{"id":2471,"date":"2020-01-31T11:15:26","date_gmt":"2020-01-31T10:15:26","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2471"},"modified":"2020-01-31T15:21:48","modified_gmt":"2020-01-31T14:21:48","slug":"elsa-dreisig-nous-promene-entre-duparc-rachmaninov-et-strauss","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2471","title":{"rendered":"Elsa Dreisig nous prom\u00e8ne entre Duparc, Rachmaninov et Strauss"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2471\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2475 size-medium alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/dreisig_ware_28012020-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/dreisig_ware_28012020-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/dreisig_ware_28012020-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/dreisig_ware_28012020-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/dreisig_ware_28012020.jpg 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>M\u00eame si les bonnes mani\u00e8res trouvent ind\u00e9licat de donner l\u2019\u00e2ge des dames, il faut tout de m\u00eame indiquer celui d\u2019Elsa Dreisig pour mesurer toute l\u2019\u00e9tendue du talent de la jeune soprano franco-danoise. \u00c0 tout juste 29 ans, voici qu\u2019elle nous propose un deuxi\u00e8me disque chez Erato, mais aussi un voyage artistique men\u00e9 de main de ma\u00eetre. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 Elvira dans <em>Les Puritains<\/em> cet automne \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Bastille, voici qu\u2019elle entame une tourn\u00e9e autour de son nouveau r\u00e9cital \u00ab Morgen \u00bb o\u00f9 se c\u00f4toient des m\u00e9lodies de Duparc, Rachmaninov et Strauss. Ces trois noms sont sans doute parmi les plus grands repr\u00e9sentants des \u00e9coles respectivement fran\u00e7aise, russe et allemande de la m\u00e9lodie. Malgr\u00e9 tout, le Th\u00e9\u00e2tre des Champs-\u00c9lys\u00e9es n\u2019\u00e9tait pas plein, \u00e0 tel point que ce dernier a offert des places \u00e0 ses abonn\u00e9s\u2026 triste monde o\u00f9 de tels programmes n\u2019arrivent pas \u00e0 remplir un th\u00e9\u00e2tre, surtout qu\u2019Elsa Dreisig est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une assez flatteuse r\u00e9putation dans ce r\u00e9pertoire de la m\u00e9lodie. Bien loin donc de la folie d\u2019Elvira, voici qu\u2019elle doit concentrer ses effets pour donner tout son sens \u00e0 ce programme superbement construit.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme sur son disque, voici donc cinq m\u00e9lodies de Duparc, les <em>Six Po\u00e8mes Opus 38<\/em> de Rachmaninov et les <em>Vier letzte Lieder<\/em> de Strauss. Mais au lieu de nous pr\u00e9senter les cycles de mani\u00e8re traditionnelle, Elsa Dreisig et Jonathan Ware ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 les m\u00e9langer afin qu\u2019ils se r\u00e9pondent entre eux, offrant des moments de respirations aussi avec des pi\u00e8ces de piano de Duparc, Rachmaninov et Strauss. Quelques manques si l\u2019on compare au disque, mais nous avons tout de m\u00eame la m\u00eame coh\u00e9rence des parties. Et la jeune soprano souhaite conserver cette coh\u00e9rence en nous lisant un texte po\u00e9tique qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve petit \u00e0 petit de la description du r\u00e9cital (o\u00f9 il est explicitement demand\u00e9 de ne pas briser les moments et de laisser s\u2019encha\u00eener les pi\u00e8ces, donc pas d\u2019applaudissements !) jusqu\u2019aux sentiments qui doivent s\u2019exhaler de ces po\u00e8mes. Simple dans sa robe noire et pieds nus, la chanteuse s\u2019installe, prend place sur la sc\u00e8ne devant ce grand rideau dor\u00e9 tel que dispos\u00e9 pour ce genre d\u2019exercices\u2026 et le public se tait, attend\u2026 \u00e9coute.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement, il ne restera pas sage bien longtemps. Frustr\u00e9s de ne pas pouvoir applaudir et manifester leur bon go\u00fbt apr\u00e8s une m\u00e9lodie, certains se sentent oblig\u00e9s d\u2019applaudir\u2026 mais peut-\u00eatre n\u2019est-ce que pour couvrir les toux bruyantes et en aucun cas \u00e9touff\u00e9es dans une manche ou une \u00e9charpe. Tout au long de la soir\u00e9e, les commentaires tout haut, les toux, les sonneries de t\u00e9l\u00e9phones\u2026 et m\u00eame une dispute \u00e0 voix haute lors du dernier des <em>Quatre derniers Lieder<\/em> de Strauss. Est-ce parce que certains n\u2019avaient pas pay\u00e9s leur place que le spectacle \u00e9tait du coup moins int\u00e9ressant ? Difficile \u00e0 dire, mais dans un r\u00e9cital piano voix, le moindre bruit brise la d\u00e9licate connivence entre les trois parties : la chanteuse, le piano et le public. Heureusement, par la qualit\u00e9 du programme et de l\u2019ex\u00e9cution, ces f\u00ealures ne d\u00e9truiront pas totalement la magie du moment.