{"id":2308,"date":"2019-09-24T23:56:46","date_gmt":"2019-09-24T21:56:46","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2308"},"modified":"2019-09-25T18:28:37","modified_gmt":"2019-09-25T16:28:37","slug":"etincelante-iolanta-par-le-mariinsky","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2308","title":{"rendered":"\u00c9tincelante <i>Iolanta<\/i> par le Mariinsky"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2308\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2309\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_tchaikovsky-212x300.gif\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"425\" \/><\/a>En 1892, Piotr Ilitch Tcha\u00efkovsky proposait son dernier op\u00e9ra coupl\u00e9 avec son dernier ballet : <em>Iolanta<\/em> et <em>Casse-Noisette<\/em>. Bien que les deux ouvrages aient \u00e9t\u00e9 de nouveaux r\u00e9unis il y a quelques ann\u00e9es \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra National de Paris dans une production sign\u00e9e Dmitri Tcherniakov, il est tout de m\u00eame rare de les retrouver ensemble. Avec son heure et demi, <em>Iolanta<\/em> pose un souci aux programmateurs : trop court pour \u00eatre seul dans une soir\u00e9e, il demande de trouver un autre op\u00e9ra court qui pourrait compl\u00e9ter le spectacle. En juin 2018, l\u2019Op\u00e9ra de Tours avait os\u00e9 lui adjoindre <em>Mozart et Salieri<\/em> de Rimsky-Korsakov, op\u00e9ra encore plus rare sur nos terres occidentales. Mais tout de m\u00eame, au moins au concert, cet ouvrage de Tcha\u00efkovsky semble revenir dans les salles et montrer que Tcha\u00efkovsky n\u2019est pas le compositeur de deux op\u00e9ras. Peut-\u00eatre la tourn\u00e9e d\u2019Anna Netrebko en 2012 a permis de faire conna\u00eetre cette partition magnifique car il semble \u00eatre repris plus souvent depuis quelques ann\u00e9es et c\u2019est un vrai plaisir tant la musique y est sublime. Et cela nous change des \u00e9ternels <em>Eugen Onegin<\/em> et <em>La Dame de Pique<\/em> (m\u00eame si ces deux ouvrages sont passionnants aussi!). Pour sa venue maintenant annuelle avec sa troupe du Mariinsky, Valery Gergiev nous offre la possibilit\u00e9 de r\u00e9-entendre dans de superbes conditions ce <em>Iolanta<\/em>.<!--more--><\/p>\n<div id=\"attachment_2310\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Valery_Gergiev.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2310\" class=\"wp-image-2310\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Valery_Gergiev-300x157.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"262\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Valery_Gergiev-300x157.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Valery_Gergiev.jpg 745w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2310\" class=\"wp-caption-text\">Valery Gergiev<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors qu\u2019il nous avait gratifi\u00e9 du <em>Ring<\/em> de Wagner les deux derni\u00e8res fois qu\u2019il est venu \u00e0 Paris dans ces conditions, Valery Gergiev ose un op\u00e9ra russe ce week-end (tout en donnant tout de m\u00eame <em>Parsifal<\/em> le lendemain!). Comme dit plus haut, <em>Iolanta<\/em> est le dernier op\u00e9ra de Tcha\u00efkovsky. Mais au-del\u00e0 de sa position chronologique, cet op\u00e9ra est aussi vraiment \u00e0 part dans sa construction et son originalit\u00e9. La premi\u00e8re partie de ses compositions lyriques payent un gros tribut \u00e0 Rimsky-Korsakov et Moussorgsky avec ses op\u00e9ras soit fantastiques soit historiques. Bien s\u00fbr on y retrouve d\u00e9j\u00e0 le g\u00e9nie du compositeur, mais en dehors de quelques op\u00e9ras vraiment forts comme le plus connu <em>Eugen Onegin<\/em> par exemple, nous restons tr\u00e8s loin du lyrisme et des exp\u00e9rimentations qui se trouvent ici. Le pr\u00e9lude est assez symptomatique de la chose : pendant de nombreuses minutes, ce