{"id":2967,"date":"2021-12-29T15:55:48","date_gmt":"2021-12-29T14:55:48","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2967"},"modified":"2021-12-29T15:55:48","modified_gmt":"2021-12-29T14:55:48","slug":"romeo-et-juliette-de-gounod-sauve-par-perrine-madoeuf-et-pene-pati-a-lopera-comique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2967","title":{"rendered":"<i>Rom\u00e9o et Juliette<\/i> de Gounod sauv\u00e9 par Perrine Madoeuf et Pene Pati \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2967\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2983\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf_pati2-252x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"357\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf_pati2-252x300.jpg 252w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf_pati2.jpg 349w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>C\u2019\u00e9tait sans doute le spectacle le plus attendu en cette p\u00e9riode de No\u00ebl. Depuis quelques ann\u00e9es, l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique propose un op\u00e9ra fran\u00e7ais en fin d\u2019ann\u00e9e\u2026 souvent rare, parfois juste peu mont\u00e9. C\u2019est le cas de ce <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em> de Gounod qui n\u2019avait pas connu les honneurs d\u2019\u00eatre repr\u00e9sent\u00e9 en version sc\u00e9nique \u00e0 Paris depuis les mythiques repr\u00e9sentations de 1994 qui r\u00e9unissaient Roberto Alagna, Nuccia Focile et Michel Plasson. J\u2019avais eu la chance \u00e0 l\u2019\u00e9poque d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent en salle, mais n\u2019ayant que onze ans, les souvenirs sont assez flous. Mais il y avait tout de m\u00eame une certaine \u00e9motion de revenir dans la Salle Favart vingt-sept ans apr\u00e8s. Et les \u00e9motions \u00e9taient aussi d\u00fbes aux circonstances. Alors que toutes les r\u00e9p\u00e9titions s\u2019\u00e9taient bien pass\u00e9es, voil\u00e0 que le jour de la r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale, le t\u00e9nor Jean-Fran\u00e7ois Borras qui devait chanter Rom\u00e9o est test\u00e9 positif au COVID 19\u2026 Il est alors remplac\u00e9 au pied lev\u00e9 par S\u00e9bastien Gu\u00e8ze alors que le metteur en sc\u00e8ne joue le personnage. Puis la veille de la premi\u00e8re, c\u2019est Julie Fuchs qui est elle aussi test\u00e9e positive. Il faut donc trouver non pas un mais deux chanteurs pour reprendre ce couple maudit. Nous arrivent alors Perrine Madoeuf et Pene Pati pour prendre la rel\u00e8ve en quelques heures pour une premi\u00e8re triomphale. Durant la journ\u00e9e entre les deux repr\u00e9sentations, nul doute que le travail sc\u00e9nique de ces deux artistes a d\u00fb \u00eatre intense vu la qualit\u00e9 propos\u00e9e. Mais c\u2019\u00e9tait donc non seulement des retrouvailles mais aussi un spectacle miraculeusement sauv\u00e9!<!--more--><\/p>\n<div id=\"attachment_2973\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_acteI.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2973\" class=\"wp-image-2973\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_acteI-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_acteI-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_acteI-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_acteI.jpg 975w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2973\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Julie Fuchs (Juliette)<\/p><\/div>\n<p>Neuvi\u00e8me op\u00e9ra de Charles Gounod, <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em> est aussi le deuxi\u00e8me op\u00e9ra le plus jou\u00e9 du compositeur, bien s\u00fbr derri\u00e8re le fameux <em>Faust<\/em>. Mais se rendre compte que l\u2019ouvrage n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 jou\u00e9 depuis 27 ans \u00e0 Paris montre combien Gounod est peu jou\u00e9, m\u00eame pour ses ouvrages les plus connus. Cr\u00e9\u00e9 en 1867 au Th\u00e9\u00e2tre-Lyrique, l\u2019ouvrage aura pourtant une belle carri\u00e8re avant de dispara\u00eetre des sc\u00e8nes parisiennes pendant quelques