{"id":2175,"date":"2019-04-04T22:39:12","date_gmt":"2019-04-04T20:39:12","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2175"},"modified":"2019-04-04T22:39:12","modified_gmt":"2019-04-04T20:39:12","slug":"bartok-a-paris-entre-chant-traditionnel-et-opera","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2175","title":{"rendered":"Bart\u00f3k \u00e0 Paris, entre chant traditionnel et op\u00e9ra"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2175\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2180\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/bartok_bela-208x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"433\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/bartok_bela-208x300.jpg 208w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/bartok_bela.jpg 444w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Pour un week-end, Iv\u00e1n Fischer devait pr\u00e9senter la musique hongroise et particuli\u00e8rement celle de B\u00e9la Bart\u00f3k. Grand compositeur de son pays, le premier concert \u00e9tait d\u00e9volu au chant choral et aux grandes partitions orchestrales (<em>Le Mandarin Merveilleux<\/em> et le <em>Concerto pour orchestre<\/em>) alors que le deuxi\u00e8me plongeait dans la musique populaire et l\u2019op\u00e9ra. Dans les deux cas, les concerts propos\u00e9s par le chef \u00e9taient construits afin de pouvoir associer et faire se r\u00e9pondre la musique traditionnelle qui a inspir\u00e9 B\u00e9la Bart\u00f3k pour donner naissance \u00e0 des partitions tr\u00e8s complexes. Le but est de montrer d\u2019o\u00f9 vient cette musique et d\u2019en faire surgir les racines. Malheureusement, Iv\u00e1n Fischer n\u2019a pas pu assurer ces concerts du fait d\u2019un souci de sant\u00e9. C\u2019est donc son assistant G\u00e1bor K\u00e1li qui dirige ces deux concerts parisiens, faisant ainsi ses d\u00e9buts \u00e0 Paris et ayant l\u2019honneur de diriger le fabuleux Budapest Festival Orchestra. Dans ce concert du dimanche, la premi\u00e8re partie \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 la musique traditionnelle (qu\u2019elle soit recompos\u00e9e ou non par Bart\u00f3k) avant que nous ne puissions entendre le seul op\u00e9ra de Bart\u00f3k : <em>Le Ch\u00e2teau de Barbe-Bleue<\/em>, ou <em>A k\u00e9kszak\u00e1ll\u00fa herceg v\u00e1ra<\/em> en hongrois !<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui pouvait \u00eatre une simple petite premi\u00e8re partie s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un tr\u00e8s beau moment musical. Avec diff\u00e9rentes pi\u00e8ces qui alternent, le programme nous donne \u00e0 entendre des partitions et des chansons traditionnelles. Les formations varient, avec un trio (deux violons et une contrebasse) pour les <em>Danses populaire roumaines<\/em>, le m\u00eame accompagnement mais avec une chanteuse pour les <em>Chansons paysannes hongroises<\/em> r\u00e9colt\u00e9es par Bart\u00f3k, ou un orchestre plus traditionnel pour les <em>Chansons paysannes hongroise<\/em> cette fois compos\u00e9es par le musicien (on aura aussi quelques danses dans le format orchestral). On entend dans tous les cas une musique qui peut sonner de mani\u00e8re \u00e9trange \u00e0 nos oreilles fran\u00e7aises, pas assez habitu\u00e9 \u00e0 ces rythmes ou ces timbres un peu sec. Le violon d\u2019<strong>Ist\u00e1n K\u00e1d\u00e1r<\/strong> peut bien grincer, il nous emporte dans une rythme effr\u00e9n\u00e9 et des virtuosit\u00e9s sid\u00e9rantes. La violon d\u2019<strong>Andr\u00e1 Szab\u00f3<\/strong> a lui une sonorit\u00e9 plus habituelle et joue plus les basses continues, mais cette fa\u00e7on de le jouer \u00e0 la verticale, comme on scie une b\u00fbche, est