{"id":333,"date":"2014-12-13T22:50:53","date_gmt":"2014-12-13T21:50:53","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=333"},"modified":"2016-10-05T19:24:03","modified_gmt":"2016-10-05T17:24:03","slug":"olga-peretyatko-et-dmitri-korchak-triomphe-russe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=333","title":{"rendered":"Olga Peretyatko et Dmitri Korchak : Triomphe russe!"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-981 alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Affiche-TCE-Peretyatko-Korchak_net-199x300.jpg\" alt=\"affiche-tce-peretyatko-korchak_net\" width=\"199\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Affiche-TCE-Peretyatko-Korchak_net-199x300.jpg 199w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Affiche-TCE-Peretyatko-Korchak_net.jpg 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/>Pour ce jeudi soir, le Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es retrouvait deux jeunes chanteurs russes qui avaient triomph\u00e9 sur cette sc\u00e8ne lors des venues bel-cantistes d&rsquo;Evelyno Pido : Olga Peretyatko dans <em>I Capuletti<\/em>, Dmitri Korchak dans <em>Otello<\/em>\u2026 et ensembles dans <em>I Puritani<\/em>. \u00c2g\u00e9s respectivement de trente-cinq et trente-quatre ans, ces deux \u00e9toiles du chant venaient en toute d\u00e9contraction nous proposer un petit panorama du bel-canto qui reste leur terre d&rsquo;\u00e9lection. Si la soprano est en passe de devenir une v\u00e9ritable star mondiale, le t\u00e9nor reste plus discret malgr\u00e9 de tr\u00e8s beaux engagements sur les plus grandes sc\u00e8nes. On pouvait donc logiquement penser que la salle serait pleine\u2026 loin de l\u00e0 puisque environ 900 places ont \u00e9t\u00e9 vendues pour ce r\u00e9cital, soit moins de la moiti\u00e9 de la capacit\u00e9 de la salle!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pourtant, le programme \u00e9tait assez beau m\u00eame si bien peu aventureux\u2026 Mozart, Rossini, Donizetti\u2026 et parmi les pages les plus connues des \u0153uvres. Mais surtout des \u0153uvres qui conviennent bien aux deux chanteurs m\u00eame si certains personnages ne semblent pas \u00eatre encore au r\u00e9pertoire de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre. Pour les accompagner, l&rsquo;Orchestre de Chambre de Paris est plut\u00f4t bon. Il \u00e9vite les lourdeurs et propose m\u00eame des Mozart vifs et l\u00e9gers. La direction de Manuel L\u00f3pez-G\u00f3mez y est s\u00fbrement pour quelque chose puisqu&rsquo;il est tr\u00e8s attentif aux diff\u00e9rents pupitres. Les ouvertures qui pars\u00e8ment le programme (dont deux en tr\u00e8s peu de temps dans la deuxi\u00e8me partie!) sont enlev\u00e9es et bien men\u00e9es. Pour les chanteurs par contre, on notera quelques d\u00e9calages qui obligent la soprano \u00e0 reculer pour trouver le regard du chef, et aussi un volume un peu trop imposant \u00e0 certains moments.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A priori, ce n&rsquo;est pas dans Mozart que j&rsquo;attendais l&rsquo;un comme l&rsquo;autre de nos chanteurs. Et pourtant, le r\u00e9sultat est tr\u00e8s convaincant dans ces extraits de <em>Don Giovanni<\/em>. Olga Peretyatko commence la soir\u00e9e l\u00e9g\u00e8rement \u00e0 froid : la voix ne sonne pas beaucoup, l&rsquo;aigu est trop puissant par rapport au reste de la tessiture et la trille inexistante. Mais on a d\u00e9j\u00e0 la beaut\u00e9 du timbre, la musicalit\u00e9\u2026 et l&rsquo;\u00e9motion! De m\u00eame, Dmitri Korchak fait un petit peu peur \u00e0 toute la salle pour la premi\u00e8re partie de l&rsquo;air: chant\u00e9 \u00e0 plein poumon sans chercher les nuances, l&rsquo;air de Don Ottavio perd beaucoup de sa d\u00e9licatesse, surtout avec ces attaques pas nettes qui sont souvent pr\u00e9sentes dans le chant de ce t\u00e9nor. Mais d\u00e8s la reprise, la voix commence \u00e0 s&rsquo;all\u00e9ger, trouvant plus de justesse et d&rsquo;\u00e9motion. Finalement ce sera le duo entre Donna Anna et Don Ottavio