d\u00e9cennies, revenant un petit peu en fin des ann\u00e9es cinquante puis en 1994 seulement. L\u2019ouvrage avait donc toute sa place \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique o\u00f9 il fut d\u2019ailleurs cr\u00e9\u00e9 en 1873 et c\u2019\u00e9tait alors une grande premi\u00e8re : pour la premi\u00e8re fois il n\u2019y a pas de dialogues parl\u00e9s et l\u2019ouvrage se termine de fa\u00e7on dramatique. En 1888, il fait son entr\u00e9e au r\u00e9pertoire de l\u2019Op\u00e9ra Garnier. Mais jamais il ne r\u00e9ussira \u00e0 s\u2019imposer alors qu\u2019en 1887 il comptait 391 repr\u00e9sentations (au vingti\u00e8me si\u00e8cle, il n\u2019y aura que 34 repr\u00e9sentations \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris en comparaison).<\/p>\n<div id=\"attachment_2974\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_boutillier.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2974\" class=\"wp-image-2974\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_boutillier-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_boutillier-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_boutillier-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_boutillier.jpg 975w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2974\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : J\u00e9r\u00f4me Boutillier (Le Comte Capulet)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s le triomphe de <em>Faust<\/em> et le succ\u00e8s mitig\u00e9 de <em>Mireille<\/em>&#8230; <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em> sera le dernier grand succ\u00e8s public de Gounod en mati\u00e8re d\u2019op\u00e9ra. Il faut dire qu\u2019il faudra attendre ensuite dix ans avant qu\u2019il ne propose un nouvel ouvrage (<em>Cinq-Mars<\/em> en 1877. Pendant les dix ann\u00e9es ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation du <em>Rom\u00e9o<\/em>, le compositeur a propos\u00e9 de nombreux ouvrages lyriques et ne r\u00eavait que de repos loin de Paris. Ainsi pour composer, il quitte la capitale mais cette fois s\u2019installe \u00e0 Saint-Rapha\u00ebl. La composition aura \u00e9t\u00e9 plus ou moins difficile en fonction des passages mais il y produira parmi les plus beaux duos d\u2019amour de l\u2019op\u00e9ra fran\u00e7ais avec ces quatre duos qui pars\u00e8ment la partition. Malheureusement, comme toutes les \u0153uvres lyriques de l\u2019\u00e9poque, il y a une diff\u00e9rence entre ce qui \u00e9tait pr\u00e9vu dans l\u2019esprit du compositeur et ce qui est donn\u00e9 actuellement. En effet, aux gr\u00e9s des changements de lieux de repr\u00e9sentations et des possibilit\u00e9s des chanteurs, Gounod se verra dans l\u2019obligation d\u2019adapter sa partition ou que d\u2019autres s\u2019en chargent comme Bizet en 1873. L\u2019exemple frappant est dans les airs de Juliette. Tout le monde conna\u00eet la valse du premier acte, alors qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e express\u00e9ment pour Caroline Miolan-Carvalho qui souhaite l\u00e0 aussi du \u201cbrillant\u201d et ne pouvait chanter tout l\u2019air du poison du quatri\u00e8me acte. Ce dernier d\u2019ailleurs sera amput\u00e9 de sa moiti\u00e9 (quand il est donn\u00e9!) car jug\u00e9 trop difficile et long \u00e0 ce moment du drame. L\u2019alternance entre une partie lente et une plus rapide (qui nous reste) est donc bris\u00e9e. Un travail de recherche serait sans doute utile pour essayer de voir quelles sont les diff\u00e9rences et les \u00e9ventuelles coupures effectu\u00e9es et peut-\u00eatre r\u00e9habiliter certains passages. Marc Minkowski avait commenc\u00e9 ce travail en 2010 pour les repr\u00e9sentations d\u2019Amsterdam o\u00f9 l\u2019on pouvait entendre des fragments jamais entendus avant ni enregistr\u00e9s.<\/p>\n<div id=\"attachment_2982\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_saint-martin.