{"id":2674,"date":"2020-09-17T15:09:05","date_gmt":"2020-09-17T13:09:05","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2674"},"modified":"2020-09-17T15:09:05","modified_gmt":"2020-09-17T13:09:05","slug":"callas-en-direct-5-5-1958-1964-la-traviata-il-pirata-poliuto-et-tosca","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2674","title":{"rendered":"Callas en direct \u2013 5\/5, 1958-1964 : La Traviata, Il Pirata, Poliuto et Tosca"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1611\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1504 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live.jpg 480w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Voici enfin la fin de cette s\u00e9rie\u2026 nous sommes ici sur les derni\u00e8res ann\u00e9es de la carri\u00e8re de La Divina. La voix a alors perdu son arrogance premi\u00e8re, mais l\u2019interpr\u00e8te reste comme toujours passionnante. Entre 1958 et 1964, son r\u00e9pertoire va se r\u00e9duire, elle va abandonner certains r\u00f4les et nous avons donc les derniers feux. Paradoxalement, c\u2019est sans doute l\u2019une des p\u00e9riodes dont nous avons le plus d\u2019enregistrements parfois douloureux. Ici, deux r\u00f4les qui auront marqu\u00e9s sa carri\u00e8re et deux autres qui prouvent toute la curiosit\u00e9 qu\u2019elle avait pour le bel-canto, r\u00e9ussissant \u00e0 monter des ouvrages rares et quasi-oubli\u00e9s sur de grandes sc\u00e8nes. On ne sait actuellement o\u00f9 en serait tout un pan du r\u00e9pertoire si elle n\u2019avait pas commenc\u00e9 dans les ann\u00e9es cinquante \u00e0 remonter des op\u00e9ras qui \u00e9taient alors si peu donn\u00e9s.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1505 aligncenter\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret-300x168.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"280\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret-300x168.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret.jpg 749w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les autres parties de ce coffret sont comment\u00e9s ici :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1481\" rel=\"noopener\">Callas en direct \u2013 1\/5, 1949-1951 : Nabucco, Parsifal, I Vespri Sicilianni et Aida<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1611\" rel=\"noopener\">Callas en direct \u2013 2\/5, 1952 : Armida, Norma et Macbeth<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1789\" rel=\"noopener\">Callas en direct \u2013 3\/5, 1953-1954 : Medea, Alceste et La Vestale<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1963\">Callas en direct &#8211; 4\/5, 1955-1957 : Andrea Ch\u00e9nier, La Sonnambula, Lucia di Lammermoor, Anna Bolena et Ifigenia in Tauride<\/a><\/li>\n<li>Callas en direct &#8211; 5\/5, 1958-1964 : La Traviata, Il Pirata, Poliuto et Tosca<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_traviata.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1486 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_traviata-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_traviata-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_traviata-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_traviata-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_traviata.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Parmi les r\u00f4les qui sont tr\u00e8s li\u00e9s \u00e0 <strong>Maria Callas<\/strong>, il y a bien s\u00fbr <em>Lucia<\/em>, <em>Tosca<\/em>, <em>Norma<\/em>\u2026 mais aussi <em>La Traviata<\/em>. Elle a chant\u00e9 le r\u00f4le 63 fois en seulement sept ans ! En 1951 la voix pouvait peut-\u00eatre sembler d\u00e9mesur\u00e9e. Mais petit \u00e0 petit la voix s\u2019est affin\u00e9e et autant cela a pu \u00eatre dommageable \u00e0 certains personnages autant pour Violetta, elle a trouv\u00e9 petit \u00e0 petit cette f\u00ealure et ce c\u00f4t\u00e9 d\u00e9sabus\u00e9 du premier acte, et surtout cette \u00e9motion pure qui l\u2019habite tout au long de l\u2019ouvrage. Il est saisissant en 1958 d\u2019entendre les infinies nuances, les petites respirations ou les petits rires qui montrent combien elle est totalement