{"id":2826,"date":"2021-05-18T16:13:36","date_gmt":"2021-05-18T14:13:36","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2826"},"modified":"2021-05-18T16:13:36","modified_gmt":"2021-05-18T14:13:36","slug":"le-medecin-malgre-lui-quand-gounod-regarde-vers-les-grands-anciens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2826","title":{"rendered":"<i>Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui<\/i>, quand Gounod regarde vers les grands anciens"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2826\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2828\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin01-199x300.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"452\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin01-199x300.png 199w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin01-680x1024.png 680w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin01-768x1156.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin01-1020x1536.png 1020w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin01-1360x2048.png 1360w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Le choc \u00e9tait rude apr\u00e8s la disparition subite de <em>La Nonne Sanglante<\/em> mais Charles Gounod remit le m\u00e9tier en place et souhaitait se lancer dans la composition d\u2019un <em>Ivan le Terrible<\/em> \u00e0 partir de 1856. Malheureusement, le livret fut interdit par la censure. On retrouvera quelques morceaux dans le <em>Faust<\/em> qui devait \u00eatre l\u2019op\u00e9ra suivant cr\u00e9\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre-Lyrique. Tout \u00e9tait pr\u00e9vu, la composition avan\u00e7ait fort bien\u2026 mais L\u00e9on Carvalho (directeur du th\u00e9\u00e2tre), appris qu\u2019une pi\u00e8ce sur le m\u00eame sujet devait \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e au Th\u00e9\u00e2tre de la Porte Saint-Martin. Il n\u2019\u00e9tait donc plus envisageable de repr\u00e9senter tout de suite l\u2019ouvrage. Gounod arr\u00eata donc et L\u00e9on Carvalho lui proposa de travailler sur une pi\u00e8ce adapt\u00e9e de Moli\u00e8re. Apr\u00e8s consultation avec les librettistes Barbier et Carr\u00e9, le choix se porta sur <em>Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui<\/em> avec en pr\u00e9vision une cr\u00e9ation pour 1858. Pour la premi\u00e8re fois, le compositeur allait se frotter \u00e0 un ouvrage comique. La forme \u00e9tait \u00e9tablie : une grande partie du texte de Moli\u00e8re \u00e9tait conserv\u00e9 et le texte des parties chant\u00e9es \u00e9taient elles de Barbier et Carr\u00e9. Gounod renouait avec l\u2019histoire puisqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation du <em>Malade Imaginaire<\/em> il existait des musiques de Charpentier, et encore auparavant Lully avait \u00e9crit les musiques de plusieurs com\u00e9dies-ballets comme <em>Le Bourgeois Gentilhomme<\/em>. La seule diff\u00e9rence (et de taille !) est qu\u2019ici le dialogue n\u2019a pas pu avoir lieu entre le compositeur et le dramaturge !<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ouvrage failli pourtant ne pas avoir l\u2019honneur d\u2019\u00eatre cr\u00e9\u00e9. En effet, la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise voulu emp\u00eacher l\u2019op\u00e9ra d\u2019\u00eatre jou\u00e9 car elle consid\u00e9rait que c\u2019\u00e9tait de son domaine et non de celui du Th\u00e9\u00e2tre Lyrique. Gounod \u00e9crira donc au directeur des Beaux-Arts pour essayer de justifier la cr\u00e9ation de ce qu\u2019il consid\u00e9rait comme un op\u00e9ra buffa fran\u00e7ais. Il faudra finalement que la Princesse Mathilde (cousine de Napol\u00e9on III) intervienne afin que les choses soient r\u00e9gl\u00e9es. Ainsi le 15 janvier 1858, pour l\u2019anniversaire de la naissance de Moli\u00e8re, <em>Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui<\/em> prend vie sur les planches et finalement avec le soutien d\u2019Edmond Got de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise qui apportera ses conseils non seulement pour la mise en sc\u00e8ne, mais aussi pour la d\u00e9clamation du texte de Moli\u00e8re.