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2982\" class=\"wp-image-2982\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_saint-martin-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_saint-martin-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_saint-martin-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_saint-martin.jpg 975w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2982\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Philippe-Nicolas Martin (Mercutio)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s que le projet a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9, Olivier Mantei alors directeur de l\u2019Op\u00e9ra-Comique a souhait\u00e9 demander \u00e0 \u00c9ric Ruf de monter cet op\u00e9ra de Gounod avec les d\u00e9cors et les costumes qui avaient servi \u00e0 la Com\u00e9die Fran\u00e7aise pour la pi\u00e8ce de Shakespeare. Le d\u00e9cor est unique mais mobile avec des panneaux permettant de refermer l\u2019espace ou au contraire l\u2019ouvrir pour cr\u00e9er une grande place propice \u00e0 l\u2019affrontement du troisi\u00e8me acte. Dans un style baroque d\u00e9labr\u00e9, on retrouve des moulures, du carrelage, un sol en marbre us\u00e9\u2026 c\u2019est un m\u00e9lange entre une ancienne grandeur patricienne d\u00e9lav\u00e9e et un pr\u00e9sent envahissant qui vient briser la po\u00e9sie de l\u2019ancien. Les jeux de lumi\u00e8res permettent une belle cr\u00e9ation d\u2019espaces et de bien mettre en valeurs certains moments comme le deuxi\u00e8me acte nocturne ou Rom\u00e9o reste presque toujours dans l\u2019ombre \u00e0 l\u2019avant de la sc\u00e8ne. On retiendra entre autres images magnifiques le duo du deuxi\u00e8me acte toujours o\u00f9 Juliette est en milieu de sc\u00e8ne sur une petite corniche \u00e0 plusieurs m\u00e8tres de hauteur, semblant au-dessus du pr\u00e9cipice, comme l\u2019est son c\u0153ur qui est proche de se lancer dans un amour qu\u2019elle sait funeste. Difficile de d\u00e9tailler toutes les id\u00e9es, mais cette production est visuellement tr\u00e8s belle et tr\u00e8s vivante. Il faut d\u2019ailleurs saluer l\u2019intelligence de la direction d\u2019acteur qui sert l\u2019action mais aussi la musique, sachant faire \u00e9voluer les personnages selon ce qu\u2019explique cette derni\u00e8re sans aller \u00e0 l\u2019encontre, sachant toujours les montrer vivants et mobiles sans c\u00e9der \u00e0 l\u2019agitation permanente. Voil\u00e0 une tr\u00e8s belle mise en sc\u00e8ne qui devrait de plus s\u00e9duire beaucoup de public.<\/p>\n<div id=\"attachment_2976\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2976\" class=\"wp-image-2976\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_fuchs-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_fuchs-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_fuchs.jpg 433w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><p id=\"caption-attachment-2976\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Julie Fuchs (Juliette)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9sence de <strong>Laurent Campellone<\/strong> \u00e0 la baguette \u00e9tait un bon pr\u00e9sage, mais il faut avouer que sa direction ne m\u2019a que partiellement convaincu. D\u00e9j\u00e0, il est \u00e0 noter que l\u2019<strong>Orchestre de l&rsquo;op\u00e9ra de Rouen Normandie<\/strong> n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 son meilleur avec quelques soucis, des d\u00e9calages\u2026 et un son qui n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s beau. Mais \u00e0 cela s&rsquo;ajoutent des choix assez \u00e9tranges de la part du chef. La partition propose de nombreux climats, des variations importantes de sentiments\u2026 Mais \u00e0 vouloir toujours avancer et sur un tempo assez rapide, il nous manque l\u2019abandon amoureux \u00e0 de nombreux moments. Sans doute pour faire avancer l\u2019action \u00e0 tout pris, pour donner plus de naturel \u00e0 certains dialogues\u2026 Laurent Campellone acc\u00e9l\u00e8re et du coup nous prive de phras\u00e9s suspendus, de ralentissements et de ces doutes qui peuvent poindre. Tout avance avec efficacit\u00e9 mais sans grand myst\u00e8re. Et ce d\u00e8s l\u2019ouverture avec le ch\u0153ur qui est pris \u00e0 un tempo trop rapide pour qu\u2019il marque les esprits, \u00e9tant plus une conversation qu\u2019un