impr\u00e9gn\u00e9e de ce personnage. L\u2019air du premier acte est enlev\u00e9 avec panache m\u00eame si les sur-aigus sont un peu difficiles. Mais peu importe tant l\u2019on est captiv\u00e9 ! On entend vraiment la courtisane qui se lance dans la folie pour oublier, oublier son amour naissant mais aussi sa maladie. Et puis d\u00e8s que le drame arrive forc\u00e9ment elle est tout bonnement g\u00e9niale. On retiendra bien s\u00fbr en particulier la confrontation avec Germont p\u00e8re o\u00f9 tout se brise\u2026 et puis le dernier acte qui est une progression parfaite, depuis une lecture de la lettre sans outrance aucune jusqu\u2019\u00e0 ce final o\u00f9 trop souvent on entend la soprano reprendre toutes ses forces avant de s\u2019effondrer. Rien de tel ici, la voix reste \u00e9teinte et on sent combien elle s\u2019illusionne sur son retour \u00e0 la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 elle, un jeune t\u00e9nor de 31 ans seulement, qui chante sur les grandes sc\u00e8nes seulement depuis deux ans : <strong>Alfredo Kraus<\/strong>. Le t\u00e9nor espagnol est au tout d\u00e9but de sa carri\u00e8re et il offre \u00e0 son personnage toute la jeunesse n\u00e9cessaire et un chant splendide ! On a d\u00e9j\u00e0 le grand t\u00e9nor qui chantera encore pendant quarante ans sur sc\u00e8ne. L\u2019entente est parfaite entre les deux chanteurs et nous trouvons un couple qu\u2019on aurait r\u00eav\u00e9 entendre en studio peu de temps apr\u00e8s pour immortaliser dans un son parfait ces prestations. Dans le r\u00f4le du p\u00e8re, <strong>Mario Sereni<\/strong> se montre \u00e0 la hauteur m\u00eame s\u2019il n\u2019est pas aussi fascinant que le jeune couple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Franco Ghione<\/strong> est un petit peu sur la m\u00eame ligne, avec une direction plut\u00f4t attentive mais qui ne r\u00e9volutionne pas l\u2019ouvrage, et surtout qui cautionne des coupures comme la cabalette d\u2019Alfredo, celle de Germont P\u00e8re, le deuxi\u00e8me couplet de la lettre\u2026 mais c\u2019\u00e9tait la tradition alors !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, parlons de la qualit\u00e9\u2026 et si la prise de son accuse son \u00e2ge, elle permet tout de m\u00eame de profiter de cette belle soir\u00e9e d\u2019op\u00e9ra o\u00f9 une immense star pr\u00e9pare ses adieux \u00e0 un r\u00f4le au sommet de son incarnation, alors qu\u2019un jeune t\u00e9nor se r\u00e9v\u00e8le.<\/p>\n<ul>\n<li>Giuseppe Verdi (1813-1901), La Traviata, Op\u00e9ra en trois actes<\/li>\n<li>Violetta Val\u00e9ry, Maria Callas ; Alfredo Germont, Alfredo Kraus ; Giorgio Germont, Mario Sereni ; Floria Bervoix, Laura Zannini ; Annina, Maria Cristina de Castro ; Gastone, Piero de Palma ; Il barone Douphol, Alvaro Malta ; Il marchese D\u2019Obigny, Vita Susca ; Il dottore Grenvil, Alessandro Maddalena ; Un commissionario, Manuel Leot\u00e3o<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre National du S\u00e3o Carlos<\/li>\n<li>Orchestre du Th\u00e9\u00e2tre National du S\u00e3o Carlos<\/li>\n<li>Franco Ghione, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844486. Enregistr\u00e9 en direct au Th\u00e9\u00e2tre National du S\u00e3o Carlos, le 27 mars 1958.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Il_pirata.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1485 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Il_pirata-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Il_pirata-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Il_pirata-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Il_pirata-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Il_pirata.