<\/p>\n<div id=\"attachment_2829\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin02.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2829\" class=\"wp-image-2829\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin02-231x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"325\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin02-231x300.jpg 231w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin02-788x1024.jpg 788w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin02-768x998.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin02.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2829\" class=\"wp-caption-text\">Partition d&rsquo;orchestre de la cr\u00e9ation en 1858.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme indiqu\u00e9 ci-dessus, la musique ne fait qu\u2019intervenir partiellement dans cet ouvrage. Contrairement \u00e0 un \u00ab v\u00e9ritable \u00bb op\u00e9ra-comique o\u00f9 les dialogues s\u2019intercalent entre les moments de chants, ici c\u2019est la musique qui s\u2019intercale entre les moments de th\u00e9\u00e2tre. En tout et pour tout, la musique ne dure pas plus d\u2019une heure\u2026 voir peut-\u00eatre m\u00eame moins de 50 minutes en fonction du tempo adopt\u00e9. Gounod semble s\u2019\u00eatre r\u00e9gal\u00e9 \u00e0 adapter la pi\u00e8ce de Moli\u00e8re tout en ayant grand soin de la respecter. La pr\u00e9servation du texte original pour les sc\u00e8nes parl\u00e9es d\u00e9j\u00e0, mais aussi le style adopt\u00e9. D\u00e8s les premiers accords de l\u2019ouverture, on retrouve non pas une composition baroque, mais des formules et des th\u00e8mes qui nous font songer \u00e0 ce que faisaient Lully ou Charpentier. Grand connaisseur de la musique baroque (il en avait adapt\u00e9 certains airs pour Pauline Viardot par exemple !), Gounod ne singe pas, il ne pastiche m\u00eame pas\u2026 il essaye juste de varier les effets et de donner une couleur \u00ab grand si\u00e8cle \u00bb \u00e0 sa partition tout en jouant avec des moyens parfaitement de son \u00e9poque ! Ainsi les grands aplats de l\u2019ouverture, l\u2019utilisation de formes ferm\u00e9es telles que le fabliau ou la s\u00e9r\u00e9nade\u2026 tout cela nous emporte dans un monde diff\u00e9rent, qui semble faire un clin d\u2019\u0153il \u00e0 l\u2019histoire musicale. La meilleure description est sans doute celle faire par Hector Berlioz \u00e0 Hans van B\u00fclow :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Le compositeur s\u2019est propos\u00e9, on le voit d\u00e8s le d\u00e9but, de rev\u00eatir son style d\u2019une teinte ancienne qui le fait souvent ressembler \u00e0 celui de Lully. Le fran\u00e7ais de la pi\u00e8ce n\u2019\u00e9tant d\u00e9j\u00e0 plus tout \u00e0 fait celui de notre \u00e9poque, cette intention de donner au style musical des formes r\u00e9trospectives analogues \u00e0 celles qui existaient au temps de Moli\u00e8re me para\u00eet parfaitement motiv\u00e9 ; ce rend l\u2019ouvrage plus homog\u00e8ne et en compl\u00e8te la physionomie. Il n\u2019y a d\u2019ailleurs pas trop \u00e0 s\u2019alarmer de cet archa\u00efsme. L\u2019imitation de Lulli n\u2019est pas pouss\u00e9e trop loin et jamais le digne auteur d\u2019<em>Atys<\/em> et d\u2019<em>Armide<\/em> ne r\u00eava des combinaisons musicales de la nature de celles que M. Gounod a employ\u00e9es pour l\u2019imiter. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les archa\u00efsmes sont d\u2019ailleurs repris dans le texte du duo Barbier et Carr\u00e9 puisqu\u2019on a r\u00e9guli\u00e8rement un fran\u00e7ais d\u00e9form\u00e9 pour le vieillir ou le rendre plus paysan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La partition en elle-m\u00eame se r\u00e9duit aux num\u00e9ros suivants :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ouverture<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b01 Duo entre Sganarelle et Martine<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b02 Couplets de Martine<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b03 Couplets de Sganarelle (le fameux air des \u00ab glouglous \u00bb)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b04 Trio entre Sganarelle, Lucas et Val\u00e8re<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte I, N\u00b05 Ch\u0153ur des fagotiers et fagoti\u00e8res<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, Entr\u2019acte<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b06 Entracte et S\u00e9r\u00e9nade de L\u00e9andre<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b07 Couplets de Jacqueline<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b08 Sextuor entre Lucinde, Jacqueline, Lucas, Sganarelle, Val\u00e8re et G\u00e9ronte<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte II, N\u00b09bis fabliau de L\u00e9andre et ch\u0153ur<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte III, Entr\u2019acte<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte III, N\u00b010 Air de Sganarelle<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte III, N\u00b011 Sc\u00e8ne et ch\u0153ur entre Sganarelle et les paysans<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte III, N\u00b011bis Changement \u00e0 vue<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte III, N\u00b012 Duo entre Sganarelle et Jacqueline<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte III, N\u00b013 Couplets et Ensemble (Lucinde, Jacqueline, L\u00e9andre, Sganarelle, G\u00e9ronte)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Acte III, N\u00b014 Ch\u0153ur<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin00.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2827\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin00-228x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"329\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin00-228x300.jpg 228w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin00-778x1024.jpg 778w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin00-768x1011.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin00.jpg 1140w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>Parmi ces pi\u00e8ces musicales, on retiendra certains morceaux plus que d\u2019autres. Il y a bien s\u00fbr cette ouverture pleine de noblesse qui o\u00f9 les premiers accords pompeux s\u2019interrompent rapidement pour laisser place \u00e0 un orchestre beaucoup plus mobile et vari\u00e9 et sautillant o\u00f9 on retrouve la touche de Gounod tout en quittant ici l\u2019inspiration ancienne. Les vents se taillent ici la part du lion avec des envol\u00e9es et des m\u00e9lodies splendides pleines de verves. Le fameux air des glouglous de Sganarelle bien s\u00fbr restera une des pi\u00e8ces de choix, rempla\u00e7ant un passage d\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 lors de la cr\u00e9ation de la pi\u00e8ce de Moli\u00e8re. Sur un accompagnement en pizzicatos et en notes piqu\u00e9es chez les vents. On trouve un l\u00e9ger balancement parfaitement en phase avec l\u2019esprit alcoolique de Sganarelle, de m\u00eame que ces m\u00e9lodies qui tournent r\u00e9guli\u00e8rement sur quelques mots. La s\u00e9r\u00e9nade de L\u00e9andre semble elle aussi tout droit sortie de l\u2019inspiration baroque ou du moins mozartienne par la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de l\u2019accompagnement mais aussi par la ligne m\u00e9lodique toute d\u00e9cor\u00e9e. Bien s\u00fbr, on retient forc\u00e9ment le grand sextuor de l\u2019acte II o\u00f9 Gounod r\u00e9ussit non seulement \u00e0 mettre en situation les diff\u00e9rents personnages, mais de plus en d\u00e9ployant une inventivit\u00e9 folle entre les sortes de braiment musicaux de Lucinde et la folie rossinienne de Sganarelle dans le quasi syllabique n\u00e9cessaire. Et tous se retrouvent dans de grands ensembles qu\u2019encore une fois ne renierait pas le ma\u00eetre de Pesaro ! Mais au final il est difficile de ne pas citer presque tous les num\u00e9ros tant ils sont habillement compos\u00e9s, depuis les couplets de Martine et Jacqueline qui trouvent chacun leurs tons propre avec l\u2019humour mais aussi la critique qui point. De m\u00eame pour la sc\u00e8ne entre les paysans et Sganarelle qui fait ressortir parfaitement la violence quasi animale des paysans face \u00e0 ce faux m\u00e9decin qui critique habillement la m\u00e9decine traditionnelle. Bon nombre de compositeurs ont port\u00e9 aux nues cette partition et l\u2019on comprend pourquoi tant chaque passage est habilement compos\u00e9 : Berlioz comme indiqu\u00e9 ci-dessus, mais aussi Reyer, Bizet, Stravinsky ou encore m\u00eame Richard Strauss !