{"id":2444,"date":"2019-12-17T15:59:35","date_gmt":"2019-12-17T14:59:35","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2444"},"modified":"2019-12-17T16:12:59","modified_gmt":"2019-12-17T15:12:59","slug":"andre-messager-enfin-pris-au-serieux-pour-un-splendide-fortunio-a-lopera-comique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2444","title":{"rendered":"Andr\u00e9 Messager enfin pris au s\u00e9rieux pour un splendide <i>Fortunio<\/i> \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2444\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2445\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio1-300x200.png\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio1-300x200.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio1-1024x683.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio1-768x512.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio1.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour la troisi\u00e8me ann\u00e9e maintenant, Louis Langr\u00e9e revient au mois de d\u00e9cembre pour une production fran\u00e7aise : apr\u00e8s <em>Le Comte Ory<\/em> de Rossini en 2017 puis <em>Hamlet<\/em> de Thomas l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, il reprend la production de 2009 de <em>Fortunio<\/em> de Messager. La production avait \u00e9t\u00e9 salu\u00e9e lors de sa cr\u00e9ation il y a maintenant dix ans et son retour \u00e9tait de tr\u00e8s bon augure, surtout avec la distribution qui voyait dans les deux r\u00f4les principaux des interpr\u00e8tes particuli\u00e8rement \u00e0 l\u2019aise dans ce r\u00e9pertoire Anne-Catherine Gillet et Cyrille Dubois. Les ouvrages lyriques d\u2019Andr\u00e9 Messager sont majoritairement l\u00e9gers et comiques avec beaucoup d\u2019op\u00e9rettes comme <em>Les P\u2019tites Michu<\/em> remises sur sc\u00e8ne par la Fondation Bru Zane il y a quelques temps. Mais <em>Fortunio<\/em> n\u2019est pas de cette trempe car si le sujet reste l\u00e9ger, la partition est autrement ambitieuse et d\u00e9montre que l\u2019on peut faire souriant sans pour autant faire simple. Cr\u00e9\u00e9e en 1907, la partition sera salu\u00e9e par les plus grands compositeurs de l\u2019\u00e9poque. Avec les forces r\u00e9unies par l\u2019Op\u00e9ra-Comique tant d\u2019une point de vue musical que sc\u00e9nique, on ne pouvait que passer un bon moment, surtout dans ces temps un peu complexes \u00e0 Paris\u2026 et nul doute vu l\u2019ovation lors de saluts que l\u2019ensemble de la salle a pass\u00e9 un excellent moment de musique et de th\u00e9\u00e2tre !<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 en 1853 soit en plein romantisme et alors que l\u2019Op\u00e9ra de Paris rayonne sur toute l\u2019Europe musicale, Andr\u00e9 Messager suit les enseignements de Gabriel Faur\u00e9 et Camille Saint-Sa\u00ebns entre autre, form\u00e9 donc par des grands ma\u00eetres de la musique fran\u00e7aise. Mais il est aussi attir\u00e9 par la musique allemande et particuli\u00e8rement celle de Wagner, \u00e0 tel point qu\u2019il ira en 1882 \u00e0 Bayreuth pour assister au deuxi\u00e8me festival organis\u00e9 par Wagner autour de la cr\u00e9ation de son <em>Parsifal<\/em>. Grand ami de Chabrier mais aussi de Vincent d\u2019Indy ou Paul Dukas, Messager connait parfaitement son m\u00e9tier de compositeur et s\u2019il admire la musique de Wagner, il ne cherchera jamais \u00e0 la singer, pr\u00e9f\u00e9rant int\u00e9grer certains \u00e9l\u00e9ments tout en conservant cette touche l\u00e9g\u00e8re et fran\u00e7aise. Il faut aussi dire que sa grande reconnaissance comme chef d\u2019orchestre lui permet de ne pas se plier \u00e0 certaines modes. Ainsi, il sera le cr\u00e9ateur de <em>Louise<\/em> de Charpentier en 1900 puis de <em>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/em> de Debussy en 1902 entre autres. Par la suite, il deviendra de 1908 \u00e0 1914 le co-directeur de l\u2019Op\u00e9ra de Paris o\u00f9 il fera entrer le premier <em>Ring<\/em> complet de Wagner. Lors de la cr\u00e9ation de <em>Fortunio<\/em> le 5 juin 1907, nul doute qu\u2019il connait d\u00e9j\u00e0 son futur poste\u2026 et les circonstances sont donc assez touchantes car le directeur de l\u2019Op\u00e9ra-Comique Albert Carr\u00e9 n\u2019\u00e9tait autre que le librettiste de son premier succ\u00e8s dans cette salle, <em>La Basoche<\/em> en 1890 (on aura d\u2019ailleurs une r\u00e9f\u00e9rence dans le livret de <em>Fortunio<\/em> !)