{"id":2760,"date":"2020-12-14T14:27:38","date_gmt":"2020-12-14T13:27:38","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2760"},"modified":"2020-12-14T14:27:38","modified_gmt":"2020-12-14T13:27:38","slug":"archive-grandiose-lucia-di-lammermoor-de-patrizia-ciofi-paris-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2760","title":{"rendered":"Archive : Grandiose <i>Lucia di Lammermoor<\/i> de Patrizia Ciofi, Paris 2013"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2760\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2770 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_4-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_4-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_4-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_4-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_4.jpg 433w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>On continue dans les archives&#8230; cette fois, une ouverture de\u00a0 saison pour l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris qui a sans doute laiss\u00e9 des traces dans les m\u00e9moires des spectateurs&#8230; mise en sc\u00e8ne contest\u00e9e mais Lucia irr\u00e9elle et magique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le premier spectacle de la saison 2013-2014, l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris remonte la production qui avait fait couler beaucoup d&rsquo;encre \u00e0 sa cr\u00e9ation et a encore provoqu\u00e9 beaucoup de r\u00e9actions lors de sa derni\u00e8re reprise : <em>Lucia di Lammermoor<\/em> vue Andrei Serban. Ouverture de saison d\u00e9j\u00e0 en 2006, la mise en sc\u00e8ne voyait triompher Natalie Dessay. Cette ann\u00e9e, c&rsquo;est Patrizia Ciofi qui rel\u00e8ve le d\u00e9fit : en plus d&rsquo;une partition tr\u00e8s exigeante, elle doit se plier \u00e0 la vision tr\u00e8s athl\u00e9tique du metteur en sc\u00e8ne. Le r\u00e9sultat en ce soir de premi\u00e8re est impressionnant de ma\u00eetrise technique, d&rsquo;\u00e9motion et d&rsquo;investissement.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rompant avec la vision romantique et \u00e9cossaise de l&rsquo;histoire, <strong>Andrei Serban<\/strong> met l&rsquo;accent durant tout le spectacle sur l&rsquo;enferment de Lucia dans un monde d&rsquo;homme. Dans un d\u00e9cor unique que viennent habiller des \u00e9l\u00e9ments de gymnastique, l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne romantique est cern\u00e9e par des soldats, se d\u00e9battant pour s&rsquo;y cr\u00e9er un monde \u00e0 elle. Si le premier acte lui permet de cr\u00e9er avec ces \u00e9l\u00e9ments masculins un monde plus sensible (balan\u00e7oire, for\u00eat de cordes&#8230;), la pression masculine va se faire de plus en plus violente avec pour point culminant l\u2019arriv\u00e9e de son futur \u00e9poux suivi par des banquiers. D\u00e8s l&rsquo;ouverture, la sc\u00e8ne est peupl\u00e9e d&rsquo;acrobates et de gymnastes qui viendront r\u00e9guli\u00e8rement rappeler que le lieu o\u00f9 nous nous trouvons n&rsquo;est en rien un ch\u00e2teau mais bien une zone o\u00f9 la femme n&rsquo;a sa place que comme servante. Serban s&rsquo;est inspir\u00e9 pour les d\u00e9cors de la Salp\u00eatri\u00e8re o\u00f9 la bourgeoisie parisienne venait voir les malades mentaux comme on va au spectacle. Et en effet, le ch\u0153ur va \u00e0 chaque fois rester sur ces gradins qui entourent la sc\u00e8ne, froids et noirs allant m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 regarder la folie de Lucia avec des jumelles. Emprisonn\u00e9e par la pression masculine et ces spectateurs, Lucia n&rsquo;a aucune \u00e9chappatoire sinon la violence. Une autre particularit\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne est son caract\u00e8re athl\u00e9tique. Andrei Serban demande en effet \u00e0 sa Lucia beaucoup de mouvements qui ne sont pas forc\u00e9ment ais\u00e9 durant le chant : son premier air la voit faire de la balan\u00e7oire, la sc\u00e8ne de la folie culmine sur une Lucia assise les jambes dans le vide \u00e0 quelque cinq ou six m\u00e8tre du sol au sommet d\u2019espaliers&#8230; Toujours en mouvement et cherchant \u00e0 \u00e9chapper au sol, la cantatrice doit tout au long de la soir\u00e9e chanter dans des positions les plus vari\u00e9es. Mais attention, tous ces mouvements ne sont pas gratuits et cr\u00e9ent au contraire un personnage passionnant : la fragilit\u00e9 est compens\u00e9e par une \u00e9nergie br\u00fblante, la folie couronn\u00e9e d\u2019un jeu de sc\u00e8ne puissant et touchant.<\/p>\n<div id=\"attachment_2768\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_8.