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 un grand succ\u00e8s, l\u2019ouvrage ne r\u00e9ussira pas \u00e0 gagner beaucoup d\u2019argents au grand d\u00e9sespoir de Bizet qui s\u2019en lamenta dans une lettre \u00e0 sa m\u00e8re o\u00f9 il d\u00e9clara \u00e0 propos du <em>M\u00e9decin<\/em> : \u00ab C\u2019est d\u00e9cid\u00e9ment la plus jolie chose qu\u2019on ait faite dans le genre comique depuis Gr\u00e9try. \u00bb Malgr\u00e9 cela, L\u00e9on Carvalho continua \u00e0 laisser l\u2019ouvrage sur la sc\u00e8ne lui permettant de d\u2019acc\u00e9der au nombre rare de 142 repr\u00e9sentation en dix ans avant de passer \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique o\u00f9 il d\u00e9passera les cent repr\u00e9sentations en 1978\u2026 Preuve de son succ\u00e8s, Diagilev repris l\u2019ouvrage \u00e0 Monte-Carlo en 1924 avec des r\u00e9citatifs d\u2019Erik Satie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n\u2019existe pas \u00e0 proprement parler d\u2019int\u00e9grale avec texte et musique. R\u00e9cemment le Grand Th\u00e9\u00e2tre de Gen\u00e8ve a mont\u00e9 <em>Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui<\/em> dans sa version compl\u00e8te avec une distribution jeune d\u2019o\u00f9 \u00e9mergeaient le jeune Stanislas de Barbeyrac en L\u00e9andre et Boris Grappe en Sganarelle dans une mise en sc\u00e8ne de Laurent Pelly. Si la production a \u00e9t\u00e9 film\u00e9e, elle n\u2019a malheureusement pas \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e en DVD alors que cela aurait combl\u00e9 un gros manque dans la discographie de Charles Gounod. Officiellement, il n\u2019y a donc que trois versions sans le texte de Moli\u00e8re et m\u00eame avec des coupures dans les num\u00e9ros voir m\u00eame de num\u00e9ros complets : une version de 1959 avec \u00e0 la baguette Tony Aubin sans dialogue alors qu\u2019on entend des amorces de texte par endroits, une version de 1962 dirig\u00e9e par Nino Sanzogno avec une partition quasiment int\u00e9grale mais un r\u00e9citant italien \u00e0 la place du texte de Moli\u00e8re\u2026 et une version plus coup\u00e9e de 1972 dirig\u00e9e par Jean-Claude Hartemann \u00e0 partir d\u2019une captation radiophonique et sans dialogue. Il semble que lors de la diffusion, un r\u00e9citant permettait l\u2019articulation entre les num\u00e9ros\u2026 peut-\u00eatre m\u00eame avions-nous alors l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la partition !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin03.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2830\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin03-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin03-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin03-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin03-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin03.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>Pour les coupures, dans les trois cas nous voyons l\u2019ouverture amput\u00e9e de 27 mesures rapidement, puis deux coupures diff\u00e9rentes d\u2019au moins 2 pages de la partition piano-chant. Il est dommage de n\u2019avoir pas donn\u00e9 cette ouverture en entier tant elle pose bien le sujet. Ensuite on notera que Sanzogno introduit le premier acte par le ch\u0153ur qui normalement le termine. Ce ch\u0153ur sera tout simplement coup\u00e9 chez Aubin et Hartemann (comme tous les passages avec ch\u0153ur, comme s\u2019il n\u2019y en avait pas lors de l\u2019enregistrement !). Peu de coupures par la suite si ce n\u2019est dans le Trio (N\u00b04) o\u00f9 la version italienne de 1962 et la fran\u00e7aise de 1959 r\u00e9duisent le dialogue entre Sganarelle, Lucas et Val\u00e8re. On perd ici le quiproquo