{"id":2648,"date":"2020-08-13T20:26:35","date_gmt":"2020-08-13T18:26:35","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2648"},"modified":"2020-08-13T20:26:35","modified_gmt":"2020-08-13T18:26:35","slug":"atys-de-lully-si-bien-servi-au-disque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2648","title":{"rendered":"<i>Atys<\/i> de Lully si bien servi au disque!"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2648\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2670\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_premiere-page-211x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"355\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_premiere-page-211x300.jpg 211w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_premiere-page-720x1024.jpg 720w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_premiere-page-768x1092.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_premiere-page.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>En 1987, le monde de l\u2019op\u00e9ra baroque assistait \u00e0 un bouleversement avec la re-cr\u00e9ation d\u2019<em>Atys<\/em> de Jean-Baptiste Lully par Les Arts Florissants. Le tricentenaire de la mort du compositeur \u00e9tait un bon pr\u00e9texte pour remonter enfin dans de bonnes conditions un de ses op\u00e9ras. Il y avait bien eu un enregistrement d\u2019une version de concert d\u2019<em>Armide<\/em> en 1983 par Philippe Herreweghe (enregistrement dont il fera tout par la suite pour \u00e9viter la diffusion) mais ici nous avons un autre projet : monter une version sc\u00e9nique d\u2019une trag\u00e9die lyrique de Lully dans plusieurs villes. Le choix s\u2019est fait entre plusieurs ouvrages et c\u2019est un accord entre metteur en sc\u00e8ne et chef d\u2019orchestre qui a fait pencher pour cet <em>Atys<\/em> qui sera une pierre angulaire dans le renouveau du baroque fran\u00e7ais. Pourtant, ce n\u2019est pas forc\u00e9ment la partition qui \u00e9tait le plus rest\u00e9 dans les m\u00e9moires, ce n\u2019\u00e9tait ni la premi\u00e8re ni la derni\u00e8re\u2026 Mais c\u2019\u00e9tait l\u2019Op\u00e9ra du Roi comme il \u00e9tait surnomm\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque tant Louis XIV adorait cet op\u00e9ra. Apr\u00e8s <em>Hippolyte et Aricie<\/em> de Rameau, on retrouve donc Lully pour une note discographique qui se r\u00e9sumera \u00e0 un duel non \u00e9quitable : trois enregistrements de William Christie contre un seul d\u2019Hugo Reyne.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si certains ouvrages de Lully sont rest\u00e9s dans les m\u00e9moires par quelques extraits chant\u00e9 encore par des artistes curieux (Cesare Siepi par exemple chante en 1954 \u00e0 Salzbourg deux airs de Lully extraits d\u2019<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=unih931OZwg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Amadis<\/em><\/a> et d\u2019<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=T0S6MY_BbJs\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Alceste<\/em><\/a>), <em>Atys<\/em> semble avoir \u00e9t\u00e9 lui vraiment remis dans l\u2019ombre peu apr\u00e8s la mort de Louis XIV. Aucune reprise ancienne avant les repr\u00e9sentations de d\u00e9cembre 1986 \u00e0 Prato en Italie, mais surtout en janvier 1987 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique de Paris. L\u2019ouvrage fut alors remis sur le devant de la sc\u00e8ne montrant non seulement comment Lully pouvait \u00eatre jou\u00e9, mais aussi comme cette trag\u00e9die pouvait \u00eatre magnifi\u00e9e et toucher le c\u0153ur du public contemporain. William Christie et Jean-Marie Vill\u00e9gier ont choisis cet op\u00e9ra pour son livret de Quinault mais aussi pour sa teneur dramatique, le pr\u00e9f\u00e9rant alors \u00e0 <em>Th\u00e9s\u00e9e<\/em> et <em>Bell\u00e9rophon<\/em>.<\/p>\n<div id=\"attachment_2669\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/quinault_philippe.jpeg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2669\" class=\"wp-image-2669\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/quinault_philippe-209x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"359\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/quinault_philippe-209x300.jpeg 209w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/quinault_philippe-713x1024.jpeg 713w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/quinault_philippe-768x1104.jpeg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/quinault_philippe.jpeg 998w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2669\" class=\"wp-caption-text\">Philippe Quinault<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1676, le duo entre Jean-Baptiste Lully et Philippe Quinault avait d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 naissance \u00e0 trois trag\u00e9dies lyriques : <em>Cadmus et Hermione<\/em> en 1673, <em>Alceste ou le Triomphe d\u2019Alcide<\/em> en 1674 et <em>Th\u00e9s\u00e9e<\/em> en 1675. La forme avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9volu\u00e9 depuis les d\u00e9buts et si la part comique d\u2019<em>Alceste<\/em> est encore assez forte, elle est beaucoup plus r\u00e9duite pour <em>Atys<\/em> au d\u00e9nouement si tragique. On sent ici combien les deux artistes ont r\u00e9ussi \u00e0 fusionner totalement leur art. Le livret de Quinault est un sommet de po\u00e9sie et de tragique, rivalisant par la beaut\u00e9 du texte et des situations avec les grandes trag\u00e9dies classiques. Lully quant \u00e0 lui nous offre une partition plus complexe et \u00e0 l\u2019orchestration plus souple qu\u2019avant, et surtout en accord total avec le texte. Nous sommes ici peut-\u00eatre dans l\u2019un des meilleurs op\u00e9ras de ce duo, avec <em>Armide<\/em> en fin de carri\u00e8re. D\u00e8s le Prologue on est charm\u00e9 non seulement par la ligne musicale mais aussi par le texte. Et comment r\u00e9sister \u00e0 ces m\u00e9lodies magnifiques qui semblent si naturelles pour le texte ? Comment rester insensible en \u00e9coutant l\u2019hypnotique sc\u00e8ne du sommeil ? Comment ne pas \u00eatre touch\u00e9 par la d\u00e9ploration d\u2019une d\u00e9esse qui comprend que son amour n\u2019est pas partag\u00e9 ? Il y a certes ainsi des moments qui m\u00eame isol\u00e9s sont des purs miracles, mais c\u2019est aussi dans la continuit\u00e9, la construction dramatique comme musicale que l\u2019on entend combien cette trag\u00e9die lyrique est un bijou parfaitement taill\u00e9 et imagin\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_2668\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jean-Baptiste-Lully.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2668\" class=\"wp-image-2668\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jean-Baptiste-Lully-211x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"356\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jean-Baptiste-Lully-211x300.jpg 211w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jean-Baptiste-Lully-720x1024.jpg 720w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jean-Baptiste-Lully-768x1092.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jean-Baptiste-Lully.