\u2026 et on retrouve dans la distribution bon nombre de piliers de la troupe de l\u2019Op\u00e9ra-Comique que Messager avait dirig\u00e9 dans de grands emplois durant son mandat. La boucle semble ainsi boucl\u00e9e\u2026<\/p>\n<div id=\"attachment_2447\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio3.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2447\" class=\"wp-image-2447\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio3-300x200.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio3-300x200.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio3-1024x683.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio3-768x512.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio3.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2447\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Philippe-Nicolas Martin (Landry), Cyrille Dubois (Fortunio)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019histoire est assez simple\u2026 Nous sommes dans une ville de province o\u00f9 le vieux notaire Ma\u00eetre Andr\u00e9 est mari\u00e9 avec la jeune et belle Jacqueline. Arrivent deux hommes : le capitaine Clavaroche ainsi que Fortunio. Le premier ne pense qu\u2019\u00e0 une chose : trouver une femme mari\u00e9e \u00e0 qui faire la cour et un peu plus\u2026 alors que le second est men\u00e9 \u00e0 la ville contre son gr\u00e8s justement pour devenir clerc de notaire chez Ma\u00eetre Andr\u00e9. Jeune homme timide et plein de r\u00eaves, il est loin de son cousin Landry qui y travaille d\u00e9j\u00e0, mais la vue de Jacqueline change du tout au tout son attitude car il tombe instantan\u00e9ment sous le charme de la jeune femme. Pendant ce temps Clavaroche commence une approche vers Jacqueline qui lui avoue que son mari est plus un p\u00e8re aimant pour elle\u2026 et \u00e0 force de persuasion et de discussion avec le notaire, le capitaine se fait inviter chez le couple. Le deuxi\u00e8me acte montre Ma\u00eetre Andr\u00e9 jaloux venant v\u00e9rifier si sa femme n\u2019a pas re\u00e7u un amant dans la nuit\u2026 elle lui jure que non, le fait culpabiliser\u2026 et d\u00e8s qu\u2019il a tourn\u00e9 les talons fait sortir Clavaroche de l\u2019armoire. Pour faciliter leur rapprochement, le militaire a une id\u00e9e : trouver un chandelier, c\u2019est-\u00e0-dire un amoureux transit vers lequel Ma\u00eetre Andr\u00e9 pourra diriger toute sa jalousie sans penser le moins du monde que c\u2019est de Clavaroche qu\u2019il devrait se m\u00e9fier. D\u2019abord peu s\u00e9duite, Jacqueline finit par choisir Fortunio qu\u2019elle voit par la fen\u00eatre. Face \u00e0 ce dernier, elle lui fait miroiter une proximit\u00e9, un r\u00f4le de confident\u2026 et le jeune homme enflamm\u00e9 lui offre sa vie si besoin. Plus tard au troisi\u00e8me acte, le quatuor amoureux se retrouve dehors pour une petite collation : Ma\u00eetre Andr\u00e9 a accept\u00e9 avec un certain orgueil le r\u00f4le de page galant du jeune Fortunio envers sa femme et l\u2019amoureux est pri\u00e9 de chanter. Alors qu\u2019il exprime tout son amour et sa d\u00e9votion pour une dame imaginaire, Jacqueline commence \u00e0 avoir quelques troubles\u2026 et une fois seuls tous les deux, ils s\u2019avouent leur amour mutuel qu\u2019elle ne peut pas assumer. Fortunio se mets \u00e0 l\u2019\u00e9cart pour assimiler cette nouvelle, mais aussi cette impossibilit\u00e9 qu\u2019elle a de l\u2019aimer. Arrivent Jacqueline et Clavaroche qui parlent justement de Fortunio. Elle commence \u00e0 douter de son attitude et Fortunio apprend alors son r\u00f4le de chandelier, mais aussi que Ma\u00eetre Andr\u00e9 (sous les conseils de Clavaroche) va monter une embuscade cette nuit m\u00eame pour trouver cet amant qu\u2019il soup\u00e7onne. Le soir, Jacqueline esp\u00e8re que son message \u00e0 Fortunio lui a permis de ne pas venir dans le