moment solennel. De m\u00eame juste apr\u00e8s pour les quelques phrases de trompettes qui viennent ponctuer comme de fa\u00e7on interrogative alors qu\u2019ici elle \u00e9tait plus s\u00fbre d\u2019elles. Ce sera ainsi dans bien des passages, enlevant ces petits moments de flottement, coupant aussi la possibilit\u00e9 \u00e0 la m\u00e9lodie de se reposer et de se d\u00e9velopper de belle mani\u00e8re. Autre effet de cette pr\u00e9cipitation, on sent quelques flottements et quelques petits d\u00e9calages entre la sc\u00e8ne et l\u2019orchestre dans certains passages plus rapides. Entendons-nous bien, la direction ne g\u00e2che pas l&rsquo;\u0153uvre mais elle manque un peu de tendresse et de romantisme par moments pour totalement accompagner la passion adolescente de ces deux jeunes amoureux. On saluera par contre la prestation du ch\u0153ur <strong>Accentus<\/strong> qui, malgr\u00e9 les petites r\u00e9serves de mise en place indiqu\u00e9es ci-dessus, est comme toujours impeccable en termes de nuances et de diction, d\u2019autant plus qu\u2019ils chantent masqu\u00e9s (contrairement aux solistes qui chanteront sans masque)!<\/p>\n<div id=\"attachment_2978\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_lenormand.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2978\" class=\"wp-image-2978\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_lenormand-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_lenormand-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_lenormand-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_lenormand.jpg 975w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2978\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Marie Lenormand (Gertrude)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ce qui est de la partition, nous avons une version assez compl\u00e8te mais aussi assez habituelle de la partition. Pas de grosse coupure en dehors bien s\u00fbr du ballet et de l\u2019\u00e9pithalame qui normalement s\u2019y substitue. Mais on note avec plaisir la pr\u00e9sence de la sc\u00e8ne entre Fr\u00e8re Laurent et Fr\u00e8re Jean. On regrette juste qu\u2019aucun travail n\u2019ait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 sur la partition qui aurait s\u00fbrement pu \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e en profondeur pour noter certaines nouveaut\u00e9s. Encore une fois, cela avait \u00e9t\u00e9 fait en 2010 \u00e0 Amsterdam par Marc Minkowski et il serait temps qu\u2019on applique aux partitions romantiques fran\u00e7aises les m\u00eame m\u00e9thodes de recherche que celle utilis\u00e9es sur le r\u00e9pertoire baroque ou m\u00eame certains compositeurs comme Rossini qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019\u00e9ditions critiques de bon nombre de ses op\u00e9ras.<\/p>\n<div id=\"attachment_2975\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_charvet.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2975\" class=\"wp-image-2975\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_charvet-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_charvet-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_charvet-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_charvet.jpg 975w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2975\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Ad\u00e8le Charvet (Stephano)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme toujours avec l\u2019Op\u00e9ra-Comique, la distribution est particuli\u00e8rement soign\u00e9e avec beaucoup de chanteurs qui connaissent tr\u00e8s bien ce r\u00e9pertoire. Ainsi, il faut citer <strong>Yu Shao<\/strong> en Tybalt (qui semble m\u00eame sous-employ\u00e9 quand on pense \u00e0 son superbe B\u00e9n\u00e9dict dans le <em>Timbre d\u2019Argent<\/em> en <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1410\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">juin 2017<\/a>), mais aussi <strong>Tomas Ricart<\/strong>, <strong>Arnaud Richard<\/strong>, <strong>Yoann Dubruque<\/strong>, et <strong>Julien Cl\u00e9ment<\/strong>, respectivement Benvolio, P\u00e2ris, Gregorio