{"id":3458,"date":"2024-05-30T22:50:53","date_gmt":"2024-05-30T20:50:53","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3458"},"modified":"2024-05-30T22:53:34","modified_gmt":"2024-05-30T20:53:34","slug":"lultime-requiem-de-charles-gounod","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3458","title":{"rendered":"L&rsquo;ultime partition de Charles Gounod : le Requiem en Ut majeur."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3458\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3460\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Gounod_requiem-1-215x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"419\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Gounod_requiem-1-215x300.jpg 215w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Gounod_requiem-1.jpg 598w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Il a souvent \u00e9t\u00e9 dit que le <em>Requiem en Ut majeur<\/em> de Charles Gounod a \u00e9t\u00e9 son premier et dernier requiem au milieu de toutes les messes qu\u2019il a compos\u00e9es. Mais il n\u2019en est rien. En 1842 d\u00e9j\u00e0, il pr\u00e9sentait un premier <em>Requiem en R\u00e9 mineur<\/em> \u00e0 Vienne. Puis il commence \u00e0 en \u00e9crire un en 1856 sans le terminer. Le 8 f\u00e9vrier 1873 est cr\u00e9\u00e9e la <em>Messe pour les morts<\/em> qui est en partie un requiem aussi\u2026 Puis viendra la premi\u00e8re partie de <em>Mors et Vita<\/em> bien s\u00fbr. Et enfin le fameux <em>Requiem en Ut majeur<\/em> qui est sans doute le plus connu. L\u00e9gende ou r\u00e9alit\u00e9, Henri B\u00fcsser nous raconte que Gounod le joua et le chanta avec sa fille pour lui quelques heures avant une attaque c\u00e9r\u00e9brale qui lui sera fatale trois jours plus tard. Compos\u00e9 en m\u00e9moire de l\u2019un de ses petits-fils, ce Requiem \u00e9tait particuli\u00e8rement important pour Charles Gounod. Il le fait m\u00fbrir durant de nombreuses ann\u00e9es avant d\u2019en terminer l\u2019instrumentation en 1893 alors qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 commenc\u00e9 s\u00fbrement en 1889 sous le coup de la mort de son petit-fils. Nous sommes quatre ans apr\u00e8s <em>Mors et Vita<\/em>, alors que le compositeur d\u2019op\u00e9ra s\u2019est retir\u00e9 depuis maintenant huit ans et qu\u2019il consacre ses derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 des compositions plus religieuses.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lors du concert donn\u00e9 par le <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3394\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ch\u0153ur de chambre Les Temperamens Variations<\/a>, une explication sur les circonstances de la cr\u00e9ation de ce requiem a \u00e9t\u00e9 faite. Pour y revenir rapidement, la mort de son petit-fils Maurice \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinq ans l\u2019a pouss\u00e9 \u00e0 offrir cette ultime partition. Le d\u00e9but de la composition date de 1889 et il le termine le 22 mars 1891. Mais il y revient en 1893 et envoie d\u2019ailleurs le 21 f\u00e9vrier de cette m\u00eame ann\u00e9e une lettre \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 des Concerts : \u201cJe viens de mettre la derni\u00e8re main \u00e0 une messe de Requiem, ma derni\u00e8re \u0153uvre sans doute\u201d. Dans un autre passage de cette lettre, il demande \u201cde l&rsquo;ex\u00e9cuter l\u2019an prochain, que je sois ou non de ce monde\u201d. Le 15 octobre, il continue \u00e0 travailler sur ce <em>Requiem en Ut majeur<\/em> et le chante d\u2019ailleurs \u00e0 Henri B\u00fcsser, charg\u00e9 d\u2019en faire la r\u00e9duction pour piano et pour orgue. Quelques heures apr\u00e8s avoir jou\u00e9 et chant\u00e9 tout ce requiem avec sa fille, il est victime d\u2019une attaque et meurt trois jours plus tard sans avoir repris connaissance. Il aurait sans doute \u00e9t\u00e9 compr\u00e9hensible de cr\u00e9er son \u0153uvre lors de ses fun\u00e9railles, mais il n\u2019en est rien. Conform\u00e9ment \u00e0 ses souhaits, la grande c\u00e9r\u00e9monie donn\u00e9e \u00e0 La Madeleine ne sera accompagn\u00e9e que d\u2019orgue et de plain-chant. Les 23 et 24 mars 1894, le <em>Requiem en Ut majeur<\/em> est enfin cr\u00e9\u00e9 au Conservatoire (les Vendredi et Samedi saints). \u00c0 la t\u00eate de l\u2019orchestre, on retrouve Paul Taffanel et la distribution vocale est constitu\u00e9e d\u2019\u00c9l\u00e9onore Blanc (soprano), Blanche Boidin-Puisais (mezzo-soprano), Fritz Albert Warmbrodt (t\u00e9nor) et Numa Auguez (baryton). Un an apr\u00e8s la mort du compositeur, l\u2019ouvrage est de nouveau donn\u00e9 \u00e0 la Madeleine cette fois dans une grande c\u00e9r\u00e9monie en l\u2019honneur de Gounod. Le 17 octobre 1894, Gabriel Faur\u00e9 est \u00e0 la t\u00eate de 120 chanteurs et instrumentistes pour une grande repr\u00e9sentation o\u00f9 Th\u00e9odore Dubois est \u00e0 l\u2019orgue alors que Fritz Albert Warmbrodt et Numa Auguez reprennent leurs parties. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, la tradition voulait que les pupitres f\u00e9minins soient chant\u00e9s par des enfants. Ainsi, les femmes du ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra de Paris et de l\u2019Op\u00e9ra-Comique sont remplac\u00e9es par les trente enfants du ch\u0153ur de l\u2019\u00e9glise. Les deux parties solistes sont aussi chant\u00e9es par des enfants dont un certain Barrau (on ne trouve pas le nom de l\u2019autre enfant). L\u2019\u00e9v\u00e8nement \u00e9tait de taille car tout le monde musical parisien et m\u00eame \u00e9tranger y assistait. Ainsi, Ambroise Thomas et Giuseppe Verdi avaient \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s par le pr\u00e9sident fran\u00e7ais mais la r\u00e9ception a finalement \u00e9t\u00e9 report\u00e9e pour qu\u2019ils puissent assister \u00e0 ce requiem. Au sujet du dernier mouvement, Verdi aurait d\u2019ailleurs eu ces propos : \u201cC\u2019est dans la vision de l\u2019immortalit\u00e9 bienheureuse que Gounod a pu trouver ses accents de l\u2019\u00e2me qui fuit la terre pour se jeter, aimante et repentante, dans les bras de Dieu.