{"id":3090,"date":"2022-05-17T17:00:19","date_gmt":"2022-05-17T15:00:19","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3090"},"modified":"2022-05-17T17:00:19","modified_gmt":"2022-05-17T15:00:19","slug":"la-colombe-un-petit-gounod-a-re-evaluer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3090","title":{"rendered":"<i>La Colombe<\/i>, un petit Gounod \u00e0 r\u00e9-\u00e9valuer!"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3090\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3095\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1860_piano_chant-201x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"449\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1860_piano_chant-201x300.jpeg 201w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1860_piano_chant-685x1024.jpeg 685w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1860_piano_chant-768x1148.jpeg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1860_piano_chant-1027x1536.jpeg 1027w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1860_piano_chant-1370x2048.jpeg 1370w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1860_piano_chant-scaled.jpeg 1712w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\u00c9douard B\u00e9nazet avait command\u00e9 pour la saison estivale de Baden-Baden un op\u00e9ra \u00e0 Charles Gounod. Ce devait \u00eatre <em>Phil\u00e9mon et Baucis<\/em> mais comme indiqu\u00e9 dans l\u2019article pr\u00e9c\u00e9dent, ce ne fut pas le cas pour <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=3013\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">plusieurs raisons<\/a>. Mais l\u2019ann\u00e9e suivante, un autre op\u00e9ra est command\u00e9 \u00e0 Gounod et ce sera <em>La Colombe<\/em>, op\u00e9ra adapt\u00e9 lui aussi d\u2019un \u00e9crit de Jean de la Fontaine : le conte <em>Le Faucon<\/em>. Ainsi, <em>La Colombe<\/em> est cr\u00e9\u00e9e avec grand succ\u00e8s lors des quatre repr\u00e9sentations de ao\u00fbt 1860 au Th\u00e9\u00e2tre de la Conservation \u00e0 Bade (ancien nom de Baden-Baden). Le livret est \u00e9crit par le duo habituel Barbier et Carr\u00e9 mais ce qui est plut\u00f4t inhabituel, c\u2019est la rapidit\u00e9 de composition de Gounod. Il ne lui faudra que deux semaines pour arriver au bout de l\u2019ouvrage. Et de ses dires, il composa entre deux portes, sur une table de chambre d\u2019h\u00f4tel ou dans un train. On reste ici dans les op\u00e9ras-comiques de petite dimension et la finesse d\u2019\u00e9criture est assez surprenante pour de telles conditions! Bade lui fera un triomphe pour quatre repr\u00e9sentations en 1860 alors que malgr\u00e9 un bon accueil Paris ne verra cette <em>Colombe<\/em> que pour une seule repr\u00e9sentation en 1866.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019histoire raconte les m\u00e9saventures amoureuses du Comte Horace. Noble florentin du moyen-\u00e2ge, il se ruine par amour de la Comtesse Sylvie, au point qu\u2019il se voit oblig\u00e9 de quitter la ville et d\u2019aller habiter une pauvre maisonnette o\u00f9 il ne garde que son jeune serviteur et filleule Mazet\u2026 mais aussi sa colombe savante, appel\u00e9e du nom de son amour. Mais pendant ce temps \u00e0 Florence, Amynte fait de l\u2019ombre \u00e0 Sylvie avec son perroquet savant. La comtesse d\u00e9cide alors de r\u00e9cup\u00e9rer la colombe de son ancien soupirant par tous les moyens. Elle envoie Ma\u00eetre Jean n\u00e9gocier un bon prix, mais Horace refuse. Sylvie par curiosit\u00e9 vient voir o\u00f9 vit Horace et le croise. Elle sait qu\u2019il l\u2019aime encore et va donc jouer sur la corde sensible pour obtenir la colombe. Elle se fait ainsi inviter pour un d\u00eener. Mais que faire? Ma\u00eetre Jean a bien de grandes id\u00e9es, mais Mazet lui r\u00e9pond qu\u2019ils n\u2019ont que des f\u00e8ves \u00e0 mettre sur la table, ce qui fait fuir le serviteur de Sylvie. Horace et Mazet fouillent pour trouver vaisselle et victuailles. Mais il faut s\u2019y r\u00e9soudre, il n\u2019y a pas de viande. Horace d\u00e9cide alors de sacrifier sa ch\u00e8re colombe pour faire honneur \u00e0 celle qu\u2019il aime. Lors du repas, Sylvie n\u2019ose faire sa demande et finit par manger un volatile tr\u00e8s \u00e9trange. Le repas termin\u00e9, elle finit par demander la colombe \u00e0 Horace qui lui r\u00e9pond : \u201cH\u00e9las! fatal destin, l\u2019oiseau n\u2019est plus, vous en avez d\u00een\u00e9. Pl\u00fbt au ciel que j\u2019eusse pu vous servir mon c\u0153ur \u00e0 la place!