qui va mettre le r\u00e9cital dans de bons rails. Les deux chanteurs trouvent ici une situation dramatique qui leur permet de sortir du pur exercice du r\u00e9cital. Chacun rentre dans son personnage et un lien se tisse entre les deux\u00a0: belle \u00e9motion avec un chant qui se fait plus sonore pour la soprano, et plus nuanc\u00e9 et propre pour le t\u00e9nor. M\u00eame si Donna Anna n&rsquo;est peut-\u00eatre pas un r\u00f4le totalement taill\u00e9 pour Peretyatko, les deux chanteurs sont tr\u00e8s convaincants et se montrent des musiciens soign\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On entre d\u00e9finitivement dans le vif du sujet avec les deux airs qui suivent : Rossini seria! <em>Semiramide<\/em> a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 en version de concert il y a quelques semaines sur cette m\u00eame sc\u00e8ne avec dans le r\u00f4le-titre Elena Mosuc. \u00c0 moyens assez \u00e9gaux, l&rsquo;avantage est clairement pour Olga Peretyatko dans cet air seul. Si le grave n&rsquo;est pas tr\u00e8s affirm\u00e9, il est pr\u00e9sent\u2026 mais ce qui impressionne, ce sont les variations assez d\u00e9lirantes de la soprano russe, les aigus dard\u00e9s mais musicaux, l&rsquo;aisance avec laquelle elle brode autour de la ligne de chant en mettant parfaitement en valeur sa voix sans chercher \u00e0 donner plus de largeur \u00e0 son instrument. Pendant tout cet air, Peretyatko fait une d\u00e9monstration d&rsquo;abatage vocal! Le triomphe qui la salue ne peut que mettre un peu de pression sur son coll\u00e8gue\u2026 et Dmitri Korchak met tout de suite les choses au clair dans le r\u00e9citatif qui ouvre l&rsquo;air de Roderigo extrait de l&rsquo;<em>Otello<\/em> de Rossini : des variations, des interpolations\u2026 le t\u00e9nor montre ce qu&rsquo;il sait faire. Et alors que le chant \u00e9tait \u00e9maill\u00e9 de petits d\u00e9fauts dans Mozart, il retrouve chez Rossini tout son brillant, toute sa virtuosit\u00e9 et il faut le dire son culot! Car il ose, n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 se lancer dans des choses dangereuses\u2026 mais qui passent finalement plut\u00f4t bien. Sur-aigus, virtuosit\u00e9, grammaire rossinienne\u2026 tout est l\u00e0 pour \u00e9blouir mais aussi \u00e9mouvoir par la finesse de certains moments. Avec ces deux airs, les chanteurs ont clairement montr\u00e9 leurs possibilit\u00e9s techniques, et sont salu\u00e9s par un triomphe \u00e9gal!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On continue \u00e0 avancer vers Donizetti cette fois. L&rsquo;air d&rsquo;entr\u00e9e de Lucia convient tr\u00e8s bien \u00e0 Peretyatko qui peut y montrer sa musicalit\u00e9 et de superbes nuances. Cet air \u00e0 la m\u00e9lancolie gothique lui permet de d\u00e9rouler avec bonheur des colorations magnifiques, alors que la cabalette qui suit la montre tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise avec le haut de la tessiture, s&rsquo;aventurant dans des hauteurs qu&rsquo;on pensait impossible en d\u00e9but de concert, et qui sont finalement atteintes avec facilit\u00e9. Lucia s&rsquo;impose ici avec sa fragilit\u00e9 et son \u00e9motivit\u00e9, petite fille r\u00eaveuse et non n\u00e9vros\u00e9e. Le duo qui suit montre un petit d\u00e9s\u00e9quilibre entre les deux chanteurs. M\u00eame si les r\u00f4les m\u00eames veulent un Edgardo plus puissant et violent que Lucia, la voix de Korchak prend trop l&rsquo;ascendant sur celle de Peretyatko \u00e0 certains passages. Malgr\u00e9 cela, on croit \u00e0 cette douleur des deux amants car la complicit\u00e9 est visible et l&rsquo;union des voix parfaite. Apr\u00e8s la pause, Dmitri Korchak ouvre la seconde partie avec le fameux air de Nemorino de l&rsquo;<em>Elisir d&rsquo;Amore<\/em>. C&rsquo;est dans ce r\u00f4le qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert \u00e0 Paris sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra Bastille\u2026 et sept ans plus tard on entend que la voix a \u00e9volu\u00e9 mais que le chanteur sait