o\u00f9 le fagotier se vente de son art \u00e0 faire des fagots alors que les deux serviteurs veulent lui faire avouer qu\u2019il est m\u00e9decin. Au deuxi\u00e8me acte, Hartemann coupe l\u2019entracte qui introduit la s\u00e9r\u00e9nade de L\u00e9andre ainsi que le ch\u0153ur final (Aubin ne coupe que ce dernier ch\u0153ur). Sanzogno lui donne l\u2019acte en entier sauf au moment de la citation latine de Sganarelle qu\u2019il diminue de moiti\u00e9. Enfin pour le dernier acte, on soup\u00e7onne l\u2019\u00e9diteur de la version Aubin d\u2019avoir supprim\u00e9 des num\u00e9ros pour faire tenir les \u00ab extraits \u00bb dans le temps restant du disque de <em>Ma\u00eetre Pierre<\/em>. En effet il nous manque l\u2019air de Sganarelle, la sc\u00e8ne entre Sganarelle et les paysans et le final. Hartemann coupe encore une fois l\u2019entracte, puis comme pour Sanzogno nous n\u2019avons qu\u2019un seul couplet pour l\u2019air de Sganarelle \u00ab Vive la m\u00e9decine \u00bb (N\u00b010). Toujours chez Hartemann, on perd en totalit\u00e9 le N\u00b011 qui voit un dialogue entre Sganarelle et des paysans. Cette coupure est vraiment dommage car la sc\u00e8ne est vraiment tr\u00e8s finement \u00e9crite et montre bien toute la critique de Moli\u00e8re sur la m\u00e9decine de l\u2019\u00e9poque. Enfin dans les deux cas, le final pr\u00e9sent dans l\u2019\u00e9dition piano-chant n\u2019est pas coh\u00e9rent avec les enregistrements. Dans l\u2019enregistrement dirig\u00e9 par Sanzogno nous avons un ch\u0153ur sur le premier th\u00e8me de l\u2019ouverture alors que Hartemann reprend le \u00ab En habile homme \u00bb de l\u2019acte II. On le voit, quelques coupures de part et d\u2019autres, parfois vraiment dommageable \u00e0 la musique. Aubin se trouve \u00eatre finalement, en dehors des musiques d\u2019entracte, la m\u00eame version qu\u2019Hartemann mais avec des num\u00e9ros en moins et une coupure un plus alors qu\u2019Hartemann est d\u00e9j\u00e0 plus coup\u00e9 que Sanzogno avec notamment ces ch\u0153urs dont celui des fagotiers et fagoti\u00e8res qui est superbement \u00e9crit o\u00f9 les m\u00e9lodies se r\u00e9pondent et se marient de belle mani\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019un point de vue purement qualit\u00e9 d\u2019enregistrement, la version dirig\u00e9e par <strong>Jean-Claude Hartemann<\/strong> est beaucoup plus agr\u00e9able \u00e0 l\u2019\u00e9coute avec une prise de son plus nette et plus proche. Dix ans ou plus ont pass\u00e9 par rapport aux deux enregistrements pr\u00e9c\u00e9dents et on sent aussi que la technique est plus \u00e9prouv\u00e9e \u00e0 l\u2019O.R.T.F qu\u2019\u00e0 la RAI de Rome. Les orchestres sont de belle qualit\u00e9 mais l\u00e0 encore, on notera chez l\u2019Orchestre Lyrique de l\u2019O.R.T.F des couleurs plus claires et l\u00e9g\u00e8res surtout avec la direction vive d\u2019Hartemann. <strong>Sanzogno<\/strong> n\u2019a pas \u00e0 rougir de sa prestation, mais on sent un peu moins de vie alors que l\u2019op\u00e9ra-comique doit est sautillant et vif d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre sans jamais un moment de repos, m\u00eame dans des passages plus d\u00e9licats comme la s\u00e9r\u00e9nade de L\u00e9andre ou le fabliau. Pour <strong>Aubin<\/strong>, la prise de son n\u2019aide pas et on sent quelques lenteurs comme dans le grand ensemble du III. D\u2019un point de vue diction, difficile de rivaliser avec les deux enregistrements fran\u00e7ais tant chacun des chanteurs est parfaitement intelligible avec une connaissance parfaite du style permettant de jouer ce r\u00e9pertoire. Mais la RAI montre de beaux efforts pour rendre le texte compr\u00e9hensible !