\u201d. Entendant cela, Sylvie s\u2019\u00e9meut et offre sa main \u00e0 Horace. Tout se termine bien\u2026 d\u2019autant plus que la volatile n\u2019\u00e9tait autre que le perroquet d\u2019Amynte et non la fameuse colombe!<\/p>\n<div id=\"attachment_3096\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_acte-II.jpeg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3096\" class=\"wp-image-3096\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_acte-II-300x192.jpeg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"320\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_acte-II-300x192.jpeg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_acte-II-1024x655.jpeg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_acte-II-768x491.jpeg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_acte-II.jpeg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3096\" class=\"wp-caption-text\">D\u00e9cors de l&rsquo;acte II lors de la reprise \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique en 1866.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ouvrage est bien s\u00fbr une alternance entre chant et dialogues parl\u00e9s. Entre la cr\u00e9ation de 1860 et la reprise de 1866 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique, quelques num\u00e9ros ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s comme indiqu\u00e9s dans la liste ci-dessous. Les partitions en ligne indiquent les num\u00e9ros suivants (et correspondent a priori \u00e0 la version de Paris de 1866) :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Introduction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b01 Romance : Apaisez blanche colombe (Mazet)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b02 Romance et trio : Qu\u2019il garde son argent (Mazet, Horace, Ma\u00eetre Jean)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b03 Ariette : Les amoureux (Ma\u00eetre Jean)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b04 Air : Je veux interroger ce jeune homme (Sylvie)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b05 Couplets : Ah! les femmes! les femmes! (Mazet) (ajout\u00e9 pour la reprise en 1866)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b06 Terzetto : O vision enchanteresse! (Sylvie, Mazet, Horace)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b07 Quatuor : O douce joie! (Sylvie, Mazet, Horace, Ma\u00eetre Jean) (ajout de l\u2019intervention finale \u201cAh! les hommes! les hommes!\u201d de Mazet en 1866)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Entr\u2019acte<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b08 Air : Le grand art de cuisine (Ma\u00eetre Jean)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b09 Duo : Il faut d\u2019abord dresser la table (Mazet, Horace)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b09bis M\u00e9lodrame<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b010 Romance : Que de r\u00eaves charmants (Sylvie)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b011 Madrigal : Ces attraits que chacun admire (Horace) (modifi\u00e9 pour la reprise en 1866)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b012 Quartettino : D\u00e9j\u00e0 son coeur semble souscrire (Sylvie, Mazet, Horace, Ma\u00eetre Jean)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b013 Duo : Combien je vous rends gr\u00e2ce (Sylvie, Horace)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b014 Final : Apaisez blanche colombe (Sylvie, Mazet, Horace, Ma\u00eetre Jean)<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1924, Francis Poulenc retravaille les dialogues pour en transformer une partie en r\u00e9citatifs. Mais l\u2019ouvrage n\u2019aura jamais un