{"id":2938,"date":"2021-09-03T19:05:14","date_gmt":"2021-09-03T17:05:14","guid":{"rendered":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2938"},"modified":"2021-09-03T19:05:14","modified_gmt":"2021-09-03T17:05:14","slug":"dans-les-jardins-de-william-christie-2021-dixieme-anniversaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2938","title":{"rendered":"Dans les Jardins de William Christie 2021 : dixi\u00e8me anniversaire."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2938\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2939\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JDWC_affiche-300x170.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JDWC_affiche-300x170.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JDWC_affiche-1024x579.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JDWC_affiche-768x434.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JDWC_affiche.jpg 1300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a>La tradition avait \u00e9t\u00e9 rompue l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re vu les conditions de d\u00e9roulement du festival (pas de d\u00e9ambulation, une structure beaucoup plus stricte dans les placements\u2026). \u00c0 l\u2019\u00e9poque, la peur \u00e9tait de ne pas retrouver cette ambiance, d\u2019avoir un festival moins festif et bucolique. Mais en 2021, tout est revenu \u00e0 la normale et me revoici donc dans les Jardins de William Christie! Beaucoup de programmes cette ann\u00e9e encore avec des artistes renomm\u00e9s qui continuent toujours \u00e0 venir tous les \u00e9t\u00e9s. On pourrait m\u00eame penser que l\u2019on assiste \u00e0 une sorte de renaissance des Arts Florissants quand on voit combien de jeunes musiciens comme Thomas Dunford, Th\u00e9otime Langlois de Swarte, Myriam Rignol ou encore Lea Desandre sont toujours fid\u00e8les au rendez-vous et semblent s\u2019impliquer toujours plus dans les programmes des promenades musicales. Mais les fondamentaux restent bien pr\u00e9sents : William Christie reste le ma\u00eetre m\u00eame s\u2019il partage de plus en plus la baguette avec Paul Agnew. Ainsi le concert du soir sera dirig\u00e9 par l\u2019ancien haute-contre (<em>The Indian Queen<\/em> de Purcell} alors que le chef historique jouera un concert pour deux clavecins avec Justin Taylor (l\u00e0 encore un autre jeune musicien de tr\u00e8s haut niveau qui vient s\u2019associer \u00e0 cette manifestation!) \u00e0 l\u2019\u00e9glise de Thir\u00e9.<!--more--><\/p>\n<div id=\"attachment_2940\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_154159-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2940\" class=\"wp-image-2940\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_154159-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"243\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_154159-300x146.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_154159-1024x498.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_154159-768x373.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_154159-1536x747.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_154159-2048x996.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2940\" class=\"wp-caption-text\">La Cours d&rsquo;Honneur et ses topiaires<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette ann\u00e9e, le Festival dans les Jardins de William Christie f\u00eatait ses dix ans, mais c\u2019\u00e9tait aussi la dixi\u00e8me promotion du Jardin des Voix. Le programme choisi pour le concert du soir ayant conditionn\u00e9 le jour, pas de jeunes chanteurs durant toute cette journ\u00e9e, mais plut\u00f4t des habitu\u00e9s ou des anciens laur\u00e9ats des \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes. Parmi les \u00e9volutions depuis 2019, on notera la disparition des ateliers dont celui en famille anim\u00e9 par Sophie Daneman. Enfin pas vraiment une disparition puisqu\u2019ils existent toujours mais ont \u00e9t\u00e9 externalis\u00e9s si l\u2019on peut dire, d\u00e9plac\u00e9s plus t\u00f4t dans la journ\u00e9e et dans d\u2019autres lieux que les jardins. On perd donc une petite partie de ce plaisir de participer \u00e0 des ateliers. Danse, chant, explications\u2026 ces ateliers p\u00e9dagogiques permettaient d\u2019en apprendre un peu plus sur les pratiques de la musique baroque. Autre changement, on notera la r\u00e9duction du nombre de lieux pour les concerts. Seulement trois pour cette journ\u00e9e. Du coup, beaucoup moins de promenades \u00e0 red\u00e9couvrir les lieux et une sorte de redite. Par contre, la proximit\u00e9 avec les artistes, la beaut\u00e9 du site\u2026 voil\u00e0 qui ne change pas! Ne changent pas non plus les mauvaises habitudes prises par certaines personnes : que l\u2019on vienne avec un tabouret, je peux le comprendre. mais dans ce cas il semble logique de se placer derri\u00e8re les gens qui sont \u00e0 terre\u2026 mais non, certains n\u2019ont pas vraiment cette vision des choses. D\u2019autres encore s\u2019assoient derri\u00e8re des gens debout et viennent demander \u00e0 ces gens de s&rsquo;asseoir. Sans vouloir para\u00eetre aigri, il faut avouer qu\u2019il n\u2019y avait pas ces soucis lorsque j\u2019ai d\u00e9couvert cette manifestation en 2015 pour la quatri\u00e8me \u00e9dition.<\/p>\n<div id=\"attachment_2948\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_192406-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2948\" class=\"wp-image-2948\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_192406-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"243\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_192406-300x146.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_192406-1024x498.