{"id":2163,"date":"2019-03-30T22:42:42","date_gmt":"2019-03-30T21:42:42","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2163"},"modified":"2019-03-30T22:42:42","modified_gmt":"2019-03-30T21:42:42","slug":"un-requiem-de-verdi-a-grands-effets-a-la-philharmonie-de-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2163","title":{"rendered":"Un Requiem de Verdi \u00e0 grands effets \u00e0 la Philharmonie de Paris"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2163\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2168\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/teodor-currentzis-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/teodor-currentzis-225x300.jpg 225w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/teodor-currentzis.jpg 660w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Il y a tout juste trois ans, Gianandrea Noseda avait boulevers\u00e9 le public de la Philharmonie de Paris avec un <em>Requiem<\/em> de Verdi impressionnant de profondeur et de passion. Il pouvait compter sur des chanteurs habit\u00e9s et les forces de l\u2019Orchestre de Paris et de son Ch\u0153ur. Les murs de la salle avaient alors r\u00e9sonn\u00e9 comme rarement ! Depuis, d\u2019autres sont venus comme Riccardo Chailly avec la Scala par exemple. Forc\u00e9ment, le nom de Teodor Currentzis avec son ensemble MusicAeterna semble \u00e9trange apr\u00e8s ces grands sp\u00e9cialistes du r\u00e9pertoire verdien ! D\u2019autant plus que les chanteurs sont globalement inconnus \u00e0 l\u2019exception de Ren\u00e9 Barbera \u00e9tant donn\u00e9 que Varduhi Abrahamyan remplace Hermine May initialement programm\u00e9e. Habitu\u00e9 des lectures radicales du chef avec son orchestre jouant sur instruments d\u2019\u00e9poques et souvent en s\u2019inspirant des pratiques plus baroques que romantiques, l\u2019attente \u00e9tait grande. En effet, on ne savait si l\u2019on allait assister \u00e0 une v\u00e9ritable r\u00e9v\u00e9lation ou au contraire \u00e0 une chose plus qu\u2019\u00e9trange. Le chef avait donn\u00e9 par exemple \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra Bastille des <em>Don Carlo<\/em> et <em>Macbeth<\/em> bien peu convaincants mais depuis il a montr\u00e9 qu\u2019il pouvait donner des choses impressionnantes dans le r\u00e9pertoire romantique avec son ensemble. Soir\u00e9e qui ne devait donc a priori pas laisser indiff\u00e9rent !<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pourtant\u2026 on en ressort avec une impression \u00e9trange. Bien s\u00fbr, il faut rappeler la force et la beaut\u00e9 de ce <em>Requiem<\/em> de Verdi qui est \u00e0 la jonction d\u2019une pi\u00e8ce religieuse et d\u2019un grand oratorio dramatique. Aucun personnage bien s\u00fbr, mais une fougue lyrique de tous les instants, une passion chez les chanteurs et dans le ch\u0153ur qui font que l\u2019on n\u2019est pas tout \u00e0 fait \u00e0 l\u2019\u00e9glise ici. Difficile de citer les moments les plus marquants tant ils sont nombreux. Mais peut-\u00eatre bien s\u00fbr le grand <em>Libera Me<\/em> final qui semble \u00eatre une sorte de condens\u00e9 de l\u2019ouvrage, o\u00f9 le splendide <em>Ingesmisco<\/em> lanc\u00e9 par le t\u00e9nor comme une illumination au milieu des t\u00e9n\u00e8bres. S\u2019ouvrant sur un ch\u0153ur murmurant, le <em>Requiem<\/em> se referme aussi sur un grand calme apr\u00e8s avoir montr\u00e9 la terreur, la passion ou la foi. La partition demande par contre des forces imposantes et pouvant assumer des parties tr\u00e8s exigeantes. Les quatre solistes bien s\u00fbr avec en particulier la soprano qui est tr\u00e8s sollicit\u00e9e, mais aussi le ch\u0153ur qui doit montrer non seulement des qualit\u00e9s de dynamique, mais aussi une mise en place parfaite comme dans le <em>Sanctus<\/em> quasi fugu\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_2169\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/MusicAeterna_Titelbild.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2169\" class=\"wp-image-2169\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/MusicAeterna_Titelbild-300x150.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/MusicAeterna_Titelbild-300x150.