\u201d.<\/p>\n<div id=\"attachment_3470\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Gounod_funerailles-la-madeleine.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3470\" class=\"wp-image-3470\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Gounod_funerailles-la-madeleine-300x195.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"324\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Gounod_funerailles-la-madeleine-300x195.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Gounod_funerailles-la-madeleine.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3470\" class=\"wp-caption-text\">Fun\u00e9railles nationales de Charles Gounod \u00e0 La Madeleine, le 27 octobre 1893.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l\u2019origine, la partition s\u2019articulait autour de cinq num\u00e9ros :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">1 &#8211; Intro\u00eft et Kyrie<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2 &#8211; S\u00e9quence<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">3 &#8211; Sanctus<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">4 &#8211; Benedictus<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">5 &#8211; Agnus Dei et Communion<\/li>\n<\/ul>\n<p>Mais Gounod avait aussi compos\u00e9 un <em>Pie Jesu<\/em> que l\u2019on pouvait substituer au <em>Benedictus<\/em>. Voil\u00e0 pourquoi de nos jours on entend ce requiem en six parties car on joue en g\u00e9n\u00e9ral le tout. Par rapport au requiem traditionnel, il manque le <em>graduel<\/em> ainsi que l\u2019<em>offertoire<\/em>. Pour ce dernier, il avait compos\u00e9 de nombreux offertoires pour orgue seul quelques ann\u00e9es auparavant et l\u2019on peut supposer que l\u2019un d\u2019eux peut \u00eatre int\u00e9gr\u00e9 comme cela \u00e9tait accept\u00e9 par l\u2019\u00e9glise. Une autre originalit\u00e9 dans ce <em>Requiem en Ut majeur<\/em> est bien s\u00fbr cette tonalit\u00e9 lumineuse que l\u2019on associe gu\u00e8re \u00e0 cette messe des morts. Bien s\u00fbr, un autre <em>Requiem en Ut<\/em> \u00e9tait tr\u00e8s connu et m\u00eame consid\u00e9r\u00e9 comme la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9poque : celui de Luigi Cherubini \u00e9tait tr\u00e8s connu dans l\u2019univers parisien, mais \u00e9tait lui en Ut mineur. Quelques ann\u00e9es auparavant, Gounod offrait son immense <em>Mors et Vita<\/em> dont la premi\u00e8re partie est d\u00e9j\u00e0 un requiem en ut majeur. La musique qu\u2019il offre pour son petit-fils n\u2019est pas une musique de terreur et d\u2019effroi, mais plut\u00f4t une musique d\u2019apaisement et d\u2019espoir. On retrouve par certains c\u00f4t\u00e9s ce que Campra avait d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9 dans sa <em>Messe de Requiem<\/em> : une partition souvent baign\u00e9e de lumi\u00e8re o\u00f9 l\u2019on entend parfois l\u2019angoisse du peuple suppliant mais jamais la peur d\u2019un jugement terrible.On retiendra m\u00eame une grande luminosit\u00e9 pour le <em>Recodare<\/em> par exemple. Et comment r\u00e9sister \u00e0 la d\u00e9licatesse du <em>Benedictus<\/em> avec ce balancement entre les deux solistes soprano et t\u00e9nor que viennent rejoindre avec beaucoup de douceur le grand ch\u0153ur ? La l\u00e9gende veut que c\u2019est en travaillant sur une r\u00e9duction de cette pi\u00e8ce que Gounod fut pris de malaise et qu\u2019on le retrouva la t\u00eate en avant, retenue par sa pipe qui s\u2019appuyait sur le bureau.<\/p>\n<div id=\"attachment_3469\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_carus.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3469\" class=\"wp-image-3469\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_carus-231x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"324\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_carus-231x300.jpg 231w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_carus.jpg 676w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3469\" class=\"wp-caption-text\">Couverture de la partition parue chez Carus en 2011.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La partition a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e \u00e0 l\u2019origine pour une formation de quatre solistes (soprano, alto, t\u00e9nor et baryton), un ch\u0153ur mixte, un orchestre et un grand orgue. Cette formation se retrouve d\u00e9j\u00e0 dans <em>Mors et Vita<\/em> compos\u00e9 quelques ann\u00e9es auparavant. Comme il a \u00e9t\u00e9 dit plus haut, Gounod a demand\u00e9 \u00e0 Henri B\u00fcsser de composer une r\u00e9duction pour piano et un autre pour orgue (toujours avec ch\u0153ur et quatuor de solistes). Ce sont a priori les deux seules versions command\u00e9es. Mais Henri B\u00fcsser propose aussi une version pour deux voix \u00e9gales et orgue cette fois sans partie de ch\u0153ur. Et puis on trouve dans les enregistrements une version pour orchestre de chambre : deux violons, un alto, un violoncelle, une contrebasse, une harpe et un orgue. Difficile de savoir d\u2019o\u00f9 provient cette version de la partition. Est-ce une autre r\u00e9duction de la part de B\u00fcsser comme le sugg\u00e8re Andr\u00e9 Challet dans le livret accompagnant son enregistrement? On peut en douter \u00e9tant donn\u00e9 que les trois r\u00e9ductions de B\u00fcsser ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es chez Choudens alors que celle-ci n\u2019est pas trouvable. Est-ce une possibilit\u00e9 laiss\u00e9e par Charles Gounod dans sa partition? De reprendre une partie des lignes instrumentales de ces instruments? Cela semble \u00e9trange car il manquerait alors des parties