{"id":253,"date":"2014-08-16T16:03:50","date_gmt":"2014-08-16T14:03:50","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/\/?p=253"},"modified":"2015-01-16T10:24:52","modified_gmt":"2015-01-16T09:24:52","slug":"turbulent-heart-chausson-et-vierne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=253","title":{"rendered":"Turbulent Heart : Chausson et Vierne"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Turbulent-Heart.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-254 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Turbulent-Heart-300x300.jpg\" alt=\"Turbulent Heart\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Turbulent-Heart-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Turbulent-Heart-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Turbulent-Heart-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Turbulent-Heart-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Turbulent-Heart.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>R\u00e9unis sur ce disque, Vierne et Chausson partagent d&rsquo;avoir eu une carri\u00e8re musicale perturb\u00e9e et qui n&rsquo;a jamais v\u00e9ritablement pris toute la place qu&rsquo;elle aurait m\u00e9rit\u00e9 dans le paysage musical fran\u00e7ais. Ce disque nous propose cinq grandes compositions pour voix et orchestre, sortes de m\u00e9lodies hypertrophi\u00e9es. Se basant sur de grandes fresques po\u00e9tiques, l&rsquo;orchestre fait plus que mettre en valeur un texte comme pourrait le faire une m\u00e9lodie, il en cr\u00e9\u00e9 un arri\u00e8re plan, d\u00e9veloppant son c\u00f4t\u00e9 grandiose et th\u00e9\u00e2trale. R\u00e9unis pour ce projet, Guillaume Tourniaire et Steve Davislim se r\u00e9v\u00e8lent des interpr\u00e8tes tr\u00e8s attentifs au style, \u00e0 la prosodie et \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion qui peut se d\u00e9gager de ces magnifiques pi\u00e8ces.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On l&rsquo;a dit, Vierne et Chausson n&rsquo;ont pas forc\u00e9ment eu la carri\u00e8re que leur talent pouvait pr\u00e9voir.Bien s\u00fbr Chausson a eu ses succ\u00e8s mais il sera malheureusement victime d&rsquo;une chute de bicyclette \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 44 ans. Mais c&rsquo;est le destin de Louis Vierne qui frappe particuli\u00e8rement. N\u00e9 aveugle, il recouvrira un peu de vision \u00e0 la suite d&rsquo;un op\u00e9ration mais pas assez pour suivre une scolarit\u00e9 traditionnelle. Remarqu\u00e9 par C\u00e9sar Franck, il d\u00e9veloppe son talent musical et se fait remarquer pas ses professeurs. Sa vie sentimentale ne le comblera pas non plus de bonheur malheureusement. Il \u00e9pouse en 1899 sa premi\u00e8re femme (fille d&rsquo;un chanteur d&rsquo;op\u00e9ra) dont il aura trois enfants avant de devoir divorcer au bout de dix ans suite \u00e0 l&rsquo;infid\u00e9lit\u00e9 de son \u00e9pouse. En 1910, il rencontre Jeanne Montjovet (soprano) qui le quittera cinq ans plus tard. A cette d\u00e9ception amoureuse s&rsquo;ajoute son combat pour continuer \u00e0 voir qui l&rsquo;oblige \u00e0 subir de lourds traitements. Il perd aussi dans cette p\u00e9riode deux de ses fils en 1913 et 1917. La fin de sa vie sera plus heureuse alors qu&rsquo;il obtiendra l&rsquo;amiti\u00e9 et le soutient d&rsquo;une jeune soprano, Madeleine Richepin. M\u00eame si cette derni\u00e8re sera la cause d&rsquo;une grande tristesse lorsqu&rsquo;elle se mariera, elle sera toujours pr\u00e9sente pour le musicien afin de lui offrir une vie confortable et b\u00e9n\u00e9fique pour sa composition. Car malgr\u00e9 tous ces drames, le musicien se voit confi\u00e9 en 1900 le titre d&rsquo;organiste de la cath\u00e9drale Notre-Dame de Paris, effectue des tourn\u00e9es triomphales en Europe et compose dans tous les genres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est sur un texte de Victor Hugo que s&rsquo;ouvre ce disque avec <em>Les Djinns<\/em> dont Louis Vierne compose la musique en 1914. Le po\u00e8me poss\u00e8de une forme tr\u00e8s particuli\u00e8re puisque chaque strophe se voit rallong\u00e9e d&rsquo;un pied par rapport \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente. Cet enflement du texte est magnifiquement rendu par un orchestre saisissant o\u00f9 chaque description du po\u00e8te trouve un \u00e9quivalent dans la musique. Grand crescendo angoissant qui voit l&rsquo;arriv\u00e9e de la troupe des Djinns terribles, la musique s&rsquo;illumine dans la strophe centrale lors de la pri\u00e8re. La suite de ce po\u00e8me symphonique n&rsquo;est alors plus