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/MusicAeterna_Titelbild.jpg 720w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2169\" class=\"wp-caption-text\">MusicAeterna<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La personnalit\u00e9 de <strong>Teodor Currentzis<\/strong> est assez connue : ses d\u00e9clarations fracassantes, sa tr\u00e8s grande estime de lui-m\u00eame, son exigence (qui lui a fait refaire enti\u00e8re l\u2019enregistrement studio de <em>Don Giovanni<\/em> par exemple)\u2026 et cette envie de r\u00e9volutionner voir m\u00eame de choquer. Et l\u00e0 il a voulu nous montrer combien cette partition est religieuse. D\u00e8s l\u2019entr\u00e9e des intervenants, on comprend qu\u2019il veut imprimer sa touche personnelle : ch\u0153ur et orchestre sont v\u00eatus d\u2019une sorte de robe de bure noire\u2026 et la majorit\u00e9 des musiciens n\u2019a pas de chaise pour s\u2019assoir. Nous sommes vraiment ici dans la repr\u00e9sentation et il en sera de m\u00eame \u00e0 la fin avec un immense silence maintenu par le chef (plus de vingt secondes) de fa\u00e7on tr\u00e8s artificielle (il est difficile de rester dans l\u2019ambiance tant voir les musiciens fig\u00e9s dans des postures \u00e9tranges enl\u00e8ve le s\u00e9rieux du moment !). Il faut aussi ajouter le \u00ab visuel \u00bb de sa direction, violente et directive, semblant tenir les solistes d\u2019une poigne de fer, tapant du pied pour lancer un effet, balayant de tout son bras l\u2019\u00e9tendue de l\u2019orchestre\u2026 cette gesticulation brusque et cassante en vient presque \u00e0 parasiter le son si on le regarde trop. L\u00e0 o\u00f9 des chefs agit\u00e9s comme Noseda par exemple bougent beaucoup et semblent accompagner et insuffler de l\u2019\u00e9nergie, les gestes de Currentzis semble beaucoup plus directifs et secs, voir m\u00eame surdimensionn\u00e9s pour l\u2019effet qui suit. Toute cette mise en sc\u00e8ne, que ce soit du ch\u0153ur ou de l\u2019orchestre mais aussi du chef lui-m\u00eame, en viendrait presque \u00e0 g\u00e2cher le plaisir de l\u2019\u00e9coute.<\/p>\n<div id=\"attachment_2164\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/currentzis_teodor.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2164\" class=\"wp-image-2164\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/currentzis_teodor-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"281\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/currentzis_teodor-300x169.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/currentzis_teodor.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2164\" class=\"wp-caption-text\">Teodor Currentzis<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car m\u00eame si l\u2019interpr\u00e9tation n\u2019est pas aussi radicale (pour le meilleur ou pour le pire !) que ce que l\u2019on pouvait attendre, la soir\u00e9e est tr\u00e8s bonne. D\u00e9j\u00e0 par la qualit\u00e9 de l\u2019ensemble <strong>MusicAeterna<\/strong>. D\u00e8s les premi\u00e8res notes a capella, le ch\u0153ur se montre magnifique. Apr\u00e8s le ch\u0153ur du Bolcho\u00ef il y a peu, on retrouvait cette m\u00eame qualit\u00e9 d\u2019ensemble, mais avec un peu plus de rudesse dans l\u2019attaque grave, quelque chose de rocailleux et de profond. Et tout au long du <em>Requiem<\/em>, on a toujours des pupitres d\u2019une grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 mais aussi d\u2019une grande clart\u00e9 et pr\u00e9cision. Ces petits crescendo\/decrescendo qu\u2019ils peuvent faire sur un mot, ces murmures encha\u00een\u00e9s \u00e0 des grands \u00e9clats\u2026 loin d\u2019\u00eatre juste de l\u2019esbroufe, c\u2019est surtout la marque des grands ensembles. L\u2019orchestre est peut-\u00eatre plus traditionnel dans ses sonorit\u00e9s, mais on ne peut nier qu\u2019il est engag\u00e9 d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre, les musiciens des pupitres les plus lointains se donnant tout autant que la premi\u00e8re rang\u00e9e, chacun toujours en attente, pr\u00e8s \u00e0 r\u00e9agir. Il faut reconna\u00eetre \u00e0 <strong>Teodor Currentzis<\/strong> qu\u2019il a donn\u00e9 naissance et form\u00e9 un ensemble qui est de tr\u00e8s haut niveau. Apr\u00e8s, d\u2019un point de vue interpr\u00e9tation, on reste sur quelque chose d\u2019assez standard dans le bon sens du terme. L\u00e0 o\u00f9 on pouvait attendre de lui une grande inventivit\u00e9 sur les textures, les contre chants, les couleurs\u2026 nous avons finalement un <em>Requiem<\/em> tr\u00e8s bien ex\u00e9cut\u00e9 mais sans grande innovation. Quelques petites touches par moments, mais rien de r\u00e9volutionnaire. Par contre, il y a aussi une grande rigueur qui bride un peu l\u2019\u00e9motion. Cette partition de Verdi a beau \u00eatre nomm\u00e9e par un nom de pi\u00e8ce religieuse, elle transpire l\u2019\u00e9motion et le drame. Or la direction implacable et un peu s\u00e8che du chef ne donne pas toutes les nuances qu\u2019on pourrait attendre, les explosions ou les tremblements. Tout ceci est parfaitement calibr\u00e9 et tenu, mais il manque un petit quelque chose pour totalement faire frissonner l\u2019auditeur. On admire la ma\u00eetrise et la beaut\u00e9 sonore, mais voil\u00e0\u2026 on pouvait attendre un peu plus de lui, surtout aux vues de ses d\u00e9clarations et de toute cette mise en sc\u00e8ne.