n\u2019est que la petite harmonie qui nous peint le d\u00e9cor champ\u00eatre : avec les hautbois et bassons par exemple qui donnent une couleur magnifique. La harpe par la suite qui accompagne ce magnifique trio chaste et lumineux\u2026 et puis ces grandes envol\u00e9es lyriques o\u00f9 l\u2019orchestre joue tout son r\u00f4le ! Ces effets d\u2019orchestrations qui d\u00e9voilent non seulement les pens\u00e9es des personnages comme les flammes de Robert, o\u00f9 encore la fl\u00fbte qui accompagne la gu\u00e9rison de Iolanta. Et puis bien s\u00fbr cette composition obsessionnelle en crescendo du m\u00e9decin Ibn-Hakia. D\u2019ailleurs le fait de transposer progressivement une m\u00e9lodie est repris \u00e0 plusieurs moments dans l\u2019op\u00e9ra, le musicien d\u00e9veloppant un th\u00e8me splendide et le faisant s\u2019envoler \u00e0 mesure que les esprits s\u2019\u00e9chauffent. En dehors de quelques rares sc\u00e8nes, tout est d\u2019une inspiration lumineuse et miraculeuse, au lyrisme \u00e0 la fois tendre et prenant.<\/p>\n<div id=\"attachment_2314\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Alexe\u00ef_Markov.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2314\" class=\"wp-image-2314\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Alexe\u00ef_Markov-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Alexe\u00ef_Markov-300x225.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Alexe\u00ef_Markov.jpg 638w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2314\" class=\"wp-caption-text\">Alexe\u00ef Markov<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Valery Gergiev<\/strong> a d\u00e9j\u00e0 enregistr\u00e9 l\u2019op\u00e9ra avec Galina Gorchakova, et l\u2019a aussi dirig\u00e9 entre autre avec Anna Netrebko. Il conna\u00eet parfaitement la partition et on peut l\u2019entendre car chaque instant est cisel\u00e9 et magnifiquement rendu. D\u00e8s les premi\u00e8res minutes avec cette introduction uniquement d\u00e9volue aux vents, tout est parfaitement en place : les m\u00e9lodies se croisent et se r\u00e9pondent\u2026 La partition demande beaucoup de finesse car si on peut entendre des moments assez massifs (comme l\u2019air de Robert), ce sont souvent de fines couleurs, en lien avec le jardin de Iolanta ou au th\u00e8me de la lumi\u00e8re. Et puis bien s\u00fbr ce final magique qui pourrait \u00eatre lourd sans cette \u00e9nergie et cette ma\u00eetrise de Valery Gergiev. Il peut bien s\u00fbr s\u2019appuyer sur un <strong>Orchestre du Mariinsky<\/strong> qui joue lui aussi une partition parfaitement ma\u00eetris\u00e9e. La musique de Tcha\u00efkovsky trouve sous leurs instruments une couleur particuli\u00e8re. Il manque peut-\u00eatre un peu de caract\u00e9ristique russe, mais si les timbres sont un peu internationaux, le rendu lui est tout \u00e0 fait russe dans les attaques et les couleurs. Saluons aussi bien s\u00fbr le <strong>Ch\u0153ur du Mariinsky<\/strong> et tout particuli\u00e8rement les femmes qui nous font une d\u00e9monstration de finesse tout en donnant un volume impressionnant lors du final malgr\u00e9 le faible nombre de participantes.<\/p>\n<div id=\"attachment_2311\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Evgeny_Nikitin.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2311\" class=\"wp-image-2311\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Evgeny_Nikitin-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Evgeny_Nikitin-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Evgeny_Nikitin.jpg 651w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2311\" class=\"wp-caption-text\">Evgeny Nikitin<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais les forces venues de Saint-P\u00e9tersbourg se montrent aussi dans la distribution qui est vraiment sans faille d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre ! <strong>Andre\u00ef Zorin<\/strong> campe un