{"id":2064,"date":"2018-12-09T00:20:58","date_gmt":"2018-12-08T23:20:58","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2064"},"modified":"2018-12-09T00:20:58","modified_gmt":"2018-12-08T23:20:58","slug":"la-magie-de-patrizia-ciofi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2064","title":{"rendered":"La magie de Patrizia Ciofi"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2064\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2065\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda1-256x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"351\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda1-256x300.jpg 256w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda1.jpg 625w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>En temps normal, le r\u00f4le de Maria Stuarda est chant\u00e9 par une soprano plus claire que sa rivale Elisabeth. Mais depuis quelques ann\u00e9es, Joyce DiDonato chante la reine d\u00e9chue r\u00e9guli\u00e8rement et du coup on se retrouve avec une sorte d\u2019inversion dans les timbres. Face \u00e0 Carmen Giannattasio, le confrontation semblait impressionnante. Mais l\u2019annulation de la mezzo-soprano am\u00e9ricaine a chang\u00e9 la donne, puisque c\u2019est finalement Patrizia Ciofi qui chante le r\u00f4le sur la sc\u00e8ne du The\u00e2tre des Champs-\u00c9lys\u00e9es. Nous sommes donc pass\u00e9 d\u2019un mezzo-soprano claire mais puissant \u00e0 une soprano assez l\u00e9g\u00e8re qui est plus connue pour ses demi-teintes que pour sa puissance vocale. D\u00e9j\u00e0 impressionnante dans <em>Maria Stuarda<\/em> \u00e0 <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=668\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Avignon<\/a> il y a quelques ann\u00e9es, c\u2019\u00e9tait un vrai plaisir de la retrouver, mais aussi une petite question\u2026 les ann\u00e9es ont pass\u00e9 et si l\u2019art de la chanteuse est s\u00fbrement toujours aussi beau, on pouvait craindre une petite \u00e9rosion des moyens. Mais malgr\u00e9 tout, avec Patrizia Ciofi nous sommes certains d\u2019\u00eatre touch\u00e9s et \u00e9mus par son interpr\u00e9tation. Et puis nous avons aussi la pr\u00e9sence d\u2019une habitu\u00e9e du r\u00f4le d\u2019Elisabeth et un t\u00e9nor qui poss\u00e8de toujours une forte pr\u00e9sence.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si dans la distribution nous avons une mezzo-soprano, un t\u00e9nor, un baryton et une basse, ce sont bien s\u00fbr les deux reines qui attirent tous les regards. Chacune a son air d\u2019entr\u00e9e en deux parties, et nous avons ces confrontations assez impressionnantes. L\u2019\u00e9quilibre n\u2019est pas total car Elisabeth n\u2019a pas ce grand final, mais l\u2019\u00e9criture en montagnes russes de ce r\u00f4le est impressionnante et l\u2019intensit\u00e9 de ce chant compense la relative bri\u00e8vet\u00e9 du r\u00f4le. Au contraire, Maria Stuarda est pr\u00e9sente sur sc\u00e8ne durant presque tout l\u2019op\u00e9ra \u00e0 partir du moment o\u00f9 elle entre en sc\u00e8ne. Donizetti a construit un personnage totalement romantique, avec cette nostalgie du d\u00e9but, la violence de la reine insult\u00e9e, et finalement le renoncement plein de noblesse. La musique compos\u00e9e est ici tout emprunte de majest\u00e9 d\u00e9licate et il n\u2019y a que cette grande violence dans l\u2019insulte qui montre combien nous avons une personnalit\u00e9 forte.<\/p>\n<div id=\"attachment_2068\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda4_Scappucci.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2068\" class=\"wp-image-2068\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda4_Scappucci-300x147.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"245\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda4_Scappucci-300x147.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda4_Scappucci-768x376.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda4_Scappucci.jpg 980w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2068\" class=\"wp-caption-text\">Speranza Scappucci<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">On passera vite (voir m\u00eame tr\u00e8s vite!) sur le ch\u0153ur qui est assez quelconque voir pire&#8230; Les pupitres de l&rsquo;<strong>Ensemble Lyrique Champagne-Ardenne<\/strong> manquent de coh\u00e9sion, on a r\u00e9guli\u00e8rement des fausses notes et on manque vraiment de rondeur dans le chant et dans l\u2019italien. Pour l&rsquo;orchestre, la cheffe <strong>Speranza Scappucci<\/strong> se montre \u00e0 la hauteur de la tache. La partition de Donizetti demande de la prendre \u00e0 bras le corps, de lui donner de la force. Et justement, nous avons ici une direction pleine d\u2019\u00e9nergie (peut-\u00eatre trop par moments d\u2019ailleurs) qui fait sonner la musique de belle mani\u00e8re. L\u2019<strong>Orchestre de Chambre de Paris<\/strong> est lui aussi assez int\u00e9ressant dans ce r\u00e9pertoire. Lui qui est plus habitu\u00e9 \u00e0 jouer du r\u00e9pertoire classique a une sonorit\u00e9 plus franche et l\u00e9g\u00e8re que d\u2019autres formations et l\u2019on a ici un v\u00e9ritable orchestre professionnel et non un ensemble de mauvaise qualit\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_2069\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda5_Scala.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2069\" class=\"wp-image-2069\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda5_Scala-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda5_Scala-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda5_Scala-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda5_Scala-768x768.