pi\u00e8ge, mais le voil\u00e0 qui arrive. Tragique, il lui annonce qu\u2019en d\u00e9pit du r\u00f4le qu\u2019il sait jouer, il lui reste d\u00e9vou\u00e9 et accepte de mourir si c\u2019est pour la servir. Totalement boulevers\u00e9e par cet aveu, la jeune femme r\u00e9pond enfin \u00e0 son amour alors refr\u00e9n\u00e9 par sa culpabilit\u00e9 et le cynisme de Clavaroche.. Mais voici son mari et son amant \u00e0 la recherche de Fortunio. Clavaroche met la chambre sens dessus-dessous mais ne trouve pas le jeune homme qui a \u00e9t\u00e9 cach\u00e9 ailleurs par Jacqueline. Cette derni\u00e8re assiste \u00e0 la sc\u00e8ne, aux excuses de son mari\u2026 et propose au Capitaine Clavaroche de prendre le chandelier pour descendre, lui signifiant ainsi son nouveau r\u00f4le. Enfin les deux jeunes gens sont r\u00e9unis\u2026 m\u00eame si le vieux mari est toujours vivant !<\/p>\n<div id=\"attachment_2455\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio11.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2455\" class=\"wp-image-2455\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio11-300x200.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio11-300x200.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio11-1024x683.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio11-768x512.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio11.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2455\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Anne-Catherine Gillet (Jacqueline), Franck Legu\u00e9rinel (Ma\u00eetre Andr\u00e9)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour une telle intrigue, on pourrait attendre une musique uniform\u00e9ment l\u00e9g\u00e8re, ce que certaines productions de Messager pourraient laisser sugg\u00e9rer. Mais il n\u2019en est rien ! Il compose une partition certes alerte et vive mais sans jamais oublier de travailler l\u2019orchestre pour donner des contre-chants, des instruments solistes et une caract\u00e9risation forte des situations. Les moments les plus connus sont les airs de Fortunio et de Jacqueline, parfaitement construits pour montrer la gradation des \u00e9motions. Mais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 se trouvent des formes vari\u00e9es, que ce soit les discussions en musique du premier acte entre Clavaroche et Jacqueline ou des duos beaucoup plus lyriques comme ceux de Fortunio et Jacqueline. Les deux premiers actes payent plut\u00f4t leur tribu \u00e0 l\u2019op\u00e9ra de demi-caract\u00e8re alors que lors de deux derniers actes, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 <em>Werther<\/em> par la densit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture, la noirceur qui se d\u00e9gage du pr\u00e9lude du quatri\u00e8me acte entre autre. Et \u00e0 y regarder de plus pr\u00e8s, toute la partition est tout aussi construite et compos\u00e9e avec beaucoup de soin et d\u2019inventivit\u00e9, ne restant jamais uniquement un accompagnement du texte mais soulignant les situations. Les inspirations viennent de Massenet mais aussi de Debussy avec des moments comme tout droit sortis de <em>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/em>. L\u2019inspiration est constante et jamais facile, on entend ici un musicien exigeant qui offre d\u2019apr\u00e8s Faur\u00e9 sa plus belle partition. Et il faut avouer que par rapport \u00e0 d\u2019autres, cet op\u00e9ra de Messager est vraiment un chef d\u2019\u0153uvre de composition ! Il faut ajouter aussi le tr\u00e8s beau livret de Gaston Arman de Caillavet et Robert de Flers, adapt\u00e9 du <em>Chandelier<\/em> de Musset. Tout au long de l&rsquo;ouvrage, on se r\u00e9gale d&rsquo;un texte savoureux, o\u00f9 les allusions ou les archa\u00efsmes sont nombreux. Il se d\u00e9gage non pas une grand moment d&rsquo;humour ici, mais un amusement constant d\u00e9bouchant sur la fin par une grande tension avant que le sourire ne revienne sur les visages des spectateurs!<\/p>\n<div id=\"attachment_2446\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio2.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2446\" class=\"wp-image-2446\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio2-300x200.