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2668\" class=\"wp-caption-text\">Jean-Baptiste Lully<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019argument se base sur un extrait des <em>Fastes<\/em> d\u2019Ovide et raconte comment Atys se voit transform\u00e9 en pin par la d\u00e9esse Cyb\u00e8le. Mais bien s\u00fbr, tout cela a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 par les artistes de Louis XIV. Le Prologue nous pr\u00e9pare \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019une trag\u00e9die en musique que Melpom\u00e8ne propose \u00e0 Louis XIV. Nous d\u00e9couvrons donc Atys qui doit pr\u00e9parer avec Sangaride une f\u00eate en l\u2019honneur de la d\u00e9esse Cyb\u00e8le. Mais sous des dehors amicaux, les deux jeunes gens s\u2019aiment finissent par se l\u2019avouer. Et cela m\u00eame si Sangaride, fille du fleuve Sangar, doit \u00e9pouser le roi C\u00e9l\u00e9nus. La d\u00e9esse descend et annonce son souhait d\u2019\u00eatre aim\u00e9e mais aussi le prochain choix d\u2019un nouveau Grand Sacrificateur. Plus tard dans son temple, Cyb\u00e8le d\u00e9voile \u00e0 C\u00e9l\u00e9nus son projet d\u2019honorer Atys du titre, puis elle avoue \u00e0 sa suivante qu\u2019elle n\u2019est pas insensible \u00e0 la beaut\u00e9 du jeune homme. Elle veut par un songe lui d\u00e9clarer son amour. L\u2019acte suivant voit Atys entrer dans sa nouvelle fonction alors que la confidente de Sangaride vient lui dire que cette derni\u00e8re est r\u00e9solue \u00e0 annuler son mariage avec C\u00e9l\u00e9nus et demander la protection de la d\u00e9esse. Malgr\u00e9 le trouble caus\u00e9 par cette annonce, il est endormi par l\u2019arriv\u00e9e du dieu Sommeil venant lui faire conna\u00eetre l\u2019amour divin qui veille sur lui. Au r\u00e9veil, il se trouve en pr\u00e9sence de Cyb\u00e8le qui confirme les songes mais voit un Atys bien respectueux. Sangaride arrive par la suite pour plaider la cause de leur amour devant la grande d\u00e9esse mais Atys l\u2019emp\u00eache de parler, craignant trop la col\u00e8re de Cyb\u00e8le. Mais cette derni\u00e8re a compris qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas aim\u00e9e et d\u00e9cide de se venger. Troubl\u00e9e par la sc\u00e8ne \u00e0 laquelle elle vient d\u2019assister, Sangaride ne croit plus en l\u2019amour d\u2019Atys et d\u00e9cide de renouveler sa promesse \u00e0 C\u00e9l\u00e9nus. Les deux amants se retrouvent et le jeune homme ne comprend pas les reproches que lui adresse Sangaride. Enfin ils s\u2019expliquent avant de se jurer un amour \u00e9ternel malgr\u00e9 le mariage prochain. Lors de la c\u00e9r\u00e9monie, Atys annonce que la jeune femme est r\u00e9serv\u00e9e au culte de la d\u00e9esse et qu\u2019elle ne peut donc pas \u00eatre donn\u00e9e comme \u00e9pouse au roi. Devant le choc de tous, ils sont emmen\u00e9s par les Z\u00e9phyrs. Apr\u00e8s ce coup d\u2019\u00e9clat, C\u00e9l\u00e9nus vient demander une explication \u00e0 Cyb\u00e8le qui lui r\u00e9v\u00e8le l\u2019amour que se portent Atys et Sangaride, avant de lui r\u00e9v\u00e9ler l\u2019amour qu\u2019elle portait aussi \u00e0 Atys. Elle va donc se venger et par la m\u00eame venger le roi. \u00c0 l\u2019arriv\u00e9e des deux amoureux, les reproches tombent et Cyb\u00e8le rend Atys fou. Croyant voir une b\u00eate affreuse en la personne de Sangaride, il la tue, pensant sauver son amour. Cyb\u00e8le lui rend alors la raison et devant l\u2019effroyable acte accompli, Atys se poignarde. Comprenant combien sa vengeance \u00e9tait trop forte, la d\u00e9esse d\u00e9cide de transformer le jeune homme en pin pour qu\u2019il soit v\u00e9n\u00e9r\u00e9 comme sacr\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la fin des temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-3.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2651 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-3-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-3-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-3-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-3-768x768.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-3-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-3.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Le point de d\u00e9part de cette discographie est forc\u00e9ment li\u00e9e \u00e0 la re-d\u00e9couverte de l\u2019\u0153uvre, mais non pas par un enregistrement en direct mais au travers d\u2019un studio r\u00e9alis\u00e9 en janvier 1987, soit apr\u00e8s les repr\u00e9sentations italiennes et avant la triomphale tourn\u00e9e en France. Cet enregistrement est mythique car il a longtemps \u00e9t\u00e9 le seul enregistrement officiel bien s\u00fbr\u2026 mais aussi par l\u2019\u00e9quipe qui est enregistr\u00e9e ici. Il y a les chanteurs, il y a le chef\u2026 mais il y aussi ces musiciens et choristes dont on rep\u00e8re le nom sur le disque : Le clavecin est bien s\u00fbr tenu par William Christie, mais le second claveciniste n\u2019est autre que <strong>Christophe Rousset<\/strong> qui fondra douze ans plus tard Les Talens Lyriques (qui \u0153uvreront pour enregistrer de <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=661\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">nombreuses<\/a> autres <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2425\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">trag\u00e9dies<\/a> de Lully !). Pour le luth, c\u2019est <strong>Stephan Stubbs<\/strong> qui lui dirigera et enregistrera <em>Th\u00e9s\u00e9e<\/em> et <em>Psych\u00e9e<\/em> avec le Boston Early Music Festival. Parmi les fl\u00fbtes, rien de moins que <strong>Hugo Reyne<\/strong>, fondateur la m\u00eame ann\u00e9e de La Symphonie du Marais qui enregistrera justement par la suite <em>Atys<\/em> entre autre. Au basson, <strong>Marc Minkowski<\/strong>, cr\u00e9ateur des Musiciens du Louvre en 1982, qui lui aussi enregistrera <em>Pha\u00ebton<\/em>. Le chef des ch\u0153urs est encore connu avec <strong>Olivier Schneebeli<\/strong> qui dirige depuis 1991 Les Pages et les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles. Chez les sopranos, on retrouve aussi <strong>V\u00e9ronique Gens<\/strong> qui aura la <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=350\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">carri\u00e8re<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=420\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">que<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=526\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l\u2019on<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=618\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">sait<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=677\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">par<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=703\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">la<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1104\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">suite<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1370\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">alors<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1917\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">qu\u2019elle<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2354\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">n\u2019est<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=642\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ici<\/a> que