Alm\u00e9ric au timbre bien marqu\u00e9 pour un r\u00f4le de caract\u00e8re assez \u00e9pisodique. Lui r\u00e9pond <strong>Yuri Vorobiev<\/strong> en Bertrand. Lui qui avait \u00e9t\u00e9 Wotan dans <em>L\u2019Or du Rhin<\/em> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1754\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ici m\u00eame<\/a> semble bien sous-distribu\u00e9 mais quel bonheur de l\u2019entendre avec cette tendresse paternelle. Sa femme Martha est chant\u00e9e par <strong>Natalia Evstafieva<\/strong> et on retrouve ici la couleur si particuli\u00e8re de certaines mezzo-soprano russes : le timbre est un peu sec, sans les outrances de graves poitrin\u00e9s mais avec une couleur sombre. Par moment, on pourrait presque entendre la grande Sofia Preobrazhenskaya\u2026 Avec elle, la jeune <strong>Kira Loginova<\/strong> nous offre une Brigitte lumineuse alors qu\u2019<strong>Yekaterina Sergeyeva<\/strong> est bluffante dans ce petit r\u00f4le qu\u2019est Laura (alors qu&rsquo;elle fut entre autre Fricka dans <em>Die Walk\u00fcre<\/em> \u00e0 <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1754\">Paris<\/a>!). Mais surtout, en dehors des qualit\u00e9s de chacune, elles composent un trio parfait pour accompagner Iolanta lors de la berceuse. C\u2019est l\u00e0 que l\u2019on voit combien cette troupe et brillante !<\/p>\n<div id=\"attachment_2313\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Najhmiddin_Mavlyanov.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2313\" class=\"wp-image-2313\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Najhmiddin_Mavlyanov-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Najhmiddin_Mavlyanov-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/iolanta_Najhmiddin_Mavlyanov.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2313\" class=\"wp-caption-text\">Najhmiddin Mavlyanov<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quatre r\u00f4les sont plus importants dans cet op\u00e9ra. Les deux barytons ont peu \u00e0 chanter, mais ils ont chacun un air qui marque et demande donc un interpr\u00e8te de haut niveau. Robert d\u00e9j\u00e0, l\u2019ami de Vaud\u00e9mont, est un personnage un peu cynique, passionn\u00e9 mais libre et poseur. <strong>Alexe\u00ef Markov<\/strong> lui offre son timbre sonore, sa projection implacable et ce petit c\u00f4t\u00e9 d\u00e9monstratif qui lui va si bien. Il peut ainsi briller dans l\u2019air o\u00f9 l\u2019orchestre se d\u00e9cha\u00eene. Ibn-Hakia lui demande surtout une forte pr\u00e9sence ainsi qu\u2019une voix longue. Il se doit d\u2019\u00eatre presque hypnotique avec ses formules proph\u00e9tiques. <strong>Evgeny Nikitin<\/strong> est impressionnant car la voix est toujours aussi ferme. Il est grand, froid, m\u00e9thodique et sa voix se d\u00e9ploie parfaitement dans son explication de la m\u00e9decine. Toujours plus grave, voici le Roi Ren\u00e9, p\u00e8re de Iolanta, homme de pouvoir mais aussi d\u2019une tendresse magnifique pour sa fille. <strong>Stanislav Trofimov<\/strong> avait impressionn\u00e9 lors des deux venues pr\u00e9c\u00e9dentes du Bolsho\u00ef \u00e0 la <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1231\">Philharmonie<\/a> de <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2154\">Paris<\/a>. Il revient ici avec le Mariinsky et frappe toujours autant par la fermet\u00e9 de son registre grave. Si le haut de la tessiture manque un peu de projection, comment r\u00e9sister \u00e0 cette voix profonde ! Son air est superbe bien s\u00fbr\u2026 mais beaucoup retiendront ce moment a capella dans les profondeurs de la tessiture : le grave est bien l\u00e0, juste, puissant\u2026 et ce personnage touche d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre, m\u00eame dans les moments de fausse menace. Enfin, on repasse en cl\u00e9 de sol avec Vaud\u00e9mont, le t\u00e9nor amoureux par qui tout arrive. <strong>Najhmiddin Mavlyanov<\/strong> n\u2019a pas le plus beau timbre du plateau bien s\u00fbr. La voix est tr\u00e8s dans le masque comme beaucoup de t\u00e9nors russes et manque un peu de gr\u00e2ce. Mais il a pour lui d\u00e9j\u00e0 d\u2019assumer sans faillir une tessiture tr\u00e8s tendue\u2026 et de le faire avec beaucoup de nuances. Son Vaud\u00e9mont est po\u00e8te malgr\u00e9 le timbre, il saut all\u00e9ger lorsqu\u2019il le faut, il offre toute sa puissance \u00e0 d\u2019autres moments\u2026 C\u2019est un tr\u00e8s beau portrait vocal !