{"id":2543,"date":"2020-03-11T22:40:51","date_gmt":"2020-03-11T21:40:51","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2543"},"modified":"2020-03-11T22:40:51","modified_gmt":"2020-03-11T21:40:51","slug":"massenet-laffaire-cleopatre-et-la-maigre-discographie-dun-superbe-opera","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2543","title":{"rendered":"Massenet, l&rsquo;affaire <i>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/i> et la maigre discographie d&rsquo;un superbe op\u00e9ra&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2543\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2549\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jules_Massenet_c1910-226x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"399\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jules_Massenet_c1910-226x300.jpg 226w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jules_Massenet_c1910-770x1024.jpg 770w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jules_Massenet_c1910-768x1021.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jules_Massenet_c1910-1155x1536.jpg 1155w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Jules_Massenet_c1910.jpg 1157w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\u00c0 la mort de Jules Massenet le 13 ao\u00fbt 1912, trois op\u00e9ras dormaient encore dans ses tiroirs, trois partitions compl\u00e8tes et enti\u00e8rement orchestr\u00e9es : <em>Panurge<\/em>, <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em> et <em>Amadis<\/em>. Compositeur c\u00e9l\u00e9br\u00e9 en France malgr\u00e9 des critiques sur son manque de modernit\u00e9, il conservait le pouvoir de remplir les salles avec des titres comme <em>Werther<\/em> ou <em>Manon<\/em> bien s\u00fbr ! Ses compositions \u00e9taient souvent inspir\u00e9es par des grandes muses, expliquant sans doute ces portraits de femmes si r\u00e9alistes et dramatiques. La plus connue est bien s\u00fbr Sibyl Sanderson pour qui il \u00e9crivit <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2478\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Esclarmonde<\/em><\/a> et <em>Tha\u00efs<\/em>. Mais celle qui sera la plus g\u00e2t\u00e9e sera Lucy Arbell pour qui il \u00e9crivit pas moins de huit r\u00f4les ! Certes dans <em>Ariane<\/em> elle n\u2019a que le r\u00f4le \u00e9pisodique de Pers\u00e9phone, mais pour les autres c\u2019\u00e9tait l\u2019un des personnages principaux \u00e0 chaque fois ! Nous avons le r\u00f4le-titre de <em>Th\u00e9r\u00e8se<\/em>, la Reine Amahelli pour <em>Bacchus<\/em>, Dulcin\u00e9e dans <em>Don Quichotte<\/em>, la tragique Posthumia dans <em>Roma<\/em>, Colombe dans <em>Panurge<\/em>, notre <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em> et sans aucun doute <em>Amadis<\/em>\u2026 Mais la mort du compositeur verra ces beaux projets quelque peu perturb\u00e9s\u2026 et finalement Lucy Arbell ne cr\u00e9era ni <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em> ni <em>Amadis<\/em>. Et malheureusement, toutes ces \u0153uvres de la fin de la carri\u00e8re de Jules Massenet tomberont dans l\u2019ombre des grands succ\u00e8s, alors qu\u2019ils portent en eux de magnifiques pages. Seul <em>Don Quichotte<\/em> est vu assez r\u00e9guli\u00e8rement sur les sc\u00e8nes. Mais nous avons la chance d\u2019avoir pour beaucoup des enregistrements\u2026 et pour cet article, ce sera <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em> qui sera \u00e9voqu\u00e9e !<!--more--><\/p>\n<div id=\"attachment_2544\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_arbell-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2544\" class=\"wp-image-2544\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_arbell-217x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"346\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_arbell-217x300.jpg 217w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_arbell-740x1024.jpg 740w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_arbell-768x1063.