membre du ch\u0153ur et du trio. Enfin, voici <strong>Herv\u00e9 Niquet<\/strong> en t\u00e9nor, lui qui cr\u00e9e en 1987 aussi le Concert Spirituel et enregistrera <em>Proserpine<\/em>. On voit combien l\u2019orchestre des Arts Florissants \u00e9tait alors riche, comptant sur des musiciens qui auront tous un r\u00f4le \u00e0 jouer dans l\u2019enregistrement ou la repr\u00e9sentation d\u2019ouvrages de Lully! On n\u2019ose imaginer les cons\u00e9quences d\u2019un \u00e9chec de cet <em>Atys<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2649 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-1-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-1-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-1-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-1-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-1-768x768.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-1-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder-1.jpg 1295w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Mais revenons sur cet enregistrement studio de 1987. \u00c9dit\u00e9 chez Harmonia Mundi, il a longtemps \u00e9t\u00e9 la seule possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9couter l\u2019ouvrage dans de bonnes conditions mais a aussi beaucoup p\u00e2li pour certains face au t\u00e9moignage en direct qui existe de la m\u00eame \u00e9poque. Avouons-le tout de suite, ce n\u2019est pas le meilleur de tous car il semble que le studio ait comme affadi le propos, avec un orchestre moins mobile et vivant, une direction plus lente et c\u00e9r\u00e9moniale\u2026 bref il lui manque la vie du direct. Pourtant il y avait eu quelques repr\u00e9sentations avant. Mais alors, pourquoi l\u2019\u00e9couter ? Et bien tout simplement parce que malgr\u00e9 ce c\u00f4t\u00e9 un peu raide et terne, il y a une grande beaut\u00e9 formelle. <strong>William Christie<\/strong> nous propose une lecture certes moins dramatique, mais en tout point \u00ab parfaite \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire o\u00f9 l\u2019on entend chaque note, chaque intention avec une esp\u00e8ce de retenue, comme si le chef avait voulu se d\u00e9marquer de la sc\u00e8ne en donnant une vision neutre. Et puis il y a la qualit\u00e9 de la prise de son qui permet de distinguer chaque d\u00e9tail de la partition, chaque alliage orchestral miraculeux. Nous sommes ici peut-\u00eatre devant une vision glac\u00e9e, mais tout de m\u00eame splendide musicalement parlant. Bien s\u00fbr <strong>Les Arts Florissants<\/strong> sont en tous points parfaits avec un orchestre d\u2019une justesse immacul\u00e9e et un ch\u0153ur aussi parfait formellement. Il ne manque donc juste qu\u2019un peu plus de vie pour la partie musicale pour que cet enregistrement soit totalement convaincant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du point de vue de la distribution, on lit bien s\u00fbr la liste des noms avec une certaine admiration et l\u2019\u00e9coute confirme la perfection des chanteurs. Ainsi, la sc\u00e8ne du sommeil par <strong>Gilles Ragon<\/strong> et <strong>Jean-Paul Fouch\u00e9court<\/strong> est un moment hypnotique impressionnant avec ces voix droites qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent avec douceur mais raideur sur les fl\u00fbtes superbes. On d\u00e9couvre aussi <strong>Bernard Deletr\u00e9<\/strong> qui sera encore pr\u00e9sent trente-quatre ans apr\u00e8s pour une reprise qui nous offre un Sangar certes gouailleur mais qui nous aura montr\u00e9 auparavant dans le r\u00f4le du Temps combien sa basse peut \u00eatre noble. L\u2019ensemble des petits r\u00f4les est en fait chant\u00e9 par des artistes de tr\u00e8s haut niveau qui tous semblent respirer cette partition ou du moins en respecter toutes les r\u00e8gles. Car comme pour l\u2019orchestre et le ch\u0153ur, on a ici une petite retenue, quelque chose de parfaitement en style mais sans que ne soit totalement pr\u00e9sente la trag\u00e9die.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-2.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2650 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-2-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-2-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-2-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-2-768x768.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-2-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Folder-2.jpg 782w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Dans les trois r\u00f4les principaux, comment bien s\u00fbr r\u00e9sister \u00e0 la candeur d\u2019<strong>Agn\u00e8s Mellon<\/strong> ? Elle est une Sangaride fragile et lumineuse, au chant pur comme du cristal. La chanteuse \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente en 1983 pour une Cr\u00e9use fr\u00e9missante dans <em>M\u00e9d\u00e9e<\/em> de Charpentier et on retrouve cette victime magnifique au style admirable. Face \u00e0 elle se trouve l\u2019immense stature de <strong>Guillemette Laurens<\/strong>. La chanteuse poss\u00e8de avec Cyb\u00e8le un r\u00f4le totalement \u00e0 sa mesure, royale et glaciale, aux emportements furieux mais toujours contenus. Elle dresse un portrait tout en majest\u00e9 avec une voix qui sait \u00e9pouser le moindre m\u00e9andre de la m\u00e9lodie mais aussi de la psychologie du personnage tour \u00e0 tour amoureuse puis furie. Et par quelques appogiatures, par quelques nuances, elle apporte une vie superbe pour ce r\u00f4le. Enfin, le r\u00f4le-titre a longtemps subi la comparaison de ceux qui lui succ\u00e8deront. En effet, <strong>Guy de Mey<\/strong> semble \u00eatre \u00e0 certains moments une parodie de haute-contre avec un timbre qui manque de s\u00e9duction et une voix r\u00e9guli\u00e8rement plaintive. Face \u00e0 certains Atys plein de noblesse, il \u00e9tait donc bien en peine pour convaincre. Mais quand on \u00e9coute plusieurs fois sa prestation, on d\u00e9couvre que si le chanteur n\u2019a pas une s\u00e9duction imm\u00e9diate, il d\u00e9montre tout de m\u00eame un art assez impeccable et une interpr\u00e9tation pleine de nuances et de fragilit\u00e9 sans pour autant rendre niais le personnage principal. Sans doute pas le chanteur parfait pour ce r\u00f4le mais il n\u2019en reste pas moins parfaitement \u00e0 sa place et ne m\u00e9rite pas ces comparaisons peu flatteuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici donc une version qui est certes un peu glac\u00e9e et qui manque du feu qu\u2019on pouvait attendre sachant qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 durant la p\u00e9riode o\u00f9 la production mythique de Vill\u00e9gier tournait, mais qui permet tout de m\u00eame une approche fid\u00e8le et de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9. Et puis malgr\u00e9 tous les petits d\u00e9fauts, il reste le premier et restera pour longtemps le seul enregistrement d\u2019<em>Atys<\/em>.