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio2-300x200.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio2-1024x683.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio2-768x512.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio2.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2446\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Jean-S\u00e9bastien Bou (Clavaroche), Anne-Catherine Gillet (Jacqueline)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme pour <em>Le Comte Ory<\/em>, <strong>Denis Podalyd\u00e8s<\/strong> propose une mise en sc\u00e8ne assez sobre dans le sens o\u00f9 elle ne cherche pas \u00e0 surligner ou \u00e0 faire vivre plus que ne le dit le livret l\u2019op\u00e9ra. Les d\u00e9cors sont sobres mais bienvenus, apportant toutefois une vision plut\u00f4t sombre de cette ville o\u00f9 vie Jacqueline, peut-\u00eatre une sorte de Madame Bovary ? Toujours est-il que malgr\u00e9 les teintes ternes, le d\u00e9cor permet toutes les interactions entre les personnages et offre un beau cadre pour l\u2019histoire. Et il faut noter la direction d\u2019acteurs comme toujours tr\u00e8s soign\u00e9e dans ses mises en sc\u00e8nes. Si rien n\u2019est d\u00fb au hasard dans les r\u00e9actions des personnages, la logique est si belle que chacun semble agir naturellement sur sc\u00e8ne. Avouons aussi que les chanteurs sont tous particuli\u00e8rement impliqu\u00e9s dans leurs r\u00f4les et donnent tout pour aller au bout de leurs personnages. On remarquera aussi les tr\u00e8s beaux costumes de Christian Lacroix.<\/p>\n<div id=\"attachment_2451\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio7.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2451\" class=\"wp-image-2451\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio7-300x200.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio7-300x200.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio7-1024x683.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio7-768x512.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio7.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2451\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Anne-Catherine Gillet (Jacqueline), Franck Legu\u00e9rinel (Ma\u00eetre Andr\u00e9), Jean-S\u00e9bastien Bou (Clavaroche)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme en 2009, c\u2019est Louis Langr\u00e9e qui est \u00e0 la direction mais l\u2019orchestre a chang\u00e9 puisqu\u2019\u00e0 l\u2019Orchestre de Paris succ\u00e8de l\u2019<strong>Orchestre des Champs-\u00c9lys\u00e9es<\/strong>. On passe donc d\u2019un orchestre traditionnel \u00e0 un orchestre jouant sur instruments d\u2019\u00e9poque. Et le son de cet ensemble est d\u00e9j\u00e0 bien connu pour sa qualit\u00e9 en termes de couleurs et de textures. Tout au long de l\u2019ouvrage, on peut entendre un engagement de tous les instants, des solistes incroyables de beaut\u00e9s et une coh\u00e9sion formidable, sachant aussi bien nous offrir un d\u00e9licat badinage qu\u2019un tutti particuli\u00e8rement dramatique ! Le tapis musical se d\u00e9ploie avec g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 mais aussi une ampleur toujours ma\u00eetris\u00e9e. Mais bien s\u00fbr, il faut aussi saluer le travail du chef <strong>Louis Langr\u00e9e<\/strong> pour cette qualit\u00e9 car on sent combien il couve son orchestre, combien il lui insuffle de l\u2019\u00e9nergie tout au long de ces deux heures de musique. Toujours attentif, il semble se d\u00e9multiplier pour donner les d\u00e9parts de chacun des pupitres. Le r\u00e9sultat permet de montrer toute la richesse de cette partition, tout son charme aussi\u2026 bref de montrer tout le g\u00e9nie de Messager lors de l\u2019\u00e9criture de ce <em>Fortunio<\/em>. Le <strong>Ch\u0153ur des \u00c9l\u00e9ments<\/strong> est comme toujours parfait en termes de diction et d\u2019ensemble.<\/p>\n<div id=\"attachment_2448\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio4.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2448\" class=\"wp-image-2448\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio4-300x200.