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>En mai 1958, Maria Callas interpr\u00e9tait Imogene dans <em>Il Pirata<\/em> sur la sc\u00e8ne de La Scala de Milan. Entour\u00e9e de Corelli et Bastianini sous la direction de Votto, elle enflammait la sc\u00e8ne et donnait naissance \u00e0 l\u2019une de ces grandes h\u00e9ro\u00efnes romantiques qu\u2019elle savait si bien habiter. Malheureusement, la bande qui existerait n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e\u2026 et malgr\u00e9 la beaut\u00e9 de la distribution, ce sera l\u2019enregistrement en concert de New-York qui nous la montre. Et quel personnage ! Avec toutes les coupures qui pars\u00e8ment la partition, nous avons ici une immense part de l\u2019op\u00e9ra qui est d\u00e9volue \u00e0 Imogene et nous permet donc d\u2019entendre les grands moments de <strong>Maria Callas<\/strong>. Son air d\u2019entr\u00e9e bien s\u00fbr aussi long que magnifique, mais aussi parfaitement caract\u00e9ris\u00e9. Et puis il y a bien s\u00fbr cette grande sc\u00e8ne de folie qui cl\u00f4t l\u2019op\u00e9ra. Enregistr\u00e9e en 1958, la sc\u00e8ne final avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 impressionnante en studio dans le r\u00e9cital qui rassemble aussi la sc\u00e8ne de folie d\u2019<em>Anna Bolena<\/em> ainsi que celle d\u2019Oph\u00e9lie dans <em>Hamlet<\/em> de Thomas. Ici, port\u00e9e par la sc\u00e8ne malgr\u00e9 le manque de mise en sc\u00e8ne, elle est comme transcend\u00e9e. Les aigus peuvent \u00eatre un peu tendus ou m\u00eame assez laids, mais rien n\u2019arrive \u00e0 emp\u00eacher cette th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 qui se d\u00e9veloppe. Et pour la date de 1959, la voix est en grande forme, port\u00e9e sans doute par le drame puissant mis en place par Bellini.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Esp\u00e9rons qu\u2019un jour la bande de La Scala puisse repara\u00eetre car si ici les chanteurs autour de Callas ne sont pas indignes, ils sont loin de r\u00e9ussir \u00e0 lui donner une r\u00e9plique satisfaisante. Les voix manquent d\u2019\u00e9clat et de technique pour totalement briller dans ces r\u00f4les.<strong> Pier Miranda Ferraro<\/strong> propose un Gualtiero assez terne qui manque de virtuosit\u00e9 pour donner aux airs le poids voulu. Et pour <strong>Costantino Ego<\/strong>, son r\u00f4le est tr\u00e8s fortement r\u00e9duit et ne lui permet pas vraiment de briller. \u00c0 la direction, <strong>Nicola Rescigno<\/strong> propose un orchestre assez vif et soign\u00e9 sans forc\u00e9ment \u00eatre renversant de d\u00e9tails. Apr\u00e8s, la prise de son n\u2019aide pas forc\u00e9ment \u00e0 se donner une id\u00e9e car les voix sont mises tr\u00e8s en avant. On notera aussi d\u2019un point de vue technique quelques d\u00e9formations de la voix de Callas qui semble saturer les micros, mais seulement pour certains rares passages.<\/p>\n<ul>\n<li>Vincenzo Bellini (1801-1835), Il Pirata, Op\u00e9ra en deux actes<\/li>\n<li>Imogene, Maria Callas ; Ernesto, Costantino Ego ; Gualtiero, Pier Miranda Ferraro ; Itulbo, Glade Peterson ; Goffredo, Chester Watson ; Adele, Regina Sarfaty<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de la Soci\u00e9t\u00e9 Am\u00e9ricaine d\u2018Op\u00e9ra<\/li>\n<li>Orchestre de la Soci\u00e9t\u00e9 Am\u00e9ricaine d\u2018Op\u00e9ra<\/li>\n<li>Nicola Rescigno, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844660. Enregistr\u00e9 en direct au Carnegie Hall de New-York, le 27 janvier 1959.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Poliuto.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1484 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Poliuto-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Poliuto-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Poliuto-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Poliuto-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Poliuto.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Le 7 d\u00e9cembre 1960, La Scala ouvre sa saison avec un ouvrage tr\u00e8s rare\u2026 et la derni\u00e8re prise de r\u00f4le sur sc\u00e8ne pour Maria Callas. Et bien s\u00fbr c\u2019est cette soir\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e pour m\u00e9moire. Tout avait \u00e9t\u00e9 fait pour que la soir\u00e9e soit triomphale entre la mise en sc\u00e8ne, la distribution\u2026 et <strong>Antonino Votto<\/strong> \u00e0 la direction. Le chef bien s\u00fbr a coup\u00e9 la partition de Donizetti, mais le r\u00e9sultat nous donne tout de m\u00eame une certaine id\u00e9e de ce qu\u2019est l\u2019ouvrage avec une dramaturgie qui avance bien. La direction est assez th\u00e9\u00e2trale et si la qualit\u00e9 du son n\u2019est pas optimale, nous pouvons tout de m\u00eame bien suivre le discours musical.