<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Atys, Trag\u00e9die lyrique en un prologue et cinq actes<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Atys, Guy de Mey ; Sangaride, Agn\u00e8s Mellon ; Cyb\u00e8le, Guillemette Laurens ; Doris, Fran\u00e7oise Semellaz ; Idas, Jacques Bona ; C\u00e9l\u00e9nus, Jean-Fran\u00e7ois Gardell ; Sangar, Bernard Deletr\u00e9 ; M\u00e9lisse, No\u00e9mi Rime ; Le Sommeil, Gilles Ragon ; Morph\u00e9e, Jean-Paul Fouch\u00e9court ; Phob\u00e9tor, Bernard Deletr\u00e9 ; Phantase, Michel Lapl\u00e9nie ; Un Songe Funeste, Stephan Maciejewski ; Trio, Isabelle Desrochers \/ Jean-Paul Fouch\u00e9court \/ V\u00e9ronique Gens ; Le Temps, Bernard Deletr\u00e9 ; Flore, Monique Zanetti ; Z\u00e9phirs, Jean-Paul Fouch\u00e9court \/ Gilles Ragon ; Melpom\u00e8ne, Arlette Steyer ; Iris, Agn\u00e8s Mellon<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Les Arts Florissants<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">William Christie, Direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">3 CD Harmonia Mundi, HML 5901257.59. Enregistr\u00e9 au Studio 103 de la Maison de Radio-France, en janvier 1987.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2652 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder1-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder1-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder1-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder1-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/folder1.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Au mois de mars de cette m\u00eame ann\u00e9e, la t\u00e9l\u00e9vision publique se d\u00e9place \u00e0 Montpellier pour immortaliser la mise en sc\u00e8ne de Jean-Marie Vill\u00e9gier et une distribution l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente. Bien s\u00fbr cela n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 commercialis\u00e9 et il faut se rabattre sur des enregistrements VHS num\u00e9ris\u00e9s pour voir cette production, mais c\u2019est d\u00e9j\u00e0 un miracle de penser qu\u2019en 1987 un op\u00e9ra de Lully ait \u00e9t\u00e9 capt\u00e9 pour une diffusion \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision alors que de nos jours des recr\u00e9ations sont totalement ignor\u00e9es malgr\u00e9 des moyens de captation beaucoup plus l\u00e9gers qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque. Et il faut aussi remercier grandement les t\u00e9l\u00e9spectateurs qui ont eu la grande id\u00e9e d\u2019enregistrer ce programme et de par la suite le partager sur Internet. Car m\u00eame s\u2019il faut se contenter parfois d\u2019une image grise et sombre ou alors l\u00e9g\u00e8rement tremblotante, les bandes qui sont disponibles nous offrent une tr\u00e8s belle vision de cette production.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Loin de la montagne phrygienne, <strong>Jean-Marie Vill\u00e9gier<\/strong> nous transporte dans le Ch\u00e2teau de Versailles, mais non pas au temps de son apog\u00e9e, plut\u00f4t dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du r\u00e8gne de Louis XIV, alors que les plaisirs \u00e9taient pass\u00e9s pour rentrer dans la r\u00e8gle et le poids de la religion\u2026 et que l\u2019affaire des poisons \u00e9tait encore fraiche dans les m\u00e9moires. Le d\u00e9cor tout en marbre et le mobilier d\u2019argent donnent un aspect particuli\u00e8rement aust\u00e8re et c\u00e9r\u00e9monial \u00e0 l\u2019action. Bien s\u00fbr, chaque personnage est habill\u00e9 avec beaucoup d\u2019art et nous n\u2019avons que des couleurs assez sombres avec seulement quelques touches de blanc et de beige. Le but ici n\u2019est pas de d\u00e9tailler la mise en sc\u00e8ne, mais il est tout de m\u00eame fascinant de voir cette production imagin\u00e9e autour d\u2019<em>Atys<\/em> qui fonctionne parfaitement et aura \u00e9t\u00e9 pendant longtemps un mod\u00e8le d\u2019intelligence et aura marqu\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations de spectateurs !<\/p>\n<div id=\"attachment_2653\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lapl\u00e9nie_deletr\u00e9_fouch\u00e9court.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2653\" class=\"wp-image-2653\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lapl\u00e9nie_deletr\u00e9_fouch\u00e9court-300x211.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"351\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lapl\u00e9nie_deletr\u00e9_fouch\u00e9court-300x211.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lapl\u00e9nie_deletr\u00e9_fouch\u00e9court.jpg 730w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2653\" class=\"wp-caption-text\">Michel Lapl\u00e9nie (Phantase), Bernard Deletr\u00e9 (Phob\u00e9tor), Jean-Paul Fouch\u00e9court (Morph\u00e9e), en 1992 lors d&rsquo;une reprise.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais trois mois apr\u00e8s l\u2019enregistrement en studio, quelle diff\u00e9rence pourra-t-on trouver dans l\u2019interpr\u00e9tation ? Un certain nombre ! D\u00e8s les premi\u00e8res notes de l\u2019ouverture, on entend un orchestre beaucoup plus vif, nerveux et anim\u00e9. Le geste de <strong>William Christie<\/strong> semble beaucoup plus dramatique et on entend l\u2019orchestre qui gronde. Difficile de dire si c\u2019est la fr\u00e9quentation de la sc\u00e8ne qui a permis cette \u00e9volution ou le studio qui avait brid\u00e9 l\u2019interpr\u00e9tation, mais toujours est-il qu\u2019on d\u00e9couvre une profusion de d\u00e9tails ajout\u00e9s dans le continuo, un clavecin beaucoup plus volubile, des nuances plus marqu\u00e9es, des tempi plus ac\u00e9r\u00e9s \u00e0 bien des moments. Mais nous ne perdons pas la qualit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation, la beaut\u00e9 de l\u2019ensemble malgr\u00e9 le l\u00e9ger souffle de la prise de son et l\u2019obligatoire \u00e9loignement des micros pour certaines choses. Si l\u2019enregistrement studio semblait atteindre une certaine perfection plastique, nous avons ici une vie beaucoup plus marqu\u00e9e, un engagement bien plus manifeste. Et voici donc ce qu\u2019ont entendus les spectateurs lors des repr\u00e9sentations. On comprend alors pourquoi le studio a pu \u00eatre accueilli fraichement \u00e0 sa sortie si le public avait cette interpr\u00e9tation dans les oreilles. Les <strong>Arts Florissants<\/strong> sont ici \u00e0 leur sommet et offrent une interpr\u00e9tation de tr\u00e8s haute vol\u00e9e tant musicale que dramatique.<\/p>\n<div id=\"attachment_2655\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/mellon_christie.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2655\" class=\"wp-image-2655\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/mellon_christie-300x217.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"362\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/mellon_christie-300x217.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/mellon_christie-768x556.