\u00e9sar. Le dialogue entre les deux personnages est savoureux puisque les deux se font passer l\u2019un pour l\u2019autre sans se conna\u00eetre jusqu\u2019\u00e0 ce que le roi soit d\u00e9masqu\u00e9. Il est mis en fuite par l\u2019annonce de l\u2019arriv\u00e9e de la Reine. Maritana trouve alors Don C\u00e9sar et le reconna\u00eet comme son mari dans un grand duo d\u2019amour. Au quatri\u00e8me acte, Maritana vient plaider sa cause et celle de son mari au roi. Arrive Don C\u00e9sar qui l\u2019informe que Don Jos\u00e9 a eu vent du rendez-vous avec Maritana et l\u2019a dit \u00e0 la Reine pour provoquer la col\u00e8re de cette derni\u00e8re. Mais Don C\u00e9sar, noble et respectueux de son roi, a tu\u00e9 le ministre. Le roi offre alors \u00e0 notre Don C\u00e9sar le titre de gouverneur de Grenade, ville qui sera assez loin de Madrid pour qu\u2019il soit rassur\u00e9 de la fid\u00e9lit\u00e9 de sa femme!<\/p>\n<div id=\"attachment_3528\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_massenet1870.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3528\" class=\"wp-image-3528 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_massenet1870-250x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_massenet1870-250x300.jpg 250w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_massenet1870.jpg 312w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3528\" class=\"wp-caption-text\">Jules Massenet dans les ann\u00e9es 1860.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019on ne peut juger des \u00e9volutions de l\u2019orchestre entre les deux versions de 1872 et 1888, il est tout de m\u00eame tr\u00e8s int\u00e9ressant de noter les diff\u00e9rences entre les deux partitions piano-chant qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es. Plusieurs num\u00e9ros ont des modifications mineures, que ce soit dans le texte ou la m\u00e9lodie, alors que d\u2019autres sont plus diff\u00e9rents comme dans le grand duo entre Don C\u00e9sar et Maritana qui se termine vraiment diff\u00e9remment. Enfin, le ch\u0153ur des juges dispara\u00eet tout comme l\u2019air du Roi du quatri\u00e8me acte alors que des num\u00e9ros sont totalement diff\u00e9rents. L\u2019Air de Lazarille au deuxi\u00e8me acte est totalement r\u00e9-\u00e9crit, le num\u00e9ro quatorze au troisi\u00e8me acte qui faisait dialoguer Lazarille et Don C\u00e9sar est remplac\u00e9 par un duo entre le Roi et Don C\u00e9sar. Au quatri\u00e8me acte, l\u2019ariette de Lazarille est remplac\u00e9e par un grand duo nocturne entre Maritana et Lazarille\u2026 et enfin un ballet est ajout\u00e9 au troisi\u00e8me acte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les deux versions, l\u2019ouvrage est un op\u00e9ra-comique, qui, s\u2019il reprend certains codes, essaye aussi de s\u2019en d\u00e9gager, encore plus dans la version de 1888. Des grands num\u00e9ros commencent \u00e0 regarder vers l\u2019op\u00e9ra, l\u2019orchestre est plus dense, les dialogues sont moins longs. On retrouve ici quelques caract\u00e9ristiques que Gounod ou Thomas avaient d\u00e9j\u00e0 fait \u00e9voluer dans <em>Mireille<\/em> et <em>Mignon<\/em>. L\u2019intrigue se situant en Espagne, Massenet nous offre beaucoup de th\u00e8mes et de formules hispanisantes comme la fameuse Sevillana qui restera sans doute la pi\u00e8ce la plus connue de cette partition. Apr\u00e8s une courte ouverture, la partition offre toutes les vari\u00e9t\u00e9s de situation et d\u2019effectifs. Des airs bien s\u00fbr, mais de nombreux duos qui sont particuli\u00e8rement r\u00e9ussis. On notera bien s\u00fbr le grand duo entre le Roi et Don C\u00e9sar, jeu de dupe o\u00f9 chacun pr\u00e9tend \u00eatre l\u2019autre mais ne sachant pas qui est justement cet autre, ou encore le superbe duo d\u2019amour entre Don C\u00e9sar et Maritana. Plus original encore est le duo de barytons entre Don Jos\u00e9 et Don C\u00e9sar dans un style bouffe de la plus belle eau. Parmi les airs, ceux de Lazarille sont splendides de douceur alors que Maritana offre des moments tr\u00e8s marqu\u00e9s par l\u2019Espagne. Enfin, les grands ensembles d\u00e9montrent d\u00e9j\u00e0 une grande science de la composition chez Massenet, offrant des moments dignes d\u2019un grand op\u00e9ra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mars 