<\/p>\n<div id=\"attachment_2172\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Nazmi-Tareq.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2172\" class=\"wp-image-2172\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Nazmi-Tareq-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Nazmi-Tareq-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Nazmi-Tareq-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Nazmi-Tareq.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2172\" class=\"wp-caption-text\">Tareq Nazmi<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les solistes r\u00e9unis ici ne sont pas des grandes stars internationales et m\u00eame parfois plut\u00f4t des grands inconnus\u2026 Au final, le quatuor se montre de belle qualit\u00e9 sans tout de m\u00eame se hisser au niveau de certains grands noms. <strong>Tareq Nazmi<\/strong> par exemple a de nombreuses qualit\u00e9s dont la puissance et la projection qui lui permettent de se faire entendre sans souci dans la grande salle de la Philharmonie. La basse est \u00e0 l\u2019aise dans la partition mais manque peut-\u00eatre d\u2019un timbre plus brillant : l\u00e9g\u00e8rement rocailleux, avec une couleur un peu grise, sa prestation frappe avant tout par le volume et non par les nuances qui restent un peu sommaires, de m\u00eame que l\u2019\u00e9motion. Au contraire, <strong>Ren\u00e9 Barbera<\/strong> est un vrai rayon de soleil dans ce <em>Requiem<\/em>. Le t\u00e9nor commence \u00e0 ouvrir son r\u00e9pertoire qui \u00e9tait au d\u00e9but principalement r\u00e9serv\u00e9 au bel-canto dans des r\u00f4les plut\u00f4t l\u00e9gers. M\u00eame si la projection est tr\u00e8s satisfaisante, il lui manque un peu de m\u00e9tal pour r\u00e9ussir \u00e0 s\u2019imposer dans les grands ensembles ou dans les passages avec ch\u0153ur. C\u2019est donc dans le recueillement solitaire qu\u2019il irradie avec par exemple un <em>Ingemisco<\/em> qui \u00e9merge avec une douceur magnifique, un timbre plein de lumi\u00e8re et de douceur. Le phras\u00e9 est superbe, la couleur de la voix admirable\u2026 c\u2019est dans ces passages qu\u2019il montre tout son talent alors qu\u2019il p\u00e2lit dans les ensembles.<\/p>\n<div id=\"attachment_2171\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/rene_barbera.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2171\" class=\"wp-image-2171 size-large\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/rene_barbera-500x263.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"263\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/rene_barbera-500x263.jpg 500w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/rene_barbera-300x158.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/rene_barbera-768x403.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/rene_barbera.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2171\" class=\"wp-caption-text\">Ren\u00e9 Barbera<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_2166\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/varduhi-abrahamyan.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2166\" class=\"wp-image-2166\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/varduhi-abrahamyan-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/varduhi-abrahamyan-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/varduhi-abrahamyan-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/varduhi-abrahamyan-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/varduhi-abrahamyan.jpg 398w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2166\" class=\"wp-caption-text\">Varduhi Abrahamyan<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du c\u00f4t\u00e9 des dames, <strong>Varduhi Abrahamyan<\/strong> rempla\u00e7ait la mezzo-soprano initialement pr\u00e9vue. La salle ne semble pas lui \u00eatre tr\u00e8s propice car avec cette voix tr\u00e8s ronde, la puissance manque un petit peu \u00e0 certains moments. Mais elle apporte par contre cette couleur que l\u2019on