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/mellon_christie.jpg 978w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2655\" class=\"wp-caption-text\">Agn\u00e8s Mellon (Sangaride) et William Christie, en 1992 lors d&rsquo;une reprise.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la distribution, on retrouve les m\u00eames qualit\u00e9s \u00e0 bien des artistes d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents dans le disque mais comme pour l\u2019orchestre ils semblent beaucoup plus impliqu\u00e9s par l\u2019effet du th\u00e9\u00e2tre. Au nombre des changements, on notera le splendide C\u00e9l\u00e9nus de <strong>Nicolas Rivenq<\/strong> qui offre un roi jeune et noble, \u00e0 la diction toujours aussi magnifique et \u00e0 la prestance remarquable. <strong>Bernard Deletr\u00e9<\/strong> marque encore plus son Sangar pour en faire un jouisseur imp\u00e9nitent plus qu\u2019un grand dieu du fleuve. Mais m\u00eame dans les grandes r\u00e9ussites du disque, on retrouve des interpr\u00e9tations plus intenses. Ainsi, <strong>Agn\u00e8s Mellon<\/strong> trouve chez Sangaride un fr\u00e9missement qu\u2019elle n\u2019avait pas en studio. Son chant est toujours aussi beau et captivant mais il y a en plus une fragilit\u00e9 humaine qui nous touche particuli\u00e8rement dans son d\u00e9sespoir comme dans son amour. <strong>Guillemette Laurens<\/strong> aussi semble avoir encore creus\u00e9 un personnage pourtant tr\u00e8s bien construit. Les nuances se multiplient, les d\u00e9tails dans le chant donnent un sens \u00e0 chaque moi et on ne peut rester insensible \u00e0 la d\u00e9tresse de Cyb\u00e8le qu\u2019elle sait exprimer apr\u00e8s la mort d\u2019Atys. Elle \u00e9tait grande dans le studio, elle est ici terrass\u00e9e par la douleur et le montre par de subtils moyens. Et puis un autre point extr\u00eamement positif est bien s\u00fbr la pr\u00e9sence d\u2019<strong>Howard Crook<\/strong> en Atys. Le t\u00e9nor semble \u00eatre taill\u00e9 pour ce r\u00f4le tant il allie la noblesse, la tendresse et la vaillance. Jamais forc\u00e9, il r\u00e9ussit \u00e0 alterner les diff\u00e9rents \u00e9tats d\u2019\u00e2me du personnage avec beaucoup d\u2019aisance et de force. Le timbre est en plus de toute beaut\u00e9 et il se d\u00e9gage de ce chant \u00e0 la fois robuste mais aussi particuli\u00e8rement d\u00e9taill\u00e9 une noblesse magnifique. On est ici face \u00e0 une interpr\u00e9tation assez parfaite, tout comme l\u2019\u00e9taient celles d\u2019Agn\u00e8s Mellon en Sangaride mais aussi Guillemette Laurens en Cyb\u00e8le.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0\u2026 c\u2019est cette version qui \u00e9tait admir\u00e9e par de nombreux adorateur d\u2019<em>Atys<\/em> et l\u2019on comprend pourquoi. Malgr\u00e9 un confort d\u2019\u00e9coute moindre, il y a une vie sup\u00e9rieure qui se d\u00e9gage \u00e0 la fois des Arts Florissants, mais aussi des chanteurs qui sont totalement impr\u00e9gn\u00e9s de leurs r\u00f4les qu\u2019ils vivent en m\u00eame temps sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et voici un <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=QZjJeb6MPtU\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">lien vid\u00e9o<\/a> qui fonctionne au moment de la publication de cet {Atys} de 1987.<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Atys, Trag\u00e9die lyrique en un prologue et cinq actes<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Mise en sc\u00e8ne, Jean-Marie Vill\u00e9gier ; Costumes, Patrice Cauchetier ; Chor\u00e9graphie, Francine Lancelot<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Atys, Howard Crook ; Sangaride, Agn\u00e8s Mellon ; Cyb\u00e8le, Guillemette Laurens ; Doris, Fran\u00e7oise Semellaz ; Idas, Daniel Salas ; C\u00e9l\u00e9nus, Nicolas Rivenq ; Sangar, Bernard Deletr\u00e9 ; M\u00e9lisse, No\u00e9mi Rime ; Le Sommeil, Gilles Ragon ; Morph\u00e9e, Jean-Paul Fouch\u00e9court ; Phob\u00e9tor, Bernard Deletr\u00e9 ; Phantase, Michel Lapl\u00e9nie ; Un Songe Funeste, Stephan Maciejewski ; Trio, Isabelle Desrochers \/ Jean-Paul Fouch\u00e9court \/ V\u00e9ronique Gens ; Le Temps, Bernard Deletr\u00e9 ; Flore, Monique Zanetti ; Z\u00e9phirs, Jean-Paul Fouch\u00e9court \/ Gilles Ragon ; Melpom\u00e8ne, Brigitte Lafon ; Iris, Anne Crabbe-Pulcini<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Les Arts Florissants<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">William Christie, Direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Enregistr\u00e9 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Montpellier, le 10 mars 1987.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2656 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne-300x267.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne-300x267.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne.jpg 599w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Voici qu\u2019en 2009 un concurrent arrive. Apr\u00e8s cette unique production dirig\u00e9e par William Christie (disque studio et captation directe sont certes diff\u00e9rentes mais les personnages et la conception de la direction restent assez proches), Hugo Reyne d\u00e9cide d\u2019enregistrer sa version d\u2019Atys. Bien s\u00fbr, il a fait partie de la recr\u00e9ation et il y a donc une sorte de filiation entre ces deux chefs. Pourtant, le rendu est assez diff\u00e9rent. L\u00e0 o\u00f9 William Christie cr\u00e9ait une grande c\u00e9r\u00e9monie en coh\u00e9rence avec la mise en sc\u00e8ne, <strong>Hugo Reyne<\/strong> cherche \u00e0 all\u00e9ger et simplifier l\u2019ouvrage. Il cherche \u00e0 lui enlever le surplus, \u00e0 aller \u00e0 l\u2019essentiel et \u00e0 donner une vision plus sobre de cette trag\u00e9die lyrique. En effet, d\u00e8s que l\u2019on entend la <strong>Symphonie du Marais<\/strong>, on d\u00e9couvre un orchestre certes moins color\u00e9 que les Arts Florissants, mais surtout une texture plus l\u00e9g\u00e8re, \u00e9vitant de doubler certains instruments, cherchant \u00e0 faire ressortir les r\u00e9citatifs avec un continuo tr\u00e8s l\u00e9ger (souvent uniquement clavecin et viole de gambe). On est plus proche \u00e0 certains moments de la pastorale avec une couleur plus champ\u00eatre dans les passages l\u00e9gers. De m\u00eame, le <strong>Ch\u0153ur du Marais<\/strong> se montre plus a\u00e9rien et moins massifs. Les choix d\u2019Hugo Reyne, comme indiqu\u00e9 dans le livret, ont pour but de rendre Lully \u00e0 lui-m\u00eame en supprimant les ajouts par rapport \u00e0 la partition, en \u00e9vitant de surcharger la ligne par des d\u00e9corations certes d\u2019\u00e9poques mais qui pour lui alourdissent la ligne de chant. On obtient donc un enregistrement assez passionnant car il offre un tout autre point de vue pour l\u2019orchestre et l\u2019on peut go\u00fbter en plus aux textures un peu plus \u00e2pres de la Symphonie du Marais. L\u2019ouvrage avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 en version de concert puis enregistr\u00e9 en studio. Nous avons donc une qualit\u00e9 parfaite de prise de son. Et puis il y a la conception des r\u00f4les aussi qui a \u00e9volu\u00e9. Contraints si l\u2019on peut dire par la mise en sc\u00e8ne de Vill\u00e9gier, les personnages chez Christie retrouvent toujours ces m\u00eames caract\u00e8res. Ici on tranche pour par exemple Sangar beaucoup plus noble et sombre que ce p\u00e8re bouffon pr\u00e9sent\u00e9 en 1987.