<br \/>\nDans les r\u00f4les secondaires, on peut noter des habitu\u00e9s comme <strong>Piero de Palma<\/strong> ou <strong>Nicola Zaccaria<\/strong> qui tiennent parfaitement leurs r\u00f4les\u2026 mais c\u2019est bien s\u00fbr le trio de t\u00eate qui retient l\u2019attention : Callas, Corelli et Bastianini\u2026 On aurait certes pu esp\u00e9rer un chant un peu plus d\u00e9licat et nuanc\u00e9 par les deux hommes, mais il faut avouer que le rendu est assez excitant. <strong>Bastianini<\/strong> donne grandeur et importance \u00e0 son Severo et si l\u2019on entend uniquement le chef d\u2019arm\u00e9e et bien pu l\u2019amoureux magnanime, le chant reste impressionnant et marquant. Il en est de m\u00eame pour <strong>Corelli<\/strong> qui semble plus essayer de convaincre de sa conversion par la puissance vocale de ses pri\u00e8res que par la pi\u00e9t\u00e9. Le chant est muscl\u00e9, puissant\u2026 l\u00e9g\u00e8rement expressionniste comme souvent\u2026 et on est donc loin du h\u00e9ros de trag\u00e9die que l\u2019on peut imaginer. Mais l\u00e0 encore\u2026 la conviction est telle que l\u2019on rend les armes.<br \/>\nReste le cas de <strong>Maria Callas<\/strong>\u2026 En 1960, la voix a ses mauvais soirs et il semble que ce soit le cas. Bien s\u00fbr, la trag\u00e9dienne est l\u00e0, fr\u00e9missante et fascinante. Car au final elle est la seule \u00e0 composer un vrai personnage avec une Pauline noble mais aussi tremblante face aux dangers. Mais la voix est bien stridente dans bien des moments, les aigus sont vraiment difficiles.<br \/>\nR\u00e9surrection pour ce <em>Poliuto<\/em>, mais les conditions n\u2019\u00e9taient sans doutes pas vraiment les meilleures pour rendre justice \u00e0 la partition de Donizetti\u2026<\/p>\n<ul>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), Poliuto, Trag\u00e9die lyrique en trois actes<\/li>\n<li>Poliuto, Franco Corelli ; Paolina, Maria Callas ; Severo, Ettore Bastianini ; Callistene, Nicola Zaccaria ; Nearco, Piero de Palma ; Felice, Rinaldo Pelizzoni ; Due cristiani, Virgilio Carbonari \/ Giuseppe Morresi<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre de la Scala de Milan<\/li>\n<li>Orchestre du Th\u00e9\u00e2tre de la Scala de Milan<\/li>\n<li>Antonino Votto, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844578. Enregistr\u00e9 \u00e0 la Scala de Milan, le 7 d\u00e9cembre 1960.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Tosca.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1483 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Tosca-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Tosca-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Tosca-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Tosca-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Tosca.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Et voici le dernier enregistrement audio de ce coffret\u2026 Bien s\u00fbr il \u00e9tait inconcevable de ne pas offrir une <em>Tosca<\/em>\u2026 Mais la question des \u00e9diteurs de ce coffret a sans nul doute \u00e9t\u00e9 de choisir quel enregistrement proposer. Il y en a un certain nombre : Mexico en 1950, \u00e0 Rio de Janeiro en 1951, Mexico en 1952, Londres en 1964, New-York en 1965\u2026 et la derni\u00e8re \u00e0 Londres en 1965 encore (merci <a href=\"https:\/\/twitter.com\/LVissidarte\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">@Laup\u00e9ra<\/a> pour le listing et les avis !). Alors j\u2019avoue ne pas avoir \u00e9cout\u00e9 toutes ces versions, mais une personne de confiance l\u2019ayant fait\u2026 on se rend compte que c\u2019\u00e9tait sans doute le seul choix dans un r\u00f4le qu\u2019elle a \u00e9norm\u00e9ment chant\u00e9 mais qui n\u2019est document\u00e9 en direct qu\u2019en d\u00e9but de carri\u00e8re (et cela semble ne pas \u00eatre passionnant) ou en fin de carri\u00e8re (et alors la voix ne suit plus\u2026). Donc finalement, cet enregistrement de 1964 semble \u00eatre le meilleur choix par faute