et Fr\u00e8re Jean. Le seul souci dans les petits r\u00f4les vient du Duc de V\u00e9rone de Geoffroy Buffi\u00e8re qui semble manifestement g\u00ean\u00e9 par son masque et se retrouve bien fragilis\u00e9. Il est original d\u2019avoir choisi <strong>Marie Lenormand<\/strong> pour chanter la nourrice Gertrude. Habituellement nous avons plus une vieille matrone qu\u2019une jeune dame\u2026 alors que Mercutio dit (avec certes un petit peu d\u2019ironie mais pas seulement) que \u201cle porte respect qui la suit est d\u2019une beaut\u00e9 plus modeste\u201d. La soprano nous offre ainsi un portrait sc\u00e9nique et vocal vraiment diff\u00e9rent de l\u2019habitude, plus amie et confidente que m\u00e8re de substitution. On sent que la voix n\u2019est pas forc\u00e9ment tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise dans cette tessiture un peu grave mais elle ne cherche justement pas \u00e0 appuyer les graves et trouve des couleurs tr\u00e8s int\u00e9ressantes. Mercutio est lui chant\u00e9 par <strong>Philippe-Nicolas Martin<\/strong>. Le jeune baryton semble peiner au premier acte \u00e0 projeter et l\u2019on entend une balade de Mab tr\u00e8s fine et cisel\u00e9e, mais qui manque un peu de dynamique. D\u00e8s le deuxi\u00e8me acte et surtout au troisi\u00e8me il retrouvera cette voix facile et belle qui l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 fait remarquer dans <em>Fortunio<\/em> il y a <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2444\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">deux ans<\/a>. La mezzo-soprano <strong>Ad\u00e8le Charvet<\/strong> n\u2019a que peu \u00e0 chanter, mais elle le fait avec beaucoup de charme et de piquant m\u00eame si on sent que la tessiture est un peu aigu\u00eb dans son air. Son arriv\u00e9e en robe pouvait nous faire craindre un refus du r\u00f4le travesti, mais finalement c\u2019est finement jou\u00e9 de nous montrer la transformation sur sc\u00e8ne. La grande question concernant la distribution est de savoir si <strong>J\u00e9r\u00f4me Boutillier<\/strong> \u00e9tait bien \u00e0 l\u2019aise dans les habits du Comte Capulet. Lorsque l\u2019on regarde les interpr\u00e8tes du pass\u00e9, on retrouve des barytons graves principalement comme Gabriel Bacquier, Alain Fondary ou Philippe Rouillon. On a l\u2019impression que le chanteur n\u2019est pas dans sa zone de confort, l\u2019obligeant par moments \u00e0 forcer et du coup avec des aigus qui peinent \u00e0 sortir. C\u2019est tr\u00e8s \u00e9tonnant car il a toujours \u00e9t\u00e9 d\u2019habitude plut\u00f4t percutant vocalement. Enfin, il faut saluer la stature paternelle superbe de <strong>Patrick Bolleire<\/strong> dont la voix semble se d\u00e9velopper de plus en plus pour gagner en harmoniques graves et proposer ainsi des prestations plus touchantes dans de tels r\u00f4les.<\/p>\n<div id=\"attachment_2979\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2979\" class=\"wp-image-2979\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2979\" class=\"wp-caption-text\">Perrine Madoeuf<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Appel\u00e9e peu de temps avant la premi\u00e8re, <strong>Perrine Madoeuf<\/strong> avait sauv\u00e9 la premi\u00e8re\u2026 mais au dire des spectateurs, elle avait fait plus que la sauver tant sa prestation semblait de premier plan. Et en effet, \u00e0 l\u2019\u00e9coute de ce qu\u2019elle a propos\u00e9 en ce 15 d\u00e9cembre, on trouve ici une belle Juliette. On sent qu\u2019elle est plus \u00e0 l\u2019aise dans la partie plus dramatique que dans le premier acte du fait de sa voix, mais elle assume l\u2019\u00e9criture du r\u00f4le sans faiblir, composant une Juliette assez volontaire et sensible, tr\u00e8s impliqu\u00e9e tant sc\u00e9niquement que vocalement. Sa prestation culmine sur un air du poison assez impressionnant o\u00f9 on sent qu\u2019elle se donne sans compter, jouant et chantant comme si sa vie en d\u00e9pendait. Et tout passe! Elle avait certes d\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 le r\u00f4le mais il est impressionnant de voir \u00e0 quel point