grand succ\u00e8s en France. M\u00eame si la critique de l\u2019\u00e9poque loua l\u2019ouvrage par rapport \u00e0 <em>La Reine de Saba<\/em> cr\u00e9\u00e9e peu de temps avant qui avait \u00e9t\u00e9 un \u00e9chec, la partition ne sera que peu reprise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, elle ne manque pas de charme cette partition. Certes la rapidit\u00e9 de composition fait que certaines formules semblent assez faciles, certains traits comiques manquent un petit peu de finesse\u2026 Mais on trouve tout au long de l\u2019ouvrage le talent m\u00e9lodique de Gounod, chaque personnage ayant ses airs bien diff\u00e9rents. On pourra noter par moments quelques similitudes avec <em>Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui<\/em>. Bien s\u00fbr on ne peut passer outre quelques moments de bravoure pour Sylvie, r\u00f4le compos\u00e9 pour Caroline Miolan-Carvalho. Mais finalement, m\u00eame si nous sommes dans un ouvrage comique assez l\u00e9ger, il demande des chanteurs de haut niveau par l\u2019\u00e9criture des airs et ensembles. En ce sens, on se rapproche plus de <em>Phil\u00e9mon et Baucis<\/em> que du <em>M\u00e9decin<\/em> qui \u00e9tait beaucoup moins exigeant. L\u2019air le plus connu est sans doute celui de Mazet pestant contre la gente f\u00e9minine \u201cAh! les femmes! les femmes!\u201d mais on pourra aussi retenir le charmant madrigal d\u2019Horace au deuxi\u00e8me acte, tout comme le duo plein de tendresse de Mazet et Horace alors qu\u2019ils tentent de pr\u00e9parer un d\u00eener acceptable pour Sylvie. Des petits bijoux certes modestes mais superbes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_piano_chant.jpeg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-3097\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_piano_chant-208x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"360\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_piano_chant-208x300.jpeg 208w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_piano_chant-711x1024.jpeg 711w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_piano_chant-768x1106.jpeg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_piano_chant-1067x1536.jpeg 1067w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_piano_chant-1423x2048.jpeg 1423w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_1866_piano_chant.jpeg 1517w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>Pour ce petit opus, il existe trois enregistrements. Le premier est assez partiel avec seulement dix num\u00e9ros sur les dix-sept list\u00e9s ci-dessus. Enregistr\u00e9 en 1947 sous la direction de <strong>Tony Aubin<\/strong>, il a longtemps \u00e9t\u00e9 le seul enregistrement disponible et ne montrait pas vraiment la partition sous son meilleur jour, de par la qualit\u00e9 de l\u2019enregistrement bien s\u00fbr. M\u00eame si c\u2019est un concert radiodiffus\u00e9 de Paris, on ne peut entendre tous les d\u00e9tails de la partition. Et puis sans aucun dialogue parl\u00e9 et toutes ces coupures, difficile de trouver un int\u00e9r\u00eat dramatique. Heureusement, Tony Aubin est \u00e0 son affaire pour faire vivre ces num\u00e9ros isol\u00e9s avec un orchestre vif et assez dynamique. En 1994, <em>La Colombe<\/em> est donn\u00e9e au Th\u00e9\u00e2tre Imp\u00e9rial de Compi\u00e8gne dans la version de 1924 concoct\u00e9e par Francis Poulenc et Serge Diaghilev. Il nous en reste un DVD o\u00f9 l\u2019on peut voir la mise en sc\u00e8ne conforme \u00e0 celle de 1924. Cette version est assez \u00e9trange car on entend bien la diff\u00e9rence entre les parties de la main de Gounod et celles de Poulenc. Malgr\u00e9 un soin pour essayer de se plier au style de son devancier, on retrouve la fa\u00e7on de Poulenc dans le traitement de l\u2019orchestre. On retrouve presque l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la partition, avec seulement quelques petites coupures dans les deux derniers num\u00e9ros par rapport au piano-chant publi\u00e9. <strong>Michel Swierczewski<\/strong> semble bien habitu\u00e9 au style de l\u2019op\u00e9ra-comique en adoptant le