troublant. Enfin, il y a <strong>Zsolt Fej\u00e9rv\u00e1ri<\/strong> qui alterne contrebasse traditionnelles et contrebasse classique avec beaucoup d\u2019aisance. Ces trois musiciens nous emportent dans un monde diff\u00e9rent. Et ils sont rejoints par moments par <strong>M\u00e1rta Sebesty\u00e9n<\/strong>, chanteuse traditionnelle. Et l\u00e0, si les rythmes et les figures de style sont peu connue, on retrouve par contre la technique de chant de certains chanteurs celtes comme par exemple Denez Prigent avec ce placement tr\u00e8s haut, ces sonorit\u00e9s nasales qui frappent directement. Durant toute la premi\u00e8re partie, on passera donc de l\u2019orchestre \u00e0 ces formations plus r\u00e9duites et traditionnelles.<\/p>\n<div id=\"attachment_2181\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2181\" class=\"wp-image-2181\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Marta_Sebestyen-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Marta_Sebestyen-300x225.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Marta_Sebestyen.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><p id=\"caption-attachment-2181\" class=\"wp-caption-text\">M\u00e1rta Sebesty\u00e9n<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais justement, le <strong>Budapest Festival Orchestra<\/strong>\u2026 car m\u00eame si c\u2019est surtout dans <em>Barbe-Bleue<\/em> qu\u2019il est attendu, on a d\u00e9j\u00e0 ici une bonne id\u00e9e de la qualit\u00e9 de l\u2019ensemble. D\u00e9j\u00e0 on peut noter son investissement de tous les instants. Apr\u00e8s MusicAeterna ou l\u2019orchestre du Bolcho\u00ef, voici encore un orchestre de l\u2019est qui se montre d\u2019une grande qualit\u00e9. Tr\u00e8s typ\u00e9, il sonne avec une certaine \u00e2pret\u00e9, mais aussi beaucoup de couleurs. Les danses sont pleine d\u2019entrain et de vivacit\u00e9 et malgr\u00e9 le peu d\u2019instrumentistes, le volume est d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9rable. Sollicit\u00e9 aussi vocalement, il jouera les ch\u0153urs durant les passages chant\u00e9s \u00e0 la mani\u00e8re des reprises par le public. Dirigeant uniquement l\u2019orchestre pour les partitions de la main de Bart\u00f3k, <strong>G\u00e1bor K\u00e1li<\/strong> reste toujours pr\u00e9sent, \u00e9coutant avec int\u00e9r\u00eat ce que font les musiciens extraits de son orchestre et saluant la qualit\u00e9 de leur prestation.<\/p>\n<div id=\"attachment_2178\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2178\" class=\"wp-image-2178\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gabor_kali-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gabor_kali-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gabor_kali.jpg 362w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><p id=\"caption-attachment-2178\" class=\"wp-caption-text\">G\u00e1bor K\u00e1li<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En deuxi\u00e8me partie, voici le plat de r\u00e9sistance avec <em>Le Ch\u00e2teau de Barbe-Bleue<\/em>. Tout au long de l\u2019unique op\u00e9ra de B\u00e9la Bart\u00f3k, le <strong>Budapest Festival Orchestra<\/strong> se montre bluffant de densit\u00e9. Cet op\u00e9ra est une partition d\u2019ambiance, avec ces diff\u00e9rentes portes ouvertes o\u00f9 brille parfois une lumi\u00e8re qui sera vite ternie par le sang ou un sombre pr\u00e9sage. Nous entendons toutes ces couleurs dignes d\u2019un Rimsky-Korsakov mais avec une sorte de violence, de grincement constant qui ne nous l\u00e2che jamais, tenant le public en haleine pendant cette petite heure. Cela est bien s\u00fbr d\u00fb \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019orchestre qui joue ici dans son