<\/p>\n<div id=\"attachment_2473\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/jonathan_ware.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2473\" class=\"wp-image-2473\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/jonathan_ware-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/jonathan_ware-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/jonathan_ware-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/jonathan_ware-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/jonathan_ware.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2473\" class=\"wp-caption-text\">Jonathan Ware<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout au long de la soir\u00e9e, la musique repose sur la complicit\u00e9 de deux musiciens.<strong> Jonathan Ware<\/strong> et Elsa Dreisig semblent partager une m\u00eame approche de ces pi\u00e8ces : la simplicit\u00e9. Le pianiste ne cherche jamais \u00e0 surpasser ou surligner les partitions. Il commence m\u00eame avec une certaine retenue avant de s\u2019impliquer de plus en plus dans ces morceaux. Petit \u00e0 petit, les couleurs se d\u00e9veloppent, la fluidit\u00e9 du jeu prend une autre ampleur. Les d\u00e9buts semblaient un petit peu tendus mais rapidement on d\u00e9couvre un accompagnement po\u00e9tique mais qui jamais ne cherche \u00e0 d\u00e9passer son r\u00f4le. Il offre un cadre magnifique pour la voix. C\u2019est peut-\u00eatre chez Rachmaninov et Strauss que l\u2019on entendra la plus grande inspiration avec en particulier un \u00ab Im Abendrot \u00bb d\u2019une plasticit\u00e9 rare, offrant un rendu qui ne fait aucunement regretter l\u2019orchestre qui accompagne d\u2019habitude ces Lieder.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le chant, nous avons la voix jeune et fra\u00eeche d\u2019<strong>Elsa Dreisig<\/strong>. La chanteuse ma\u00eetrise non seulement le style de chacun des compositeurs, mais aussi les trois langues. Qu\u2019elle connaisse parfaitement la diction fran\u00e7aise n\u2019est pas une nouveaut\u00e9\u2026 et son allemand est forc\u00e9ment travaill\u00e9 de par sa place dans la troupe du Staatsoper de Berlin. Mais on d\u00e9couvre aussi un russe tr\u00e8s beau et travaill\u00e9. Vocalement, elle n\u2019a pas choisi la simplicit\u00e9. Les m\u00e9lodies de Duparc demandent un souffle et un galbe vocal impressionnant et une grande qualit\u00e9 d\u2019interpr\u00e8te tant elles sont riches de sentiments et de beaut\u00e9s po\u00e9tiques. Pour les Rachmaninov, cet opus est peu connu et n\u2019offre pas au public la s\u00e9curit\u00e9 de reconna\u00eetre une m\u00e9lodie au moins. Mais surtout la construction musicale demande une parfaite coh\u00e9sion entre pianiste et chanteuse, ainsi qu\u2019une grande vari\u00e9t\u00e9 de sentiments\u2026 Et Elsa Dreisig se montre parfaitement \u00e0 la hauteur de cet exigeant opus. La voix s\u2019\u00e9l\u00e8ve et on retrouve par moments dans l\u2019interpr\u00e9tation des accents lyriques puissants. Mais c\u2019est aussi dans les <em>Vier lietzte Lieder<\/em> qu\u2019elle \u00e9tait tr\u00e8s attendue. Le cycle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par Kirsten Flagstad et donc certains voudraient que le cycle ne soit chant\u00e9 que par des grands sopranos dramatiques. Mais il y a eu d\u2019autres exemples de chanteuses \u00e0 la voix plus lyrique qui ont triomph\u00e9 dans ce cycle, surtout dans sa version piano. Ici la jeunesse est mise en avant, mais une jeunesse tortur\u00e9e\u2026 on n\u2019y retrouve certes pas la sombre destin\u00e9e que peuvent donner des voix plus sombres, mais il y a aussi beaucoup de nostalgie dans l\u2019interpr\u00e9tation d\u2019Elsa Dreisig. La voix est assez longue pour assumer la tessiture\u2026 et l\u2019interpr\u00e9tation montre \u00e0 quel point sa conception de ce cycle est tout \u00e0 fait coh\u00e9rente.<\/p>\n<div id=\"attachment_2472\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/elsa_dreisig.