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_arbell-1110x1536.jpg 1110w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_arbell-1480x2048.jpg 1480w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_arbell-scaled.jpg 1849w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2544\" class=\"wp-caption-text\">Lucy Arbell<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La plus grande publicit\u00e9 pour cette <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em> aura sans doute \u00e9t\u00e9 l\u2019affaire judiciaire opposant la veuve de Massenet avec celle qui devait cr\u00e9er le r\u00f4le selon les propres volont\u00e9s du compositeur : <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1270\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Lucy Arbell<\/a>. Le r\u00f4le avait \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 pour elle et pour sa voix. Mais la jalousie sans raison de la famille Massenet avait fait que la cantatrice \u00e9tait fort mal vue chez le compositeur. La cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre se fit ainsi dans son dos. En 1913, Louise-Constance Massenet entre en relation avec le directeur de l\u2019Op\u00e9ra de Monte-Carlo afin de cr\u00e9er le deuxi\u00e8me des trois ouvrages posthumes. En effet, en 1913 <em>Parnurge<\/em> conna\u00eet le succ\u00e8s des planches avec Lucy Arbell en Colombe (les n\u00e9gociations avaient eu lieu du vivant du compositeur). Mais pour <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em>, la veuve de Massenet compte bien se passer de cette muse un peu trop proche de son mari. Elle va donc choisir la soprano Maria Kouznetsova pour la cr\u00e9ation ! Non seulement elle refuse les v\u0153ux de son mari, mais aussi elle d\u00e9figure la partition en changeant le r\u00f4le-titre de tessiture. Pourtant, plus que toute autre, cette <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em> \u00e9tait le travail de deux artistes en communion (uniquement artistique !) et tout avait \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 pour la voix et la personnalit\u00e9 de Lucy Arbell : une voix un peu sourde mais particuli\u00e8rement expressive, une grande aisance dans la d\u00e9clamation et un talent d\u2019actrice sid\u00e9rant ! Suivant les mauvais conseils de l\u2019\u00e9diteur de Jules Massenet, la mezzo-soprano attaque l\u2019Op\u00e9ra de Monte-Carlo afin d\u2019emp\u00eacher les repr\u00e9sentations. Pour l\u2019occasion elle fera constater par huissier combien la partition a \u00e9t\u00e9 maltrait\u00e9e, relevant 288 changements dans la ligne vocale ! Malheureusement elle n\u2019obtiendra pas gain de cause, n\u2019ayant que sa parole contre celle de la veuve du compositeur d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Elle verra donc le r\u00f4le lui \u00e9chapper\u2026 Malgr\u00e9 cet \u00e9chec, elle essaiera toujours de chanter cet ouvrage\u2026 Elle chantera enfin le r\u00f4le en 1921 \u00e0 Nantes puis \u00e0 Bordeaux. Il restera de cette affaire une bien mauvaise image pour la cantatrice et surtout un ouvrage d\u00e9figur\u00e9. Il ne sera que peu repris malheureusement.<\/p>\n<div id=\"attachment_2547\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_Kuznetsova_creation.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2547\" class=\"wp-image-2547\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_Kuznetsova_creation-214x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"351\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_Kuznetsova_creation-214x300.jpg 214w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_Kuznetsova_creation.jpg 677w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2547\" class=\"wp-caption-text\">Maria Kouznetsova lors de la cr\u00e9ation \u00e0 Monte-Carlo.