{"id":3232,"date":"2022-12-28T17:47:19","date_gmt":"2022-12-28T16:47:19","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3232"},"modified":"2022-12-28T17:47:40","modified_gmt":"2022-12-28T16:47:40","slug":"en-2022-oya-kephale-rend-hommage-a-cesar-franck-et-charles-gounod","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3232","title":{"rendered":"En 2022, Oya Kephale rend hommage \u00e0 C\u00e9sar Franck et Charles Gounod!"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3232\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3233\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_franck_gounod-213x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"424\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_franck_gounod-213x300.jpg 213w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_franck_gounod.jpg 680w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>C\u2019est en 2019 que pour la premi\u00e8re fois j\u2019allais \u00e9couter Oya Kephale dans un concert\u2026 Orchestre et ch\u0153ur amateurs d\u2019un tr\u00e8s bon niveau, ils sont depuis devenus des rendez-vous presque oblig\u00e9s tant pour les concerts de d\u00e9cembre que pour ceux du printemps qui mettent en sc\u00e8ne un ouvrage d\u2019Offenbach. Au <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3103\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">printemps 2022<\/a>, c\u2019\u00e9tait ainsi un superbe <em>Barbe-Bleue<\/em> alors qu\u2019en ce mois de d\u00e9cembre, ce sera un double hommage \u00e0 Gounod et Franck. C\u00e9sar Franck bien s\u00fbr car on f\u00eate cette ann\u00e9e le bicentenaire de sa naissance. Le Palazetto Bru Zane avait propos\u00e9 entre autres <em>Hulda<\/em>, et Oya Kephale nous offre les <em>Sept paroles du Christ en croix<\/em>. En 2020, un programme Gounod devait \u00eatre donn\u00e9\u2026 mais il sera malheureusement annul\u00e9 pour la cause que l\u2019on conna\u00eet tous. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re \u00e9tait d\u00e9volue \u00e0 Camille Saint-Sa\u00ebns pour c\u00e9l\u00e9brer le centenaire de sa mort. Mais donc retour \u00e0 Gounod en 2022 o\u00f9 la troupe nous offre un quasi in\u00e9dit : la <em>Messe des Anges Gardiens<\/em>. \u00c0 cela s\u2019ajouteront des extraits de <em>Faust<\/em>. Malgr\u00e9 le froid qui a impr\u00e9gn\u00e9 l\u2019\u00e9glise Saint-Marcel, le public \u00e9tait au rendez-vous pour ce programme assez ardu et o\u00f9 seuls les certains extraits de <em>Faust<\/em> \u00e9taient connus de tous!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme tous les ans et tous les concerts, Oya Kephale profite de l\u2019occasion pour aider une association en reversant les b\u00e9n\u00e9fices des concerts mais aussi en faisant parler d\u2019elle. Cette ann\u00e9e, c\u2019est le <a href=\"https:\/\/coursantoinedesaintexupery.esperancebanlieues.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Cours Antoine de Saint-Exup\u00e9ry d\u2019Asni\u00e8res-sur-Seine<\/a> qui est mis en lumi\u00e8re lors de ces trois concerts donn\u00e9s \u00e0 Paris en l\u2019\u00e9glise Saint-Marcel. Les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, il n\u2019y avait que deux concerts, mais vu le nombre de personnes dans le public ce soir de premi\u00e8re, on peut esp\u00e9rer que les trois concerts seront bien pleins (m\u00eame si le dernier concert a la malchance de se d\u00e9rouler en m\u00eame temps qu\u2019une certaine finale de coupe du monde\u2026).<\/p>\n<div id=\"attachment_3236\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Weldon-et-Gounod.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3236\" class=\"wp-image-3236\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Weldon-et-Gounod-261x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"288\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Weldon-et-Gounod-261x300.jpg 261w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Weldon-et-Gounod-768x883.