toujours comment habiter cet air tellement connu. Si \u00e0 Bastille la reprise avait \u00e9t\u00e9 vari\u00e9e, il n&rsquo;en est rien ce soir malheureusement. Mais malgr\u00e9 cela, comment r\u00e9sister \u00e0 ce chant d\u00e9licat qui peut monter de mani\u00e8re explosive avant de retomber dans la douceur m\u00e9lancolique? Superbe prestation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au milieu des deux ouvertures de Rossini, Olga Peretyatko nous propose un petit moment d&rsquo;humour avec un extrait du <em>Turc en Italie<\/em> o\u00f9 elle triompha \u00e0 Aix-en-Provence cet \u00e9t\u00e9. Piquante et tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise, la soprano nous r\u00e9gale d&rsquo;un moment de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 fort bienvenu apr\u00e8s l&rsquo;ouverture assez longue et impressionnante de <em>Semiramide<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pour clore le programme officiel, c&rsquo;est <em>La Fille du R\u00e9giment<\/em> qui vient nous rendre visite. Moins familiaris\u00e9 avec ce r\u00f4le, Dmitri Korchak s&rsquo;excuse de devoir prendre la partition pour son air\u2026 D\u00e9j\u00e0, il faut noter le beau travail sur la diction. Pour un simple r\u00e9cital, le t\u00e9nor russe se montre assez compr\u00e9hensible m\u00eame quand on ne connait pas les paroles. Bien s\u00fbr il y a quelques erreurs mais rien d&rsquo;affreux. Ensuite, d&rsquo;un point de vu chant pure, le r\u00f4le de Tonio semble lui aller comme un gant dans cet air o\u00f9 la douceur de la berceuse m\u00e8ne r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 des moments plus h\u00e9ro\u00efques et tendus dans l&rsquo;aigu. Mais c&rsquo;est le duo qui suit qui va emporter le public. D\u00e9j\u00e0 d\u00e8s l&rsquo;entr\u00e9e des deux chanteurs, on assiste \u00e0 un moment de complicit\u00e9 entre les deux chanteurs. Le pupitre de Korchak avait \u00e9t\u00e9 rang\u00e9\u2026 et le t\u00e9nor essaye donc discr\u00e8tement de le reprendre sous le regard moqueur de Peretyatko, qui finit par prendre aussi son pupitre, puis le repousse ostensiblement en lui souriant! Rire dans la salle, et Korchak embrasse (chastement sur la joue! Elle est mari\u00e9e\u2026) Peretyatko qui part dans un beau rire\u2026 qui reprendra dans les premiers moments du duo! Peu de choses me direz-vous, mais pourtant un moment qui montre bien que les deux chanteurs s&rsquo;entendent et se connaissent bien. Et durant ce duo o\u00f9 Marie se moque gentiment de Tonio, la m\u00eame ambiance va rester, chacun y allant du petit geste ou du phras\u00e9 pour montrer la complicit\u00e9 et l&rsquo;humour qui les anime. Final bon enfant, plein de vie et de beaut\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s un tel succ\u00e8s, il n&rsquo;\u00e9tait pas possible de laisser partir ces deux chanteurs! Et le public ne voulait pas! S&rsquo;il semblait logique que l&rsquo;on reste chez <em>La Fille du R\u00e9giment<\/em> (les deux grands airs d\u00e9monstratifs n&rsquo;ayant pas encore \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s!), c&rsquo;est chez Eve Dell&rsquo;Acqua que nous emporte Olga Peretyatko pour une <em>Villanelle<\/em> splendide, pleine de po\u00e9sie et de suspension. La voix est vraiment sublime et la m\u00e9lodie ne la pousse pas \u00e0 chercher la puissance, laissant au contraire la d\u00e9licatesse de l&rsquo;instrument s&rsquo;exprimer. Dmitri Korchak lui revient chez Donizetti pour la pi\u00e8ce oblig\u00e9e presque chez un tel t\u00e9nor : le grand air de Tonio avec encha\u00eenement de contre-ut oblig\u00e9\u2026 Et c&rsquo;est une vraie d\u00e9monstration durant tout l&rsquo;air o\u00f9 chaque note est pos\u00e9e sans que l&rsquo;effort ne s&rsquo;entende particuli\u00e8rement, avec une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 palpable\u2026 Enfin un duo entre Nemorino et Adina de l&rsquo;<em>Elisir d&rsquo;amore<\/em> o\u00f9 on retrouve l&rsquo;affrontement bon enfant de deux amoureux o\u00f9 la belle fait tourner en bourrique son soupirant. Finesse, plaisir \u00e9vidant du jeu et du chant\u2026 Belle cl\u00f4ture de concert!