de bon choix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9j\u00e0, la qualit\u00e9 sonore est au rendez-vous avec bien s\u00fbr un peu de souffle mais un bon confort pour les auditeurs, permettant d\u2019appr\u00e9cier la soir\u00e9e. <strong>Carlo Felice Cillario<\/strong> n\u2019est pas le meilleur chef, mais il accompagne bien les artistes\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la distribution, on est \u00e9tonn\u00e9 de retrouver <strong>Renato Cioni<\/strong>. Plus habitu\u00e9 \u00e0 des r\u00f4les moins lourds, il semble un peu au-del\u00e0 de ses limites en Cavaradossi. Mais il tient le r\u00f4le tout de m\u00eame avec une certaine \u00e9l\u00e9gance malgr\u00e9 quelques moments clairement pouss\u00e9s par manque de puissance. Tito Gobbi est lui de retour en Scarpia et on peut noter les d\u00e9g\u00e2ts du temps sur sa voix. R\u00e9duit \u00e0 une trame sonore, la voix claque encore plus et n\u2019est plus gu\u00e8re nuanc\u00e9e. Malgr\u00e9 cela, l\u2019interpr\u00e8te reste une r\u00e9f\u00e9rence par sa fa\u00e7on de faire vivre le texte et de cr\u00e9er un personnage encore plus ignoble et cinglant qu\u2019en 1953 en studio. Mais vocalement, quelques moments le montrent en difficult\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, la reine <strong>Callas<\/strong>\u2026 L\u00e0 aussi le temps a pass\u00e9\u2026 mais l\u00e0 aussi il reste l\u2019interpr\u00e8te. Connaissant le r\u00f4le sur le bout des doigts (elle ne chante \u00e0 l\u2019\u00e9poque plus que trois r\u00f4les sur sc\u00e8ne : <em>Norma<\/em>, <em>Medea<\/em> et <em>Tosca<\/em>), elle sait comment masquer ses faiblesses et m\u00eame s\u2019en servir \u00e0 des fins expressives. Tout au long de la soir\u00e9e, ce n\u2019est plus la tigresse fi\u00e8re que nous entendions en 1953, mais une cantatrice bless\u00e9e, plus effray\u00e9e et sur la d\u00e9fensive que fi\u00e8re et forte. La conception est en accord avec la voix et alors que l\u2019on frissonne \u00e0 quelques aigus cri\u00e9s, on reste fascin\u00e9 par la composition dramatique de Callas. Finalement, on comprend que c\u2019est ce fragile \u00e9quilibre qu\u2019elle a r\u00e9ussi \u00e0 atteindre ce soir-l\u00e0 qui a convaincu les \u00e9diteurs de choisir cet enregistrement. Les suivants seront plus difficiles m\u00eame si le dernier de 1965 a sans doute une \u00e9motion particuli\u00e8re puisque ce sont ses adieux sc\u00e9niques. Mais l\u2019enregistrement de 1952 doit sans doute \u00eatre passionnant car montrant la chanteuse en pleine possession de ses moyens et sans les choix de Victor de Sabata pour son g\u00e9nial studio de 1953.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au final, cet enregistrement reste int\u00e9ressant car elle n\u2019y est pas si mal entour\u00e9e\u2026 et elle donne encore \u00e0 entendre un chant qui se tient malgr\u00e9 quelques faiblesses\u2026 et surtout un personnage qui n\u2019est pas encore submerg\u00e9 par les failles vocales.<\/p>\n<ul>\n<li>Giacomo Puccini (1858-1924), Tosca, Op\u00e9ra en trois actes<\/li>\n<li>Floria Tosca, Maria Callas ; Mario Cavaradossi, Renato Cioni ; Scarpia, Tito Gobbi ; Cesare Angelotti, Victor Godfrey ; Spoletta, Robert Bowman ; Sagrestano, Eric Garrett ; Sciarrone, Denis Wicks ; Un carceriere, Edgar Boniface ; Un pastore, David Sellar<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Royal Opera House, Covent Garden<\/li>\n<li>Orchestre du Royal Opera House, Covent Garden<\/li>\n<li>Carlo Felice Cillario, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844493. Enregistr\u00e9 au Covent Garden de Londres, le 24 janvier 1964.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Presque trois ans apr\u00e8s avoir commenc\u00e9 l\u2019\u00e9coute de ce coffret, j\u2019en viens enfin \u00e0 bout. Non pas qu\u2019il soit immense ou de mauvaise qualit\u00e9, mais plus on avance et plus on retrouve la voix fatigu\u00e9e et des enregistrements plus connus. On perd l\u2019int\u00e9r\u00eat de la nouveaut\u00e9 pour ces vieilles captations indignes techniquement mais si passionnantes. Mais voil\u00e0\u2026 la t\u00e2che est achev\u00e9e !