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_192406-768x373.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_192406-1536x747.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_192406-2048x996.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2948\" class=\"wp-caption-text\">Le potager fleuri<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais peu importe ces petits points n\u00e9gatifs, on retrouve toujours le plaisir de se promener dans un jardin toujours plus beau. Mais aussi bien s\u00fbr de baigner dans la musique de 16h \u00e0 23h30. Ces journ\u00e9es chez le ma\u00eetre du baroque fran\u00e7ais restent toujours de grands moments.<\/p>\n<h6>1 &#8211; Promenades musicales : Vivaldi, Concerto \u00ab\u00a0L&rsquo;Estate\u00a0\u00bb<\/h6>\n<div id=\"attachment_2947\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_185232-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2947\" class=\"wp-image-2947\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_185232-146x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"514\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_185232-146x300.jpg 146w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_185232-498x1024.jpg 498w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_185232-768x1580.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_185232-747x1536.jpg 747w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_185232-996x2048.jpg 996w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_185232-scaled.jpg 1244w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2947\" class=\"wp-caption-text\">La rose au nom de William Christie<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah! Encore un petit d\u00e9tail moins bien organis\u00e9 cette ann\u00e9e\u2026 Le programme des apr\u00e8s-midi n\u2019\u00e9tait pas aussi d\u00e9taill\u00e9 et coh\u00e9rent que d\u2019habitude. Par exemple pour ce concert o\u00f9 malheureusement tous les musiciens n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 cr\u00e9dit\u00e9s, et m\u00eame une Folia qui ouvrait le concert, annonc\u00e9e par Th\u00e9otime Langlois de Swarte, mais non not\u00e9e dans le programme.<br \/>\nMais peu importe\u2026 nous voici encore une nouvelle ann\u00e9e \u00e0 traverser les jardins, \u00e0 retrouver la m\u00eame ambiance, encore et toujours plus de fleurs\u2026 et cette magnifique pin\u00e8de o\u00f9 ont \u00e9t\u00e9 sem\u00e9es quelques colonnes pour faire antique. Un grand arc de cercle se forme autour du lieu du concert, les musiciens arrivent tranquillement, discutent, s\u2019accordent\u2026 et voil\u00e0 notre violon soliste qui pr\u00e9sente les \u0153uvres avant que le silence ne se fasse, seulement troubl\u00e9 par le vol des colombes qui d\u00e9collent en groupe du colombier proche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec une petite dizaine de musiciens, voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 une folia qui d\u00e9marre sur les chapeaux de roue. \u00c9nergique et d\u00e9cid\u00e9e, elle nous emporte rapidement dans l\u2019atmosph\u00e8re de la musique italienne de l\u2019\u00e9poque de Vivaldi. Mais bien s\u00fbr c\u2019est le concerto qui retient toute l\u2019attention. Au d\u00e9but, tout cela peut sembler un peu malingre\u2026 les instrumentistes sont peu nombreux et m\u00eame le son du violon de <strong>Th\u00e9otime Langlois de Swarte<\/strong> semble bien r\u00e9duit et peu brillant pour une telle partition. Mais rapidement on entre dans cette esth\u00e9tique bien diff\u00e9rente des habitudes. Moins brillant mais pas moins virtuose, on entend ici tous les traits demand\u00e9s par Vivaldi pour le soliste mais aussi pour l\u2019orchestre o\u00f9 les pupitres sont souvent r\u00e9duits \u00e0 un seul instrument!<\/p>\n<div id=\"attachment_2941\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_155921-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2941\" class=\"wp-image-2941\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_155921-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"243\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_155921-300x146.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_155921-1024x498.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_155921-768x373.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_155921-1536x747.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_155921-2048x996.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2941\" class=\"wp-caption-text\">La Pin\u00e8de, L&rsquo;Estate (Au centre, Th\u00e9otime Langlois de Swarte au violon)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voir l\u2019archer de Th\u00e9otime Langlois de Swarte voler au-dessus des cordes \u00e0 une telle vitesse et une telle pr\u00e9cision est assez bluffant. On se demande comment l\u2019on peut \u00eatre aussi net dans sa fa\u00e7on de jouer avec une telle \u00e9nergie et une telle vitesse. Mais c\u2019est l\u00e0 ce que demande bien s\u00fbr la partition. Et apr\u00e8s l&rsquo;acclimatation, l\u2019ensemble du public est saisi par l\u2019interpr\u00e9tation. Grand succ\u00e8s bien s\u00fbr pour ce petit ensemble compos\u00e9 d\u2019ailleurs principalement de jeunes de la Juliard School de New-York, mais aussi du Conservatoire National Sup\u00e9rieur de Musique de Paris!