2015, Les Frivolit\u00e9s Parisiennes donnaient le <em>Don C\u00e9sar de Bazan<\/em> au <a href=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=713\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Th\u00e9\u00e2tre de la Porte Saint-Martin<\/a> qui faisait d\u00e9couvrir la partition \u00e0 un public convaincu. On retrouve la m\u00eame production ou presque dans le disque qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 2020 chez Naxos. La partition a \u00e9t\u00e9 recr\u00e9\u00e9e pour les repr\u00e9sentations de 2015 en se basant sur les deux piano-chants ainsi que sur les fragments de la partition publi\u00e9e par Heugel et sur une partition manuscrite de 1910. Avec toutes ces sources, il semble que l\u2019\u00e9quipe ait pu red\u00e9finir les diff\u00e9rents \u00e9tats de la partition. Mais si dans le livret d\u2019accompagnement il est indiqu\u00e9 que l\u2019enregistrement reprend les airs compos\u00e9s pour C\u00e9lestine Galli-Mari\u00e9, il n\u2019en est finalement rien car cet enregistrement suit assez parfaitement la partition piano-chant de 1888. On notera tout de m\u00eame quelques coupures ou adaptations par rapport \u00e0 cette version. Le ch\u0153ur d\u2019entr\u00e9e au premier acte reprend les paroles de la version de 1872. Au deuxi\u00e8me acte, le num\u00e9ro 10bis est d\u00e9plac\u00e9 entre les num\u00e9ros 9 et 10. Au troisi\u00e8me acte on peut noter la coupure compl\u00e8te du ballet pourtant une des sp\u00e9cificit\u00e9s de cette version de 1888 (et il \u00e9tait totalement possible de l\u2019int\u00e9grer dans les deux disques de l\u2019enregistrement). Enfin, la cavatine du roi au troisi\u00e8me acte est dans sa version de 1872 avec du coup une fin qui diff\u00e8re par rapport \u00e0 1888. Ce sont l\u00e0 les seules diff\u00e9rences par rapport \u00e0 la version piano-chant de 1888. Enfin les seules coupures dans la partition! Car il est tr\u00e8s regrettable que les dialogues parl\u00e9s aient \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s. Dans certains enregistrements, ils sont r\u00e9sum\u00e9s par un narrateur ou alors r\u00e9-\u00e9crits pour prendre moins de place\u2026 ici il n\u2019y a strictement rien du tout. Autant dire qu\u2019\u00e0 la seule \u00e9coute, l\u2019histoire est bien lacunaire, puisqu\u2019il manque une partie des moments o\u00f9 l\u2019action se passe.<\/p>\n<div id=\"attachment_3527\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Charles-1890.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3527\" class=\"wp-image-3527\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Charles-1890-208x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"361\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Charles-1890-208x300.jpg 208w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Charles-1890.jpg 512w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3527\" class=\"wp-caption-text\">Paul Lh\u00e9rie, en 1890<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet enregistrement est une captation studio, avec tout le confort que l\u2019on peut donc attendre, dans une tr\u00e8s belle prise de son. Naxos semble avoir fait les choses en grand pour cet enregistrement r\u00e9alis\u00e9 sur quatre jours au Th\u00e9\u00e2tre Imp\u00e9rial de Compi\u00e8gne. A la t\u00eate des Frivolit\u00e9s Parisiennes, <strong>Mathieu Romano<\/strong> trouve imm\u00e9diatement ce ton \u00e0 la fois l\u00e9ger dans les rythmes point\u00e9s et hispanisant mais aussi des moments plus puissants o\u00f9 la plume de Massenet se reconna\u00eet imm\u00e9diatement. D\u2019ailleurs, il faut saluer aussi tous ces instruments solistes qui accompagnent les chanteurs ou se font eux-m\u00eame les chanteurs dans des passages orchestraux seuls. On a ici une fa\u00e7on de faire assez souvent utilis\u00e9e par le compositeur et qui permet aux diff\u00e9rents pupitres de l\u2019<strong>Orchestre des Frivolit\u00e9s Parisiennes<\/strong> de briller. Cet orchestre s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9 dans ce r\u00e9pertoire dit \u201cl\u00e9ger\u201d des XIXe et XXe si\u00e8cles. Et l\u2019on entend ici toute la souplesse, toute l\u2019\u00e9nergie aussi qui se d\u00e9gage d\u2019un ensemble assez r\u00e9duit en nombre