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En conclusion, on pourra dire que ce coffret est beau, bien r\u00e9alis\u00e9\u2026 mais il est vraiment dommage que Warner ait \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de se restreindre \u00e0 son catalogue (en dehors des quelques premiers enregistrements rachet\u00e9s). Il y avait parfois tellement mieux \u00e0 offrir pour certaines \u0153uvres. Le travail sur les bandes audio ne r\u00e9v\u00e8le en g\u00e9n\u00e9ral aucun miracle et mais il y a un gain tout de m\u00eame qui permet l\u2019\u00e9coute des prestations sans trop souffrir (sauf cas exceptionnel). Mais on pouvait esp\u00e9rer un retour \u00e0 des bandes nouvellement d\u00e9couvertes parfois ou nettoy\u00e9es avec beaucoup de soin comme certains \u00e9diteurs peuvent le faire\u2026 il n\u2019en est malheureusement rien. Et il est dommage de n\u2019avoir propos\u00e9 que des Blu-Ray pour les vid\u00e9os\u2026 n\u2019\u00e9tant pas \u00e9quip\u00e9, je ne pourrais donc pas les voir. Un doublon en DVD n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 de trop.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce coffret reste une belle promenade dans l\u2019art de <strong>Maria Callas<\/strong>, montrant toute l\u2019\u00e9tendue de son talent, la vari\u00e9t\u00e9 de son r\u00e9pertoire. Bien s\u00fbr on reste frustr\u00e9 de ne pas retrouver d\u2019autres r\u00f4les perdus depuis (<em>Fedora<\/em>, <em>Don Carlo<\/em>, <em>Tristan und Isolde<\/em>) alors qu\u2019un enregistrement a exist\u00e9. Mais il y a d\u00e9j\u00e0 beaucoup d\u2019ouvrage rares dans sa carri\u00e8re ici qui sont pr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour une discographie plus compl\u00e8te, il faut absolument se r\u00e9f\u00e9rer au travail titanesque de @Laup\u00e9ra sur son blog qui aura dit un mot sur chacun des enregistrements qui nous restent actuellement de Maria Callas en 12 chapitres avec entre autre une conclusion passionnante : <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2019\/01\/tout-maria-callas-ou-presque-1-1949.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1949-1950<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2019\/04\/tout-maria-callas-ou-presque-2-1951-1952.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1951-1952<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2019\/04\/tout-maria-callas-ou-presque-3-1953.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1953<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2019\/05\/tout-maria-callas-ou-presque-4-1954.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1954<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2019\/07\/tout-maria-callas-ou-presque-5-1955.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1955<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2019\/08\/tout-maria-callas-ou-presque-6-1956.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1956<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2019\/09\/tout-maria-callas-ou-presque-7-1957.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1957<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2019\/11\/tout-maria-callas-ou-presque-8-1958.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1958<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2020\/01\/tout-maria-callas-ou-presque-9-1959.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1959<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2020\/02\/tout-maria-callas-ou-presque-10-1960-1962.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1960-1962<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2020\/03\/tout-maria-callas-ou-presque-11-1963-1964.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1963-1964<\/a>, <a href=\"http:\/\/vissidarte.over-blog.com\/2020\/04\/tout-maria-callas-ou-presque-12-1965-1976.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">1965-1976 et Conclusion<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici enfin la fin de cette s\u00e9rie\u2026 nous sommes ici sur les derni\u00e8res ann\u00e9es de la carri\u00e8re de La Divina. 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