<\/p>\n<ul>\n<li>Thir\u00e9<\/li>\n<li>Les Jardins de William Christie, La Pin\u00e8de<\/li>\n<li>27 ao\u00fbt 2021, 16h<\/li>\n<li>Vivaldi, Concerto \u201cL\u2019Estate\u201d<\/li>\n<li>Antonio Vivaldi (1678-1741) : Concerto en sol mineur \u201cL\u2019Estate\u201d RV 315<\/li>\n<li>Th\u00e9otime Langlois de Swarte, violon solo<\/li>\n<li>Augusta McKay Lodge \/ C\u00e9cile Caup, violon<\/li>\n<li>Valentine Pinardel, alto<\/li>\n<li>Charlie Reed, violoncelle<\/li>\n<li>Marie van Rhijn, clavecin<\/li>\n<\/ul>\n<h6>2 &#8211; Promenades musicales : Suite de Marais<\/h6>\n<p style=\"text-align: justify;\">Changement de lieu pour nous emmener au Mur des Cyclopes. Depuis quelques ann\u00e9es, le lieu semble de plus en plus am\u00e9nag\u00e9 et voici qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9s des tron\u00e7ons d\u2019un grand arbre. Certains sont longs pour faire un banc pour trois ou quatre personnes, d\u2019autres courts sur la tranche pour faire un si\u00e8ge. Tout cela forme un bel arc de cercle au bord du ruisseau avec de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 le fameux mur (qui a s\u00fbrement \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9 par des b\u00e9b\u00e9s cyclopes soyons honn\u00eates!).<\/p>\n<div id=\"attachment_2942\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_164720-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2942\" class=\"wp-image-2942\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_164720-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"243\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_164720-300x146.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_164720-1024x498.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_164720-768x373.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_164720-1536x747.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_164720-2048x996.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2942\" class=\"wp-caption-text\">Le Mur de Cyclopes : Kesley Burnham (fl\u00fbte), Matthew Hudgens (fl\u00fbte), Manami Mizumoto (violon), Charlie Reed (violoncelle)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ce concert, on retrouve quelques \u00e9l\u00e8ves de la Juliard School de New-York pour une suite de Marin Marais. L\u2019atmosph\u00e8re est d\u00e9tendue, un petit texte dit avec une belle volont\u00e9 par <strong>Kelsey Burnham<\/strong>\u2026 et voici que nous d\u00e9couvrons une tr\u00e8s belle pi\u00e8ce o\u00f9 les deux fl\u00fbtes ont le r\u00f4le principal. Souvent les deux instruments \u00e0 vents discutent et se croisent alors que les cordes leur donnent une assise. Les jeunes instrumentistes s\u2019\u00e9coutent et se regardent pour nous offrir un tr\u00e8s beau moment de musique, mettant en avant une pi\u00e8ce rarement entendue et \u00e0 la distribution originale. Marin Marais se montre ici encore une fois sous son meilleur jour. Cette suite montre une \u00e9criture virtuose mais toujours avec la retenue n\u00e9cessaire au style de l\u2019\u00e9poque en France.<\/p>\n<ul>\n<li>Thir\u00e9<\/li>\n<li>Les Jardins de William Christie, Le Mur des Cyclopes<\/li>\n<li>27 ao\u00fbt 2021, 16h30<\/li>\n<li>Suite de Marais<\/li>\n<li>Marin Marais (1656-1728) : Suite II en sol mineur<\/li>\n<li>Kelsey Burnham \/ Matthew Hudgens, fl\u00fbte<\/li>\n<li>Charlie Reed, violoncelle<\/li>\n<li>Manami Mizumoto, violon<\/li>\n<\/ul>\n<h6>3 &#8211; Promenades musicales : Amour, cruel amour<\/h6>\n<div id=\"attachment_2943\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_171750-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2943\" class=\"wp-image-2943\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_171750-146x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"514\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_171750-146x300.jpg 146w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_171750-498x1024.jpg 498w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_171750-768x1580.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_171750-747x1536.jpg 747w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_171750-996x2048.jpg 996w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_171750-scaled.jpg 1244w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2943\" class=\"wp-caption-text\">Le Mur des Cyclopes : Paul Agnew (t\u00e9nor), Myriam Rignol (viole de gambe), Thomas Dunford (Luth)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec la limitation des lieux de concerts, il \u00e9tait fort possible de rester deux fois de suite au m\u00eame endroit. Ce sera donc le cas pour ce concert donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine par Paul Agnew et Thomas Dunford uniquement. Mais Myriam Rignol est venue participer \u00e0 ce moment de musique plut\u00f4t m\u00e9lancolique comme nous le pr\u00e9sente le t\u00e9nor.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si m\u00e9lancolie il y a dans la musique, il faut noter par contre la visible bonne entente entre les trois musiciens. Souriants, tr\u00e8s attentifs les uns aux autres, sachant donner de l\u2019espace \u00e0 l\u2019un pour un moment plus marquant\u2026 et il faut dire que nous avons ici trois grands sp\u00e9cialistes des airs de cours. <strong>Thomas Dunford<\/strong> r\u00e9ussit en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 accompagner seul dans ce r\u00e9pertoire mais il est ici accompagn\u00e9 de <strong>Myriam Rignol<\/strong> \u00e0 la viole de gambe. Les deux jeunes instrumentistes partagent la m\u00eame virtuosit\u00e9 et la m\u00eame intelligence du jeu. Toujours parfaitement en place, ils investissent les lignes m\u00e9lodiques pour les complexifier comme cela se fait dans cette musique. Et l\u2019habitude de jouer ensemble donne un accompagnement d\u2019une richesse et d\u2019une beaut\u00e9 parfaite dans les deux pi\u00e8ces de Le Camus. Bien s\u00fbr, <em>la R\u00eaveuse<\/em> est un moment suspendu splendide o\u00f9 l\u2019on peut entendre toute la sensibilit\u00e9 de Myriam Rignol!