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Weldon-et-Gounod.jpg 826w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3236\" class=\"wp-caption-text\">Charles Gounod et Georgina Weldon, eau-forte de Fr\u00e9d\u00e9ric R\u00e9gamey (1874)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re partie est donc consacr\u00e9e \u00e0 Charles Gounod avec un in\u00e9dit dont on ne trouve rien en int\u00e9grale que ce soit en disque ou sur d\u2019autres m\u00e9dias. En effet, la <em>Messe des Anges Gardiens<\/em> est une grande raret\u00e9 compos\u00e9e par Gounod en 1872 et cr\u00e9\u00e9e en 1873. \u00c0 cette \u00e9poque, Gounod est encore en Angleterre apr\u00e8s son exil volontaire de 1870. Femme et enfants sont retourn\u00e9s en France et il est seul sous la garde de Georgina Weldon. Difficile de savoir exactement la relation entre Gounod et cette femme\u2026 Relation extraconjugale? Emprise de Georgina sur un Gounod que l\u2019on sait assez facilement manipulable? Toujours est-il que durant ces quelques ann\u00e9es, il va composer sans rel\u00e2che sous le regard int\u00e9ress\u00e9 de cette femme qui b\u00e9n\u00e9ficie de la renomm\u00e9e du compositeur. Soprano mais aussi directrice d\u2019un orphelinat, elle peut avoir des partitions sur mesure d\u2019un grand compositeur. On sait que la fin de leur relation sera tr\u00e8s difficile Gounod devant s\u2019\u00e9chapper d\u2019Angleterre avec l\u2019aide de son ami le docteur Blanche alors que sa sant\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s d\u00e9clinante, il laisse sur place presque toutes ses partitions que Georgina Weldon refuse de lui rendre. Parmi elles se trouve le manuscrit de <em>Polyeucte<\/em> que Gounod retranscrire de m\u00e9moire faute d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 l\u2019original. Un proc\u00e8s s\u2019engage tout de m\u00eame pour que le musicien retrouve son ouvrage, mais la justice condamne Gounod \u00e0 291 000 francs de dommages et int\u00e9r\u00eats, \u00e0 la fois pour les frais de l\u2019h\u00e9bergement, mais aussi pour de soi-disant fausses accusations. Parmi les partitions rest\u00e9es et jamais r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es figurent une version orchestr\u00e9e de cette <em>Messe pour les Anges Gardiens<\/em> qui nous occupe! Une autre orchestration sera r\u00e9alis\u00e9e en 1875 pour la cr\u00e9ation \u00e0 Notre-Dame mais aucune des deux n\u2019a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e actuellement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Oya_GounodAngesscore-1-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3237\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Oya_GounodAngesscore-1-233x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"321\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Oya_GounodAngesscore-1-233x300.jpg 233w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Oya_GounodAngesscore-1-797x1024.jpg 797w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Oya_GounodAngesscore-1-768x987.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Oya_GounodAngesscore-1-1195x1536.jpg 1195w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Oya_GounodAngesscore-1-1593x2048.jpg 1593w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Oya_GounodAngesscore-1-scaled.jpg 1992w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>Cette messe totalement in\u00e9dite (en dehors de quelques extraits trouv\u00e9s sur des sites de vid\u00e9os et chant\u00e9s de mani\u00e8re fort discutable) se fait enfin entendre. Un ch\u0153ur \u00e0 quatre voix, un orgue et un court quatuor de solistes (soprano, mezzo, t\u00e9nor et basse) pour une messe assez sobre et peu italienne. Charles Gounod composa de nombreuses messes souvent se r\u00e9f\u00e9rant au style de Palestrina mais les plus connues comme la <em>Messe Solennelle \u00e0 Saint-C\u00e9cile<\/em> sont beaucoup plus dramatiques et d\u00e9monstratives. Ici nous sommes donc dans la m\u00eame p\u00e9riode de composition que la partition de <em>Polyeucte<\/em> et on y retrouve la m\u00eame d\u00e9votion et la m\u00eame simplicit\u00e9 si l\u2019on peut dire : pas de grande envol\u00e9es lyriques, pas de grands ensembles\u2026 les diff\u00e9rentes voix du ch\u0153ur se croisent et se r\u00e9pondent avec