elle s\u2019est appropri\u00e9e la mise en sc\u00e8ne, semblant totalement int\u00e9gr\u00e9e et juste sur chacun de ses gestes et de ses attitudes. Et il faut saluer sa prestation au deuxi\u00e8me acte qu\u2019elle passe presque int\u00e9gralement sur une corniche \u00e0 plusieurs m\u00e8tres de haut, se levant, bougeant\u2026 certes elle est assur\u00e9e (son bras gauche n\u2019est que tr\u00e8s tr\u00e8s rarement visible) mais chanter aussi bien tout en bougeant avec assurance sur cet petit espace alors qu\u2019il y a 4 jours elle n\u2019avait jamais vu ce d\u00e9cor est une vraie performance. Une belle interpr\u00e9tation donc, mais malgr\u00e9 tout dans notre t\u00eate on regrette de ne pas avoir d\u00e9couvert la Juliette de Julie Fuchs qui aurait peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 plus en difficult\u00e9 \u00e0 la fin de l\u2019ouvrage mais aurait aussi apport\u00e9 une fra\u00eecheur avec son timbre fruit\u00e9. Esp\u00e9rons que ce ne soit que partie remise!<\/p>\n<div id=\"attachment_2981\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_pati.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2981\" class=\"wp-image-2981\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_pati-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_pati-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_pati-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_pati-768x768.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_pati-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_pati.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2981\" class=\"wp-caption-text\">Pene Pati (Rom\u00e9o)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019autre invit\u00e9 surprise \u00e9tait<strong> Pene Pati<\/strong>, Rom\u00e9o qui rempla\u00e7ait Jean-Fran\u00e7ois Borras. Le t\u00e9nor n\u00e9 dans l&rsquo;archipel Samao semble \u00eatre la valeur montante tant il \u00e9tait aur\u00e9ol\u00e9 d\u2019une flatteuse r\u00e9putation. Il y a peu il avait fait de tr\u00e8s beaux d\u00e9buts dans <em>L\u2019Elixir d\u2019Amour<\/em> \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra Bastille mais en reprenant Rom\u00e9o, il pouvait encore plus confirmer tous les espoirs qu\u2019il suscitait depuis justement des <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em> \u00e0 Bordeaux. D\u00e8s les premi\u00e8res notes, on reste frapp\u00e9 par le naturel du chant. Les tempi de Laurent Campellone facilitent peut-\u00eatre mais lors des r\u00e9citatifs, Pene Pati semble avoir un d\u00e9bit fluide et presque naturel. Attention, il ne parle pas et fait bien toutes les notes mais trouve un rythme totalement adapt\u00e9. Cela lui donne beaucoup de spontan\u00e9it\u00e9, mais aussi quelques petits manques d\u2019emportement o\u00f9 on aurait aim\u00e9 le voir laisser se d\u00e9velopper un petit peu plus la m\u00e9lodie. En dehors de ce petit b\u00e9mol, il faut s\u2019incliner devant une interpr\u00e9tation de tr\u00e8s grande classe. La partition ne le m\u00e9nage pas et la mise en sc\u00e8ne non plus. Mais dans les deux cas, il se lance dans l\u2019aventure avec ses armes et triomphe de belle mani\u00e8re. Le personnage est ainsi touchant sc\u00e9niquement alors que lui aussi a appris la mise en sc\u00e8ne tr\u00e8s rapidement. Et puis vocalement bien s\u00fbr. L\u2019aigu ne lui fait pas peur et il sait parfaitement le doser. Qu\u2019il soit d\u00e9licat dans l\u2019amour ou martial dans la violence (le final du troisi\u00e8me acte le voit tenir son aigu jusqu\u2019\u00e0 ce que le rideau tombe, avec un souffle impressionnant!), il sait parfaitement doser ses effets. La diction est impressionnante pour un non francophone qui de plus n\u2019a pas pu beaucoup retravailler le texte. Et puis il y a la voix. Comme lu ailleurs, on a une sorte de m\u00e9lange entre le soleil de Pavarotti et la tenue extr\u00eame de Kraus, l\u2019un prenant parfois l\u2019avantage sur l\u2019autre. Il nous offre un chant raffin\u00e9, plein de nuances (certains diront trop) pour mettre en valeur le texte et les intentions. Certaines grandes phrases musicales perdent un peu de leur superbes mais ce n\u2019est qu\u2019une question de calage pour l\u00e9g\u00e8rement att\u00e9nuer cela. Nous avons l\u00e0 affaire \u00e0 un tr\u00e8s grand Rom\u00e9o et ce r\u00e9pertoire semble \u00eatre taill\u00e9 pour lui tant il est facile sans pour autant \u00eatre sur-dimensionn\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_2971\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_accentus.