arbre g\u00e9n\u00e9alogique et de quelle mani\u00e8re. D\u00e9j\u00e0 entendu il y a quelques ann\u00e9es dans du Wagner, il semble encore plus \u00e0 son aise ici avec un investissement de tous les instants et ces nuances admirables, toujours pleine de force \u00e9vocatrice. Et <strong>G\u00e1bor K\u00e1li<\/strong> tient ce monstre musical avec une main de ma\u00eetre. Toujours soucieux de les maintenir dans les limites de l\u2019exercice, il emp\u00eache que la musique ne vienne \u00e9craser la voix des chanteurs malgr\u00e9 l\u2019ampleur de la partition. Il offre \u00e0 ce parcours initiatique dans les tr\u00e9fonds de l\u2019histoire de Barbe-Bleue une progression splendide, g\u00e9rant parfaitement les \u00e9quilibres que ce soit avec le chant, mais aussi dans les diff\u00e9rents pupitres. La salle offre aussi bien s\u00fbr cette lisibilit\u00e9 des strates qu\u2019on retrouve rarement, mais il est tellement impressionnant d\u2019entendre toutes les parties de l\u2019orchestre qui dialoguent et forment ce tout fascinant.<\/p>\n<div id=\"attachment_2176\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2176\" class=\"wp-image-2176\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Ildiko_Komlosi-300x173.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"288\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Ildiko_Komlosi-300x173.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Ildiko_Komlosi.jpg 620w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><p id=\"caption-attachment-2176\" class=\"wp-caption-text\">Ildik\u00f3 Koml\u00f3si<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La partie vocale \u00e9tait tenue par une grande habitu\u00e9e du r\u00f4le qui avait d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 enregistrer Judith avec Iv\u00e1n Fischer\u2026 et une jeune basse nomm\u00e9e Kriszti\u00e1n Cser. Les d\u00e9buts d\u2019<strong>Ildik\u00f3 Koml\u00f3si<\/strong> peuvent faire craindre que le temps n\u2019ait bris\u00e9 cette grande voix de mezzo-soprano, mais apr\u00e8s quelques minutes de chauffe, le vibrato se r\u00e9duit et la voix retrouve sa stabilit\u00e9 (certes toujours un peu vacillante, mais de mani\u00e8re totalement acceptable!). On pourra regretter un contre-ut \u00e9court\u00e9 \u00e0 l\u2019ouverture de la cinqui\u00e8me porte, mais ce qu\u2019on peut admirer, c\u2019est l\u2019implication et sa capacit\u00e9 \u00e0 faire corps avec l\u2019ouvrage et son personnage en particulier. Chaque mot et chaque note semblent avoir \u00e9t\u00e9 pens\u00e9s, travaill\u00e9s, dig\u00e9r\u00e9s et ainsi rendus dans toute leur force\u00a0! La langue est l\u00e0 avec ses sonorit\u00e9s gutturales, les troubles, la violence de cette jeune femme\u2026 tout est parfaitement visible. L\u00e0 o\u00f9 r\u00e9cemment une Ekaterina Gubanova avait avant tout mis en avant cette femme forte qui fait plier le monstre, nous avons ici un portrait beaucoup plus nuanc\u00e9, on entend les doutes et les ab\u00eemes dans lesquels est plong\u00e9e Judith. Alors bien s\u00fbr, on pourrait attendre un peu plus de jeunesse ou un aigu plus radieux. Mais ces petits d\u00e9fauts sont rachet\u00e9s par l\u2019interpr\u00e9tation qui est sid\u00e9rante de naturel mais aussi par la quantit\u00e9 de nuances acquises \u00e0 force de fr\u00e9quenter le r\u00f4le.<\/p>\n<div id=\"attachment_2177\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2177\" class=\"wp-image-2177\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Krisztian_Cser-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"281\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Krisztian_Cser-300x169.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Krisztian_Cser.