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio4-300x200.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio4-1024x683.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio4-768x512.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio4.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2448\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Franck Legu\u00e9rinel (Ma\u00eetre Andr\u00e9), Anne-Catherine Gillet (Jacqueline)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cette partition, il y a de nombreux petits r\u00f4les et il faut saluer la qualit\u00e9 de la distribution qui nous permet d\u2019entendre de jeunes chanteurs totalement form\u00e9s et pr\u00eats \u00e0 prendre la place des plus anciens si l\u2019on en croit les quelques r\u00e9pliques de certains ou m\u00eame pour des r\u00f4les un peu plus d\u00e9velopp\u00e9s. Ainsi <strong>Luc Bertin-Hugault<\/strong> se montre comme toujours d\u2019une grande noblesse dans son incarnation et si son r\u00f4le n\u2019est pas tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9, il donne tout de m\u00eame \u00e0 entendre sa superbe voix\u2026 mais c\u2019est un habitu\u00e9 de l\u2019Op\u00e9ra-Comique ! Autre d\u00e9couverte chez <strong>Ali\u00e9nor Feix<\/strong> qui pr\u00eate son superbe timbre de mezzo \u00e0 Madelon la suivante de Jacqueline. La voix est chaude, parfaitement canalis\u00e9e. Et puis bien s\u00fbr il y a le Landry de <strong>Philippe-Nicolas Martin<\/strong>. Le baryton se montre un parfait contrepoint de Fortunio avec un personnage s\u00fbr de lui, volontaire, un brin gouailleur\u2026 tout est parfaitement dos\u00e9 et servi par une voix sonore et un style impeccable.<\/p>\n<div id=\"attachment_2449\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio5.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2449\" class=\"wp-image-2449\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio5-300x168.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"281\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio5-300x168.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio5-1024x574.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio5-768x431.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio5.png 1426w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2449\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Ali\u00e9nor Feix (Madelon), Anne-Catherine Gillet (Jacqueline), Philippe-Nicolas Martin (Landry)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le r\u00f4le du vieux mari, <strong>Franck Legu\u00e9rinel<\/strong> est en terrain connu. Lui qui a d\u00e9j\u00e0 triomph\u00e9 dans de nombreux r\u00f4les de caract\u00e8re se montre parfait d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre, sachant parfaitement doser le comique et le s\u00e9rieux, le parler-chanter et les moments de pleine voix. Il retrouve un emploi assez proche de ce qu\u2019il donnait dans <em>Fantasio<\/em> il y a <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1184\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">deux ans<\/a>, ou le Vizir de <em>Marouf<\/em> il y a un peu plus d\u2019un an : ces personnages pleins de puissance normalement mais qui sont souvent l\u00e9g\u00e8rement ridicules face aux autres personnages. Et tout est parfait ici pour son Ma\u00eetre Andr\u00e9 plein de morgue en public, mais qui perd tous ses moyens dans le cadre priv\u00e9 face \u00e0 sa femme. Une superbe prestation qui \u00e9vite le ridicule pour nous rendre sympathique celui qui pourrait sinon devenir un vieux barbon. En Clavaroche, <strong>Jean-S\u00e9bastien Bou<\/strong> retrouve un personnage qu\u2019il avait cr\u00e9\u00e9 ici en 2009. Depuis dix ans, la voix a gagn\u00e9 en maturit\u00e9 et le caract\u00e8re de ce capitaine doit s\u2019en ressentir. En tout cas, nous avons bien vu ce grad\u00e9 qui se croit tout permis, qui n\u2019a aucun scrupule \u00e0 tromper son monde. La voix est toujours aussi belle et mordante pour un portrait tout en d\u00e9tail mais aussi violent ! Le texte est savoureusement dit, avec tous les sous-entendus que l\u2019on peut attendre, de m\u00eame que l\u2019acteur est parfaitement cr\u00e9dible avec son torse bomb\u00e9, s\u00fbr de lui d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre afin de se trouver bien b\u00eate au final !