de musiciens mais qui est particuli\u00e8rement engag\u00e9 sous la direction de Mathieu Romano, lui aussi habitu\u00e9 de ce r\u00e9pertoire en tant que chef de ch\u0153ur ou d&rsquo;orchestre. Justement en parlant de ch\u0153ur, c\u2019est l\u2019<strong>Ensemble Aedes<\/strong> qui est ici pr\u00e9sent, dont le directeur n\u2019est autre que le chef de ce disque! Comme toujours avec cet ensemble la qualit\u00e9 des ensembles, de la diction et des pupitres est admirable. Voil\u00e0 donc d\u00e9j\u00e0 un superbe ensemble, que ce soit orchestre ou ch\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le petit r\u00f4le du capitaine de la garde est chant\u00e9 par Christian Moungoungou, artiste du ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra national de Paris et habitu\u00e9 \u00e0 ces petits r\u00f4les. M\u00eame si le r\u00f4le n\u2019a pas de nom, il reste tout de m\u00eame assez important puisqu\u2019il doit participer au quatuor du premier acte au m\u00eame titre que les r\u00f4les les plus importants!Et le chanteur joue jeu \u00e9gale avec ses coll\u00e8gues. Autre r\u00f4le de baryton, voici Don Jos\u00e9 de Santar\u00e9m, le premier ministre. Personnage sinistre et manipulateur, il est camp\u00e9 avec beaucoup d\u2019intelligence par Christian Helmer. La voix est ferme et la diction parfaite et le chant adapt\u00e9 au style de cet op\u00e9ra-comique l\u00e9ger.. Le timbre se diff\u00e9rencie tr\u00e8s bien de celui de Don C\u00e9sar\u2026 mais il lui manquerait peut-\u00eatre un peu plus de hargne. Car ici \u00e0 l\u2019\u00e9coute, on ne retrouve que peu le manipulateur et perfide ministre.La noblesse l\u2019emporte sur la traitrise du ministre.<\/p>\n<div id=\"attachment_3522\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Fantasio.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3522\" class=\"wp-image-3522\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Fantasio-190x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"394\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Fantasio-190x300.jpg 190w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Fantasio-650x1024.jpg 650w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Fantasio-768x1210.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Fantasio.jpg 776w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3522\" class=\"wp-caption-text\">C\u00e9lestine Galli-Mari\u00e9 dans le r\u00f4le de Fantasio d&rsquo;Offenbach<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Charles II (le roi) n\u2019est pas vraiment montr\u00e9 dans toute sa royaut\u00e9 durant tout l\u2019op\u00e9ra. S\u2019il se montre un petit peu plus imposant dans le duo avec Don C\u00e9sar, il reste un roi amoureux et badin. En 1872, c\u2019est <strong>Paul Lh\u00e9rie<\/strong> qui cr\u00e9ait le r\u00f4le (avant de cr\u00e9er trois ans plus tard le r\u00f4le de Don Jos\u00e9 dans <em>Carmen<\/em>). Du fait de sa carri\u00e8re d\u00e9j\u00e0 bien entam\u00e9e (il <em>d\u00e9bute<\/em> dans <em>Joseph<\/em> de M\u00e9hul \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique six ans plus t\u00f4t) et surtout de sa reconversion en baryton \u00e0 partir de 1882, on peut imaginer une voix assez \u00e0 l\u2019aise dans la grave avec un timbre plut\u00f4t sombre et la partition de Don Jos\u00e9 semble correspondre. Pour ce disque, le choix a \u00e9t\u00e9 fait de distribuer le r\u00f4le au jeune t\u00e9nor Thomas Bettinger. La composition est ici tr\u00e8s jeune avec juste ce qu\u2019il faut de cette arrogance d\u2019un jeune roi. Le timbre est l\u00e9g\u00e8rement voil\u00e9 et certaines lignes aigu\u00ebs semblent le pousser dans ses retranchements mais sa prestation est tr\u00e8s bonne avec une superbe diction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le jeune Lazarille a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par celle qui restera pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 <em>Carmen<\/em> : <strong>C\u00e9lestine Galli-Mari\u00e9<\/strong>! Si on se r\u00e9f\u00e8re aux documents trouv\u00e9s, il semble qu\u2019elle ait donn\u00e9 du fil \u00e0 retordre au compositeur, souhaitant un air en plus et des adaptations pour son r\u00f4le, sans doute pour lui rendre justice! En 1872, elle n\u2019\u00e9tait