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pourtant, la partition a son lot de beaut\u00e9s\u00a0! Les r\u00e9citals retiennent quelques airs comme celui de Marc-Antoine \u00ab\u00a0Solitaire sur ma terrasse\u00a0\u00bb o\u00f9 il r\u00eave de sa Cl\u00e9op\u00e2tre bien loin de lui\u2026 mais surtout l\u2019air de Cl\u00e9op\u00e2tre \u00ab\u00a0J\u2019ai vers\u00e9 le poison\u00a0\u00bb aux accents lancinant et venimeux. Nul ne peut dire vraiment si Massenet aurait retravaill\u00e9 sa partition au cours des r\u00e9p\u00e9titions\u2026 peut-\u00eatre avons-nous une vision d\u00e9form\u00e9e de ce qu\u2019il voulait rendre. Mais on est rapidement surpris par les sonorit\u00e9s parfois brutales ou s\u00e8ches de certaines sc\u00e8nes. Ainsi d\u00e8s l\u2019ouverture nous avons ces accords martiaux qui frappent, non pas avec rondeur, mais avec une rudesse que le compositeur n\u2019utilisera pas souvent dans ses autres op\u00e9ras. Tout au long de la partition, on restera frapp\u00e9 par cette alternance entre la Rome brutale et l\u2019\u00c9gypte \u00e0 la sensualit\u00e9 d\u00e9bordante voir m\u00eame obs\u00e9dante. Bien s\u00fbr le divertissement de la Taverne d\u2019Amnh\u00e8s est presque ind\u00e9cent de par ses rythmes et ses couleurs, mais au final presque tout le r\u00f4le de Cl\u00e9op\u00e2tre est d\u2019une grande sensualit\u00e9, montrant cette Reine s\u00fbr d\u2019elle et de ses charmes. D\u00e8s son entr\u00e9e face \u00e0 Marc-Antoine (pourtant vainqueur\u00a0!), elle dessine une ligne de chant souple, ancr\u00e9e dans un grave opulent et sensuel avant de s\u2019\u00e9lever dans un m\u00e9dium superbe. Les changements de dynamique sont subtils, montrant la manipulation, la s\u00e9duction constante. Et par la suite ce sera toujours de m\u00eame, m\u00eame dans les moments dramatiques comme la sc\u00e8ne du poison o\u00f9 elle semble \u00eatre une d\u00e9esse de mort appelant son amant. L\u2019orchestre accompagne toujours avec beaucoup de soin et de couleurs ces moments. Nous sommes ici face \u00e0 un grand p\u00e9plum op\u00e9ratique. L\u2019orchestre nous fait r\u00eaver aux magnifiques d\u00e9cors que l\u2019on peut voir dans le film de Joseph Mankiewicz. C\u2019est un vrai voyage o\u00f9 se heurtent amour et pouvoir, o\u00f9 deux puissants se retrouvent bris\u00e9s par les manigances de personnages de moindre importance. Et puis bien s\u00fbr il y a le personnage splendide de Cl\u00e9op\u00e2tre. Le librettiste Louis Payen r\u00e9ussit \u00e0 toujours laisser planer le doute sur les vraies motivations de la Reine. On ne sait jamais trop si c\u2019est un v\u00e9ritable amour qui le pousse vers Marc-Antoine ou la volont\u00e9 de s\u2019allier un puissant pour sauver son r\u00e8gne. Jusqu\u2019au dernier acte on conserve ce doute, m\u00eame si l\u2019aveu fait \u00e0 Spakos au\u00a0\u00ab\u00a0Ne sais-tu pas qu\u2019il y va de mon tr\u00f4ne\u00a0\u00bb sonne faux alors qu\u2019elle doit retrouver Marc-Antoine. On retiendra aussi la fluidit\u00e9 de la langue dans ce livret en prose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_caballe.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2545\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_caballe-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_caballe-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_caballe-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_caballe-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_caballe.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>La discographie est bien maigre malheureusement pour cet ouvrage\u2026 et se r\u00e9sume \u00e0 deux disques. On passera vite sur l\u2019enregistrement en direct de <strong>Montserrat Caball\u00e9<\/strong> ! La soprano catalane \u00e9tait en 2002 dans un \u00e9tat vocal difficile et avait donc eu l\u2019id\u00e9e de proposer des raret\u00e9s. Nous avons ainsi eu par exemple <em>Henry VIII<\/em> de Saint-Sa\u00ebns. L\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9tait sans doute de monter des ouvrages o\u00f9 le r\u00f4le principal ne doit pas atteindre des notes trop hautes et o\u00f9 le public n\u2019a pas trop de comparaisons