<\/p>\n<div id=\"attachment_2312\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Iolanta_Irina_Churilova.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2312\" class=\"wp-image-2312\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Iolanta_Irina_Churilova-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Iolanta_Irina_Churilova-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Iolanta_Irina_Churilova.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2312\" class=\"wp-caption-text\">Irina Churilova<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais dans cet op\u00e9ra, c\u2019est bien s\u00fbr Iolanta qui se doit d\u2019\u00eatre splendide. Et <strong>Irina Churilova<\/strong> se montre parfaite d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre. Avec une voix puissante et ronde mais aussi capable de nuances et de finesse. D\u00e8s les premiers mots, elle est cette jeune fille un peu candide mais douce et souriante\u2026 et le moment o\u00f9 les doutes apparaissent permettent de montrer aussi toutes les failles d\u2019un personnage magistralement construit et v\u00e9cu. Car en effet, m\u00eame si nous n\u2019avons pas de d\u00e9cors, chacun joue son personnage et interagi. Et notre Iolanta est sc\u00e9niquement parfaite dans ce regard lointain et cette fa\u00e7on de se promener sur la sc\u00e8ne est parfait. Depuis son air plein de lyrisme jusqu\u2019\u00e0 ses doutes lors de la r\u00e9v\u00e9lation de l\u2019existence de la lumi\u00e8re. C\u2019est une r\u00e9v\u00e9lation que cette Irina Churilova : la voix est lumineuse, avec une largeur qui lui permet de chanter sans effort la partition\u2026 et une musicalit\u00e9 qui offre une jeune fille miraculeuse de puret\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quel plaisir d\u2019entendre le Mariinsky dans son r\u00e9pertoire de pr\u00e9dilection. Valery Gergiev nous enchante avec cette <em>Iolanta<\/em> et le public r\u00e9serve \u00e0 tous un triomphe amplement m\u00e9rit\u00e9 ! On aurait presque souhait\u00e9 une reprise du final tant le public \u00e9tait survolt\u00e9 !<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Le concert a \u00e9t\u00e9 film\u00e9 et est disponible sur le site de la <a href=\"https:\/\/live.philharmoniedeparis.fr\/concert\/1103248\/tchaikovski-iolanta-orchestre-et-choeur-du-mariinsky-valery.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Philharmonie de Paris<\/a>.<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Philharmonie de Paris, Grande salle Pierre Boulez<\/li>\n<li>21 septembre 2019<\/li>\n<li>Piotr Ilitch Tcha\u00efkovsky (1840-1893), Iolanta, Op\u00e9ra en un acte<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Iolanta, Irina Churilova ; Vaud\u00e9mont, Najhmiddin Mavlyanov ; Robert, Alexe\u00ef Markov ; Ren\u00e9, Stanislav Trofimov ; Ibn-Hakia, Evgeny Nikitin ; Bertrand, Yuri Vorobiev ; Alm\u00e9ric, Andre\u00ef Zorin ; Martha, Natalia Evstafieva ; Brigitte, Kira Loginova ; Laura, Yekaterina Sergeyeva<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Mariinsky<\/li>\n<li>Orchestre du Mariinsky<\/li>\n<li>Valery Gergiev, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1892, Piotr Ilitch Tcha\u00efkovsky proposait son dernier op\u00e9ra coupl\u00e9 avec son dernier ballet : Iolanta et Casse-Noisette. 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