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Paul Agnew<\/strong>, malgr\u00e9 les ann\u00e9es et le fait qu\u2019il ne chante presque plus, continue dans ces cadres intimistes \u00e0 nous proposer des petits concerts. La voix a perdu un peu de son homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, il manque peut-\u00eatre un peu de projection\u2026 mais le style et l\u2019intelligence du texte restent vraiment admirables. La douleur des deux pi\u00e8ces de Le Camus le trouve vraiment dans son \u00e9l\u00e9ment, plaintif sans jamais \u00eatre mi\u00e8vre, m\u00e9lancolique sans trop surcharger le texte. On le retrouvera \u00e9trangement plus en difficult\u00e9 dans la chanson de Jacques Brel, les rythmes \u00e9tant diff\u00e9rents, le flot du texte moins habituel pour lui. Et l\u2019ajout semble avoir \u00e9t\u00e9 fait un petit peu au dernier moment, donc on le verra beaucoup plus accroch\u00e9 \u00e0 sa partition. Mais quel bonne id\u00e9e d\u2019avoir ajout\u00e9 ce <em>Ne me quitte pas<\/em> qui reste dans la m\u00eame veine triste m\u00eame si le langage a \u00e9volu\u00e9. Et le t\u00e9nor se montre tr\u00e8s investi dans les mots et la langue de Jacques Brel.<\/p>\n<ul>\n<li>Thir\u00e9<\/li>\n<li>Les Jardins de William Christie, Le Mur des Cyclopes<\/li>\n<li>27 ao\u00fbt 2021, 17h<\/li>\n<li>Amour, cruel amour<\/li>\n<li>S\u00e9bastien Le Camus (1610-1677) : On entends rien dans ce bocage &#8211; De ces lieux si charmants<\/li>\n<li>Marin Marais (1656-1728) : La R\u00eaveuse<\/li>\n<li>Jacques Brel (1929-1978) : Ne me quitte pas<\/li>\n<li>Paul Agnew, t\u00e9nor<\/li>\n<li>Thomas Dunford, luth<\/li>\n<li>Myriam Rignol, viole de gambe<\/li>\n<\/ul>\n<h6>4 &#8211; Promenades musicales : Poppea<\/h6>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dernier concert en petit effectif avant la Terrasse, nous voici de retour \u00e0 la Pin\u00e8de pour le prologue du <em>Couronnement de Popp\u00e9e<\/em> de Monteverdi, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une Chaconne de Merula. Pour l\u2019occasion, le ma\u00eetre des lieux est au clavecin avec trois chanteuses issues du ch\u0153ur des Arts Florissants mais qui r\u00e9guli\u00e8rement chantent des petits r\u00f4les dans les productions de l\u2019ensemble.<\/p>\n<div id=\"attachment_2944\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_174102-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2944\" class=\"wp-image-2944\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_174102-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"243\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_174102-300x146.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_174102-1024x498.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_174102-768x373.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_174102-1536x747.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_174102-2048x996.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2944\" class=\"wp-caption-text\">La Pin\u00e8de : Maud Gnidzaz (la Verture, soprano), Juliette Perret (La Fortune, soprano), Virgine Thomas (L&rsquo;Amour, soprano), Suzanne Wolff (violoncelle), William Christie (clavecin), Beno\u00eet Fallai (luth), Liv Heym (violon), Augista McKay Lodge (violon)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">On commence donc par une petite chaconne pas forc\u00e9ment fascinante mais comme toujours tr\u00e8s bien r\u00e9alis\u00e9e par les instrumentistes. Globalement, comme pour le premier concert ici, il faut un petit moment pour s\u2019habituer \u00e0 une r\u00e9alisation tr\u00e8s sobre de l\u2019orchestre. Loin des grands orchestres pl\u00e9thoriques, on a ici une formation plut\u00f4t tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8re o\u00f9 on trouve un petit manque de relief dans les accompagnements. Mais on peut compter sur <strong>William Christie<\/strong> et <strong>Beno\u00eet Fallai<\/strong> pour apporter une grande richesse de part l\u2019inventivit\u00e9 de leur continuo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vocalement, ce ne sont pas les plus belles des voix qui nous sont propos\u00e9es, mais on voit combien elles sont famili\u00e8res de ce r\u00e9pertoire, de cet art de la d\u00e9clamation qui demande un texte expressif. Chacune donne du relief \u00e0 son personnage, l\u2019intelligence et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de la Fortune pour une <strong>Juliette Perret<\/strong> au timbre joliment fruit\u00e9, la rigidit\u00e9 de la Vertue avec <strong>Maud Gnidzaz<\/strong> (l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9concentr\u00e9e au d\u00e9but!) et enfin la simplicit\u00e9 et la fra\u00eecheur de <strong>Virginie Thomas<\/strong> en Amour. Et pr\u00e9senter ce prologue \u00e9tait une tr\u00e8s bonne id\u00e9e tant il pourrait se suffire \u00e0 lui-m\u00eame et repr\u00e9sente bien l\u2019art de Monteverdi.<\/p>\n<ul>\n<li>Thir\u00e9<\/li>\n<li>Les Jardins de William Christie, La Pin\u00e8de<\/li>\n<li>27 ao\u00fbt 2021, 17h30<\/li>\n<li>Poppea<\/li>\n<li>Tarquinio Merula (1595-1665) : Chaconne<\/li>\n<li>Claudio Monteverdi (1567-1643) : Le Couronnement de Popp\u00e9e, Prologue<\/li>\n<li>Juliette Perret (La Fortune), soprano<\/li>\n<li>Maud Gnidzaz (La Vertue), soprano<\/li>\n<li>Virginie Thomas (L\u2019Amour), soprano<\/li>\n<li>Augusta McKay Lodge \/ Liv Heym, violon<\/li>\n<li>Suzanne Wolff, violoncelle<\/li>\n<li>Beno\u00eet Fallai, luth<\/li>\n<li>William Christie, clavecin<\/li>\n<\/ul>\n<h6>5 &#8211; Promenades musicales : Actaeon<\/h6>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous les jours du festival, lors de la s\u00e9ance de La Terrasse, le public voyait des partitions contemporaines autour des <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> d\u2019Ovide, compos\u00e9e par le jeune contrebassiste Douglas Balliett. Bien s\u00fbr tout le monde \u00e9tait assez curieux, surtout apr\u00e8s la distribution du texte o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvrait beaucoup de r\u00e9cit et bien peu de chant.