fluidit\u00e9 alors que le quatuor de solistes n\u2019est appel\u00e9 que lors du \u201cDomine Fili Unigenite\u201d. L\u2019\u00e9criture chorale est tr\u00e8s d\u00e9licate, jouant souvent sur des petits d\u00e9calages, des notes tenues d\u2019un pupitre alors qu\u2019un autre varie la ligne mais toujours en faisant en sorte que le texte puisse \u00eatre compris par l\u2019auditoire. Nous sommes loin des explosions d\u2019un <em>Mors et Vita<\/em> bien s\u00fbr mais le but n\u2019est pas du tout le m\u00eame. C\u2019est une v\u00e9ritable messe religieuse alors que Gounod s\u2019est aussi illustr\u00e9 dans des messes qui rel\u00e8vent presque de l\u2019oratorio de par leur partie dramatique. On retiendra particuli\u00e8rement de cette \u0153uvre le superbe et d\u00e9licat \u201cO Salutaris\u201d ainsi que le tr\u00e8s beau quatuor de solistes o\u00f9 chaque ligne vient compl\u00e9ter l\u2019autre. Mais si l\u2019aspect aust\u00e8re de la partition pourrait rebuter, elle rec\u00e8le finalement de tr\u00e8s belles choses et montre toute la technique d\u2019\u00e9criture \u00e0 laquelle Gounod tenait.<\/p>\n<div id=\"attachment_3238\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_orgue_saint_marcel.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3238\" class=\"wp-image-3238\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_orgue_saint_marcel-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_orgue_saint_marcel-300x225.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_orgue_saint_marcel-768x576.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_orgue_saint_marcel.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3238\" class=\"wp-caption-text\">Orgue de l\u2019\u00c9glise Saint-Marcel.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pas d\u2019orchestre dans cette pi\u00e8ce mais seulement un orgue qui accompagne les diff\u00e9rents pupitres et les soutiens dans certains passages. Nous avons donc tout loisir d\u2019\u00e9couter le ch\u0153ur et il faut encore une fois saluer la grande qualit\u00e9 de la formation. Malgr\u00e9 des pupitres assez peu \u00e9quilibr\u00e9s d\u2019un point de vue effectif (t\u00e9nors et basses ne sont presque deux fois moins nombreux que sopranes et mezzo!), le rendu final est particuli\u00e8rement \u00e9quilibr\u00e9. Le texte latin est clair et net, la mise en place parfaite et le fondu des pupitres superbes d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre! Une tr\u00e8s belle prestation qui manquait peut-\u00eatre juste des fortes plus marqu\u00e9es \u00e0 certains passages. Mais la cr\u00e9ation a vu un ch\u0153ur d\u2019environ 200 personnes\u2026 difficile de rivaliser en termes de palette dynamique! La position dos au public sur la galerie de l\u2019orgue n\u2019aidait peut-\u00eatre pas non plus \u00e0 avoir toute la puissance de la formation. On saluera aussi la belle prestation des solistes <strong>Ombline Kaufmann<\/strong> (soprano), <strong>Marie-C\u00e9cile de Lajudie<\/strong> (mezzo-soprano), <strong>Thierry Mallet<\/strong> (t\u00e9nor) et <strong>Paul le Calv\u00e9<\/strong> (basse).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_faust_allonge.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3241\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_faust_allonge-294x300.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"509\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_faust_allonge-294x300.jpg 294w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_faust_allonge-768x783.