<\/p>\n<div id=\"attachment_2453\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio9.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2453\" class=\"wp-image-2453\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio9-212x300.png\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"353\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio9-212x300.png 212w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio9.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2453\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Jean-S\u00e9bastien Bou (Clavaroche), Anne-Catherine Gillet (Jacqueline)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qui de mieux aurait pu donner vie \u00e0 Jacqueline qu\u2019<strong>Anne-Catherine Gillet<\/strong>, cette femme s\u00e9rieuse mais qui s\u2019ennuie, cette jeune femme mari\u00e9e \u00e0 un homme qui pourrait \u00eatre son p\u00e8re et qu\u2019elle aime comme tel. Depuis de nombreuses ann\u00e9es, elle a montr\u00e9 tout son talent pour incarner ces r\u00f4les typiques d\u2019un certain op\u00e9ra-comique fran\u00e7ais. Elle y prom\u00e8ne son naturel, sa fra\u00eecheur ainsi que sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. D\u00e8s les premi\u00e8res notes, on est frapp\u00e9 par la puret\u00e9 du timbre, par la beaut\u00e9 de ce petit grelot ainsi que par la diction si belle. \u00c0 certains instant, on croirait presque entendre Mady Mespl\u00e9 dans ses plus grands moments tant le chant est beau et sensible. Elle donne un portrait tr\u00e8s complet de Jacqueline. Le premier acte la voit mutine et distante face \u00e0 Clavaroche \u00e0 tel point qu\u2019on en vient \u00e0 se demander comment elle a pu l\u2019accepter dans son lit si rapidement lors du deuxi\u00e8me acte. Mais d\u00e8s l\u2019apparition de Fortunio, on sent tout le doute qu\u2019elle ressent. Puis c\u2019est \u00e0 partir de la chanson de Fortunio qu\u2019elle bascule, d\u00e9couvrant une femme plus complexe, la voix trouve des accents particuli\u00e8rement tragiques, on entend et on voit la femme traqu\u00e9e qui a conscience de son erreur. Son air de d\u00e9but du dernier acte est un bonheur tant la m\u00e9lancolie et la tristesse sont parfaitement dos\u00e9es. Anne-Catherine Gillet se montre ici sous son meilleur jour et on ne peut que s\u2019incliner devant l\u2019\u00e9vidence de sa composition vocale tout comme th\u00e9\u00e2trale.<\/p>\n<div id=\"attachment_2450\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio6.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2450\" class=\"wp-image-2450\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio6-300x200.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio6-300x200.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio6-1024x683.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio6-768x512.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio6.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2450\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV : Anne-Catherine Gillet (Jacqueline), Cyrille Dubois (Fortunio)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 elle se trouve un Fortunio d\u2019exception en la personne de <strong>Cyrille Dubois<\/strong>. Le jeune t\u00e9nor fran\u00e7ais a tout pour ce r\u00f4le, depuis la stature jusqu\u2019\u00e0 la voix, et m\u00eame la prestance sur sc\u00e8ne. D\u00e8s son arriv\u00e9e, on voit le jeune gar\u00e7on po\u00e8te et lunaire\u2026 ce petit signe de la main \u00e0 son cousin dresse imm\u00e9diatement un portrait de timidit\u00e9 particuli\u00e8rement naturelle. Et la d\u00e9tresse comme la m\u00e9lancolie sont montr\u00e9es avec force et gr\u00e2ce, comme si elles \u00e9taient plus de Cyrille Dubois que de la composition th\u00e9\u00e2trale. Et vocalement, on ne sait ce qu\u2019il faut louer le plus tant il semble poss\u00e9der toutes les facettes du personnage : le timbre juv\u00e9nile, la