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><p id=\"caption-attachment-2177\" class=\"wp-caption-text\">Kriszti\u00e1n Cser<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 elle, le jeune <strong>Kriszti\u00e1n Cser<\/strong> (tout de m\u00eame \u00e2ge de 41 ans!) frappe d\u00e8s qu\u2019il ouvre la bouche par l\u2019ampleur de sa voix et la beaut\u00e9 du timbre. L\u00e0 on a trop souvent des chanteurs clairs ou alors d\u2019anciens barytons, c\u2019est ici une v\u00e9ritable basse qui chante avec toute la largeur que l\u2019on peut esp\u00e9rer dans ce r\u00f4le monstrueux mais aussi d\u2019une tendresse sid\u00e9rante. Et la voix de la basse est capable de tout ces d\u00e9tails, particuli\u00e8rement impressionnant dans les moments puissants, il sait aussi faire sonner les suppliques avec beaucoup de talent. Peut-\u00eatre un peu moins impliqu\u00e9 que sa Judith, il n\u2019en offre pas moins un portrait splendide par l\u2019intensit\u00e9 de son personnage qui n\u2019est pas qu\u2019une grande ombre sinistre, mais plut\u00f4t un homme bris\u00e9 mais qui ne semble pas se rendre compte de toute l\u2019horreur dans laquelle il vit. Le naturel avec lequel il annonce certains faits, avec cette voix ronde et sombre, donne v\u00e9ritablement cette image d\u2019un homme non pas m\u00e9chant, mais qui n\u2019a pas les m\u00eames conventions sociales que les autres humains. Non pas qu\u2019il puisse \u00eatre agr\u00e9able, mais il est \u00e9trange, d\u2019une \u00e9tranget\u00e9 qui fascine et d\u00e9range aussi. Peut-\u00eatre un peu moins puissant d\u2019\u00e9vocation que sa partenaire, il n\u2019en reste pas moins de tr\u00e8s haut niveau et nous donne \u00e0 entendre un hongrois de belle facture lui aussi, ce qui est trop rare.<\/p>\n<div id=\"attachment_2179\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2179\" class=\"wp-image-2179\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/budapest_festival_orchestra-300x134.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/budapest_festival_orchestra-300x134.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/budapest_festival_orchestra.jpg 690w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><p id=\"caption-attachment-2179\" class=\"wp-caption-text\">Budapest Festival Orchestra<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec ces deux volets diff\u00e9rents, cette \u00e9vasion vers la Hongrie \u00e9tait un vrai plaisir. Plaisir musical \u00e0 l\u2019\u00e9coute du Budapest Festival Orchestra, mais aussi bonheur de la d\u00e9couverte pour la premi\u00e8re partie ainsi que bonheur d\u2019entendre un <em>Barbe-Bleue<\/em> aussi idiomatique !<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Philharmonie de Paris, Grande Salle Pierre Boulez<\/li>\n<li>31 mars 2019<\/li>\n<li>B\u00e9la Bart\u00f3k (1881-1945), Danses populaires roumaines, Sz 56, NN 68<\/li>\n<li>Chansons paysannes hongroises (collect\u00e9s par Bart\u00f3k dans des villages hongrois)<\/li>\n<li>B\u00e9la Bart\u00f3k (1881-1945), Chansons paysannes hongroises, Sz 100, BB 107<\/li>\n<li>B\u00e9la Bart\u00f3k (1881-1945), Le Ch\u00e2teau de Barbe-Bleue, opus 11, Sz 48, BB 62<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>M\u00e1rta Sebesty\u00e9n, chant hongrois traditionnel<\/li>\n<li>Ildik\u00f3 Koml\u00f3si, soprano<\/li>\n<li>Kriszti\u00e1n Cser, basse<\/li>\n<li>Budapest Festival Orchestra<\/li>\n<li>G\u00e1bor K\u00e1li, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour un week-end, Iv\u00e1n Fischer devait pr\u00e9senter la musique hongroise et particuli\u00e8rement celle de B\u00e9la Bart\u00f3k. 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