ton juste\u2026 mais malheureusement, il y a beaucoup de soucis de mise en place tant \u00e0 l\u2019orchestre en lui-m\u00eame qu\u2019avec le plateau de chanteurs. Enfin, on ne l\u2019aurait jamais esp\u00e9r\u00e9, mais Opera Rara s\u2019est pench\u00e9 sur la partition en 2015. Voil\u00e0 enfin une version compl\u00e8te et assez exacte de l\u2019ouvrage. Il faut accepter une petite coupure dans le duo final entre Sylvie et Horace, mais sinon tout est complet, avec un style assez ad\u00e9quat tant \u00e0 l\u2019orchestre sous la direction de <strong>Mark Elder<\/strong> que chez les chanteurs (on y reviendra plus tard). Et surtout, pour une fois nous avons un Mazet chant\u00e9 par une femme comme voulu par Gounod alors que les deux autres enregistrements font entendre un t\u00e9nor (ce qui d\u00e9s\u00e9quilibre grandement les ensembles!). Bien s\u00fbr, la prise de son permet d\u2019entendre avec bonheur les petites d\u00e9licatesses parsem\u00e9es par Gounod, mais aussi de se rendre compte des moments nostalgiques plein de douceurs.<\/p>\n<div id=\"attachment_3098\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_Balanque-dans-Mephisto.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3098\" class=\"wp-image-3098\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_Balanque-dans-Mephisto-182x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"411\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_Balanque-dans-Mephisto-182x300.jpg 182w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_Balanque-dans-Mephisto.jpg 547w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3098\" class=\"wp-caption-text\">\u00c9mile Balanqu\u00e9 dans le r\u00f4le de M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s dans Faust (Gounod).<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma\u00eetre Jean a deux airs \u00e0 chanter et quelques ensembles. Il demande un peu d&rsquo;exub\u00e9rance et de grandiloquence. C\u2019est \u00c9mile Balanqu\u00e9 qui cr\u00e9a ce r\u00f4le si particulier. Il avait d\u00e9j\u00e0 cr\u00e9\u00e9 M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s de <em>Faust<\/em> puis Vulcain dans <em>Phil\u00e9mon et Baucis<\/em>. Basse claire, pleine de caract\u00e8re et qui sembla triompher aussi pour son jeu th\u00e9\u00e2trale. En 1947, on retrouve un baryton assez habitu\u00e9 \u00e0 ce r\u00e9pertoire : <strong>Lucien Lovano<\/strong>. Il donne tout le c\u00f4t\u00e9 bouffon au personnage sans pour autant en faire un personnage ridicule. En 1994 \u00e0 Compi\u00e8gne, <strong>Jean-Philippe Courtis<\/strong> semble vraiment \u00e0 la peine rythmiquement et d\u00e9s\u00e9quilibre r\u00e9guli\u00e8rement les ensembles. La voix est aussi peut-\u00eatre un peu trop noble pour ce r\u00f4le. Et il faut dire qu\u2019une fois que l\u2019on a \u00e9cout\u00e9 <strong>Laurent Naouri<\/strong> dans le dernier enregistrement, on ne peut plus vraiment \u00e9couter les autres chanteurs dans ce r\u00f4le. Il a tout ici pour faire un Jean parfait : la gouaille, le timbre sombre, la grandiloquence\u2026 et aussi cette petite pointe de m\u00e9chancet\u00e9 qui arrive \u00e0 certains moments. Le chanteur est en plus dans un style et une tessiture qui lui conviennent parfaitement!<\/p>\n<div id=\"attachment_3099\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_Faivre-Amelie.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3099\" class=\"wp-image-3099\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_Faivre-Amelie-176x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"426\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_Faivre-Amelie-176x300.jpg 176w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe_Faivre-Amelie.jpg 528w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3099\" class=\"wp-caption-text\">Am\u00e9lie Faivre<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 les deux premiers enregistrements, il faut bien se rappeler que le r\u00f4le de Mazet a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par une soprano, Am\u00e9lie Faivre. La chanteuse cr\u00e9a aussi Siebel de <em>Faust<\/em> et <em>Martine<\/em> dans <em>Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui<\/em>. S\u00fbrement plus class\u00e9e comme un mezzo l\u00e9ger, elle a droit a de beaux airs et le magnifique duo avec Horace. Donner de tels r\u00f4les travestis \u00e0 des t\u00e9nors est toujours une erreur. En effet, les \u00e9quilibres dans les ensembles s\u2019en ressentent grandement avec ici par exemple des quatuors \u00e0 trois voix masculines, ou m\u00eame un duo mezzo\/t\u00e9nor qui devient un duo entre deux t\u00e9nors. C\u2019est d\u2019autant plus une mauvaise id\u00e9e quand les t\u00e9nors ne sont pas au niveau comme c\u2019est le cas pour les enregistrements de 1947 et 1994. La voix de <strong>Ren\u00e9 Lenoty<\/strong> est bien raide et manque de facilit\u00e9 pour ses parties chant\u00e9es. <strong>Antoine Normand<\/strong> manque lui aussi cruellement de jeunesse et d\u2019aisance pour jouer ce jeune adolescent. La voix est en plus ici vraiment assez laide. Heureusement, <strong>Mich\u00e8le Losier<\/strong> nous fait entendre la v\u00e9ritable voix de Mazet. Avec sa voix de mezzo clair qui fonctionne particuli\u00e8rement bien dans les r\u00f4les travestis, on entend bien le jeune gar\u00e7on farouche mais aussi po\u00e8te. La voix est tr\u00e8s belle, l\u2019aisance dans le chant confondante que ce soit la m\u00e9ditation de son premier air \u00e0 la colombe ou sa diatribe sur les femmes. On a ici enfin un v\u00e9ritable Mazet dans la version compl\u00e8te de 2015.<\/p>\n<div id=\"attachment_3093\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Meyerbeer_Prophete_Roger.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3093\" class=\"wp-image-3093\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Meyerbeer_Prophete_Roger-190x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"395\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Meyerbeer_Prophete_Roger-190x300.jpg 190w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Meyerbeer_Prophete_Roger-649x1024.jpg 649w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Meyerbeer_Prophete_Roger-768x1212.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Meyerbeer_Prophete_Roger-973x1536.jpg 973w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Meyerbeer_Prophete_Roger.jpg 998w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3093\" class=\"wp-caption-text\">Gustave-Hippolyte Roger dans le r\u00f4le de Jean du Proph\u00eate (Meyerbeer).<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est assez \u00e9trange de regarder ce qu\u2019a chant\u00e9 le cr\u00e9ateur du r\u00f4le d\u2019Horace. En effet, on peut voir d\u00e9filer des noms qui semblent assez peu en accord avec l\u2019op\u00e9ra-comique. Gustave-Hippolyte Roger a certes beaucoup chant\u00e9 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique (il y cr\u00e9\u00e9 nombre de d\u2019ouvrages d\u2019Auber)&#8230; mais il sera aussi le cr\u00e9ateur du Faust de Berlioz en 1846, puis apr\u00e8s son passage \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris, rien de moins que Jean de Leyde dans <em>Le Proph\u00eate<\/em> de Meyerbeer entre autre en 1849! Revenir ensuite \u00e0 la d\u00e9licatesse de cette <em>Colombe<\/em> est assez \u00e9trange alors qu\u2019il semblait plus vers\u00e9 en 1860 vers le Grand Op\u00e9ra. Mais les critiques de l\u2019\u00e9poque louent sa d\u00e9licatesse, ses nuances\u2026 et en effet il en faut beaucoup pour cet op\u00e9ra, tout en ayant aussi les ressources pour lancer quelques aigus puissants dans les ensembles notamment \u00e0 la fin du premier acte. <strong>Joseph Peyron<\/strong> semble \u00eatre un habitu\u00e9 de ce r\u00e9pertoire, en particulier dans les captations radiophoniques. Car c\u2019est de nouveau lui qui chante en 1947 sous la direction de Tony Aubin. Le timbre est toujours aussi \u00e9trange, le chant aussi ch\u00e2ti\u00e9 (et vieillot diront certains)&#8230; mais quel art des nuances, quelle fa\u00e7on de dire le fran\u00e7ais! Voil\u00e0 un Horace plein de noblesse et si la voix n\u2019est pas tr\u00e8s belle, le style est