<\/p>\n<div id=\"attachment_2659\" style=\"width: 511px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_2.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2659\" class=\"wp-image-2659\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_2-300x170.jpg\" alt=\"\" width=\"501\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_2-300x170.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_2-1024x579.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_2-768x434.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_2.jpg 1260w\" sizes=\"auto, (max-width: 501px) 100vw, 501px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2659\" class=\"wp-caption-text\">Hugo Reyne au Logis de la Chabotterie (Vend\u00e9e).<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution r\u00e9unie par Hugo Reyne se veut neuve et jeune. En effet, que des chanteurs qui font leurs d\u00e9buts et qui ne sont que peu connus ici\u2026 et surtout qui chantent \u00e0 huit seulement pas moins de dix-huit r\u00f4les ! Il est int\u00e9ressant d\u2019entendre les diff\u00e9rences de choix en termes de couleurs de voix pour certains r\u00f4les. On est s\u00e9duit par le timbre plus noir par exemple d\u2019<strong>Aimery Lef\u00e8vre<\/strong> qui offre un C\u00e9l\u00e9nus d\u2019une grande stature, au verbe magnifiquement d\u00e9clam\u00e9. De m\u00eame, il est singulier d\u2019entendre un Idas aussi sombre puisque <strong>Matthieu Heim<\/strong> chante non seulement le confident d\u2019Atys, mais aussi Le Temps ou m\u00eame Sangar avec cette m\u00eame belle voix de basse ! <strong>Amaya Dominguez<\/strong> a sans conteste le caract\u00e8re de la d\u00e9esse Cyb\u00e8le et si le timbre n\u2019est pas forc\u00e9ment des plus beaux, elle sait donner vie au personnage avec un jeu sur le texte assez saisissant, la poussant presque vers la magicienne par moments en en faisant un peu trop. Mais il y a le vibrato qui vient troubler la f\u00eate. En effet, la mezzo n\u2019arrive pas \u00e0 dompter un vibrato qui g\u00e2che la ligne de chant d\u00e8s qu\u2019elle passe au-dessus du mezzo-forte et enl\u00e8ve encore une partie de cette noblesse que doit poss\u00e9der Cyb\u00e8le. Pourtant dans les passages doux, on est s\u00e9duit par un chant superbe. La chanteuse conna\u00eet le style, mais sa voix semble plus la porter vers un autre r\u00e9pertoire l\u00e0 o\u00f9 tous les autres semblent chez eux chez Lully. Pour Sangaride, il semble qu\u2019Hugo Reyne avait choisi C\u00e9line Scheen mais un probl\u00e8me de derni\u00e8re minute l\u2019a faite remplacer par <strong>B\u00e9n\u00e9dicte Tauran<\/strong>. Il faut saluer le travail pour ce remplacement car B\u00e9n\u00e9dicte Tauran est assez impressionnante d\u2019implication et de style, sachant cr\u00e9er un personnage charismatique loin d\u2019une unique victime. Il manque juste un timbre un petit peu plus clair. En effet, la voix assez cors\u00e9e de la soprano ne tranche pas assez avec le mezzo de Cyb\u00e8le et l\u2019on a parfois quelques secondes de surprises \u00e0 entendre la douce Sangaride s\u2019exprimer avec autant de force et presque de violence. Enfin Atys est chant\u00e9 avec beaucoup de douceur et de charme par <strong>Romain Champion<\/strong>. Si le l\u00e9ger manque de pr\u00e9sence vocale fait de ce personnage une victime plus qu\u2019un acteur, le chant est splendide et d\u2019une d\u00e9licatesse rare. Un petit peu emprunt\u00e9 au d\u00e9but, on d\u00e9couvre par la suite le t\u00e9nor particuli\u00e8rement \u00e0 son aise et naturel pour la suite de l\u2019ouvrage. Cet Atys est moins hautain, moins noble aussi, mais particuli\u00e8rement touchant dans sa mort.<\/p>\n<div id=\"attachment_2661\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_3.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2661\" class=\"wp-image-2661\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_3-300x86.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"144\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_3-300x86.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_3-768x221.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_reyne_3.jpg 940w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2661\" class=\"wp-caption-text\">Le Logis de la Chabotterie (Vend\u00e9e).<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au final, que dire de cet <em>Atys<\/em> ? Il est d\u00e9j\u00e0 passionnant car diff\u00e9rent. Face \u00e0 trois versions dirig\u00e9es par William Christie et avec la conception de Jean-Marie Vill\u00e9gier, nous avons un autre <em>Atys<\/em>, plus sobre, mais aussi moins dramatique par contre. Mais la d\u00e9licatesse de l\u2019orchestre, la finesse des choix r\u00e9alis\u00e9s par Hugo Reyne font que l\u2019on reste fascin\u00e9 par la beaut\u00e9 de la musique et le naturel qui se d\u00e9gage non seulement de l\u2019orchestre mais aussi du texte exprim\u00e9 avec beaucoup de soin mais sans mani\u00e8res par les chanteurs. Une belle distribution vocale qui manque peut-\u00eatre juste un petit peu de charisme vocal par moments mais qui soigne son Lully. Voici donc un bel enregistrement qui ne remplace pas, mais vient compl\u00e9ter les versions plus connues et luxueuses.<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Atys, Trag\u00e9die lyrique en un prologue et cinq actes<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Atys, Romain Champion ; Sangaride, B\u00e9n\u00e9dicte Tauran ; Cyb\u00e8le, Amaya Dominguez ; Doris, Maud Ryaux ; Idas, Matthieu Heim ; C\u00e9l\u00e9nus, Aimery Lef\u00e8vre ; Sangar, Matthieu Heim ; M\u00e9lisse, Ma\u00eflys de Villoutreys ; Le Sommeil, Romain Champion ; Morph\u00e9e, Vincent Li\u00e8vre-Picard ; Phob\u00e9tor, Matthieu Heim ; Phantase, Aimery Lef\u00e8vre ; Le Temps, Matthieu Heim ; Flore, B\u00e9n\u00e9dicte Tauran ; Z\u00e9phir, Vincent Li\u00e8vre Picard ; Melpom\u00e8ne, Amaya Dominguez ; Iris, Maud Ryaux<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Le Ch\u0153ur du Marais<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">La Symphonie du Marais<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Hugo Reyne, Direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">3 CD Musique \u00e0 la Chabotterie, 605008. Enregistr\u00e9 les 17 et 18 ao\u00fbt 2009 au studio Akustika, Paris XIII.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_christie_DVD.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2665\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_christie_DVD-223x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"404\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_christie_DVD-223x300.jpg 223w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_christie_DVD.