possibles. Et c\u2019est ainsi que <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em> arriva. Elle renouvellera d\u2019ailleurs la chose en 2004 au Liceu. Malheureusement, si la partition permet \u00e0 Caball\u00e9 de chanter et de ravir le public, la prestation globale de cet enregistrement en direct n\u2019aide pas \u00e0 remettre en lumi\u00e8re la partition. D\u2019ailleurs, on notera que la partition est largement adapt\u00e9e, sans doute en reprenant les adaptations pour la versions soprano ! La distribution est globalement en dessous de ce que l\u2019on peut attendre, le texte est incompr\u00e9hensible\u2026 et l\u2019orchestre peine \u00e0 trouver les bonnes couleurs. On passera sous silence aussi la direction d\u2019une lenteur sid\u00e9rante et manquant totalement de tension. Il faudra donc vite oublier cet enregistrement\u2026 mais malheureusement c\u2019est sans doute par celui-ci que beaucoup ont commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9couvrir l\u2019\u0153uvre. Cruelle d\u00e9couverte !<\/p>\n<ul>\n<li>Jules Massenet (1842-1912), Cl\u00e9op\u00e2tre, Op\u00e9ra en quatre actes<\/li>\n<li>Cl\u00e9op\u00e2tre, Montserrat Caball\u00e9 ; Octavie, Montserrat Mart\u00ed ; Charmion, Eneida Garc\u00eda ; Marc-Antoine, Filippo Bettoschi ; Spakos, Nikolai Baskov ; Ennius \\ une voix, Andrea Sivilla ; Amnh\u00e8s \/ L\u2019Esclave, Roberto Valentini ; S\u00e9v\u00e9rus \/ L\u2019Esclave de la porte, Gianpaolo Flocchi<\/li>\n<li>Schola Cantorum Santa Maria degli Angeli Aramus<\/li>\n<li>Orchestra Synfonica del Mediterraneao<\/li>\n<li>Miquel Ortega, Direction<\/li>\n<li>2 CD Classic d\u2019Or, CD0203002 \/ 1 DVD KULTUR. Enregistr\u00e9 au Teatro Grandi Terme, Villa Adriana, Rome, le 13 juillet 2002<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_fournillier.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2546\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_fournillier-300x265.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"221\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_fournillier-300x265.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_fournillier.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>La r\u00e9f\u00e9rence n\u2019est pas compliqu\u00e9e \u00e0 d\u00e9finir \u00e9tant donn\u00e9 que nous n\u2019avons au final qu\u2019un seul enregistrement de bonne qualit\u00e9. Comme souvent pour les op\u00e9ras rares de Jules Massenet, il faut se tourner vers le disque paru chez Koch Schwann qui garde la trace des repr\u00e9sentations du Festival Massenet de Saint-\u00c9tienne en 1990. Malheureusement comme toutes les parutions de cet \u00e9diteur, le disque est tr\u00e8s difficile \u00e0 trouver de nos jours m\u00eame en occasion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un premier gros point positif est bien s\u00fbr la direction de <strong>Patrick Fournillier<\/strong> qui comme souvent se montre assez remarquable dans ce r\u00e9pertoire. Son <em>Esclarmonde<\/em> \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2478\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">passionnante<\/a>\u2026 et dans cette <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em>, on retrouve le m\u00eame soin m\u00eame si la partition est totalement diff\u00e9rente dans ses textures. Il sait parfaitement faire sonner les fanfares tout en soignant parfaitement les couleurs parfois suffocantes de la partition. On sent tout l\u2019amour qu\u2019il a pour la musique de Jules Massenet. Et l\u2019<strong>Orchestre du Festival de Saint-\u00c9tienne<\/strong> est au-dessus de tout reproche ! Les cuivres sonnent all\u00e8grement sans \u00eatre agressifs alors que les cordes offrent de superbes tapis mouvant qui donnent beaucoup de densit\u00e9 \u00e0 la partition. Les quelques interventions du <strong>Ch\u0153ur du Festival Massenet<\/strong> sont elles aussi au-dessus de tout reproche ! Les quelques petits r\u00f4les tiennent leur parties sans probl\u00e8me majeur