admirable. \u00c0 Compi\u00e8gne, c\u2019est <strong>Fran\u00e7ois-Nicolas Geslot<\/strong> qui chante Horace. Grand habitu\u00e9 du baroque fran\u00e7ais, il a beaucoup enregistr\u00e9 avec Hugo Reyne et aussi Herv\u00e9 Niquet pour la <em>M\u00e9d\u00e9e<\/em> de Charpentier entre autres. D\u00e9j\u00e0 dans ce r\u00e9pertoire le timbre n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s beau et le chant manquait de gr\u00e2ce. Ici les aigus sont difficiles, la voix pleurniche beaucoup\u2026 nous ne sommes vraiment pas devant une prestation agr\u00e9able \u00e0 \u00e9couter. Pour 2015, ce sera <strong>Javier Camarena<\/strong>\u2026 qui malheureusement ne peut cacher son manque d\u2019aisance avec le fran\u00e7ais dans les dialogues parl\u00e9s. On se demande pourquoi avoir engag\u00e9 un t\u00e9nor ne parlant pas fran\u00e7ais pour ce r\u00f4le, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il chante. Et l\u00e0 on d\u00e9couvre un tr\u00e8s bon accent et une voix magnifique. Le t\u00e9nor mexicain semble totalement \u00e0 l\u2019aise avec la tessiture et le style, la voix est ronde, solaire\u2026 le chant plein de nuances\u2026 mais on retombe \u00e0 chaque dialogue parl\u00e9. Quel dommage!<\/p>\n<div id=\"attachment_3091\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Carvalho-dans-les-Huguenots.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3091\" class=\"wp-image-3091\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Carvalho-dans-les-Huguenots-192x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"391\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Carvalho-dans-les-Huguenots-192x300.jpg 192w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/La_colombe-Carvalho-dans-les-Huguenots.jpg 511w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3091\" class=\"wp-caption-text\">Caroline Miolan-Carvalho dans le r\u00f4le de la Reine Marguerite des Huguenots (Meyerbeer)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 enfin la Comtesse Sylvie. Pr\u00e9tentieuse, manipulatrice\u2026 mais brillante\u2026 on croirait voir ici le portrait de la cr\u00e9atrice Caroline Miolan-Carvalho si l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re aux commentaires des contemporains. Et le r\u00f4le est bien taill\u00e9 \u00e0 sa mesure : roulades, aigus, sur-aigus, finesse de la ligne\u2026 Contrairement aux autres r\u00f4les qui sont diversement chant\u00e9s dans les trois enregistrements, ici nous avons trois grandes dames du chant, trois artistes qui semblent \u00e0 l\u2019aise dans ce r\u00f4le. <strong>Janine Micheau<\/strong> est la Sylvie de Tony Aubin. Si certains enregistrements plus tardifs montrent un timbre peu gracieux, ici elle rayonne d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de l\u2019ouvrage, espi\u00e8gle voir pimb\u00eache, elle s\u2019amuse et assure toutes les difficult\u00e9s techniques de la partition. Certes l\u2019\u00e9cole est particuli\u00e8rement typ\u00e9e ann\u00e9es 50, mais que le r\u00e9sultat est beau! Grande habitu\u00e9e de Compi\u00e8gne, <strong>Ghyslaine Raphanel<\/strong> ne fait qu\u2019une bouch\u00e9e de ce r\u00f4le. Coquette et chantante, elle semble se promener en chantant un r\u00f4le qui demande une technique aboutie tout de m\u00eame. Rien ne lui fait peur, tout est parfaitement fluide et facile. Et le personnage est parfaitement camp\u00e9. On retrouve ici tout le travail qui avait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 dans les ann\u00e9es 1990 au Th\u00e9\u00e2tre Imp\u00e9rial de Compi\u00e8gne o\u00f9 elle chanta r\u00e9guli\u00e8rement les premiers r\u00f4les de ce calibre : roulades, personnages ambigus mais finalement charmant\u2026 En 2015, c\u2019est la jeune soprano am\u00e9ricaine <strong>Erin Morley<\/strong> qui se frotte aux pi\u00e8ges de la partition. Et on est assez souffl\u00e9 par l\u2019aisance avec laquelle elle se coule non seulement dans le style, mais aussi avec quelle facilit\u00e9 elle chante la partition. Tout est en plus parfaitement chant\u00e9 avec m\u00eame quelques extrapolations vers l\u2019aigu! Et