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2768\" class=\"wp-image-2768\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_8-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_8-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_8-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_8.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2768\" class=\"wp-caption-text\">Les espaliers du troisi\u00e8me acte<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir, la chanteuse qui s\u2019attaque au personnage de Lucia n&rsquo;\u00e9tait autre que l&rsquo;italienne <strong>Patrizia Ciofi<\/strong>. Pr\u00e9sente sur la sc\u00e8ne parisienne depuis 1999, c&rsquo;est la premi\u00e8re fois qu&rsquo;on lui donne un r\u00f4le aussi important et la cantatrice s&rsquo;est montr\u00e9e particuli\u00e8rement \u00e0 la hauteur de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement. Si la mise en sc\u00e8ne est un d\u00e9fit, elle le rel\u00e8ve avec brio : \u00e0 aucun moment elle ne s&rsquo;\u00e9conomise et ne semble faire un geste par obligation. Totalement naturelle, elle ne recule devant aucune demande du metteur en sc\u00e8ne, aussi \u00e0 l&rsquo;aise sur sa balan\u00e7oire qui survole la fosse d&rsquo;orchestre que perch\u00e9e \u00e0 quelques m\u00e8tres du sol. Si vocalement la voix semble un peu l\u00e9g\u00e8re et les graves peu sonores, la chanteuse d\u00e9voile d\u00e9j\u00e0 sa grande musicalit\u00e9 et son portrait m\u00e9lancolique contraste fortement avec ces d\u00e9cors sombres et oppressants. \u00c0 aucun moment on ne la sent tendue par la partition ou le jeu de sc\u00e8ne : toute son interpr\u00e9tation repose sur une utilisation tr\u00e8s intelligente de sa voix o\u00f9 les colorations et les nuances sont au service d\u2019une interpr\u00e9tation d\u2019exception. Apr\u00e8s un premier air qui la montre d\u00e9j\u00e0 passionnante et en grande forme vocale, le duo avec Edgardo montre quelques petites faiblesses : son chant reste toujours aussi soign\u00e9 et prenant, mais elle ne peut luter avec un Grigolo dont le chant \u00e9crase la d\u00e9licate prestation de Ciofi. Peut importe&#8230; car rapidement la voix reprend du corps et se d\u00e9veloppe pour s&rsquo;ancrer dans le drame. Touchante mais aussi de plus en plus sonore, elle rivalise avec son fr\u00e8re et ne se fait pas oublier lors du mariage. Mais c&rsquo;est bien s\u00fbr la grande sc\u00e8ne de la folie qui est la plus attendue et l\u00e0 on assiste \u00e0 un vrai moment de gr\u00e2ce sc\u00e9nique et musical. Totalement hallucin\u00e9e, la chanteuse va vivre cette partie comme rarement : chaque mot est pens\u00e9, la ligne de chant est souveraine et la technique au service d&rsquo;une expression extraordinaire. Loin d&rsquo;un chant d\u00e9monstratif (m\u00eame si les sur-aigus, trilles et notes piqu\u00e9es sont bien pr\u00e9sents, sur-aigu d&rsquo;ailleurs plus facile qu&rsquo;il y a quelques mois, pour notre plus grand plaisir !) comme on peut l&rsquo;entendre dans cette sc\u00e8ne, la cantatrice italienne nous fait d\u00e9couvrir combien la partition de Donizetti est, sous couvert d&rsquo;une certaine pyrotechnie, \u00e9mouvante et totalement en accord avec la situation. La chanteuse est bien s\u00fbr aid\u00e9e par la direction d&rsquo;acteurs r\u00e9gl\u00e9e de mani\u00e8re extr\u00eamement pr\u00e9cise et intelligente, mais ce qu&rsquo;elle en fait est incroyable de beaut\u00e9 et d&rsquo;\u00e9motions. Le public ne s&rsquo;y trompe pas et va r\u00e9server \u00e0 la chanteuse une premi\u00e8re ovation en milieu de cette sc\u00e8ne, puis une plus grande encore en fin de folie o\u00f9 la soprano viendra saluer devant le rideau, totalement boulevers\u00e9e par la r\u00e9action du public.<\/p>\n<div id=\"attachment_2761\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2761\" class=\"wp-image-2761\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_1.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2761\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Patrizia Ciofi (Lucia)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme \u00e9voqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, c&rsquo;est <strong>Vittorio Grigolo<\/strong> qui tient le r\u00f4le d&rsquo;Edgardo et appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris. D\u00e8s son entr\u00e9e, la voix sonne magnifiquement, puissante et solaire avec un petit vibratello qui lui conserve une certaine l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Si la Lucia de Ciofi est fragile, son Edgardo est au contraire une force de la nature, passionn\u00e9 et emport\u00e9 dont la voix va malheureusement couvrir celle de sa partenaire en d\u00e9but de duo. Mais