qu&rsquo;un lent decrescendo alors que la chevauch\u00e9e des Djinns s&rsquo;\u00e9loigne. La voix de t\u00e9nor traduit avec merveille tout l&rsquo;effroi ou l&rsquo;esp\u00e9rance qui transpirent du po\u00e8me. Plus qu&rsquo;une adaptation, cette partition illustre \u00e0 merveille un \u0153uvre litt\u00e9raire majeure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toujours cette m\u00eame ann\u00e9e 1914, Vierne reste fid\u00e8le \u00e0 Victor Hugo et nous propose sa version de <em>Psych\u00e9<\/em>. La partition n&rsquo;a pas les dimension des <em>Djinns<\/em> et s&rsquo;apparente beaucoup plus \u00e0 une m\u00e9lodie avec orchestre de par ses dimensions et son cadre. D\u00e9licate comme le papillon \u00e9voqu\u00e9, la musique fait une large place aux bois pour \u00e9voquer les interrogations du narrateur. La recherche de la connaissance finira par l&rsquo;\u00e9vocation du baiser comme source du bonheur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1917, Louis Vierne se tourne vers la po\u00e9tesse Anna de Noailles pour une \u0153uvre o\u00f9 la d\u00e9licatesse se baigne de sensualit\u00e9 dans la longue introduction orchestrale. Mais doucement, alors que le portrait d&rsquo;Eros se d\u00e9voile au fil du texte et qu&rsquo;on peut l&rsquo;entendre se glorifier, la musique devient plus dense et tendue. Chantre de la sensualit\u00e9, il la poussera \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame vers la mort comme un triomphe de sa puissance. Cette pens\u00e9e \u00e0 la mort est r\u00e9currente chez Vierne et assez r\u00e9v\u00e9latrice de son \u00e9tat d&rsquo;esprit alors qu&rsquo;il ne lui reste plus qu&rsquo;un enfant, que sa femme l&rsquo;a quitt\u00e9 et qu&rsquo;il se bat contre la maladie avec des traitements tr\u00e8s lourds physiquement. Le final triomphant sur le mot \u00ab\u00a0mort\u00a0\u00bb est vu par certains sp\u00e9cialistes comme une aspiration personnelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La <em>Ballade du D\u00e9sesp\u00e9r\u00e9<\/em> (sur un texte d&rsquo;Henri Murger) est l&rsquo;expression m\u00eame de la profonde d\u00e9pression du compositeur en 1931. Pour preuve, son opus en sera le suivant\u00a0: \u00ab\u00a0Op. 61 et dernier\u00a0\u00bb. L&rsquo;\u00e2ge se fait ressentir, l&rsquo;absence d&rsquo;une pr\u00e9sence \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui alors que sa protectrice est mari\u00e9e&#8230; Tout cela donne \u00e0 Vierne toutes les possibilit\u00e9s pour s&rsquo;identifier au po\u00e8te de l\u2019\u0153uvre. Celui-ci voit arriver chez lui un inconnu qui frappe \u00e0 sa porte et lui promet gloire et puissance contre un abris. C&rsquo;est alors qu&rsquo;il se pr\u00e9sente sous le nom de la Mort qu&rsquo;il obtient enfin d&rsquo;entrer chez le po\u00e8te r\u00e9sign\u00e9 et pr\u00eat \u00e0 la suivre. Le dialogue se voit tr\u00e8s bien signifi\u00e9 par l&rsquo;orchestre qui trouve des teintes angoissante pour l&rsquo;inconnu et une douceur chez l&rsquo;artiste suicidaire. Cette \u0153uvre est la plus poignante de ces quatre ouvrages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec Ernest Chausson, nous n&rsquo;entendons pas cette mort salvatrice qui hante Vierne. Il faut dire que n&rsquo;\u00e9tait sa fin accidentelle, le musicien aurait eu une belle vie confortable. Familier des cercles artistiques de son temps, ami des po\u00e8tes Mallarm\u00e9 ou Maeterlinck, des musiciens d&rsquo;Indy et Debussy, Chausson est un homme combl\u00e9 et cultiv\u00e9. Il commence \u00e0 composer en 1882 son <em>Po\u00e8me de l&rsquo;Amour et de la Mer<\/em> qu&rsquo;il terminera quelques onze ann\u00e9es plus tard. Grande fresque sur l&rsquo;amour perdu o\u00f9 le doux souvenir de la rencontre se voit remplac\u00e9 par une m\u00e9lancolie douce&#8230; puis apr\u00e8s un interlude qui reste sur ce th\u00e8me, la joie d&rsquo;un retour possible est \u00e9voqu\u00e9e avant que la raison ne l&#8217;emporte\u00a0: l&rsquo;oubli est pass\u00e9 et enl\u00e8ve toute esp\u00e9rance si ce n&rsquo;est celui d&rsquo;un hiver sans fin. Avec un orchestre aux textures a\u00e9riennes et ondoyantes, Chausson peint un tableau splendide et raffin\u00e9 o\u00f9 l&rsquo;expression romantique peut se d\u00e9velopper. R\u00e9guli\u00e8rement rappel\u00e9e, la pr\u00e9sence de cette mer qui enleva son amour au r\u00e9citant se fait entendre comme un souvenir.Le texte de Maurice Bouchor ne peut rivaliser avec ceux de Victor Hugo, mais Chausson sait les manier et les \u00e9lever par une mise en musique o\u00f9 la sensualit\u00e9 matin\u00e9e de