m\u00eame si les timbres ne sont pas forc\u00e9ment les plus gracieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un r\u00f4le un peu plus d\u00e9velopp\u00e9, nous avons <strong>Danielle Streiff<\/strong> en Octavie pour deux grandes interventions. Le grand duo en deux parties avec Marc-Antoine la montre assez volontaire. Nous avons face \u00e0 nous la s\u0153ur d\u2019Octave apr\u00e8s-tout et elle conna\u00eet son rang. Le chant est solide et s\u2019il manque peut-\u00eatre un peu de fra\u00eecheur, il tranche tr\u00e8s bien avec le chant de Cl\u00e9op\u00e2tre. Pour Spakos, <strong>Jean-Luc Maurette<\/strong> manque peut-\u00eatre un peu de stature. Bien s\u00fbr nous avons un ancien esclave totalement amoureux fou de Cl\u00e9op\u00e2tre. Mais il est aussi celui qui trahit, celui qui par jalousie veut tuer. Et dans ces moments l\u00e0, la voix manque d\u2019impact. D\u2019autre part, le timbre n\u2019est pas tr\u00e8s beau. Il aurait \u00e9t\u00e9 plus compr\u00e9hensible d\u2019avoir un t\u00e9nor s\u00e9duisant et que la violence passe avant tout par l\u2019interpr\u00e9tation et non par le timbre.<\/p>\n<div id=\"attachment_2550\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_didier_henry.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2550\" class=\"wp-image-2550\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_didier_henry-224x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_didier_henry-224x300.jpg 224w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_didier_henry.jpg 382w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2550\" class=\"wp-caption-text\">Didier Henry<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Marc-Antoine, c\u2019est <strong>Didier Henry<\/strong> qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 et il faut avouer que l\u2019effet est assez saisissant\u00a0! La voix du baryton est sombre et compacte, tout d\u2019un bloc mais capable de nuances. Nous sommes ici face \u00e0 un noble romain puissant, massif\u2026 et sa faiblesse face \u00e0 Cl\u00e9op\u00e2tre n\u2019en est que plus impressionnante. On retiendra bien s\u00fbr la qualit\u00e9 de la diction mais aussi ce grand personnage cr\u00e9\u00e9 ici de toute pi\u00e8ce alors que le r\u00f4le p\u00e2lit quelque peu face au r\u00f4le-titre. Mais d\u00e8s son entr\u00e9e, la voix gronde et claque\u00a0! Ses \u00ab\u00a0Courtisane\u00a0!\u00a0\u00bb sont des d\u00e9fit et sonnent comme un jugement d\u00e9finitif. G\u00e9ant aux pieds d\u2019argile, on l\u2019entend doucement se fendre et perdre de sa superbe tout au long de l\u2019ouvrage. L\u2019\u00e9volution psychologique est superbe avec par exemple la l\u00e2chet\u00e9 parfaitement rendue alors qu\u2019Octavie lui rappelle son devoir. Il lui manque peut-\u00eatre juste un peu d\u2019abandon lors de sa mort\u2026 mais la prestation est superbe tout de m\u00eame.<\/p>\n<div id=\"attachment_2551\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleoptre_kathryn_harries.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2551\" class=\"wp-image-2551\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleoptre_kathryn_harries-271x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"277\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleoptre_kathryn_harries-271x300.jpg 271w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleoptre_kathryn_harries-768x849.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleoptre_kathryn_harries.jpg 839w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2551\" class=\"wp-caption-text\">Kathryn Harries<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cl\u00e9op\u00e2tre, c\u2019est pour ce disque <strong>Kathryn Harries<\/strong>. Nom bien peu connu mais voix impressionnante ! Le r\u00f4le a \u00e9t\u00e9 taill\u00e9 sur mesure pour une voix \u00e9trange a priori\u2026 et il faut donc assumer cette \u00e9tranget\u00e9 et ce grave sonore r\u00e9guli\u00e8rement demand\u00e9. La mezzo-soprano ne triche jamais