pas encore la grande cr\u00e9atrice de <em>Carmen<\/em> mais avait d\u00e9j\u00e0 triomph\u00e9 dans <em>Mignon<\/em> d\u2019Ambroise Thomas et avait cr\u00e9\u00e9 aussi le r\u00f4le-titre de <em>Fantasio<\/em> de Jacques Offenbach. Habitu\u00e9e aux r\u00f4les \u201c\u00e0 pantalon\u201d, la chanteuse n\u2019\u00e9tait pas reconnue pour avoir une immense voix mais une fa\u00e7on tr\u00e8s expressive de chanter et de donner vie \u00e0 ses personnages avec une voix ambig\u00fce entre soprano et mezzo-soprano. L\u2019id\u00e9e de distribuer ce r\u00f4le \u00e0 la jeune Marion Leb\u00e8gue est vraiment tr\u00e8s bonne. Le timbre assez clair de la mezzo-soprano, son aisance dans l\u2019aigu, cette fa\u00e7on simple de chanter\u2026 tout va parfaitement pour ce jeune homme id\u00e9aliste et fascin\u00e9 par son sauveur. La diction l\u00e0 encore est parfaite et le chant d\u2019une grande nettet\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_3523\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Maritana.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3523\" class=\"wp-image-3523\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Maritana-217x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"345\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Maritana-217x300.jpg 217w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Maritana.jpg 651w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3523\" class=\"wp-caption-text\">Marguerite-Marie Sophie Pollart \u00ab\u00a0Priola\u00a0\u00bb, dans le r\u00f4le de Javotte de Le Roi l&rsquo;a dit (Delibes)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019autre voix f\u00e9minine de la distribution est bien s\u00fbr Maritana, celle que le roi et Don C\u00e9sar se disputent. Comme pour le r\u00f4le de Lazarille, la cr\u00e9atrice a particip\u00e9 en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e \u00e0 la cr\u00e9ation de <em>Mignon<\/em> pour le r\u00f4le bien s\u00fbr de Philine. <strong>Marguerite-Marie-Sophie Polliart<\/strong> \u00e9tait un soprano colorature tr\u00e8s dou\u00e9 semble-t-il si l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re au dire de l\u2019\u00e9poque et en particulier d\u2019Emma Calv\u00e9. Charmante, dou\u00e9e, engag\u00e9e \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique d\u00e8s ses vingt ans\u2026 elle avait tout pour une grande carri\u00e8re il semblerait. Malheureusement, elle meurt en 1876 d\u2019une fi\u00e8vre typho\u00efde. D\u00e9j\u00e0 malade alors qu\u2019elle arrivait \u00e0 Marseille, elle se r\u00e9solut \u00e0 chanter tout de m\u00eame Philine le 6 octobre 1876 pour honorer un contrat. Ne pouvant chanter au maximum de ses possibilit\u00e9s, elle sera hu\u00e9e durant toute la repr\u00e9sentation et finira en pleur. Refusant de chanter \u00e0 Marseille de nouveau, elle semble s\u2019enfoncer encore plus dans sa maladie et meurt le 27 octobre. Triste destin\u2026 Mais venons-en maintenant \u00e0 notre Maritana qui n\u2019est autre qu\u2019Elsa Dreisig. La jeune chanteuse a une carri\u00e8re qui s\u2019est tr\u00e8s bien d\u00e9velopp\u00e9e depuis 2019 mais toutes ses qualit\u00e9s de diction et de couleurs dans ce r\u00e9pertoire sont ici parfaitement reconnaissables. La douceur de la ligne de chant, l\u2019intelligence de la composition, l\u2019implication totale\u2026 et puis ce timbre clair alors que la voix a de la chair et montre des graves ais\u00e9s autant que les aigus. Ce personnage qui passe de gitane \u00e0 grande d\u2019Espagne par volont\u00e9 de r\u00e9ussir avant de retrouver sa fiert\u00e9 dans son refus du roi, dans sa fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 celui qui est son \u00e9poux\u2026 tout est ici parfaitement rendu par une belle \u00e9volution de caract\u00e8re. Et comment r\u00e9sister \u00e0 cette prononciation aux \u201cr\u201d uvulaires et non roul\u00e9s!!<\/p>\n<div id=\"attachment_3526\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Cesar.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3526\" class=\"wp-image-3526\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Cesar-224x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Cesar-224x300.jpg 224w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Cesar-763x1024.jpg 763w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Cesar-768x1030.