a pu admirer dans <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=624\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Ro<\/a>ss<a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2047\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ini<\/a> ou <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1739\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Haendel<\/a>. Comme dans <em>Un Bal Masqu\u00e9<\/em> \u00e0 <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1652\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Bastille<\/a>, on se dit qu\u2019il est peut-\u00eatre encore un peu t\u00f4t pour ce r\u00e9pertoire qui demande une plus grande puissance vocale. L\u2019interpr\u00e9tation est impeccable avec une aisance sur toute la tessiture, un investissement de tous les instants et un timbre si beau et singulier. Mais la voix semble se perdre par moments dans le grand volume de la salle. Pour la partie tr\u00e8s attendue de soprano, <strong>Zarina Abaeva<\/strong> nous montre de magnifique moments piano, avec des aigus l\u00e9gers et sonores qui flottent comme rarement. La voix douce et ronde est parfaite dans les passages calme. Mais d\u00e8s qu\u2019il faut mettre un peu plus de m\u00e9tal pour r\u00e9ussir \u00e0 passer la puissance de l\u2019orchestre ou du ch\u0153ur, la voix perd de sa substance, le timbre se durcit et on sent la chanteuse en difficult\u00e9. Elle se sort de belle mani\u00e8re de sa partition, mais quelques accros sont tout de m\u00eame marquants. Et la voix peine \u00e0 percer aux milieux des ensembles. La beaut\u00e9 du timbre rach\u00e8te ce manque de vaillance mais voil\u00e0 qui nous donne quelques frayeurs durant le final.<\/p>\n<div id=\"attachment_2167\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/abaeva_zarina.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2167\" class=\"wp-image-2167\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/abaeva_zarina-300x231.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"385\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/abaeva_zarina-300x231.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/abaeva_zarina-768x592.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/abaeva_zarina-1024x789.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/abaeva_zarina.jpg 1168w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2167\" class=\"wp-caption-text\">Zarina Abaeva<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au final, la soir\u00e9e aura tout de m\u00eame \u00e9t\u00e9 bonne, et finalement, on \u00e9vite bien s\u00fbr le g\u00e9nial, mais aussi le pire avec Currentzis. Ses positions \u00e9tant tr\u00e8s marqu\u00e9es, il \u00e9tait aussi possible d\u2019entendre un <em>Requiem<\/em> trop particulier. L\u2019ensemble MusicAeterna aura par contre grandement impressionn\u00e9 et si le quatuor de chanteur ne peut rivaliser avec les grandes versions, ils ne sont pas non plus en dessous et offre une belle prestation. Comme quoi, on peut s\u2019attendre, au pire, au meilleur\u2026 et parfois c\u2019est juste le bon qui arrive !<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Philharmonie de Paris, Grande Salle Pierre Boulez<\/li>\n<li>26 mars 2019<\/li>\n<li>Giuseppe Verdi (1813-1901), Requiem<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Zarina Abaeva, soprano<\/li>\n<li>Varduhi Abrahamyan, mezzo-soprano<\/li>\n<li>Ren\u00e9 Barbera, t\u00e9nor<\/li>\n<li>Tareq Nazmi, basse<\/li>\n<li>MusicAeterna (Op\u00e9ra de Perm)<\/li>\n<li>Teodor Currentzis, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a tout juste trois ans, Gianandrea Noseda avait boulevers\u00e9 le public de la Philharmonie de Paris avec un Requiem de Verdi impressionnant de profondeur et de passion. Il [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[57,14,24,29],"class_list":["post-2163","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_romantique","tag-integrale","tag-musique-religieuse","tag-verdi","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-yT","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2163","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2163"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2163\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2174,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2163\/revisions\/2174"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2163"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2163"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}