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>On pensait ne jamais revoir cette production, mais gr\u00e2ce \u00e0 la t\u00e9nacit\u00e9 d\u2019un riche m\u00e9c\u00e8ne am\u00e9ricain qui souhaitait pouvoir revoir cette mise en sc\u00e8ne, voici qu\u2019en 2011 l\u2019Op\u00e9ra-Comique et quelques autres sc\u00e8nes retrouvent les fastes de l\u2019<em>Atys<\/em> de William Christie et Jean-Marie Vill\u00e9gier. La chose n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 simple car il fallait se confronter \u00e0 un souvenir mythique pour beaucoup et d\u2019un point plus bassement mat\u00e9riel, refaire l\u2019ensemble des d\u00e9cors et costumes ! Mais gr\u00e2ce \u00e0 ce fameux m\u00e9c\u00e8ne, voici qu\u2019une autre g\u00e9n\u00e9ration pouvait d\u00e9couvrir les yeux \u00e9merveill\u00e9s cette production partiellement renouvel\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La vid\u00e9o de 1987 donnait bien s\u00fbr une id\u00e9e de la mise en sc\u00e8ne, de ses beaut\u00e9s et de son caract\u00e8re sombre. Mais il fallait se battre contre le grain de la bande, contre le voile gris qui unifiait toutes les couleurs. Avec ce DVD nous avons tout le brillant et les d\u00e9tails de la mise en sc\u00e8ne avec un prologue lumineux et brillant de milles couleurs alors que la trag\u00e9die elle se montre certes brillantes par les milles d\u00e9tails et les mati\u00e8res nobles employ\u00e9es pour les d\u00e9cors ou les costumes\u2026 mais aussi sombre et oppressante par cette \u00e9tiquette qui contraint tout le monde, par ce monde cl\u00f4t et \u00e9crasant qui rend les personnages comme prisonniers. On note quelques changements dans les choix de costume avec par exemple la perruque blanche de Cyb\u00e8le qui disparait, laissant les cheveux au naturel noirs de St\u00e9phanie d\u2019Oustrac, mais sinon bien peu de changements et une grande fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l\u2019original. Mais surtout on b\u00e9n\u00e9ficie de tous ces gestes pr\u00e9cis, de ces \u00e9clairages magnifiques, de ce jeu th\u00e9\u00e2tral port\u00e9 au plus haut par une direction d\u2019acteurs bien s\u00fbr mais aussi par des chanteurs impliqu\u00e9s totalement dans ce qui devait \u00eatre pour eux un r\u00eave \u00e9veill\u00e9 !<\/p>\n<div id=\"attachment_2666\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_fonnard_deletre.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2666\" class=\"wp-image-2666\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_fonnard_deletre-300x201.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_fonnard_deletre-300x201.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_fonnard_deletre-1024x685.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_fonnard_deletre-768x514.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_fonnard_deletre.jpg 1076w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2666\" class=\"wp-caption-text\">Prologue : Elodie Fonnard (Flore), Bernard Deletr\u00e9 (Le Temps)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">On retrouve bien s\u00fbr les Arts Florissants et William Christie dans la fosse d\u2019orchestre ! Comment cela aurait-il pu en \u00eatre autrement tant il avait marqu\u00e9 la recr\u00e9ation de l\u2019ouvrage ? D\u00e8s l\u2019ouverture, on d\u00e9couvre un orchestre somptueux, des couleurs magnifiques et un son qui s\u2019est un peu \u00e9largi sans perdre de sa finesse\u2026 car le chef ne joue pas plus fort ou plus large, il a juste enrichi encore son orchestre par une pr\u00e9sence accrue du clavecin, du luth et de nombreuses autres interventions orchestrales. Nous avons ici un Lully peut-\u00eatre plus brillant et bavard, mais d\u2019une beaut\u00e9 sans comparaison. La richesse du continuo est sid\u00e9rante, toujours juste mais d\u2019une virtuosit\u00e9 folle avec un accompagnement magnifique des r\u00e9citatifs comme des airs. On atteint un degr\u00e9 de sophistication impressionnant mais qui n\u2019emp\u00eache jamais l\u2019orchestre de dire quelque chose. Ainsi on conserve la puissance \u00e9vocatrice et le tranchant n\u00e9cessaire \u00e0 certains passages comme l\u2019entr\u00e9e des Songes Funestes. On comprend que <strong>William Christie<\/strong> s\u2019est replong\u00e9 dans la partition, a recherch\u00e9 ce qu\u2019il pouvait am\u00e9liorer, modifier, compl\u00e9ter\u2026 et il est aid\u00e9 en cela par des musiciens qui r\u00e9pondent imm\u00e9diatement \u00e0 ses gestes. Les <strong>Arts Florissants<\/strong> sont un ensemble sid\u00e9rant de r\u00e9activit\u00e9 et de beaut\u00e9 sonore, surtout quand ils accueillent en plus des solistes comme <strong>Thomas Dunford<\/strong> au th\u00e9orbe en leur sein. De m\u00eame pour le ch\u0153ur toujours parfait avec lui aussi des solistes qui s\u2019y int\u00e8grent parfaitement.<\/p>\n<div id=\"attachment_2664\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_azzareti_oustrac.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2664\" class=\"wp-image-2664\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_azzareti_oustrac-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_azzareti_oustrac-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_azzareti_oustrac-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_azzareti_oustrac-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_azzareti_oustrac.jpg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2664\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Ja\u00ebl Azzaretti (M\u00e9lisse), St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac (Cyb\u00e8le)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution r\u00e9unie en 2011 fait c\u00f4toyer pass\u00e9, pr\u00e9sent et future. Au futur la majorit\u00e9 des petits r\u00f4les issus du Jardin des Voix parmi lesquels <strong>Reinoud Van Mechelen<\/strong> par <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=389\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">exemple<\/a> en Z\u00e9phir, mais aussi <strong>Anna Reinhold<\/strong> en Melpom\u00e8ne par <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2289\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">exemple<\/a> ! Au pass\u00e9 le retour dans des r\u00f4les qu\u2019ils avaient cr\u00e9\u00e9s de Nicolas Rivenq et Bernard Deletr\u00e9. C\u00e9l\u00e9nus semble toujours \u00eatre aussi noble dans la voix si particuli\u00e8re de <strong>Nicolas Rivenq<\/strong>. Il est droit, fier\u2026 mais aussi particuli\u00e8rement touchant dans le dernier acte. <strong>Bernard Deletr\u00e9<\/strong> lui impressionne dans son entr\u00e9e pour chanter Le Temps : la voix a conserv\u00e9 une belle assise et un beau charisme. Puis vient Sangar et l\u00e0 on entend toujours une voix, mais elle est parasit\u00e9e par une interpr\u00e9tation encore plus gouailleuse qu\u2019en 1987. Il en fait beaucoup trop et cela d\u00e9pare avec le reste de la distribution. Pour les anciens, on notera aussi la pr\u00e9sence de <strong>Paul Agnew<\/strong> en Sommeil et de <strong>Sophie Daneman<\/strong> en Doris. Les deux chanteurs font partie de l\u2019ADN des Arts Florissants et tiennent parfaitement leurs r\u00f4les ici alors qu\u2019ils sont sur la fin de leur carri\u00e8re de chanteur (ou du moins que ce ne sera bient\u00f4t