de l\u2019orchestre comme les vents entre autres. Le myst\u00e8re demeure sur cette version de la partition. En 2011, Barbara Grossmann des \u00e9ditions Carus se penche sur la partition autographe qui se trouve \u00e0 la Biblioth\u00e8que Nationale de France pour r\u00e9aliser une \u00e9dition critique non seulement de la partition d\u2019orchestre telle qu\u2019elle est parue aux alentours de 1895 chez Choudens, mais surtout des versions r\u00e9duites par B\u00fcsser. En effet, si la commande a \u00e9t\u00e9 pass\u00e9e directement par le compositeur, il n\u2019a jamais pu donner son avis sur le travail de B\u00fcsser et Barbara Grossmann consid\u00e8re que les r\u00e9ductions existantes ne sont pas au niveau de ce que l\u2019on peut esp\u00e9rer de nos jours. Sortent donc en 2011 trois partitions : la partition d\u2019orchestre (et le mat\u00e9riel complet), une version avec un accompagnement pour piano de Paul Horn et enfin une version avec un accompagnement d\u2019orgue de Zsigmond Szatham\u00e1ry.<\/p>\n<div id=\"attachment_3468\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_busser.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3468\" class=\"wp-image-3468\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_busser-300x189.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"315\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_busser-300x189.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_busser-1024x646.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_busser-768x485.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gounod_requiem_busser.png 1073w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3468\" class=\"wp-caption-text\">Charles Gounod \/ m&rsquo;a chant\u00e9 et jou\u00e9 \/ ce Requiem le 15 octobre \/ 1893 \/ quelques instants avant \/ d&rsquo;\u00eatre frapp\u00e9 par l&rsquo;attaque \/ d&rsquo;apoplexie qui l&rsquo;a ravi \/ \u00e0 notre affection \/ Henri B\u00fcsser \/ 1943<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9trangement, cette \u0153uvre si peu donn\u00e9e en concert (p\u00e2lissant devant le succ\u00e8s du <em>Requiem en R\u00e9 mineur<\/em> de Faur\u00e9) poss\u00e8de une belle discographie : six enregistrements de 1978 \u00e0 2014. En 1943, une repr\u00e9sentation sous la direction d\u2019Henri B\u00fcsser fut m\u00eame diffus\u00e9e en direct de La Madeleine \u00e0 la radio fran\u00e7aise mais il semble qu\u2019il n\u2019y ait pas eu d\u2019archive de cet \u00e9v\u00e9nement. Bien s\u00fbr, plusieurs versions de la partition sont repr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 part la version pour piano et la version pour deux voix \u00e9gales :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Version pour orchestre :<\/span> Joachim Havard de la Montagne en 1978 ainsi que Francis Bardot en 1996<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Version pour orchestre de chambre :<\/span> Andr\u00e9 Charlet en 1993, Bernard Lallement en 2007 et Michel Corboz en 2010<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Version pour orgue :<\/span> Risto Joost en 2014 dans la nouvelle transcription de Zsigmond Szatham\u00e1ry.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Difficile vu les diff\u00e9rences d\u2019effectif de faire des comparaisons par pupitres ou ensemble comme cela a \u00e9t\u00e9 fait en g\u00e9n\u00e9ral dans les autres comparatifs sur les \u0153uvres de Gounod. Ici il semble plus logique dans un premier temps de d\u00e9crire les diff\u00e9rences par rapport \u00e0 la partition, les points positifs et n\u00e9gatifs ainsi que les choix du chef de chaque enregistrement avant de conclure sur un choix ou du moins des conseils d\u2019\u00e9coute. Il faut tout de m\u00eame noter les grandes diff\u00e9rences \u00e0 l\u2019\u00e9coute entre ces trois effectifs. Dans la version pour orchestre, nous avons une grande d\u00e9monstration, quelque chose d\u2019impressionnant et de magnifique. La version pour orchestre de chambre donne \u00e0 ce requiem quelque chose de plus pudique et intime, plus adapt\u00e9 selon certains vu les circonstances de la composition. Mais d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, Gounod a bien compos\u00e9 pour orchestre. Enfin, la version pour orgue offre un cadre plus sobre encore et une certaine simplicit\u00e9 m\u00eame si il y a beaucoup de contrastes du fait des larges capacit\u00e9s de l\u2019instrument, offrant quelque chose de presque s\u00e9raphique dans les moments doux et aigus alors que les trompettes s\u2019imposent par des registres tr\u00e8s expressifs. Les trois versions sont en fait passionnantes \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 comparer!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3461\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9-298x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"251\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9-298x300.jpg 298w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9.jpg 577w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>Commen\u00e7ons par le premier enregistrement de cette collection, celui enregistr\u00e9 en 1978 par Joachim Havard de la Montagne dans l\u2019\u00e9glise de La Madeleine o\u00f9 avait \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e la mort du compositeur un an apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s avec cette m\u00eame \u0153uvre. Pour ce qui est de l\u2019effectif, le chef choisit un grand ch\u0153ur mixte, un grand orchestre bien s\u00fbr et un quatuor de solistes adultes. Mais comme cela a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 dans la partition, il choisit de faire chanter le <em>Recordare<\/em> non pas par la soprano mais par un enfant. C\u2019est d\u2019ailleurs ici que l\u2019on peut se poser une question : les informations du disque indiquent trois soprano : Claude Saneva, \u00c9liane Durand et Fran\u00e7oise Laurent. Si l\u2019on trouve trace des deux premi\u00e8res comme soprano, il est difficile de trouver trace de la troisi\u00e8me. Est-ce elle qui chante le <em>Recordare<\/em>? Mais dans ce cas, pourquoi deux soprano adultes? On ne saura sans doute pas plus sur cet enregistrement tr\u00e8s difficile \u00e0 trouver. Pour ce qui est de la partition en elle-m\u00eame, il n\u2019y a pas de coupures (comme d\u2019ailleurs pour toutes les versions qui suivront), mais des changements entre les solistes et le ch\u0153ur r\u00e9guliers durant la partition! Ainsi, le <em>Quid sum miser<\/em> doit \u00eatre chant\u00e9 selon la partition pour le t\u00e9nor et la basse solistes alors qu\u2019ici c\u2019est le ch\u0153ur. Il en sera de m\u00eame dans le <em>Quaerens me<\/em> alors que lors de l\u2019<em>Ingemisco<\/em> les solistes alternent avec avec le ch\u0153ur. Enfin, le <em>Pie Jesu<\/em> verra les solistes remplac\u00e9s par le ch\u0153ur au d\u00e9but avant qu\u2019ils ne leur c\u00e8de la place par la suite. Approximations? Tradition \u00e0 la Madeleine? L\u00e0 encore, le peu de documentation ne peut r\u00e9pondre \u00e0 la question. La prise de son n\u2019aide pas \u00e0 bien entendre toutes les nuances. En 1978, dans une \u00e9glise qui n\u2019aide peut-\u00eatre pas les micros\u2026 nous avons un son un peu gris (peut-\u00eatre aussi du fait de la num\u00e9risation du disque vinyle et de son nettoyage) qui att\u00e9nue les couleurs de la partition. Les solistes sont donc au nombre de six pour ce disque : <strong>Claude Saneva<\/strong> \/ <strong>Eliane Durand<\/strong> \/ <strong>Fran\u00e7oise Laurent<\/strong> (soprano), <strong>Nadine Ruthembourg<\/strong> (alto), <strong>Michel Martin<\/strong> (t\u00e9nor) et <strong>Michel Marret<\/strong> (baryton). Il faut bien avouer que s\u2019ils chantent parfaitement leurs partitions, ils restent assez anonymes avec des timbres peu flatt\u00e9s par la prise de son. Le <strong>Ch\u0153ur et l\u2019Ensemble Instrumental de La Madeleine<\/strong> sont du m\u00eame niveau. Pas de mauvaise chose ici mais une interpr\u00e9tation qui manque de couleur et de nuances, passant du mezzo-forte au forte sans toutes les nuances que l\u2019on peut voir sur la partition. <strong>Joachim Havard de la Montagne<\/strong> dirige tr\u00e8s lentement et l\u00e0 encore sans beaucoup de nuances la partition. On peut comprendre que la critique ait salu\u00e9 une telle parution en 1978 d\u2019un Grand prix national du disque lyrique et du Grand prix Jacques Ibert, mais la comparaison avec les autres versions est assez cruelle pour cet enregistrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3462 alignright\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>On passe maintenant \u00e0 l\u2019enregistrement dirig\u00e9 par Andr\u00e9 Charlet en 1993. Cette version a longtemps \u00e9t\u00e9 la seule et unique que j\u2019ai \u00e9cout\u00e9e et j\u2019y suis donc tr\u00e8s fortement attach\u00e9. Mais l\u2019\u00e9coute d\u00e9taill\u00e9e avec la partition m\u2019a fait d\u00e9couvrir bien des infid\u00e9lit\u00e9s! Nous sommes ici sur la version pour quatuor \u00e0 corde, contrebasse, harpe et orgue. La partition est bien compl\u00e8te mais si certains num\u00e9ros respectent bien l\u2019\u00e9quilibre entre les solistes et le ch\u0153ur, de nombreux autres inversent \u00e0 l\u2019envie les deux effectifs! Ainsi d\u00e8s le <em>Liber scriptus<\/em>, seules les basses font leur entr\u00e9e alors que normalement l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du ch\u0153ur arrive. Ensuite dans le <em>Rex tremendae<\/em>, le t\u00e9nor arrive seul \u00e0 la place du ch\u0153ur. Dans l\u2019<em>Ingemisco<\/em>, une partie est chant\u00e9e par le t\u00e9nor puis la soprano avant le retour du ch\u0153ur alors que normalement tout le ch\u0153ur doit arriver directement. Dans l\u2019<em>Oro supplex<\/em> et le <em>Lacrimosa<\/em>, la basse arrive seule au lieu de tout le ch\u0153ur. Tout est boulevers\u00e9 pour le <em>Benedictus<\/em> o\u00f9 la reprise n\u2019est faite que par le t\u00e9nor et la soprano au lieu du ch\u0153ur, ensuite on devrait avoir un doublage t\u00e9nor\/basse et soprano\/alto alors que nous n\u2019avons finalement que soprano et t\u00e9nor. Pour le <em>Pie Jesu<\/em>, les solistes chantent seuls tout le num\u00e9ro alors qu\u2019ils devraient \u00eatre rejoints par le ch\u0153ur. Mais c\u2019est surtout l\u2019<em>Agnus Dei<\/em> qui est modifi\u00e9 avec une reprise suppl\u00e9mentaire et le retour chant\u00e9 du <em>Pie Jesu<\/em> \u00e0 la fin. Si l\u2019orchestre site la phrase de ce passage, la partition ne mentionne nulle part la reprise chant\u00e9e du <em>Pie Jesu<\/em>. Voil\u00e0 donc une version bien d\u00e9form\u00e9e de la partition. L\u00e0 encore, on s\u2019interroge sur le pourquoi de tant d\u2019inversions? Si certains moments de la partition piano ne sont pas forc\u00e9ment toujours tr\u00e8s clairs sur le changement entre solistes et ch\u0153ur, il n\u2019y a tout de m\u00eame pas autant d\u2019interrogations j\u2019imagine pour un chef professionnel sur une partition d\u2019orchestre. On peut croire que le chef a voulu modifier et alterner les effectifs \u00e0 des fins expressives et augmenter les temps de chant des solistes dans certains num\u00e9ros o\u00f9 ils n\u2019apparaissaient pas. Mais ce n\u2019est pas la partition telle que voulue par Charles Gounod. C\u2019est d\u2019autant plus dommage que les instrumentistes (le <strong>Quatuor Sine Nomine<\/strong> rejoint par <strong>Michel Veillon<\/strong> \u00e0 la contrebasse, <strong>Christine Fleischmann<\/strong> \u00e0 la harpe et <strong>Fran\u00e7ois Margot<\/strong> \u00e0 l\u2019orgue) sont tr\u00e8s bons et que la prise de son est tr\u00e8s chaleureuse. Les chanteurs sont eux aussi d\u2019un haut niveau avec des timbres superbes notamment chez les deux femmes : <strong>Eva Buffoni<\/strong> offre son beau soprano lyrique et <strong>Ir\u00e8ne Friedli<\/strong> un beau timbre sombre d\u2019alto. <strong>Ruben Amoretti<\/strong> et <strong>Alain Cl\u00e9ment<\/strong> (respectivement t\u00e9nor et basse) tiennent de belle mani\u00e8re leur rang aussi. Et le <strong>Ch\u0153ur de Chambre Romand<\/strong> est superbe lui aussi, d\u2019une grande rondeur et douceur dans les timbres. <strong>Andr\u00e9 Charlet<\/strong> sait animer la partition et alterner moments d\u2019un grand lyrisme \u00e0 des passages plus magistraux. Mais ces multiples adaptations sont vraiment dommageables pour cet enregistrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3463\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-11-300x296.