par la suite, le chanteur se discipline et nuance plus sa partie&#8230; mais il reste un d\u00e9calage entre ces deux amants. Elle dont le chant est si contr\u00f4l\u00e9 et \u00e9mouvant, alors que lui semble chanter le c\u0153ur sur la main et cherchant plus \u00e0 bien chanter qu&rsquo;\u00e0 vraiment nous faire ressentir une \u00e9motion. Son apparition lors du mariage sera par contre beaucoup plus convaincante avec un vrai gain dans l&rsquo;\u00e9motion. La sc\u00e8ne de Wolferag le voit suicidaire au plus haut point et son emportement se heurte parfaitement \u00e0 la froideur d&rsquo;Enrico. Et ce sera en fait dans la derni\u00e8re sc\u00e8ne qu&rsquo;il va totalement emporter le public, avec une interpr\u00e9tation des plus sensible et touchante : on sent ici vraiment le personnage remplacer le chanteur. Peut-\u00eatre la mise en sc\u00e8ne lui en demandait trop auparavant pour qu&rsquo;il puisse totalement se lib\u00e9rer (duels, escalade d&rsquo;espaliers&#8230;) car l\u00e0 o\u00f9 elle se fait plus sobre, il d\u00e9livre des couleurs et des \u00e9motions qui bouleversent.<\/p>\n<div id=\"attachment_2762\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_2.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2762\" class=\"wp-image-2762\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_2-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_2-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_2.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2762\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Patrizia Ciofi (Lucia), Vittorio Grigolo (Edgardo)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent en 2006, <strong>Ludovic T\u00e9zier<\/strong> a encore m\u00fbri son interpr\u00e9tation d&rsquo;Enrico. Toujours un peu froid et rigide sur sc\u00e8ne, il s&rsquo;en sert justement pour cr\u00e9er un fr\u00e8re froid et violent, pr\u00eat \u00e0 tout pour retrouver son honneur et sa puissance. Son air d&rsquo;entr\u00e9e montre ses limites relatives : un aigu peu ais\u00e9. Mais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cela, la ligne est soign\u00e9e, le chant rac\u00e9 et percutant. Attentif \u00e0 ses partenaires, il nuance sont chant de mani\u00e8re admirable : la puissance qu&rsquo;il d\u00e9livre lors du duo de Wolferag lui permet de rivaliser sans soucis avec l&rsquo;aisance vocale de Grigolo, sans pour autant chercher le m\u00eame volume lors de l&rsquo;affrontement avec sa s\u0153ur.<\/p>\n<div id=\"attachment_2763\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_3.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2763\" class=\"wp-image-2763\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_3-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_3-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_3.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2763\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Patrizia Ciofi (Lucia), Ludovic T\u00e9zier (Enrico)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la vision d&rsquo;Andrei Serban, Lucia est seule&#8230; et m\u00eame Raimondo semble peu soucieux de son bien \u00eatre. Alors qu&rsquo;il est souvent la voix de la raison, le d\u00e9fenseur de Lucia&#8230; il est ici au contraire tr\u00e8s raide, comme cherchant \u00e0 \u00e9touffer son affection pour Lucia. Seuls quelques moments le verront prendre la d\u00e9fense de la jeune fille. Le reste du temps, le personnage conserve une froideur que la voix d&rsquo;<strong>Orlin Anastassov<\/strong> conf\u00e8re fort bien. Avec une voix de basse un peu s\u00e8che, il ne donne pas cette bont\u00e9 que Raimondo arbore souvent. Il faudra attendre le mariage pour que le vernis se fendille et que la voix gagne un peu en rondeur, avant un splendide air d\u00e9crivant le meurtre d&rsquo;Arturo. Avec sa haute stature et ce timbre sombre, Orlin Anastassov donne toute sa noblesse au personnage.<\/p>\n<div id=\"attachment_2767\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_7.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2767\" class=\"wp-image-2767\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_7-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_7-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_7-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_7.