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_Cesar.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3526\" class=\"wp-caption-text\">Jacques Bouhy<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, le r\u00f4le-titre est chant\u00e9 par Laurent Naouri. Tout comme le cr\u00e9ateur, il est un baryton tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise dans le grave. En effet, <strong>Jacques Bourhy<\/strong> a chant\u00e9 le M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s de Gounod, tout comme il a cr\u00e9\u00e9 Escamillo en 1875. Il est \u00e9tonnant d\u2019ailleurs de voir que c\u2019est un baryton assez grave qui a \u00e9t\u00e9 destinataire ce r\u00f4le puisque dans la partition de 1872, le r\u00f4le est \u00e9crit en cl\u00e9 de sol et non en cl\u00e9 de fa, comme si Massenet pensait \u00e0 un t\u00e9nor aussi pour le r\u00f4le. Mais en 1888, le r\u00f4le est bien retranscrit en cl\u00e9 de fa comme il est logique pour un baryton. Avec Laurent Naouri, nous avons un Don C\u00e9sar plus vrai que nature, o\u00f9 la bonhomie est vite remplac\u00e9e par l\u2019emportement noble ou le jeu de caricature. Ses diff\u00e9rents \u00e9tats d\u2019\u00e2me sont compr\u00e9hensibles d\u00e8s son entr\u00e9e o\u00f9 alternent les moments rapides et joyeux \u00e0 d&rsquo;autres plus retenus. Lors du duo avec Don Jos\u00e9, son portrait pr\u00e9sum\u00e9 de sa future femme est particuli\u00e8rement savoureux. La diction est comme toujours parfaite et il partage avec Elsa Dreisig cette prononciation si savoureuse du \u201cr\u201d uvulaire! Vocalement, on entend peut-\u00eatre un Don C\u00e9sar l\u00e9g\u00e8rement \u00e2g\u00e9, non pas d\u2019un \u00e2ge moyen mais plut\u00f4t vieillissant. Le timbre et l\u2019\u00e9mission manquent peut-\u00eatre de jeunesse mais la partition est parfaitement assum\u00e9e m\u00eame dans les passages les plus aigus qui sont lanc\u00e9s avec vaillance!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En dehors de la coupure des dialogues parl\u00e9s, cette version est superbe\u2026 et heureusement vu qu\u2019elle est la seule disponible. On aurait pu esp\u00e9rer donc ces dialogues ou alors les num\u00e9ros de 1872 qui ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement remplac\u00e9s par Massenet en 1888 vu que les deux disques sont loin d\u2019\u00eatre pleins avec un peu plus d\u20191h50 de musique. Mais ne boudons pas notre plaisir avec un bel enregistrement pour un ouvrage de jeunesse de Massenet qui ne montre pas encore tout son talent ici, oblig\u00e9 de se restreindre pour plaire au public de l\u2019Op\u00e9ra-Comique! Il n\u2019en sera pas de m\u00eame pour l\u2019op\u00e9ra suivant, <em>Le Roi de Lahore<\/em> en 1877!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3529\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_romano-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_romano-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_romano-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_romano-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Don_Cesar_de_Bazan_romano.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Jules Massenet (1842-1912), Don C\u00e9sar de Bazan, Op\u00e9ra-Comique en 4 actes<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Don C\u00e9sar de Bazan, Laurent Naouri ; Maritana, Elsa Dreisig ; Lazarille, Marion Leb\u00e8gue ; Le Roi Charles II d\u2019Espagne, Thomas Bettinger ; Don Jos\u00e9 de Santar\u00e9m, Christian Helmer ; Le Capitaine de la garde, Christian Moungoungou<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ensemble Aedes<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Orchestre des Frivolit\u00e9s Parisiennes<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Mathieu Romano, direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2CD Naxos 8.660464-65. Enregistr\u00e9 du 13 au 17 f\u00e9vrier 2019 au Th\u00e9\u00e2tre Imp\u00e9rial de Compi\u00e8gne.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, j\u2019ai essay\u00e9 de faire un point sur les diff\u00e9rents op\u00e9ras de Gounod ainsi que les oratorios et le Requiem en Ut. 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