d\u00e9sespoir leur donne la profondeur et la finesse dont la po\u00e9sie manque l\u00e9g\u00e8rement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ces cinq partitions, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;avoir deux vecteurs d&rsquo;\u00e9motions\u00a0: l&rsquo;orchestre et la voix qui jouent souvent \u00e0 pars \u00e9gales. Et sont r\u00e9unis ici deux artistes dont l&rsquo;amour de ce r\u00e9pertoire n&rsquo;est pas \u00e0 mettre en doute tant ils couvent et vivent cette musique. Guillaume Tourniaire \u00e0 la t\u00eate de son orchestre pare de mille couleurs la partition depuis les teintes \u00e9merveill\u00e9es de Chausson jusqu&rsquo;aux plus profondes angoisses de Vierne. L&rsquo;orchestre est d&rsquo;une limpidit\u00e9 qui peut se faire tranchante mais qui donne aussi toute sa libert\u00e9 \u00e0 la musique, \u00e9vitant de la noyer sous une masse suffocante pour toujours la laisser respirer et s&rsquo;exprimer. Elle peut ainsi dialoguer d&rsquo;\u00e9gale \u00e0 \u00e9gale avec la voix de t\u00e9nor de Steve Davislim. Celui-ci signe des interpr\u00e9tations toute en finesse et en subtilit\u00e9, o\u00f9 on peut noter un vrai travail sur le texte et la diction. Chaque mot est nuanc\u00e9 et d\u00e9taill\u00e9, la ligne de chant \u00e9tudi\u00e9e, le timbre color\u00e9 pour donner le plus possible de sens et d&rsquo;\u00e9motions. La <em>Ballade du D\u00e9sesp\u00e9r\u00e9<\/em> est \u00e0 ce titre une d\u00e9monstration tant les deux voix sont diff\u00e9renci\u00e9es. Le souffle est long, la voix d\u00e9licate, la prononciation tr\u00e8s bonne, l&rsquo;interpr\u00e9tation cisel\u00e9e&#8230; on assiste ici \u00e0 une splendide r\u00e9habilitation de la musique vocale de Louis Vierne. Et si l\u2019\u0153uvre de Chausson est tr\u00e8s connue et a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e dans sa tessiture originale de t\u00e9nor (notamment par l&rsquo;immense t\u00e9nor russe Ivan Kozlovsky) nous n&rsquo;assistons pas \u00e0 une version de plus. Plus lyrique que chez Vierne, la m\u00e9lodie de Chausson est port\u00e9e par un sens aigu de la po\u00e9sie et une l\u00e9g\u00e8re distance, suivant le regard a posteriori du r\u00e9citant.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"font-style: normal; text-align: justify;\">A l&rsquo;image de la pochette, ce disque nous baigne dans une tristesse et une m\u00e9lancolie pr\u00e9gnante. Mais malgr\u00e9 cela, difficile de r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;envie de se replonger dans ces petits mondes que sont ces partitions, chef d\u2019\u0153uvres de grands musiciens. Preuve que l&rsquo;on peut aimer \u00eatre triste, ce disque hante l&rsquo;oreille et la m\u00e9moire.<\/p>\n<ul>\n<li><span lang=\"de-DE\">Louis Vierne<\/span><span lang=\"de-DE\"> (1<\/span><span lang=\"de-DE\">870<\/span><span lang=\"de-DE\">-1<\/span><span lang=\"de-DE\">937<\/span><span lang=\"de-DE\">), <\/span><span lang=\"de-DE\">Les Djinns, Opus 35 ; Eros, Opus 37 ; Ballade du d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, Opus 61 ; Psych\u00e9, Opus 13<\/span><\/li>\n<li>Ernest Chausson (1855-1899), Po\u00e8me de l&rsquo;Amour et de la Mer, Opus 19<\/li>\n<li>Steve Davislim, t\u00e9nor<\/li>\n<li>The Queensland Orchestra<\/li>\n<li>Guillaume Tourniaire, direction musicale<\/li>\n<li>1cd Melba Recordings, MR 301123. Enregistr\u00e9 \u00e0 Brisbane, du 12 au 18 septembre 2008.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9unis sur ce disque, Vierne et Chausson partagent d&rsquo;avoir eu une carri\u00e8re musicale perturb\u00e9e et qui n&rsquo;a jamais v\u00e9ritablement pris toute la place qu&rsquo;elle aurait m\u00e9rit\u00e9 dans le paysage musical [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2,3],"tags":[9,42,57,13,43],"class_list":["post-253","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-disque-dvd","category-musique_classique","tag-cd","tag-chausson","tag-epoque_romantique","tag-recital","tag-vierne","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-45","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/253","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=253"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/253\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":256,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/253\/revisions\/256"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=253"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=253"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=253"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}