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_faust_allonge.jpg 949w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a>Viennent ensuite les extraits de <em>Faust<\/em>. La partition est connue et il est toujours un petit peu dangereux de se mesurer \u00e0 des partitions aussi souvent entendues avec des enregistrements l\u00e9gendaires et d\u2019une perfection impressionnante! Jour de premi\u00e8re ou stress de s\u2019attaquer \u00e0 un tel monument? On notera dans cette partition des petits soucis de rythme ou de d\u00e9parts qui perturbent l\u2019oreille. Le travail est vraiment visible et on ne doute pas que ces petits \u00e9cueils seront gomm\u00e9s par la suite. L\u2019ouverture se d\u00e9roule avec de belles couleurs et un tempo parfaitement ma\u00eetris\u00e9 par le chef <strong>Pierre Boudeville<\/strong>. On soulignera d\u2019ailleurs les belles prestations des bois durant tout le concert. Vient ensuite la s\u00e9r\u00e9nade de M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s chant\u00e9e par <strong>Paul le Calv\u00e9<\/strong>. On sent que le chanteur est tendu de se retrouver ainsi seul face au public et la premi\u00e8re partie de son air s\u2019en ressent avec un probl\u00e8me de rythme qui le fait devancer s\u00e9rieusement l\u2019orchestre. Mais rapidement repris par le chef, voici que la suite se met en place et montre un M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s assez clair de timbre mais qui ne force pas le trait, assumant les diff\u00e9rents rires du sol aigu au sol grave sans tricher. On notera l\u2019accompagnement parfait de l\u2019orchestre pour une partition peu habituelle dans sa construction. Viennent ensuite les deux extraits du ballet. Avec \u201cLes Nubiennes\u201d et la \u201cDanse Antique\u201d, le chef a choisi deux des plus beaux passages de ce superbe ballet pourtant compos\u00e9 avec peu d\u2019entrain par Gounod (il avait propos\u00e9 \u00e0 Camille Saint-Sa\u00ebns de s\u2019en charger lors de l\u2019entr\u00e9e de <em>Faust<\/em> au r\u00e9pertoire de l\u2019Op\u00e9ra de Paris en 1869). Le balancement des Nubiennes, la sensualit\u00e9, tout cela est parfaitement rendu. Pupitres de cordes parfaits, cuivres d\u00e9licats, fl\u00fbte parfaite\u2026 un tr\u00e8s beau moment de musique auquel il ne manquait qu\u2019un corps de ballet (le futur d\u2019Oya Kephale?). Arrive la Danse Antique avec ses sonorit\u00e9s qui nous font d\u00e9j\u00e0 penser \u00e0 la <em>Tha\u00efs<\/em> de Massenet par exemple. Toujours le fl\u00fbte qui se taille ici la part du lion, accompagn\u00e9e avec vigueur par les cordes en pizzicati et les percussions. Le crescendo est superbement men\u00e9 sans \u00eatre lourd pour aboutir au tourbillon final! Enfin, comment ne pas proposer le fameux air de bijoux, rendu c\u00e9l\u00e8bre par la Castafiore? <strong>Ombline Kaufmann<\/strong> affronte ici une partition loin d\u2019\u00eatre simple surtout dans le froid qu\u2019il fait dans cette \u00e9glise. Le court r\u00e9citatif introductif la montre l\u00e9g\u00e8rement prise \u00e0 froid avec un aigu qui ne tient pas, puis au fil de l\u2019air, la chanteuse prend plus ses marques et on trouve m\u00eame en deuxi\u00e8me partie une voix tr\u00e8s assur\u00e9e concluant l\u2019air par un aigu net. La diction est superbe avec ces \u201cr\u201d \u00e0 la fran\u00e7aise\u2026 L\u2019orchestre et le chef soignent parfaitement l\u2019accompagnement de la chanteuse qui peut se concentrer uniquement sur son chant. Voil\u00e0 une bien belle partie d\u00e9volue \u00e0 <em>Faust<\/em>. On regretterait presque de ne pas avoir plus d\u2019extraits : une ronde du Veau d\u2019Or mettant en valeur le ch\u0153ur ou une cavatine de Faust avec ce violon oblig\u00e9 qui pourrait sortir de l\u2019orchestre. Mais tr\u00e8s bonne id\u00e9e que d\u2019int\u00e9grer ces extraits du ballet!<\/p>\n<div id=\"attachment_3239\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Cesar-Franck-a-l-orgue.jpeg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3239\" class=\"wp-image-3239\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Cesar-Franck-a-l-orgue-213x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"352\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Cesar-Franck-a-l-orgue-213x300.jpeg 213w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Cesar-Franck-a-l-orgue-728x1024.jpeg 728w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Cesar-Franck-a-l-orgue-768x1080.jpeg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_Cesar-Franck-a-l-orgue.jpeg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3239\" class=\"wp-caption-text\">C\u00e9sar Franck \u00e0 l&rsquo;orgue.