plus leur activit\u00e9 principale). Pour le pr\u00e9sent, on notera <strong>Cyril Auvity<\/strong> qui joue les utilit\u00e9s en Morph\u00e9e (l\u00e0 o\u00f9 il aurait pu chanter le <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1304\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">r\u00f4le-titre<\/a>) et <strong>Marc Mauillon<\/strong> en Idas l\u00e9g\u00e8rement ambigu. Mais surtout, on a un trio de t\u00eate assez magnifique. Il \u00e9tait difficile de reprendre Cyb\u00e8le alors que Guillemette Laurens l\u2019avait aussi fortement marqu\u00e9. Pourtant, <strong>St\u00e9phanie d\u2019Oustrac<\/strong> se montre au m\u00eame niveau d\u2019excellence mais avec d\u2019autres caract\u00e9ristiques. La noblesse est bien pr\u00e9sente, mais on sent aussi beaucoup plus d\u2019humanit\u00e9 dans cette d\u00e9esse qui module habilement la puissance et les couleurs pour jouer avec le texte. Et surtout c\u2019est une d\u00e9esse qui une fois seule montre toute sa fragilit\u00e9 comme lors du final de l\u2019acte III o\u00f9 elle est tout simplement bluffante, passant de la supplique \u00e0 la violence pour terminer les yeux baign\u00e9s de larme tant elle est impliqu\u00e9e. St\u00e9phanie d\u2019Oustrac avait d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 de grands talents, mais cette Cyb\u00e8le est saisissante d\u2019intelligence et de puissance th\u00e9\u00e2trale (et il faut la voir sur sc\u00e8ne aussi\u2026). Face \u00e0 elle, <strong>Emmanuelle de Negri<\/strong> compose une Sangaride magnifique. La chanteuse cr\u00e9e un personnage certes fragile, mais non pas transparent. Elle nous offre des moments de pure magie vocale, mais aussi un texte magnifiquement mis en lumi\u00e8re. S\u2019\u00e9levant devant le destin, elle sait trouver des accents d\u00e9chirants et r\u00e9ussit \u00e0 exister face \u00e0 des coll\u00e8gues qui br\u00fblent les planches dans des r\u00f4les plus porteurs Et puis il y a le cas de <strong>Bernard Richter<\/strong>. C\u2019est sans doute le seul qui est si peu habitu\u00e9 au r\u00e9pertoire baroque (presque tous les autres chanteurs sont pass\u00e9s par le Jardin des Voix ou au moins ont beaucoup travaill\u00e9 ce r\u00e9pertoire avant), mais il semble avoir magnifiquement int\u00e9gr\u00e9 style et grammaire ! C\u2019est un Atys vaillant qui nous est offert avec une voix l\u00e9g\u00e8rement claironnante qui a quelques emportements dans les moments les plus dramatiques, mais qui sait aussi donner toute la po\u00e9sie n\u00e9cessaire dans le sommeil ou dans ses duos avec Sangaride. Et puis encore une fois, quelle diction, quelle style ! R\u00e9ussir \u00e0 se fondre ainsi dans un r\u00e9pertoire aussi particulier surtout entour\u00e9 d\u2019autant de sp\u00e9cialiste est un vrai miracle. Il nous donne donc un Atys magistrale et sc\u00e9niquement fascinant.<\/p>\n<div id=\"attachment_2667\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_richter.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2667\" class=\"wp-image-2667\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_richter-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_richter-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_richter-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_richter-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/atys_richter.jpg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2667\" class=\"wp-caption-text\">Acte V : Bernard Richter (Atys)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une version splendide donc non seulement pour la mise en sc\u00e8ne bien s\u00fbr, mais aussi pour les choix musicaux r\u00e9alis\u00e9s par William Christie. Allant plus loin dans l\u2019investissement, il donne une version d\u2019une beaut\u00e9 rare mais aussi d\u2019une grande intensit\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Atys, Trag\u00e9die lyrique en un prologue et cinq actes<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Mise en sc\u00e8ne, Jean-Marie Vill\u00e9gier ; Mise en sc\u00e8ne associ\u00e9e, Christophe Galland Costumes, Patrice Cauchetier ; Chor\u00e9graphie, Francine Lancelot \/ B\u00e9atrice Massin ; D\u00e9cors, Carlo Tommasi ; Lumi\u00e8res, Patrick M\u00e9e\u00fcs ; Perruques, Daniel Blanc ; Maquillage, Suzanne Pisteur<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Atys, Bernard Richter ; Sangaride, Emmanuelle de Negri ; Cyb\u00e8le, St\u00e9phanie d\u2019Oustrac ; Doris, Sophie Daneman ; Idas, Marc Mauillon ; C\u00e9l\u00e9nus, Nicolas Rivenq ; Sangar, Bernard Deletr\u00e9 ; M\u00e9lisse, Ja\u00ebl Azzaretti ; Le Sommeil, Paul Agnew ; Morph\u00e9e, Cyril Auvity ; Phob\u00e9tor, Callum Thorpe ; Phantase, Benjamin Alunni ; Un Songe Funeste, Arnaud Richard ; Le Temps, Bernard Deletr\u00e9 ; Flore, Elodie Fonnard ; Z\u00e9phirs, Francisco Fernandez-Rueda \/ Reinoud Van Mechelen ; Melpom\u00e8ne, Anna Reinhold ; Iris, Rachel Redmond<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Les Arts Florissants<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">William Christie, Direction<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2 DVD Fra Musica. Enregistr\u00e9 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique en mai 2011.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors voil\u00e0\u2026 nous avons donc quatre versions d'{Atys}\u2026 une n\u2019est pas commerciale mais ne peut \u00eatre laiss\u00e9e de c\u00f4t\u00e9 tant elle est splendide. Trois fois William Christie dans des conceptions l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rentes et puis Hugo Reyne. Difficile de choisir. Peut-\u00eatre que c\u2019est la version studio de Christie qui sera la moins passionnante malgr\u00e9 ses qualit\u00e9s\u2026 apr\u00e8s impossible de faire un choix entre Christie 1987 et 2011\u2026 et difficile de laisser de c\u00f4t\u00e9 Reyne qui apporte une vision diff\u00e9rente de l\u2019ouvrage. Donc voil\u00e0, il faut se d\u00e9cider \u00e0 ne pas choisir ici !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1987, le monde de l\u2019op\u00e9ra baroque assistait \u00e0 un bouleversement avec la re-cr\u00e9ation d\u2019Atys de Jean-Baptiste Lully par Les Arts Florissants. Le tricentenaire de la mort du compositeur \u00e9tait [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2,3,1],"tags":[9,11,55,14,72,23],"class_list":["post-2648","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-disque-dvd","category-musique_classique","category-non-classe","tag-cd","tag-dvd","tag-epoque_baroque","tag-integrale","tag-lully","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-GI","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2648","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2648"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2648\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2671,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2648\/revisions\/2671"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2648"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2648"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2648"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}