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une bonne partie du public \u00e9tait venu pour entendre Olga Peretyatko, mais au fur et \u00e0 mesure Dmitri Korchak s&rsquo;est hiss\u00e9 \u00e0 son niveau et a re\u00e7u les m\u00eames ovations. Pourtant combien de spectateurs semblaient ne pas le conna\u00eetre! Bien s\u00fbr, face \u00e0 l&rsquo;instrument pur et cristallin de la soprano, le t\u00e9nor montre toujours une voix un peu \u00e9trange avec des attaques l\u00e9g\u00e8rement hasardeuses \u00e0 certains moments. Mais finalement les deux artistes se montrent \u00e0 la hauteur des \u0153uvres propos\u00e9es et m\u00eame plus, donnant un r\u00e9el plaisir aux auditeurs pr\u00e9sents. Les ovations qui leur sont r\u00e9serv\u00e9es font chaud au ch\u0153ur et montrent que m\u00eame si la salle \u00e9tait \u00e0 moiti\u00e9 vide, les pr\u00e9sents ont pass\u00e9 une soir\u00e9e grandiose!<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Th\u00e9\u00e2tre des Champs \u00c9lys\u00e9es<\/li>\n<li>11 d\u00e9cembre 2014<\/li>\n<li>Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Die Zauberfl\u00f6te : Ouverture<\/li>\n<li>Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Don Giovanni : Crudele? Ah no, mio bene! Non mi dir, bell\u2019idol mio * &#8211; Dalla sua pace \u00b0 &#8211; Fuggi, crudele, fuggi * \u00b0<\/li>\n<li>Gioachino Rossini (1792-1868), Semiramide : Bel raggio lusinghier *<\/li>\n<li>Gioachino Rossini (1792-1868), Otello : Che ascolto\u2026 Ah! Come mai mi sento \u00b0<\/li>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), Don Pasquale : Ouverture<\/li>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), Lucia di Lammermoor : Regnava nel Silenzio * &#8211; Qui di sposa eterna\u2026 Ah, verrano a te sull\u2019aure * \u00b0<\/li>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), L\u2019\u00c9lixir d\u2019amour : Una furtiva lagrima \u00b0<\/li>\n<li>Gioachino Rossini (1792-1868), Semiramide : Ouverture<\/li>\n<li>Gioachino Rossini (1792-1868), Le Turc en Italie : Non si d\u00e0 follia maggiore *<\/li>\n<li>Gioachino Rossini (1792-1868), L\u2019Italienne \u00e0 Alger : Ouverture<\/li>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), La Fille du R\u00e9giment : Pour me rapprocher de Marie \u00b0 &#8211; Quoi vous m\u2019aimez ? *<\/li>\n<li>Eva Dell&rsquo;Acqua (1856-1930), Villanelle *<\/li>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), La Fille du R\u00e9giment : Ah mes amis quel jour de f\u00eate\u2026 Pour mon \u00e2me \u00b0<\/li>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), L\u2019\u00c9lixir d&rsquo;amour\u00a0: Chiedi all&rsquo;aura lusinghieri * \u00b0<\/li>\n<li>Olga Peretyatko, soprano (*)<\/li>\n<li>Dmitri Korchak, tenor (\u00b0)<\/li>\n<li>Orchestre de Chambre de Paris<\/li>\n<li>Manuel L\u00f3pez-G\u00f3mez, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour ce jeudi soir, le Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es retrouvait deux jeunes chanteurs russes qui avaient triomph\u00e9 sur cette sc\u00e8ne lors des venues bel-cantistes d&rsquo;Evelyno Pido : Olga Peretyatko dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[57,23,13],"class_list":["post-333","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_romantique","tag-opera","tag-recital","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-5n","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/333","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=333"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/333\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":989,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/333\/revisions\/989"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=333"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=333"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=333"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}