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s une premi\u00e8re partie consacr\u00e9e \u00e0 Charles Gounod, voici donc une \u0153uvre de C\u00e9sar Franck pour f\u00eater le bicentenaire de sa naissance : les <em>Sept paroles du Christ en croix<\/em>. Malheureusement l&rsquo;\u0153uvre n\u2019est pas tr\u00e8s bien document\u00e9e au disque avec quelques rares versions souvent indisponibles. Une version de 1983 dirig\u00e9e par Ulrich St. Fauth mais qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9e en CD, une autre de 1997 dirig\u00e9e par Jean-Philippe Dubor mais actuellement introuvable, une troisi\u00e8me dirig\u00e9e par Jean-Pierre Lor\u00e9 en 2012 (mais tr\u00e8s difficilement trouvable comme tout ce qui a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 par Lor\u00e9), une version num\u00e9rique seulement arrang\u00e9e par No\u00ebl Akchot\u00e9 en 2019\u2026 et finalement la seule version actuellement facilement \u00e9coutable reste celle dirig\u00e9e par Michel Corboz en 2009 mais malheureusement uniquement accompagn\u00e9e par un orgue et non par l\u2019orchestre. Quel dommage de ne pouvoir d\u00e9couvrir dans son enti\u00e8ret\u00e9 le projet de Franck! Car avec seulement un orgue la partition est bien aust\u00e8re alors que Oya Kephale nous a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une partition vivante et tr\u00e8s vari\u00e9e! Comme indiqu\u00e9 dans le tr\u00e8s beau programme r\u00e9alis\u00e9 par l\u2019association, la composition se partage entre le respect des traditions de la musique liturgique et les innovations dramatiques qui commencent \u00e0 poindre dans les compositions religieuses des musiciens fran\u00e7ais de la moiti\u00e9 du XIX\u00e8 si\u00e8cle. Ainsi, on retiendra particuli\u00e8rement les solistes tr\u00e8s incarn\u00e9s dans leurs chants (la derni\u00e8re parole par exemple est pleine de sentiments mais n\u00e9cessite aussi une technique de chant peu habituelle dans la musique religieuse fran\u00e7aise) mais aussi ce ch\u0153ur rapide \u201cCum sceleratis reputates est\u201d qui coupe le calme de la messe pour un effet dramatique certain. La mort de J\u00e9sus est rendue avec beaucoup de simplicit\u00e9, mais aussi beaucoup de d\u00e9tails dans l\u2019orchestre et le ch\u0153ur qui nous font vivre ce moment religieux. C\u00e9sar Franck offre ici un grand moment de musique et sait parfaitement faire jouer les diff\u00e9rentes facettes non seulement de l\u2019orchestre mais aussi des voix par le ch\u0153ur et les solistes qui interviennent de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re dans des configurations diverses pour alterner les effets. Compos\u00e9e en 1859, cette pi\u00e8ce ne sera a priori jamais jou\u00e9e du vivant de Franck et il faudra attendre 1977 pour une premi\u00e8re repr\u00e9sentation publique alors que la partition a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte en 1955.<\/p>\n<div id=\"attachment_3240\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_A-Bd_Hopital-80-Saint-marcel.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3240\" class=\"wp-image-3240\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_A-Bd_Hopital-80-Saint-marcel-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_A-Bd_Hopital-80-Saint-marcel-300x225.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_A-Bd_Hopital-80-Saint-marcel-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_A-Bd_Hopital-80-Saint-marcel-768x576.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_A-Bd_Hopital-80-Saint-marcel-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_A-Bd_Hopital-80-Saint-marcel.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3240\" class=\"wp-caption-text\">Fa\u00e7ade de l\u2019\u00c9glise Saint-Marcel.