<\/p>\n<div id=\"attachment_2945\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_181446-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2945\" class=\"wp-image-2945\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_181446-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"243\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_181446-300x146.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_181446-1024x498.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_181446-768x373.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_181446-1536x747.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_181446-2048x996.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2945\" class=\"wp-caption-text\">La Terrasse : Actaeon<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce 27 ao\u00fbt, c\u2019est la cr\u00e9ation de la cantate <em>Actaeon<\/em>. Le texte en anglais et la musique sont de <strong>Douglas Balliett<\/strong>, l\u2019orchestre est compos\u00e9 de certains des meilleurs musiciens des Arts Florissants et les deux r\u00f4les chant\u00e9s sont offerts \u00e0 d\u2019anciens participants du Jardin des Voix. On pouvait s\u2019attendre \u00e0 une cr\u00e9ation singeant le baroque \u00e9tant donn\u00e9 les personnalit\u00e9s r\u00e9unies. Mais finalement il n\u2019en est rien. L\u2019orchestre reste tr\u00e8s en retrait, ponctuant principalement le r\u00e9cit de Douglas Balliett. Ce dernier a un d\u00e9bit tr\u00e8s rapide, appuyant certains mots pour les faire ressortir. Mais certains moments sont bien longs \u00e0 juste entendre ce texte parl\u00e9 accompagn\u00e9 par quelques accords ou des traits d\u2019instruments mais sans vraie m\u00e9lodie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vocalement, les parties chant\u00e9es restent aussi assez sobres pour <strong>\u00c9lodie Fonnard<\/strong> et <strong>Nicholas Scott<\/strong>. Elle n\u2019a que tr\u00e8s peu \u00e0 chanter pour camper Diane et la ligne m\u00e9lodique manque un peu d\u2019expressivit\u00e9 pour donner du caract\u00e8re \u00e0 un personnage aussi peu pr\u00e9sent. Lui a un petit peu plus \u00e0 chanter, notamment une belle plainte inarticul\u00e9e qui s\u2019entend au d\u00e9but, annonciatrice de la transformation finale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette m\u00e9tamorphose a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e entre autres par Charpentier et Boismortier\u2026 et finalement il aurait \u00e9t\u00e9 peut-\u00eatre plus int\u00e9ressant d\u2019entendre l\u2019une de ces cantates. Mais le principe de proposer des pi\u00e8ces nouvelles pourrait \u00eatre une bonne chose. Celle-ci semblait juste un petit peu faible \u00e0 mon go\u00fbt, la musique \u00e9tant plus proche de celles d\u2019un musical am\u00e9ricain jou\u00e9 sur instruments baroques que d\u2019une composition classique.<\/p>\n<ul>\n<li>Thir\u00e9<\/li>\n<li>Les Jardins de William Christie, La Terrasse<\/li>\n<li>27 ao\u00fbt 2021, 18h<\/li>\n<li>M\u00e9tamorphoses au jardin : Actaeon<\/li>\n<li>Douglas Balliett (?) : Actaeon<\/li>\n<li>Douglas Balliett, r\u00e9citant et contrebasse<\/li>\n<li>\u00c9lodie Fonnard, soprano<\/li>\n<li>Nicholas Scott, t\u00e9nor<\/li>\n<li>Th\u00e9otime Langlois de Swarte, violon<\/li>\n<li>Manami Mizumoto, alto<\/li>\n<li>Kelsey Burnham, fl\u00fbte<\/li>\n<li>Matthew Hudgens, hautbois<\/li>\n<li>Robin Billet, basson<\/li>\n<li>Myriam Rignol, viole de gambe<\/li>\n<li>Thomas Dunford, luth<\/li>\n<li>William Christie, clavecin<\/li>\n<\/ul>\n<h6>6 &#8211; Le Concert du soir : The Indian Queen<\/h6>\n<div id=\"attachment_2946\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_183700-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2946\" class=\"wp-image-2946\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_183700-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"243\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_183700-300x146.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_183700-1024x498.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_183700-768x373.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_183700-1536x747.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/20210827_183700-2048x996.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2946\" class=\"wp-caption-text\">Le Th\u00e9\u00e2tre de verdure<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir profit\u00e9 des jardins pour se d\u00e9tendre et manger, voil\u00e0 le concert du soir qui arrive. Tout le monde se rassemble doucement pour passer les contr\u00f4les avant de s\u2019installer face \u00e0 la pi\u00e8ce d\u2019eau. Le public est nombreux comme chaque ann\u00e9e. Le site est toujours aussi magique et m\u00eame encore plus puisque la perspective se poursuit bien apr\u00e8s les arches qui sont derri\u00e8re la pi\u00e8ce d\u2019eau, avec quelques grands pins au pied desquels sont dispos\u00e9es des \u00e9l\u00e9ments de colonnes antiques. Elles seront d\u2019ailleurs \u00e9clair\u00e9es lorsque la nuit tombera. Car ce qui est en partie magique dans ces soir\u00e9es sur le miroir d\u2019eau, c\u2019est que l\u2019on assiste non seulement \u00e0 une repr\u00e9sentation d\u2019op\u00e9ra, mais aussi \u00e0 la m\u00e9tamorphose des jardins. Petite frustration cette ann\u00e9e puisque les bougies qui \u00e9clairaient le jardin ont disparu au profit de lumi\u00e8res blanches et froides habilement cach\u00e9es. On perd cette magie de la flamme, ces grosses bougies qui \u00e9taient pos\u00e9es au sol et qui diffusaient de plus un parfum de citronnelle \u00e9vitant les attaques de moustiques. La s\u00e9curit\u00e9 est sans doute la raison de ce changement, mais la promenade \u00e0 l\u2019entracte ainsi que la fin se trouvent moins d\u00e9paysantes. Par contre, les \u00e9clairages et bougies sur la pi\u00e8ce d\u2019eau sont du plus bel effet!