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"247\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-11-300x296.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-11.jpg 599w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>En 1996, retour \u00e0 la partition pour orchestre avec l\u2019enregistrement de Francis Bardot. Si le disque s\u2019enorgueillit d\u2019\u00eatre le premier enregistrement mondial, il y a donc d\u00e9j\u00e0 la version de Havard de la Montagne pour la version orchestrale ainsi que la version pr\u00e9c\u00e9dente dans le format de chambre. Mais le peu de diffusion de la premi\u00e8re version peut faire comprendre que cette nouvelle version pour orchestre soit prise pour une premi\u00e8re mondiale. Le seul choix fait ici par le chef est de confier les deux r\u00f4les solistes de soprano et d\u2019alto \u00e0 deux enfants et les pupitres du ch\u0153ur associ\u00e9s sont aussi tenus par des enfants, comme cela se faisait \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la cr\u00e9ation \u00e0 la Madeleine. Si l\u2019on peut regretter cette pratique pour la beaut\u00e9 des timbres, elle se comprend et est au final respectueuse d\u2019une pratique que Gounod connaissait. Respectueux, cet enregistrement l\u2019est aussi sur l\u2019ex\u00e9cution puisqu\u2019ici on ne note aucune alt\u00e9ration des \u00e9quilibres souhait\u00e9s par le compositeur : le ch\u0153ur chante au bon moment, les solistes aussi\u2026 tout est en ordre donc! En 1996, cet enregistrement est r\u00e9alis\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise Saint-Clodoald de Saint-Cloud, soit \u00e0 huit minutes \u00e0 pied du chalet o\u00f9 Charles Gounod habitait lors de la composition de ce requiem. La prise de son est superbe avec beaucoup de relief et un \u00e9quilibre parfait entre les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments : ch\u0153ur, solistes, orchestre, orgue\u2026 tout se compl\u00e8te parfaitement sans s\u2019\u00e9craser. Il faut saluer d\u2019ailleurs la beaut\u00e9 du son de l\u2019orgue tenu par <strong>Pascale M\u00e9lis<\/strong> qui offre un magnifique soutien \u00e0 l\u2019orchestre en augmentant la densit\u00e9 du son sans \u00eatre pour autant agressif. La <strong>Ma\u00eetrise des Hauts-de-Seine<\/strong> a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1970 par Francis Bardot, le chef d\u2019orchestre de cet enregistrement. Elle prouve encore une fois la qualit\u00e9 de son travail avec des pupitres magnifiques, que ce soit les sopranos et les altos, mais aussi t\u00e9nor et basse. Le travail sur le texte, sur les nuances et les accentuations est magnifique et fait vivre le texte. Les timbres des pupitres de soprano et d\u2019alto offrent un all\u00e8gement des textures et une puret\u00e9 qui sonne parfaitement avec le propos de ce requiem en m\u00e9moire d\u2019un jeune enfant, requiem non pas de douleur mais d\u2019espoir et de lumi\u00e8re. Les deux enfants solistes chantent de tr\u00e8s belle mani\u00e8re et si leur timbre reste un petit peu pauvre en couleur du fait de leur \u00e2ge, le chant est parfaitement juste et sonore m\u00eame lorsque le quatuor de soliste chante en ensemble. Il faut sans doute aussi f\u00e9liciter <strong>Gilles Vitale<\/strong> et <strong>Hubert D\u00e9ny<\/strong> (t\u00e9nor et basse) qui s\u2019accordent tr\u00e8s bien \u00e0 ces petits formats sans les \u00e9craser. Les deux chanteurs offrent d\u2019ailleurs de beaux timbres. Enfin, le ma\u00eetre d&rsquo;\u0153uvre \u00e0 plus d\u2019un titre donc de cet enregistrement est \u00e0 saluer. <strong>Francis Bardot<\/strong> dirige l\u2019<strong>Orchestre Bernard Thomas<\/strong> (orchestre tout \u00e0 fait correct ici) et son ch\u0153ur avec beaucoup d\u2019intelligence et de finesse. On entend ici enfin toutes les nuances que l\u2019on peut imaginer, toutes les couleurs et la lumi\u00e8re qui doit se d\u00e9gager de cette partition. Si ces couleurs \u00e9taient partiellement pr\u00e9sentes dans l\u2019enregistrement d\u2019Andr\u00e9 Charlet, les timbres beaucoup plus diff\u00e9renci\u00e9s de l\u2019orchestre nous offrent encore plus de nuances et le ch\u0153ur se montre admirable. On comprend parfaitement l\u2019Orph\u00e9e d\u2019Or 1997 qui couronne cette parution!