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le style tranche grandement entre la messe de Gounod et ces <em>Sept paroles<\/em> de Franck, on peut par contre trouver une certaine proximit\u00e9 avec des \u0153uvres plus tardives de Gounod comme <em>Mors et Vita<\/em> par sa forme d\u2019oratorio tr\u00e8s lent et finalement peu dramatique par rapport \u00e0 ce que pouvaient composer des musiciens comme Saint-Sa\u00ebns (<em>Le d\u00e9luge<\/em>) ou Massenet (<em>La Vierge<\/em>, <em>La Terre promise<\/em>, <em>Eve<\/em> et <em>Marie-Magdeleine<\/em>). Si dans les autres pi\u00e8ces du programme, nous avions le ch\u0153ur ou l\u2019orchestre, ils sont ici rassembl\u00e9s car c\u2019est bien s\u00fbr la version originale pour orchestre qui est jou\u00e9e! Alors que les \u00e9coutes de la version pour orgue montraient une \u0153uvre tr\u00e8s rugueuse et assez terne, la pr\u00e9sence de l\u2019orchestre lui donne toute sa dimension dramatique et offre beaucoup plus de contrastes et de couleurs. Et quel plaisir d\u2019entendre les deux formations ensembles dans une partition si belle. Les interventions du ch\u0153ur sont comme toujours parfaitement en place et on regrettera juste \u00e0 certains moment un petit d\u00e9s\u00e9quilibre du fait de pupitres masculins peu fournis par rapport aux pupitres f\u00e9minins. Mais sinon le texte est parfaitement compr\u00e9hensible et les pupitres en place\u2026 et on a ici de magnifiques couleurs vocales tout au long des interventions chorales\u2026 Il en sera de m\u00eame pour l\u2019orchestre qui semble ici totalement lib\u00e9r\u00e9 alors qu\u2019il semblait un peu sur la r\u00e9serve en cette premi\u00e8re lors des extraits de <em>Faust<\/em>. De superbes envol\u00e9es, des pupitres en place\u2026 et de magnifique solistes comme le violoncelle de la Deuxi\u00e8me Parole. <strong>Pierre Boudeville<\/strong> dirige avec une certaine rigueur cette partition pour en conserver la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 premi\u00e8re tout en m\u00e9nageant des moments particuli\u00e8rement marquants et dramatiques comme par exemple cette explosion du ch\u0153ur rapide indiqu\u00e9 plus haut. Dans les solistes, on retrouve quelques noms connus et applaudis d\u00e9j\u00e0 dans le <em>Barbe-Bleue<\/em> du <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3103\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">printemps<\/a>. <strong>Beno\u00eet Valentin<\/strong> (Saphir en mai), retrouve pour le temps d\u2019un duo <strong>Thierry Mallet<\/strong> (Barbe-Bleue) et les timbres bien diff\u00e9renci\u00e9s des deux t\u00e9nors font merveille. Le premier est plut\u00f4t sombre alors que le deuxi\u00e8me est beaucoup plus clair et l\u00e9ger; donnant ainsi de vrais contrastes mais aussi une belle fusion des deux timbres. On retrouve Thierry Mallet dans la derni\u00e8re parole magnifique d\u2019\u00e9motion m\u00eame si la tension de la premi\u00e8re l\u2019emp\u00eache de se lib\u00e9rer totalement (et il faut dire que la partition monte et maintient la voix sous pression dans une tessiture tr\u00e8s tendue). Quelques interventions aussi de <strong>Paul Le Calv\u00e9<\/strong> qui semble ici beaucoup plus \u00e0 l\u2019aise que dans l\u2019air de M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s avec un timbre plus sombre et un chant plus s\u00fbr. Il en est de m\u00eame pour <strong>Ombline Kaufmann<\/strong> qui d\u00e8s la premi\u00e8re parole se montre d\u2019une grande sobri\u00e9t\u00e9 et d\u2019une grande concentration alors que ses interventions en duo la montre tr\u00e8s d\u00e9tendue et pleine de nuances. Ses interventions semblent d\u2019un grand naturel et parfaitement juste tant d\u2019un point de vue stylistique que dans les sentiments qui s\u2019en d\u00e9gagent.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts1-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3234\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts1-300x135.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts1-300x135.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts1-1024x462.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts1-768x346.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts1-1536x692.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts1-2048x923.