<\/p>\n<div id=\"attachment_2953\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_5.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2953\" class=\"wp-image-2953\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_5-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_5-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_5-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_5-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_5.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2953\" class=\"wp-caption-text\">Le Miroir d&rsquo;Eau : Lauren Lodge-Campbell (soprano), Sean Clayton (t\u00e9nor), Rapha\u00eblle Saudinos (com\u00e9dienne)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le but \u00e9tait aussi musical! Ce soir-l\u00e0, nous avions droit \u00e0 <em>The Indian Queen<\/em> d\u2019Henry Purcell. Ce semi-op\u00e9ra est le dernier ouvrage sur lequel le compositeur a travaill\u00e9 puisqu\u2019il est mort avant m\u00eame d\u2019avoir termin\u00e9 la partition en 1695, seulement \u00e2g\u00e9 de 35 ans. Son fr\u00e8re Daniel a compl\u00e9t\u00e9 le dernier acte mais il n\u2019est en g\u00e9n\u00e9ral pas jou\u00e9 car trop faible par rapport \u00e0 la partition d\u2019une grande qualit\u00e9 laiss\u00e9e par le compositeur. La repr\u00e9sentation se terminera donc sur la mort de la reine Zempoalla. Afin de ne pas terminer trop tragiquement la soir\u00e9e, Paul Agnew nous ajoutera tout de m\u00eame une sorte de bis, avec le beaucoup plus joyeux <em>Come all, come at my call, in this glorious day !<\/em> du m\u00eame Purcell.<\/p>\n<div id=\"attachment_2951\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_3.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2951\" class=\"wp-image-2951\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_3-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_3-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_3-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_3-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_3.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2951\" class=\"wp-caption-text\">Le Miroir d&rsquo;Eau : Jehanne Baraston (danseuse), Pierre-Fran\u00e7ois Doll\u00e9 (danseur), \u00c9lodie Fonnard (soprano), Rapha\u00eblle Saudinos (com\u00e9dienne), Lauren Lodge-Campbell (soprano)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">De par sa d\u00e9nomination, on comprend qu\u2019\u00e0 l\u2019origine, <em>The Indian Queen<\/em> est compos\u00e9 d\u2019une alternance entre chant et parole, encore plus que dans l\u2019op\u00e9ra-comique fran\u00e7ais. Afin d\u2019\u00e9viter d\u2019\u00e9tirer trop la soir\u00e9e, le choix a \u00e9t\u00e9 fait de ne repr\u00e9senter que la reine qui va du coup parler avec nous pour expliquer l\u2019histoire et ses m\u00e9saventures, mais dans un langage modernis\u00e9 sans pour autant \u00eatre trop en d\u00e9calage avec la musique et l\u2019histoire. Seul personnage qui a vraiment de l\u2019\u00e9paisseur, elle tient la soir\u00e9e de sa poigne de fer. Et il faut dire que la com\u00e9dienne <strong>Rapha\u00eblle Saudinos<\/strong> a non seulement la pr\u00e9sence sc\u00e9nique de la reine Zempoalla, mais aussi par la voix parfaitement projet\u00e9e malgr\u00e9 des conditions difficiles (ext\u00e9rieur, pas de mur de retour, un peu de vent). Tout au long de la soir\u00e9e, le charisme agit de belle mani\u00e8re pour montrer toute la morgue de la reine, mais aussi ses doutes qui pointent et finalement sa mort.<\/p>\n<div id=\"attachment_2952\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_4.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2952\" class=\"wp-image-2952\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_4-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_4-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_4-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_4-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_4-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_4.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2952\" class=\"wp-caption-text\">Le Miroir d&rsquo;Eau : Jehanne Baraston (danseuse), Pierre-Fran\u00e7ois Doll\u00e9 (danseur), Rapha\u00eblle Saudinos (com\u00e9dienne), \u00c9lodie Fonnard (soprano)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mise en sc\u00e8ne de <strong>Paul Agnew<\/strong> se r\u00e9v\u00e8le tr\u00e8s sobre et plut\u00f4t lisible dans l\u2019entr\u00e9e et la sortie des personnages. Un grand disque rouge au milieu de la sc\u00e8ne semble correspondre au royaume de la reine. On y trouve un grand si\u00e8ge lui servant de tr\u00f4ne. Par la suite, les diff\u00e9rents intervenants vont venir sur le devant de la sc\u00e8ne pour interagir avec elle ou mimer l\u2019action. Ce sont principalement les deux danseurs d\u2019ailleurs qui feront cette derni\u00e8re action lors de nombreuses danses. La chor\u00e9graphie de <strong>Pierre-Fran\u00e7ois Doll\u00e9<\/strong> respecte les codes de la danse baroque mais n\u2019a rien de passionnant dans sa r\u00e9alisation. Certes on comprend les affects de la musique ainsi repr\u00e9sent\u00e9e sc\u00e9niquement, mais il manque soit plus de gr\u00e2ce soit plus d\u2019\u00e9nergie. Nous avons ici une danse tr\u00e8s galante mais qui manque d\u2019un peu d\u2019\u00e9l\u00e9vation pour fasciner le spectateur.