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-3467\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>Retour \u00e0 une version chambriste pour l\u2019enregistrement dirig\u00e9 par Bernard Lallement en 2007 \u00e0 Versailles. Contrairement \u00e0 Charlet, on a peu de changements dans la partition m\u00eame si on retrouve ce final modifi\u00e9 o\u00f9 le <em>Pie Jesu<\/em> est repris chant\u00e9 \u00e0 la toute fin de l\u2019interpr\u00e9tation alors qu\u2019il n\u2019en est nullement fait mention dans aucune partition que j\u2019ai trouv\u00e9e, c\u2019est \u00e0 dire les partitions orchestre, piano, orgue et pour deux voix \u00e9gales. On notera aussi que la reprise de l\u2019<em>Agnus Dei<\/em> est donn\u00e9e aux solistes et non au ch\u0153ur, sans doute pour faciliter le piano qui cl\u00f4t normalement ce num\u00e9ro. On sent que cet enregistrement n\u2019a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des m\u00eames conditions techniques que le pr\u00e9c\u00e9dent. Le son est beaucoup moins d\u00e9taill\u00e9 et les \u00e9quilibres moins travaill\u00e9s. Et il faut aussi avouer que m\u00eame si nous retrouvons ici un ch\u0153ur adulte et des solistes adultes, le niveau des chanteurs n\u2019est pas au m\u00eame niveau, surtout pour le ch\u0153ur. Les timbres de la <strong>Chorale Franco-Allemande de Paris<\/strong> n\u2019ont pas la m\u00eame finesse et la m\u00eame nettet\u00e9 que ceux de la Ma\u00eetrise. Les nuances sont peu pr\u00e9sentes et on entend parfois quelques voix s\u2019\u00e9chapper des ensembles. Les quatre solistes semblent eux aussi fragiles. Leur prestation est tout \u00e0 fait correcte, mais la voix n\u2019a pas la stabilit\u00e9 que l\u2019on peut attendre. Les timbres de <strong>Li Chin Huang<\/strong> et <strong>Da\u00eea Durimel<\/strong> sont assez beaux mais semblent s\u2019alt\u00e9rer dans les extr\u00eames des tessitures pourtant pas tr\u00e8s \u00e9tendues. <strong>Pierre Vaello<\/strong> (t\u00e9nor) offre une voix peu stable qui peine \u00e0 tenir les lignes si belles d\u00e9volues \u00e0 son pupitre alors que <strong>Bruno Dubois<\/strong> montre une voix assez peu homog\u00e8ne. Le <strong>Quintette \u00e0 cordes de Versailles<\/strong> ainsi que <strong>Sandrine Pourailly<\/strong> \u00e0 la harpe et <strong>Georges Bessonnet<\/strong> \u00e0 l\u2019orgue donnent un accompagnement de belle qualit\u00e9 et <strong>Bernard Lallement<\/strong> dirige ce requiem de fa\u00e7on assez m\u00e9tronomique et sans toutes les nuances que l\u2019on peut attendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3465\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-12-300x269.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-12-300x269.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-12.jpg 565w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>En 2010, voici enfin un enregistrement largement diffus\u00e9 et qui donne \u00e0 entendre des ensembles reconnus. Michel Corboz peut en effet compter sur le partenariat avec Mirare. Le chef choisit la version de chambre ici encore pour enregistrer ce <em>Requiem en Ut majeur<\/em>. Il existe de nombreux enregistrements de ce chef dans le domaine baroque et l\u2019on pouvait donc esp\u00e9rer un respect complet de la partition. Mais apr\u00e8s r\u00e9flexion, si il a fait beaucoup pour la musique baroque fran\u00e7aise entre autres, ce n\u2019\u00e9tait pas forc\u00e9ment le plus orthodoxe des chefs! Et ici encore, quelques adaptations\u2026 Dans l\u2019<em>Ingemisco<\/em> qui est normalement enti\u00e8rement chant\u00e9 par le ch\u0153ur, les solistes interviennent. Ensuite dans le <em>Oro supplex<\/em>, les pupitres du ch\u0153ur soprano\/t\u00e9nor, puis alto\/basse entrent en premier (ce qui est conforme \u00e0 la partition piano) alors que la partition d\u2019orchestre fait entrer les quatre pupitres en m\u00eame temps. Dans le <em>Benedictus<\/em>, il re-divise le ch\u0153ur en deux ensembles lors de la reprise avec d\u2019abord les hommes puis les femmes avant le retour du ch\u0153ur entier. Enfin dans le <em>Pie Jesu<\/em>, il \u00e9change les arriv\u00e9es avec d\u2019abord le ch\u0153ur dans \u201cDona eis\u201d puis les solistes arrivent alors que la partition indique l\u2019inverse. Mais on notera que contrairement \u00e0 ses coll\u00e8gues qui ont choisi la version de chambre, il n\u2019int\u00e8gre par le <em>Pie Jesu<\/em> dans le final de l\u2019<em>Agnus Dei<\/em>, restant ainsi conforme \u00e0 la partition! Peu d\u2019interventions mais tout de m\u00eame cette fa\u00e7on de ne pas suivre la partition telle qu\u2019elle est \u00e9crite est assez \u00e9trange. La prise de son est magnifique et offre un bel \u00e9quilibre sur tous les plans. On regrettera par contre un orgue aussi peu sonore, comme si le choix avait \u00e9t\u00e9 fait de jouer sur un petit orgue positif et non sur un grand orgue. L\u2019<strong>Ensemble Instrumental de Lausanne<\/strong> est superbe de timbre et de nuances, tout comme l\u2019<strong>Ensemble Vocal de Lausanne<\/strong>. Les diff\u00e9rents pupitres sont d\u2019une parfaite homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 tout au long de l\u2019interpr\u00e9tation avec une variation de dynamiques magnifiques et une vivacit\u00e9 dans certains traits du texte splendides. Il faut aussi saluer la beaut\u00e9 des timbres des quatre solistes : <strong>Charlotte M\u00fcller-Perrier<\/strong> (soprano), <strong>Val\u00e9rie Bonnard<\/strong> (alto), <strong>Christophe Einhorn<\/strong> (t\u00e9nor) et <strong>Christian Immler<\/strong> (baryton). <strong>Michel Corboz<\/strong> dirige avec beaucoup de passion et de beaut\u00e9 la partition, sachant offrir la sensualit\u00e9 que r\u00e9clame \u00e9trangement cette partition, dosant parfaitement les contrastes et jouant justement sur ceux-ci en augmentant les \u00e9carts de dynamique. Un tr\u00e8s bel enregistrement donc l\u00e0 encore!