puis il faut souligner la qualit\u00e9 du fran\u00e7ais : que ce soit dans les parties chant\u00e9es ou les dialogues, on ne note que tr\u00e8s peu d\u2019accent et on comprend chaque mot. Voil\u00e0 une magnifique prestation, m\u00eame si d\u2019un point de vue typologie vocale, on est dans un chant plus lyrique que fin comme ses deux devanci\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le seul sans faute de cette discographie est bien s\u00fbr l\u2019enregistrement de 2015 dirig\u00e9 par Mark Elder. Tout y est r\u00e9uni : distribution, direction, qualit\u00e9 de la prise de son, \u00e9dition retenue\u2026 nous avons enfin ici la partition rendue sous son meilleur jour pour montrer que si elle n\u2019est pas la plus aboutie de Gounod, elle reste tout de m\u00eame fort agr\u00e9able \u00e0 \u00e9couter dans de tels conditions. Bien s\u00fbr, on ira jeter une oreille \u00e0 celles qui ont d\u00e9fendu avec beaucoup de bonheur le r\u00e9pertoire de l\u2019op\u00e9ra-comique pendant de longues ann\u00e9es : Jeanine Micheau et Ghyslaine Raphanel sont magnifiques. Cette <em>Colombe<\/em> n\u2019est donc finalement pas cette \u0153uvrette compos\u00e9e \u00e0 la va-vite\u2026 mais plut\u00f4t un op\u00e9ra-comique charmant et un petit peu na\u00eff qui s\u2019\u00e9coute avec plaisir!<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3100\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Aubin-296x300.png\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"203\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Aubin-296x300.png 296w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Aubin.png 305w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li>Charles Gounod (1818-1893), La Colombe, Op\u00e9ra-Comique en deux actes<\/li>\n<li>Le Comte Horace, Joseph Peyron ; Ma\u00eetre Jean, Lucien Lovano ; La Comtesse Sylvie, Janine Micheau ; Mazet, Ren\u00e9 Lenoty<\/li>\n<li>Orchestre Radio-Lyrique<\/li>\n<li>Tony Aubin, direction<\/li>\n<li>1 CD Malibran AMR 177. Enregistr\u00e9 lors d\u2019un concert radiodiffus\u00e9 \u00e0 Paris le 5 juin 1947.<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3094\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Swierezewski-208x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"289\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Swierezewski-208x300.jpg 208w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Swierezewski.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li>Charles Gounod (1818-1893), La Colombe, Op\u00e9ra-Comique en deux actes (version originale de Serge Diaghilev et Francis Poulenc)<\/li>\n<li>Le Comte Horace, Fran\u00e7ois-Nicolas Geslot ; Ma\u00eetre Jean, Jean-Philippe Courtis ; La Comtesse Sylvie, Ghyslaine Raphanel ; Mazet, Antoine Normand<\/li>\n<li>Orchestre Symphonique que la Radio et de la T\u00e9l\u00e9vision de Cracovie<\/li>\n<li>Michel Swierczewski, direction<\/li>\n<li>1 DVD Disque DOM 11018. Enregistr\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre Imp\u00e9rial de Compi\u00e8gne en 1994.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3092\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Elder-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Elder-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Elder-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Elder-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/la_colombe-Elder.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<ul>\n<li>Charles Gounod (1818-1893), La Colombe, Op\u00e9ra-Comique en deux actes<\/li>\n<li>Le Comte Horace, Javier Camarena ; Ma\u00eetre Jean, Laurent Naouri ; La Comtesse Sylvie, Erin Morley ; Mazet, Mich\u00e8le Losier<\/li>\n<li>Hall\u00e9 Orchestra<\/li>\n<li>Mark Elder, direction<\/li>\n<li>2 CD Opera Rara ORC53. Enregistr\u00e9 \u00e0 Hall\u00e9 St\u2019Peter\u2019s, Ancoats, Manchester en juin 2015.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9douard B\u00e9nazet avait command\u00e9 pour la saison estivale de Baden-Baden un op\u00e9ra \u00e0 Charles Gounod. 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