<\/p>\n<div id=\"attachment_2949\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2949\" class=\"wp-image-2949\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_1.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2949\" class=\"wp-caption-text\">Le Miroir d&rsquo;Eau : final de The Indian Queen<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vocalement, nous avons donc deux sopranos, deux t\u00e9nors et une basse. Ce sont sans doute les deux t\u00e9nors qui sont les moins convaincants. Particuli\u00e8rement <strong>Sean Clayton<\/strong> qui semble totalement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 durant le premier duo avec Lauren Lodge-Campbell. Les aigus sont n\u00e9goci\u00e9s tr\u00e8s \u00e9trangement, la voix est particuli\u00e8rement instable. Sur la fin on commence \u00e0 retrouver le chanteur que l\u2019on conna\u00eet mais il y a eu un gros souci au d\u00e9but. <strong>Nicholas Scott<\/strong> semble lui assez \u00e0 l\u2019aise mais manque un peu de caract\u00e9risation et de personnalit\u00e9. Surtout si l\u2019on compare avec les autres chanteurs. <strong>Lauren Lodge-Campbell<\/strong> est superbe et l\u00e9g\u00e8re dans ses interventions, la voix sait se faire a\u00e9rienne et d\u00e9licate. <strong>\u00c9lodie Fonnard<\/strong> donne plus de nuances \u00e0 son chant et d\u00e9peint admirablement les affres de la reine tout en rejoignant dans la d\u00e9licatesse sa coll\u00e8gue lors de l\u2019apparition de z\u00e9phirs. Enfin, <strong>Padraic Rowan<\/strong> impressionne par la noblesse de ton et la beaut\u00e9 de la voix. Grave et aigus sont timbr\u00e9s, sonores et il donne \u00e0 ses interventions une majest\u00e9 qui conviennent parfaitement aux r\u00f4les de puissants qu\u2019il doit montrer. La basse semble se d\u00e9velopper de bien belle mani\u00e8re depuis le Jardin des voix de <a href=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1438\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">2017<\/a> vu ici-m\u00eame.<\/p>\n<div id=\"attachment_2950\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_2.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2950\" class=\"wp-image-2950\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_2-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_2-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_2-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_2-768x511.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_2.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2950\" class=\"wp-caption-text\">Le Miroir d&rsquo;Eau : Padraic Rowan (basse), Rapha\u00eblle Saudinos (com\u00e9dienne)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de Rapha\u00eblle Saudinos, l\u2019autre grand triomphateur de la soir\u00e9e est bien s\u00fbr l\u2019ensemble des <strong>Arts Florissants<\/strong>. Ch\u0153ur et orchestre sont comme toujours irr\u00e9prochables. Les chanteurs sont une petite quinzaine seulement, tous capables de chanter des parties solistes mais sachant aussi comme toujours fondre leur voix dans un ensemble. Et nous avons ici du coup de somptueux moments, comme le ch\u0153ur final plein de retenue et de noblesse, nous donnant la majest\u00e9 n\u00e9cessaire mais aussi une d\u00e9licatesse dont peu de ch\u0153urs sont capables. L\u2019orchestre lui r\u00e9pond avec beaucoup de nettet\u00e9 sous la direction de <strong>Paul Agnew<\/strong>. Emmen\u00e9s par un continuo assez fou (<strong>Thomas Dunford<\/strong>, <strong>Myriam Rignol<\/strong>, <strong>Douglas Balliett<\/strong> et <strong>Florian Carr\u00e9<\/strong> au clavecin), les musiciens nous offrent une profusion de couleurs et de rythmes, aussi saisissants dans les passages dramatiques que dans les \u00e9vocations d\u2019esprits. Le chef les couve, les dirige avec finesse pour mettre en relief la richesse de cette partition foisonnante. On avait d\u00e9j\u00e0 en <a href=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2289\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">2019<\/a> senti l\u2019affinit\u00e9 entre le chef et Purcell lors du concert du soir de la journ\u00e9e \u00e0 Thir\u00e9 et sur une plus longue dur\u00e9e on retrouve la m\u00eame qualit\u00e9 et le m\u00eame art des d\u00e9tails. Il sait faire ressortir toutes les couleurs de l\u2019orchestration magnifique de Purcell, sachant cr\u00e9er magie ou drame.<\/p>\n<div id=\"attachment_2955\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_6.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2955\" class=\"wp-image-2955\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_6-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_6-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_6-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_6-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWC_Indian_queen_6.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2955\" class=\"wp-caption-text\">Le Miroir d&rsquo;Eau : les saluts.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La soir\u00e9e aura \u00e9t\u00e9 au niveau de la journ\u00e9e et des jardins : passionnante. Le traitement des dialogues a permis de resserrer l\u2019action, de se centrer sur cette figure principale de la reine Zempoalla. La magie entre la r\u00e9alisation musicale, th\u00e9\u00e2trale et le jardin a parfaitement fonctionn\u00e9, nous faisant oublier o\u00f9 nous nous trouvions pendant toute la soir\u00e9e.