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-3466\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>Enfin, le dernier enregistrement nous propose la version pour orgue. Malheureusement, aucun enregistrement de la version arrang\u00e9e par Henri B\u00fcsser n\u2019est disponible et il est donc difficile de d\u00e9terminer les changements qui ont \u00e9t\u00e9 faits par Zsigmond Szatham\u00e1ry. Mais d\u00e9j\u00e0, on peut dire que la qualit\u00e9 sonore de cet enregistrement de 2014 dirig\u00e9 par Risto Joost est magnifique! La prise de son de l\u2019orgue est splendide, rendant parfaitement les changements de registres, les effets d\u2019\u00e9cho et les dynamiques. De m\u00eame pour le ch\u0153ur et les solistes parfaitement capt\u00e9s. <strong>Hye-Lin Hur<\/strong> \u00e0 l\u2019orgue semble disposer de possibilit\u00e9s infinies avec son instrument. L\u2019orgue de la Paulus-Kirche de Berlin \u00e9tait tout neuf en 2014 puisqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 et inaugur\u00e9 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente : 44 registres et 2673 tuyaux permettent tout ce luxe de d\u00e9tails dans l\u2019accompagnement. Magnifique prestation o\u00f9 l\u2019on entend finalement presque tout l\u2019orchestre! Le <strong>Rundfunkchor de Berlin<\/strong> est lui aussi \u00e0 mettre au cr\u00e9dit de cet enregistrement. Que de nuances, que de d\u00e9tails dans le chant pour rendre le texte et la m\u00e9lodie toujours plus expressifs! Le quatuor de solistes est superbe aussi avec un ensemble parfait dans le <em>Quaerens me<\/em> par exemple. On notera juste un peu trop de distance par moments pour <strong>George Witt<\/strong> (baryton) alors que les trois autres solistes (<strong>Anne Bretschneider<\/strong> &#8211; soprano, <strong>Christine Lichtenberg<\/strong> &#8211; alto et <strong>Holger Marks<\/strong> &#8211; t\u00e9nor) sont parfaitement \u00e9quilibr\u00e9s. Leurs interventions sont aussi parfaitement en place que celles du ch\u0153ur et ils nous offrent des moments suspendus splendides. On croit entendre par moments des effets de spatialisation comme dans le <em>Benedictus<\/em> avec un t\u00e9nor l\u00e9g\u00e8rement \u00e9loign\u00e9 et la soprano qui lui r\u00e9pond. <strong>Risto Joost<\/strong> tire de tout cet ensemble de musiciens une version splendide, qui fascine constamment, mettant en avant la beaut\u00e9 de la partition. On aurait pu craindre quelque chose de tr\u00e8s aride avec uniquement un orgue mais le rendu est loin de cela, avec au contraire une lumi\u00e8re et une simplicit\u00e9 qui offre la partition \u201ctoute nue\u201d si l\u2019on peut se permettre. Magnifique derni\u00e8re version capt\u00e9e en partenariat avec la maison d\u2019\u00e9dition Carus. Si cela ne donne pas envie \u00e0 d\u2019autres formations de proposer le <em>Requiem en Ut majeur<\/em> de Charles Gounod, c\u2019est \u00e0 n\u2019y rien comprendre!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous voici rendus \u00e0 la fin de ce comparatif. Beaucoup de diff\u00e9rences ici et il est tr\u00e8s difficile de recommander une seule version tant il y a de beaut\u00e9s vari\u00e9es en fonction des effectifs r\u00e9unis. Bien s\u00fbr, il faut \u00e9couter une version avec orchestre. Si Joachim Havard de la Montagne est un pr\u00e9curseur, la version dirig\u00e9e par Francis Bardot chez Forlane offre une qualit\u00e9 toute autre. Pour la version de chambre, les diff\u00e9rents tripatouillages des versions Charlet et Lallement tendent \u00e0 me faire pr\u00e9f\u00e9rer maintenant la version Corboz. Mais Charlet a ses charmes malgr\u00e9 tous les changements qu\u2019il propose dans les \u00e9quilibres. Enfin, pour l\u2019accompagnement avec orgue, une seule possibilit\u00e9, mais elle est d\u2019une telle beaut\u00e9 qu\u2019on ne peut que se r\u00e9jouir! Donc pour les recommandations d\u2019\u00e9coutes : Bardot pour l\u2019orchestre (et du coup aussi les parties soprano et alto chant\u00e9es par des enfants, autre choix intrigant mais finalement tr\u00e8s beau), Corboz pour la version de chambre et Joost pour la version orgue. Et surtout, il faut \u00e9couter ce <em>Requiem en Ut majeur<\/em>. Malheureusement trop oubli\u00e9, il rec\u00e8le de nombreuses pages magnifiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019ailleurs, il y a quelques semaines, j\u2019ai assist\u00e9 en concert au <em>Requiem en R\u00e9 mineur<\/em> de Faur\u00e9 alors que j\u2019\u00e9tais en pleine \u00e9coute des diff\u00e9rentes versions du <em>Requiem en Ut majeur<\/em> de Gounod. Alors que le <em>Requiem<\/em> de Faur\u00e9 est souvent mont\u00e9 et consid\u00e9r\u00e9 comme une grande partition religieuse du r\u00e9pertoire fran\u00e7ais, j\u2019avoue avoir eu du mal durant une partie de l\u2019ex\u00e9cution tant les m\u00e9lodies, les textures et les choix d\u2019orchestration de celui de Gounod venaient en comparaison\u2026 et pas au b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019\u0153uvre de Faur\u00e9! Apr\u00e8s, \u00e9tant un admirateur compulsif de Charles Gounod, peut-\u00eatre ne suis-je pas le plus impartial des auditeurs!<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3461\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9-298x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"201\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9-298x300.jpg 298w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-9.jpg 577w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Charles Gounod (1818-1893), Requiem en Ut majeur<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Claude Saneva \/ Eliane Durand \/ Fran\u00e7oise Laurent, soprano<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Nadine Ruthembourg, alto<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Michel Martin, t\u00e9nor<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Michel Marret, baryton<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">\u00c9lisabeth Havard de la Montagne, orgue<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Jacqueline Bender, harpe<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ch\u0153ur de la Madeleine<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ensemble instrumental de la Madeleine<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Joachim Havard de la Montagne, direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">1 33 tours Arion ARN 38443. Enregistr\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise de la Madeleine \u00e0 Paris, en 1978<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3462\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-10.