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La concentration du public durant ces <em>Sept paroles du Christ en Croix<\/em> de Franck sont la preuve de la qualit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation\u2026 en dehors d\u2019une sir\u00e8ne venant de l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019\u00e9glise, tr\u00e8s peu de bruits parasites. Et donc il est logique que les applaudissements soient nourris \u00e0 la fin de ce beau programme. Un bis viendra d\u00e9finitivement clore le concert : pour rester chez Franck et trouver une pi\u00e8ce plus connue, ce sera le <em>Panis Angelicus<\/em> chant\u00e9 par le ch\u0153ur et <strong>Ombline Kaufmann<\/strong>. On retrouve ici la simplicit\u00e9 dans l\u2019approche et la r\u00e9alisation de cette pi\u00e8ce si souvent donn\u00e9e et qui peut \u00eatre souvent un petit peu trop sucr\u00e9e.<\/p>\n<div id=\"attachment_3235\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts2-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3235\" class=\"wp-image-3235\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts2-300x135.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts2-300x135.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts2-1024x462.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts2-768x346.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts2-1536x692.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/oya_saluts2-2048x923.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3235\" class=\"wp-caption-text\">Ombline Kaufmann, Thierry Mallet, Beno\u00eet Valentin, Pierre Boudeville, Marie-C\u00e9cile de Lajudie, Paul le Calv\u00e9<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s le superbe concert Saint-Sa\u00ebns de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, voil\u00e0 un autre beau concert d\u2018<strong>Oya Kephale<\/strong> dirig\u00e9 par Pierre <strong>Boudeville<\/strong>. Le programme rassemble des raret\u00e9s peu ou m\u00eame pas enregistr\u00e9es avec tout de m\u00eame quelques extraits plus connus de <em>Faust<\/em>. Tr\u00e8s belle soir\u00e9e port\u00e9e par un orchestre tr\u00e8s concentr\u00e9 et qui semble avoir encore un niveau meilleur que l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re et un ch\u0153ur toujours aussi impressionnant. Deux rendez-vous maintenant : d\u00e9j\u00e0 l\u2019attente de la parution officielle de l\u2019enregistrement de ce concert (a priori sur Youtube en vid\u00e9o, mais aussi sur Deezer et Spotify) et bien s\u00fbr l\u2019op\u00e9rette du printemps. Cette ann\u00e9e 2023, Oya Kephale montera <em>Les Brigands<\/em> d\u2019Offenbach !<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>\u00c9glise Saint-Marcel<\/li>\n<li>16 d\u00e9cembre 2022<\/li>\n<li>Charles Gounod (1818-1893), Messe des Anges Gardiens<\/li>\n<li>Charles Gounod (1818-1893), Faust : Ouverture &#8211; S\u00e9r\u00e9nade de M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s &#8211; Les Nubiennes &#8211; Danse Antique &#8211; Air de bijoux<\/li>\n<li>C\u00e9sar Franck (1822-1890), Sept paroles du Christ en croix<\/li>\n<li>C\u00e9sar Franck (1822-1890), Panis Angelicus<\/li>\n<li>Ombline Kaufmann, soprano<\/li>\n<li>Marie-C\u00e9cile de Lajudie, mezzo-soprano<\/li>\n<li>Thierry Mallet, t\u00e9nor 1<\/li>\n<li>Beno\u00eet Valentin, t\u00e9nor 2<\/li>\n<li>Paul le Calv\u00e9, basse<\/li>\n<li>Ch\u0153ur Oya Kephale<\/li>\n<li>Orchestre Oya Kephale<\/li>\n<li>Pierre Boudeville, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est en 2019 que pour la premi\u00e8re fois j\u2019allais \u00e9couter Oya Kephale dans un concert\u2026 Orchestre et ch\u0153ur amateurs d\u2019un tr\u00e8s bon niveau, ils sont depuis devenus des rendez-vous presque [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[57,170,49,24,23],"class_list":["post-3232","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_romantique","tag-franck","tag-gounod","tag-musique-religieuse","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-Q8","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3232","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3232"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3232\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3243,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3232\/revisions\/3243"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}