<\/p>\n<ul>\n<li>Thir\u00e9<\/li>\n<li>Les Jardins de William Christie, Le Miroir d\u2019Eau<\/li>\n<li>27 ao\u00fbt 2021, 20h<\/li>\n<li>Henry Purcell (1659-1695) : The Indian Queen, semi op\u00e9ra inachev\u00e9<\/li>\n<li>Mise en espace, Paul Agnew ; Chor\u00e9graphie, Pierre-Fran\u00e7ois Doll\u00e9<\/li>\n<li>\u00c9lodie Fonnard \/ Lauren Lodge-Campbell, soprano<\/li>\n<li>Sean Clayton \/ Nicholas Scott, t\u00e9nor<\/li>\n<li>Padraic Rowan, basse<\/li>\n<li>Pierre-Fran\u00e7ois Doll\u00e9 \/ Jehanne Baraston, danseurs<\/li>\n<li>Rapha\u00eblle Saudinos, com\u00e9dienne (Zempoalla)<\/li>\n<li>Les Arts Florissants<\/li>\n<li>Paul Agnew, direction<\/li>\n<\/ul>\n<h6>7 &#8211; M\u00e9ditations \u00e0 l&rsquo;aube de la nuit : Bach<\/h6>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme tous les ans, la journ\u00e9e se termine dans l\u2019\u00e9glise de Thir\u00e9, en comit\u00e9 restreint pour une m\u00e9ditation. Apr\u00e8s la procession entre les jardins et l\u2019\u00e9glise, nous voici install\u00e9s pour \u00e9couter Thomas Dunford jouer du Bach. Une Suite et la chaconne d\u2019une Partita. Comme toujours, Paul Agnew nous fait une petite introduction, nous pr\u00e9cise qu\u2019il ne faudra pas applaudir \u00e0 la fin\u2026 et laisse le musicien s\u2019installer.<\/p>\n<div id=\"attachment_2954\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWV_meditations.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2954\" class=\"wp-image-2954\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWV_meditations-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWV_meditations-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWV_meditations-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWV_meditations-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWV_meditations-768x768.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWV_meditations-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/JCWV_meditations.jpg 1440w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2954\" class=\"wp-caption-text\">\u00c9glise de Thir\u00e9 : Thomas Dunford (luth)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Thomas Dunford<\/strong> a enregistr\u00e9 il y a quelques ann\u00e9es un disque complet consacr\u00e9 \u00e0 Bach avec notamment ces deux pi\u00e8ces dans leur int\u00e9gralit\u00e9. On conna\u00eet son amour de cette musique et le talent qui lui permet de rendre justice \u00e0 ces partitions au travers de tr\u00e8s beaux arrangements de sa main. D\u00e8s le d\u00e9but, on est marqu\u00e9 par la virtuosit\u00e9 et la finesse du jeu. Du fait de l\u2019instrument, il ne peut les jouer au m\u00eame tempo que le violoncelle mais donne une vision vraiment int\u00e9ressante. Paul Agnew nous avait dit qu\u2019il \u00e9tait quasi certain que ces suites aient \u00e9t\u00e9 jou\u00e9es \u00e0 un moment au luth du temps de Bach. Nous ne le saurons s\u00fbrement jamais avec certitude mais de toute fa\u00e7on qu\u2019importe. Nous avons un jeu quasi hypnotique dans ces deux partitions et l\u2019on est encore une fois emport\u00e9 dans un monde \u00e0 part, parfaitement \u00e9tranger \u00e0 ce qui nous entoure. On pourra bien s\u00fbr regretter une acoustique un peu trop r\u00e9verb\u00e9r\u00e9e pour avoir tout le d\u00e9tail du jeu, mais l\u2019on entend tout de m\u00eame toutes les intentions et les nuances.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement, le charme est bien vite rompu. D\u2019habitude les musiciens arr\u00eatent de jouer, posent leur instrument et attendent sans bouger que le silence s\u2019\u00e9tablisse et dure quelques minutes avant de quitter la sc\u00e8ne. Mais tr\u00e8s rapidement Thomas Dunford se l\u00e8ve pour quitter la sc\u00e8ne, provoquant le m\u00eame effet chez le public qui ne cherche d\u2019ailleurs m\u00eame pas \u00e0 faire le moins de bruit possible.<\/p>\n<ul>\n<li>Thir\u00e9<\/li>\n<li>Les Jardins de William Christie, \u00c9glise de Thir\u00e9<\/li>\n<li>27 ao\u00fbt 2021, 23h<\/li>\n<li>M\u00e9ditations \u00e0 l\u2019aube de la nuit<\/li>\n<li>Johann Sebastian Bach (1685-1750), Suite BWV 1007<\/li>\n<li>Johann Sebastian Bach (1685-1750), Partita BWV 1004 : Chaconne<\/li>\n<li>Thomas Dunford, luth<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 donc la fin d\u2019une journ\u00e9e comme toujours magique, qui nous fait profiter d\u2019un jardin magnifique avec toujours cette musique qui baigne nos oreilles pendant tout l\u2019apr\u00e8s-midi et la soir\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La tradition avait \u00e9t\u00e9 rompue l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re vu les conditions de d\u00e9roulement du festival (pas de d\u00e9ambulation, une structure beaucoup plus stricte dans les placements\u2026). \u00c0 l\u2019\u00e9poque, la peur \u00e9tait [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[165,55,14,124,88,39,24,100,13,71],"class_list":["post-2938","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-bach","tag-epoque_baroque","tag-integrale","tag-le-camus","tag-marais","tag-monteverdi","tag-musique-religieuse","tag-purcell","tag-recital","tag-vivaldi","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-Lo","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2938","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2938"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2938\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2958,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2938\/revisions\/2958"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2938"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2938"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2938"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}