po\u00e9sie de la ligne vocale, la vaillance dans les moments d\u2019exaltation&#8230; \u00c0 partir du premier face \u00e0 face entre les deux jeunes gens, on d\u00e9couvre l\u2019ab\u00eeme dans lequel il se trouve, la voix trahit toute cette d\u00e9tresse mais aussi tout cet amour qui l\u2019habite. On sent le t\u00e9nor totalement \u00e9panouit ici, totalement investi dans ce r\u00f4le si beau. Il nous offre des moments d\u2019une grande intensit\u00e9 po\u00e9tique, mais affronte aussi une \u00e9criture assez tendue dans l\u2019aigu qui lui demande de passer au-dessus d\u2019un orchestre assez fourni par moments. Et tout ceci est fait magnifiquement ! L\u2019ovation lors des saluts fait plaisir pour un tel artiste.<\/p>\n<div id=\"attachment_2454\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio10.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2454\" class=\"wp-image-2454\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio10-300x199.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"331\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio10-300x199.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio10-1024x678.png 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio10-768x509.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/fortunio10.png 1208w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2454\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV : Cyrille Dubois (Fortunio), Anne-Catherine Gillet (Jacqueline), Franck Legu\u00e9rinel (Ma\u00eetre Andr\u00e9)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quel plaisir de d\u00e9couvrir une telle partition dans de telles conditions ! Tout dans ce <em>Fortunio<\/em> est parfait\u2026 la distribution r\u00e9unie est sublime avec en t\u00eate un duo Anne-Catherine Gillet et Cyrille Dubois aussi magnifiques que touchants, la mise en sc\u00e8ne tr\u00e8s belle et la direction ainsi que l\u2019orchestre sont splendides. Une captation devrait avoir lieu pour France-T\u00e9l\u00e9vision au moins, mais on ne peut qu\u2019esp\u00e9rer une parution officielle par la suite pour immortaliser une si belle r\u00e9ussite !<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Op\u00e9ra-Comique<\/li>\n<li>12 d\u00e9cembre 2019<\/li>\n<li>Andr\u00e9 Messager (1853-1929), Fortunio, com\u00e9die lyrique en quatre actes<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne, Denis Podalyd\u00e8s ; D\u00e9cors, \u00c9ric Ruf ; Costume, Christian Lacroix ; Lumi\u00e8res, St\u00e9phanie Daniel<\/li>\n<li>Fortunio, Cyrille Dubois ; Jacqueline, Anne-Catherine Gillet ; Ma\u00eetre Andr\u00e9, Franck Legu\u00e9rinel ; Clavaroche, Jean-S\u00e9bastien Bou ; Landry, Philippe-Nicolas Martin ; Lieutenant d\u2019Azincourt, Pierre Derhet ; Lieutenant de Verbois, Thomas Dear ; Madelon, Ali\u00e9nor Feix ; Ma\u00eetre Subtil, Luc Bertin-Hugault ; Guillaume, Geoffroy Buffi\u00e8re ; Gertrude, Sarah Jouffroy ; Com\u00e9dien, Laurent Podalyd\u00e8s<\/li>\n<li>Ch\u0153ur des \u00c9l\u00e9ments<\/li>\n<li>Orchestre des Champs-\u00c9lys\u00e9es<\/li>\n<li>Louis Langr\u00e9e, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour la troisi\u00e8me ann\u00e9e maintenant, Louis Langr\u00e9e revient au mois de d\u00e9cembre pour une production fran\u00e7aise : apr\u00e8s Le Comte Ory de Rossini en 2017 puis Hamlet de Thomas l\u2019ann\u00e9e [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[57,14,94,23],"class_list":["post-2444","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_romantique","tag-integrale","tag-messager","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-Dq","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2444","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2444"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2444\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2459,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2444\/revisions\/2459"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2444"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2444"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2444"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}