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les trois cas ce sont plus des troupes qui sont r\u00e9unies que des chanteurs. Malgr\u00e9 les airs des uns ou des autres, il n\u2019y a jamais un besoin particulier de briller, mais par contre il faut faire vivre totalement son personnage. Et l\u00e0 encore, Hartemann tout comme Aubin ont r\u00e9unis des troupes parfaitement \u00e0 l\u2019aise avec ce style si particulier de l\u2019op\u00e9ra-comique. S\u2019en d\u00e9gage bien s\u00fbr un <strong>Jean-Christophe Benoit<\/strong> chez Hartemann particuli\u00e8rement \u00e0 l\u2019aise vocalement alors que le r\u00f4le est h\u00e9riss\u00e9 d\u2019aigu (les fas aigus sont r\u00e9guliers dans la partition !). Le baryton offre toute sa verve \u00e0 ce grand poltron mais aussi sa bonhomie. La final du deuxi\u00e8me acte avec la consultation est bien s\u00fbr admirablement men\u00e9e avec vivacit\u00e9, virtuosit\u00e9 et grand sens du th\u00e9\u00e2tre. Face \u00e0 lui, <strong>Scipio Colombo<\/strong> manque peut-\u00eatre d\u2019un peu de jeunesse dans le timbre, d\u2019un je ne sais quoi de plus piquant et comique. On note aussi une moindre aisance avec la tessiture tr\u00e8s aigue. Enfin <strong>Louis Musy<\/strong> \u00e0 l\u2019aisance th\u00e9\u00e2trale, mais une voix peut-\u00eatre un peu trop sombre et \u00e2g\u00e9e pour montrer toute la finesse du personnage. Les r\u00f4les de Martine et Jacqueline sont tr\u00e8s bien chant\u00e9s avec la gouaille n\u00e9cessaire dans les diff\u00e9rents enregistrements (on notera d\u2019ailleurs que la Jacqueline d\u2019 Hartemann est la Lucinde d\u2019Aubin !). L\u00e9andre b\u00e9n\u00e9ficie chez Nino Sanzogno d\u2019un <strong>Eric Tappy<\/strong> superbe et plus virile que le tr\u00e8s l\u00e9ger mais bien chantant <strong>Michel Hamel<\/strong> alors que <strong>Michel Cadiou<\/strong> est assez sobre sans atteindre la finesse de Tappy. <strong>Italo Tajo<\/strong> dans la version italienne semble ne pas vouloir tout \u00e0 fait chanter le r\u00f4le de G\u00e9ronte, ce qui est regrettable tout de m\u00eame dans les ensembles. Le r\u00f4le de Lucinde est assez restreint et se limite \u00e0 ses \u00ab Han hi hon ha \u00bb de l\u2019acte II et sa fr\u00e9n\u00e9sie \u00e0 parler dans le troisi\u00e8me acte. <strong>Andr\u00e9e Aub\u00e9ry<\/strong> <strong>Lucchini<\/strong> est tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise tout comme <strong>Lina Dachary<\/strong>, mais j\u2019avoue une pr\u00e9f\u00e9rence pour <strong>Monique Sti\u00f4t<\/strong> au timbre plus acide permettant de faire parfaitement passer ses onomatop\u00e9es et sa quasi folie dans le dernier ensemble. Enfin, on notera la pr\u00e9sente de <strong>Joseph Peyron<\/strong> en Lucas chez Aubin et Hartemann. Le t\u00e9nor a toujours ce timbre si particulier et cette diction si miraculeuse\u2026 et le r\u00f4le lui convient tr\u00e8s bien. Surtout, il est parfaitement diff\u00e9renci\u00e9 de <strong>Jean Martin<\/strong> en Val\u00e8re l\u00e0 o\u00f9 les deux chanteurs t\u00e9nor et baryton sont plus confondus dans la version italienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Encore une fois, plusieurs versions, mais aucune totalement parfaite. Il y a chez Hartemann le style, la diction, la prise de son et le th\u00e9\u00e2tre parfait\u2026 mais aussi des coupures alors que Sanzogno est presque int\u00e9grale mais avec une moindre connaissance du style que ce soit dans la direction comme chez les chanteurs. Aubin est aussi une bonne piste, mais la quantit\u00e9 de coupure et la prise de son feront naturellement pencher la balance du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Hartemann. Pour \u00e9couter et d\u00e9couvrir, il n\u2019y aura de toute fa\u00e7on peut-\u00eatre pas beaucoup \u00e0 h\u00e9siter. La version dirig\u00e9e par Hartemann est \u00e9dit\u00e9e chez Musidisc dans la collection \u00ab Gaiet\u00e9 Lyrique \u00bb\u2026 et malheureusement depuis son \u00e9dition en 1993 elle est bien difficilement trouvable alors que la version Sanzogno est parue chez Walhall entre autre et est disponible aussi en num\u00e9rique chez Cantus Classics. Pour Aubin, elle est pr\u00e9sente en compl\u00e9ment de <em>Ma\u00eetre Pierre<\/em> de Gounod chez Malibran. Il est sinon possible de trouver la vid\u00e9o de Gen\u00e8ve\u2026 peut-\u00eatre moins vivante vocalement que la version Hartemann mais qui permet d\u2019entendre un style plus r\u00e9cent et la musique dans son contexte avec le texte de Moli\u00e8re.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin06.