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2971\" class=\"wp-image-2971\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_accentus-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"281\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_accentus-300x169.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_accentus-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_accentus-768x432.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_accentus.jpg 1155w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2971\" class=\"wp-caption-text\">Acte III<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 les petits d\u00e9fauts relev\u00e9s ici ou l\u00e0, cette repr\u00e9sentation \u00e9tait superbe car d\u00e9j\u00e0 port\u00e9e par un esprit de troupe qui avait r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 tous les bouleversements. Acceptant beaucoup de contraintes, tous ont jou\u00e9 le jeu pour que le spectacle puisse vivre. Et puis la partition de Charles Gounod est splendide, pleine d\u2019amour et de passion, mais aussi de d\u00e9licatesse. On peut esp\u00e9rer qu\u2019avec une telle production, on pourra revoir dans les ann\u00e9es qui viennent cette production avec pourquoi pas Julie Fuchs et Jean-Fran\u00e7ois Borras! Mais d\u00e9j\u00e0, le couple jeune et vif de Perrine Madoeuf et Pene Pati a fait merveille par leur complicit\u00e9 et leur implication.<\/p>\n<div id=\"attachment_2980\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf_pati.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2980\" class=\"wp-image-2980\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf_pati-300x248.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"414\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf_pati-300x248.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/romeo_madoeuf_pati.jpg 720w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2980\" class=\"wp-caption-text\">Perrine Madoeuf et Pene Pati lors des saluts.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>(Malheureusement, il n&rsquo;y a pas eu de photos de Perrine Madoeur et Pene Pati publi\u00e9es sur le site de l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique&#8230; la grande majorit\u00e9 des photos ici pr\u00e9sent\u00e9es \u00e9tant prises lors des r\u00e9p\u00e9titions, ce qui explique la pr\u00e9sence de Julie Fuchs et des masques.)<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>\u00a0Paris<\/li>\n<li>Op\u00e9ra-Comique<\/li>\n<li>15 d\u00e9cembre 2021<\/li>\n<li>Charles Gounod (1818-1893) : Rom\u00e9o et Juliette, op\u00e9ra en cinq actes<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne et sc\u00e9nographie, \u00c9ric Ruf ; Costumes, Christian Lacroix ; Lumi\u00e8res, Bertrand Couderc ; Chor\u00e9graphie, Glyslein Lefever<\/li>\n<li>Rom\u00e9o, Pene Pati ; Juliette, Perrine Madoeuf ; Fr\u00e8re Laurent, Patrick Bolleire ; Stephano, Ad\u00e8le Charvet ; Mercutio, Philippe-Nicolas Martin ; Comte Capulet, J\u00e9r\u00f4me Boutillier ; Gertrude, Marie Lenormand ; Tybalt, Yu Shao ; Benvolio, Thomas Ricart ; P\u00e2ris, Arnaud Richard ; Gregorio, Yoann Dubruque ; Duc de V\u00e9rone, Geoffroy Buffi\u00e8re ; Fr\u00e8re Jean, Julien Cl\u00e9mont<\/li>\n<li>Danseurs, Camille Brulais \/ Laurent C\u00f4me \/ Rafael Linares Torres \/ Sabine Petit<\/li>\n<li>Ch\u0153ur Accentus \/ Op\u00e9ra de Rouen Normandie<\/li>\n<li>Orchestre de l\u2019Op\u00e9ra de Rouen Normandie<\/li>\n<li>Laurent Campellone, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019\u00e9tait sans doute le spectacle le plus attendu en cette p\u00e9riode de No\u00ebl. 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