et nous offre toujours ce chant large, ais\u00e9 sur toute la tessiture m\u00eame dans les notes les plus hautes. La pulpe du timbre, la chaleur de la voix\u2026 rien que par ses couleurs nous avons d\u00e9j\u00e0 une Cl\u00e9op\u00e2tre sensuelle mais aussi dangereuse. On est loin de la Cl\u00e9op\u00e2tre de Haendel ici. Jamais on ne sait si elle manipule ou si elle est v\u00e9ritablement amoureuse. Son entr\u00e9e frappe par la facilit\u00e9 \u00e0 chanter dans le bas de la tessiture sans grossir sa voix, conservant un ton calme cachant l\u2019animosit\u00e9. Femme forte dans ses \u00e9lans amoureux, Kathryn Harries se montre aussi majestueuse dans le dernier acte o\u00f9 la mort l\u2019attend\u2026 ou encore v\u00e9n\u00e9neuse lors de l\u2019air du poison. Le timbre si particulier, ces registres \u00e9tranges, ce vibrato tr\u00e8s rapide\u2026 tout cela nous offre vraiment un portrait sinueux et puissant. Totalement investie, elle est de tous les instants vivante et fr\u00e9missante, mais aussi dangereuse. La mort la trouve d\u2019une sobri\u00e9t\u00e9 parfaite, o\u00f9 son timbre se voile, comme d\u00e9j\u00e0 frapp\u00e9 par la mort. Une prestation remarquable pour un r\u00f4le assez compliqu\u00e9\u2026 et de plus il faut saluer la qualit\u00e9 de la diction. M\u00eame si on ne comprends pas parfaitement tous les mots, il y a un vrai effort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On l\u2019aura compris, ce n\u2019est pas par manque de combattants que cette version se voit \u00eatre une r\u00e9f\u00e9rence, mais aussi par la qualit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution. On pourrait r\u00eaver d\u2019autres timbres ou d\u2019autres mani\u00e8res bien s\u00fbr\u2026 Huguette Tourangeau forc\u00e9ment aurait \u00e9t\u00e9 une Cl\u00e9op\u00e2tre toute autre, moins sensuelle mais autrement plus inqui\u00e9tante.<\/p>\n<ul>\n<li>Jules Massenet (1842-1912), Cl\u00e9op\u00e2tre, Op\u00e9ra en quatre actes<\/li>\n<li>Cl\u00e9op\u00e2tre, Kathryn Harries ; Octavie, Danielle Streiff ; Charmion, Martine Olmeda ; Marc-Antoine, Didier Henry ; Spakos, Jean-Luc Maurette ; Ennius, Mario Hacquard ; Amnh\u00e8s \/ S\u00e9v\u00e9rus, Claude Massoz ; L\u2019Esclave, Philippe Georges<\/li>\n<li>Ch\u0153urs du Festival Massenet<\/li>\n<li>Nouvel Orchestre de Saint-\u00c9tienne<\/li>\n<li>Patrick Fournillier, Direction<\/li>\n<li>2 CD Koch Schwann, 3-1032-2. Enregistr\u00e9 au Grand Th\u00e9\u00e2tre de la Maison de la Culture et de la Communication, Saint-\u00c9tienne, en octobre 1990<\/li>\n<\/ul>\n<div id=\"attachment_2548\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_sophie_koch.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2548\" class=\"wp-image-2548\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_sophie_koch-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"376\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_sophie_koch-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/cleopatre_sophie_koch.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2548\" class=\"wp-caption-text\">Sophie Koch<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais plus pr\u00e8s de nous, <strong>Sophie Koch<\/strong> a eu le courage d\u2019affronter le r\u00f4le et deux enregistrements radio en gardent la trace. La premi\u00e8re fois, ce fut \u00e0 Salzbourg avec rien de moins que <strong>Ludovic T\u00e9zier<\/strong> en Marc-Antoine, <strong>Sandrine Piau<\/strong> en Octavie et le jeune Benjamin Bernheim en Spakos sous la baguette de <strong>Vladimir Fedoseyev<\/strong> en 2012. Mais si l\u2019ensemble est assez impressionnant, Koch semble peu \u00e0 l\u2019aise dans le grave, T\u00e9zier reste trop sur son quant-\u00e0-soi, Piau est un peu trop l\u00e9g\u00e8re\u2026 et Fedoseyev manque cruellement de nuances, pr\u00e9f\u00e9rant les passages martiaux aux moments capiteux. En 2014, une soir\u00e9e au Th\u00e9\u00e2tre des Champs-\u00c9lys\u00e9es devait reformer le couple