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2767\" class=\"wp-caption-text\">Toute l&rsquo;\u00e9quipe lors des saluts<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les trois derniers r\u00f4les sont admirablement tenus. R\u00f4le souvent sacrifi\u00e9, Arturo est ici confi\u00e9 \u00e0 <strong>Alfredo Nigro<\/strong> qui donne en quelques phrases une belle prestation. De m\u00eame, Normanno est trop souvent chant\u00e9 par un t\u00e9nor au timbre ingrat voir plus parl\u00e9 que chant\u00e9. Ici c&rsquo;est <strong>Eric Huchet<\/strong> qui assume la t\u00e2che d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;\u00e2me damn\u00e9e d&rsquo;Enrico : m\u00eame avec un beau timbre, il compose un personnage totalement cr\u00e9dible sans jamais sacrifier au chant. Enfin <strong>Cornelia Oncioiu<\/strong> compl\u00e8te la distribution avec une voix de mezzo-soprano sonore et l\u00e0 encore en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_2766\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_6.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2766\" class=\"wp-image-2766\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_6-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_6-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_6-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_6.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2766\" class=\"wp-caption-text\">Lors des saluts, Patrizia Ciofi \u00e0 l&rsquo;honneur<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution r\u00e9unie ici ne compte donc aucun point faible, et il faut saluer le ma\u00eetre d&rsquo;\u0153uvre de la soir\u00e9e : <strong>Maurizio Benini<\/strong>. Grand habitu\u00e9 du r\u00e9pertoire (il \u00e9tait dans la fausse pour la cr\u00e9ation de cette production en 1995), il suit et accompagne tr\u00e8s bien les chanteurs en \u00e9vitant les d\u00e9calages. Souvent n\u00e9glig\u00e9e, la partition est ici fort bien dirig\u00e9e avec un soin de la ligne m\u00e9lodique et le chef fait tout pour \u00e9viter d&rsquo;alourdir la partition par un c\u00f4t\u00e9 trop martial ou r\u00e9p\u00e9titif. Soulignons aussi la grande qualit\u00e9 des ch\u0153urs dont l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 en ce d\u00e9but de saison fait esp\u00e9rer de grandes choses dans les productions qui vont venir.<\/p>\n<div id=\"attachment_2769\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_5.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2769\" class=\"wp-image-2769\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_5-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_5-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_5-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ciofi_lucia_5.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2769\" class=\"wp-caption-text\">Vittorio Grigolo et Patrizia Ciofi lors des saluts.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ovation qui salue cette premi\u00e8re repr\u00e9sentation est \u00e0 la hauteur de la soir\u00e9e v\u00e9cue par le public. Avec une mise en sc\u00e8ne particuli\u00e8rement marquante et une distribution de tr\u00e8s haut niveau domin\u00e9e par une Patrizia Ciofi en \u00e9tat de gr\u00e2ce, l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris ouvre sa saison avec \u00e9clat !<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Op\u00e9ra Bastille<\/li>\n<li>7 septembre 2013<\/li>\n<li>Gaetano Donzetti (1797-1848), Lucia di Lammermoor, Drame en deux parties et trois actes<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne et lumi\u00e8res, Andrei Serban ; d\u00e9cors et costumes, William Duddley<\/li>\n<li>Enrico Ashton, Ludovic T\u00e9zier ; Lucia, Patrizia Ciofi ; Edgardo di Ravenswood, Vittorio Grigolo ; Raimondo Bidebent, Orlin Anastassov ; Alisa, Carnelia Oncioiu ; Normanno, Eric Huchet<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Maurizio Benini, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On continue dans les archives&#8230; cette fois, une ouverture de\u00a0 saison pour l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris qui a sans doute laiss\u00e9 des traces dans les m\u00e9moires des spectateurs&#8230; mise en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[159,31,57,14,23],"class_list":["post-2760","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-archive","tag-donizetti","tag-epoque_romantique","tag-integrale","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-Iw","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2760","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2760"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2760\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2773,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2760\/revisions\/2773"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2760"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2760"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2760"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}