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2472\" class=\"wp-image-2472\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/elsa_dreisig-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/elsa_dreisig-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/elsa_dreisig.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2472\" class=\"wp-caption-text\">Elsa Dreisig<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce r\u00e9cital offre au public un moment de po\u00e9sie d\u00e9licate. Bien s\u00fbr il \u00e9tait domin\u00e9 par de la nostalgie ou m\u00eame de la tristesse, mais l\u2019interpr\u00e9tation pleine de finesse, la jeunesse, la joie de chanter qui se d\u00e9gageaient d\u2019Elsa Dreisig, la communion entre les deux musiciens\u2026 tout cela combin\u00e9 nous donne un superbe concert, salu\u00e9 par une salle enthousiaste.<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Paris<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Th\u00e9\u00e2tre des Champs-\u00c9lys\u00e9es<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">28 janvier 2020<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Henri Duparc (1848-1933), L\u2019invitation au voyage<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Richard Strauss (1864-1949), Vier letzte Lieder : Fr\u00fchling<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Sergue\u00ef Rachmaninov (1873-1943), Margaritki (les marguerites), Opus 38 n\u00b03<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Sergue\u00ef Rachmaninov (1873-1943), \u00c9tude-Tableau; Opus 33 n\u00b02<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Sergue\u00ef Rachmaninov (1873-1943), Krysolov (le joueur de fl\u00fbte), Opus 38 n\u00b04<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Richard Strauss (1864-1949), Vier letzte Lieder : September<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Sergue\u00ef Rachmaninov (1873-1943), Noch\u2019yu v sadu u menya (La nuit dans mon jardin), Opus 38 n\u00b01<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Henri Duparc (1848-1933), Aux \u00e9toiles<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Henri Duparc (1848-1933), Chanson triste<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Henri Duparc (1848-1933), Extase<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Richard Strauss (1864-1949), Vier letzte Lieder : Beim Schlafengehen<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Sergue\u00ef Rachmaninov (1873-1943), K ney (Pour elle), Opus 38 n\u00b02<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Sergue\u00ef Rachmaninov (1873-1943), Son (le sommeil), Opus 38 n\u00b05<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Richard Strauss (1864-1949), Klavierst\u00fccke, Opus 3 n\u00b01<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Sergue\u00ef Rachmaninov (1873-1943), A-u ! (Vers les cimes), Opus 38 n\u00b06<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Henri Duparc (1848-1933), La vie ant\u00e9rieure<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Richard Strauss (1864-1949), Vier letzte Lieder : Im Abendrot<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">BIS &#8211; Richard Strauss (1864-1949), Morgen<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">BIS &#8211; Sergue\u00ef Rachmaninov (1873-1943), Son (le sommeil), Opus 38 n\u00b05<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Elsa Dreisig, soprano<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Jonathan Ware, piano<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00eame si les bonnes mani\u00e8res trouvent ind\u00e9licat de donner l\u2019\u00e2ge des dames, il faut tout de m\u00eame indiquer celui d\u2019Elsa Dreisig pour mesurer toute l\u2019\u00e9tendue du talent de la jeune [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[67,57,18,115,33],"class_list":["post-2471","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-duparc","tag-epoque_romantique","tag-melodies","tag-rachmaninov","tag-strauss","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-DR","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2471","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2471"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2471\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2476,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2471\/revisions\/2476"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}