Cl\u00e9op\u00e2tre\/Marc-Antoine. Mais Ludovic T\u00e9zier ne put chanter et fut remplac\u00e9 par Fr\u00e9d\u00e9ric Goncalves alors que la baguette \u00e9tait confi\u00e9e \u00e0 Michel Plasson. Et l\u00e0 nous avons touch\u00e9 presque au parfait tant <strong>Sophie Koch<\/strong> semblait beaucoup plus \u00e0 l\u2019aise dans son r\u00f4le et sa tessiture. Face \u00e0 elle, <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Goncalves<\/strong> semblait particuli\u00e8rement impliqu\u00e9 avec un chant peut-\u00eatre moins beau que celui de Ludovic T\u00e9zier, mais une interpr\u00e9tation beaucoup plus marquante et vivante. Avec eux, <strong>Cassandre Berthon<\/strong> offrait une Octavie pleine de volont\u00e9 alors que <strong>Benjamin Bernheim<\/strong> renouvelait son miracle de 2012 (la voix est plus opaque malheureusement maintenant)\u2026 et surtout <strong>Michel Plasson<\/strong> \u00e9tait \u00e0 la direction\u00a0! Et quel plaisir d\u2019entendre une telle direction\u00a0! On retrouve tout le soin de Patrick Fournillier mais avec encore plus de passion. La partition s\u2019ouvre sur mille couleurs, offrant de superbes nuances sans oublier de montrer le pompi\u00e9risme qui caract\u00e9rise Rome. Cette version de concert \u00e9tait un grand moment\u2026 mais n\u2019est conserv\u00e9e que chez ceux qui ont enregistr\u00e9 le concert diffus\u00e9 sur France-Musique\u00a0!<\/p>\n<ul>\n<li>Jules Massenet (1842-1912), Cl\u00e9op\u00e2tre, Op\u00e9ra en quatre actes<\/li>\n<li>Cl\u00e9op\u00e2tre, Sophie Koch ; Octavie, Cassandre Berthon ; Charmion, Olivia Doray ; Marc-Antoine, Fr\u00e9d\u00e9ric Goncalves ; Spakos, Benjamin Bernheim ; Ennius, Pierre-Yves Binard ; Amnh\u00e8s \/ S\u00e9v\u00e9rus \/ une voix, Jean-Gabriel Saint Martin ; L\u2019Esclave de la porte \/ un esclave, Yuri Kissin<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de l&rsquo;Orchestre de Paris<\/li>\n<li>Orchestre Symphonique de Mulhouse<\/li>\n<li>Michel Plasson, Direction<\/li>\n<li>Enregistr\u00e9 par France-Musique au Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es, Paris, le 18 novembre 2014<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0\u2026 il n\u2019y a finalement le choix qu\u2019entre deux enregistrements de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 : le premier est un disque officiel mais tr\u00e8s difficilement trouvable\u2026 et le deuxi\u00e8me est un enregistrement radio jamais publi\u00e9. Difficile de croire que ce superbe op\u00e9ra de Jules Massenet n\u2019a jamais r\u00e9ussi \u00e0 attirer les regards. Mais ne nous plaignons pas ! L\u2019enregistrement officiel est \u00e0 la hauteur de la partition et permet d\u00e9j\u00e0 de d\u00e9couvrir cette <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em> trop mal connue !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la mort de Jules Massenet le 13 ao\u00fbt 1912, trois op\u00e9ras dormaient encore dans ses tiroirs, trois partitions compl\u00e8tes et enti\u00e8rement orchestr\u00e9es : Panurge, Cl\u00e9op\u00e2tre et Amadis. Compositeur c\u00e9l\u00e9br\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2,105,3,1],"tags":[9,57,14,17,23],"class_list":["post-2543","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-disque-dvd","category-documentaire","category-musique_classique","category-non-classe","tag-cd","tag-epoque_romantique","tag-integrale","tag-massenet","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-F1","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2543","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2543"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2543\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2554,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2543\/revisions\/2554"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2543"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2543"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2543"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}