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2833\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin06-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin06-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin06-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin06-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin06.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a><\/p>\n<ul>\n<li>Charles Gounod (1818-1893), Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui, op\u00e9ra-comique en trois actes<\/li>\n<li>Sganarelle, Louis Musy ; Martine, Freda Betti ; Jacqueline, Agn\u00e8s Disney ; Lucinde, Lina Dachary ; L\u00e9andre, Michel Cadiou ; Lucas, Joseph Peyron ; Val\u00e8re, Lucien Lovano ; G\u00e9ronte, Charles Clavensy<\/li>\n<li>Orchestre de l\u2019O.R.T.F<\/li>\n<li>Tony Aubin, direction<\/li>\n<li>2 CD Malibran, CDRG193 (en compl\u00e9ment de Ma\u00eetre Pierre). Enregistr\u00e9 \u00e0 Paris, en 1959.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin04.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2831\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin04-300x293.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"195\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin04-300x293.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin04-768x749.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Medecin04.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a><\/p>\n<ul>\n<li>Charles Gounod (1818-1893), Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui, op\u00e9ra-comique en trois actes<\/li>\n<li>Sganarelle, Scipio Colombo ; Martine, Luisella Ciaffi Ricagno ; Jacqueline, Miti Truccato Pace ; Lucinde, Andr\u00e9e Aub\u00e9ry Lucchini ; L\u00e9andre, Eric Tappy ; Lucas, Antonio Pietrini ; Val\u00e8re, Paolo Montarsolo ; G\u00e9ronte, Italo Tajo ; R\u00e9citant : Roberto Bertea<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de la RAI de Rome<\/li>\n<li>Orchestre de la RAI de Rome<\/li>\n<li>Nino Sanzogno, direction<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-4.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2834\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-4-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-4-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-4-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-4-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-4.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a><\/p>\n<ul>\n<li>Charles Gounod (1818-1893), Le M\u00e9decin Malgr\u00e9 Lui, op\u00e9ra-comique en trois actes<\/li>\n<li>Sganarelle, Jean-Christophe Benoit ; Martine, Janine Capd\u00e9rou; Jacqueline, Lina Dachary ; Lucinde, Monique Sti\u00f4t ; L\u00e9andre, Michel Hamel ; Lucas, Joseph Peyron ; Val\u00e8re, Jean Martin ; G\u00e9ronte, Jean-Louis Soumagnas<\/li>\n<li>Orchestre de l\u2019O.R.T.F<\/li>\n<li>Jean-Claude Hartemann, direction<\/li>\n<li>1 CD Gait\u00e9 Lyrique, 20232-2. Enregistr\u00e9 \u00e0 Paris, en 1972.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le choc \u00e9tait rude apr\u00e8s la disparition subite de La Nonne Sanglante mais Charles Gounod remit le m\u00e9tier en place et souhaitait se lancer dans la composition d\u2019un Ivan le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2,3],"tags":[9,57,49,14,23],"class_list":["post-2826","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-disque-dvd","category-musique_classique","tag-cd","tag-epoque_romantique","tag-gounod","tag-integrale","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-JA","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2826","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2826"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2826\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2837,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2826\/revisions\/2837"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2826"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2826"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2826"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}