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Charles Gounod (1818-1893), Requiem en Ut majeur<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Eva Buffoni, soprano<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ir\u00e8ne Friedli, alto<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ruben Amoretti, t\u00e9nor<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Alain Cl\u00e9ment, baryton<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Quatuor Sine Nomine<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Michel Veillon, contrebasse<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Fran\u00e7ois Margot, orgue<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Christine Fleischmann, harpe<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ch\u0153ur de Chambre Romand<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Andr\u00e9 Charlet, direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">1 CD Claves CD 50-9326. Enregistr\u00e9 au Tembre de Brassus, les 30 et 31 janvier 1993.<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3463\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-11-300x296.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"198\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-11-300x296.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-11-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-11.jpg 599w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Charles Gounod (1818-1893), Requiem en Ut majeur<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Gilles Vitale, t\u00e9nor<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Hubert D\u00e9ny, baryton<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Pascale M\u00e9lis, orgue<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ma\u00eetrise des Hauts-de-Seine, Ch\u0153ur d\u2019Enfants de l\u2019Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Orchestre Bernard Thomas<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Francis Bardot, direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">1 CD Forlane FOR 16759. Enregistr\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise Saint-Clodoad \u00e0 Saint-Cloud, en f\u00e9vrier 1996.<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3467\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-14.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Charles Gounod (1818-1893), Requiem en Ut majeur<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Li Chin Huang, soprano<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Da\u00efa Durimel, alto<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Pierre Vaello, t\u00e9nor<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Bruno Dubois, baryton<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Quintette \u00e0 cordes de Versailles (Jean-Fran\u00e7ois Gonzales, 1er violon &#8211; Pauline Maillard, 2e violon &#8211; J\u00e9r\u00f4me Duchemin, alto &#8211; Raymond Maillard, violoncelle &#8211; Hsiao-Yi Chiang, contrebasse)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Sandrine Pourailly, harpe<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Georges Bessonnet, orgue<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Chorale Franco-Allemande de Paris<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Bernard Lallement, direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">1 CD BNL 112947. Enregistr\u00e9 en la Chapelle de l\u2019Institution Sainte-Marie d\u2019Antony, en mars 2007.<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3465\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-12-300x269.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"179\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-12-300x269.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-12.jpg 565w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Charles Gounod (1818-1893), Requiem en Ut majeur<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Charlotte M\u00fcller-Perrier, soprano<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Val\u00e9rie Bonnard, alto<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Christophe Einhorn, t\u00e9nor<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Christian Immler, baryton<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ensemble Vocal de Lausanne<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ensemble Instrumental de Lausanne<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Michel Corboz, direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">1 CD Mirare MIR 129. Enregistr\u00e9 \u00e0 la Ferme de Villefavard en Limousin, du 12 au 13 ao\u00fbt 2010.<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3466\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-13.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Charles Gounod (1818-1893), Requiem en Ut majeur<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Anne Bretschneider, soprano<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Christine Lichtenberg, alto<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Holger Marks, t\u00e9nor<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Georg Witt, baryton<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Hye-Lin Hur, orgue<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Rundfunkchor Berlin<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Risto Joost, direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">1 CD Carus 83.386. Enregistr\u00e9 en la Pauluskirche de Berlin, en 2014.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il a souvent \u00e9t\u00e9 dit que le Requiem en Ut majeur de Charles Gounod a \u00e9t\u00e9 son premier et dernier requiem au milieu de toutes les messes qu\u2019il a compos\u00e9es. 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