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda5_Scala-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda5_Scala.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2069\" class=\"wp-caption-text\">Enea Scala (Le Comte de Leicester)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les petits r\u00f4les, assez surpris par <strong>Jennifer Michel<\/strong> qui m&rsquo;avait sembl\u00e9 beaucoup plus sonore dans la <em>Semiramide<\/em> de <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=624\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Marseille<\/a>. Par contre, il est assez triste d\u2019entendre <strong>Marc Barrard<\/strong> dans le r\u00f4le de Lord Guglielmo. Si son <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=690\">Flambeau<\/a> dans <em>L\u2019Aiglon<\/em> \u00e9tait parfait, d\u00e9j\u00e0 dans Ourrias on sentait une certaine usure des moyens. Et nous avons donc un baryton \u00e0 court d\u2019aigu, \u00e0 la voix assez cotonneuse\u2026 \u00e9trange de l\u2019entendre dans ce r\u00f4le apr\u00e8s la grande carri\u00e8re qu\u2019il a fait. Et puis <strong>Nicola Ulivieri<\/strong> qui lui est plut\u00f4t une bonne surprise car il avait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s terne \u00e0 <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2047\">Marseille<\/a> dans <em>La Donna del Lago<\/em> alors qu&rsquo;il offre un Talbot tr\u00e8s beau ici. Le timbre semble beaucoup plus se d\u00e9velopper dans la ligne de Donizetti alors qu\u2019il \u00e9tait rest\u00e9 trop timide il y a quelques temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre chanteur pr\u00e9sent \u00e0 Marseille pour ce Rossini, <strong>Enea Scala<\/strong> se pr\u00e9sente tel qu\u2019\u00e0 son habitude : m\u00e9tal en avant, chant physique&#8230; mais l\u00e0 o\u00f9 ce type de chant passe tr\u00e8s bien pour du Rossini dans un r\u00f4le aussi violent que Rodrigo, ici \u00e7a manque un peu de douceur et de nuances pour l&rsquo;amoureux et romantique Leicester. Malgr\u00e9 les all\u00e8gements qu&rsquo;il propose avec <em>Stuarda<\/em>, cela reste un peu dur comme chant pour Donizetti. Et il n&rsquo;a pas ou tr\u00e8s peu de moyens o\u00f9 il peut faire valoir sa technique et ses aigus (surtout que les deux reines ne sont pas tr\u00e8s prolixes en sur-aigus&#8230;).<\/p>\n<div id=\"attachment_2067\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda3.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2067\" class=\"wp-image-2067\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda3-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda3-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda3-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda3.jpg 968w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2067\" class=\"wp-caption-text\">Carmen Giannattasio\u00a0(Elisabeth) dans la production de <i>Maria Stuarda<\/i> de Moshe Leiser et Patrice Caurier \u00e0 Londres.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00e9chante reine est bien s\u00fbr Elisabeth, ici chant\u00e9e par <strong>Carmen Giannattasio<\/strong>. La soprano italienne a d\u00e9cid\u00e9 de montrer une b\u00eate f\u00e9roce avant tout ici. La tenue de la premi\u00e8re partie le montre bien : robe rouge flamboyante, cheveux remont\u00e9s en arri\u00e8re d\u00e9gageant un grand front, poses hautaines&#8230; elle campe une reine sanguine d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre ou presque. Niveau voix, le soprano est large et puissant, mais il lui manque quelques sur-aigus pour totalement exploser. Les marques de fureurs restent trop souvent contenues dans le grave pour frapper. Mais quelle puissance et quelle arrogance. On en vient \u00e0 se demander si ce n\u2019est pas la personnalit\u00e9 de la chanteuse qui est ainsi. En tout cas, si face \u00e0 Joyce DiDonato elle aurait sans doute trouv\u00e9 une Stuarda beaucoup plus vindicative, le contraste avec Patrizia Ciofi est parfait ici.<\/p>\n<div id=\"attachment_2066\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda2.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2066\" class=\"wp-image-2066\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda2-170x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"442\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda2-170x300.jpg 170w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/stuarda2.jpg 579w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2066\" class=\"wp-caption-text\">Patrizia Ciofi lors des saluts au final, ce 6 d\u00e9cembre 2018.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis vient la reine bafou\u00e9e&#8230; Maria Stuarda. Si elle avait \u00e9t\u00e9 chant\u00e9e par Joyce DiDonato, nous aurions eu deux lionnes sur le plateau n&rsquo;en doutons pas! Mais avec <strong>Patrizia Ciofi<\/strong>, le personnage est autrement plus complexe et nuanc\u00e9. La soprano se fait plus discr\u00e8te semble-t-il depuis quelques temps, mais ce l\u00e9ger repos semble lui \u00eatre propice car on la retrouve en grande forme! La voix a toujours ces petites faiblesses dans le grave, mais l&rsquo;aigu est beaucoup plus assur\u00e9 qu&rsquo;il y a quelques ann\u00e9es&#8230; et l&rsquo;artiste est toujours aussi remarquable! Tout au long de la soir\u00e9e, elle va nous d\u00e9montrer combien avec de la technique et de l&rsquo;art, on peut surmonter quelques petites r\u00e9serves pour prendre en main un personnage. Sa stature, sa noblesse de ligne&#8230; tout en fait la reine outrag\u00e9e et martyre qu&rsquo;elle montre ici. Les d\u00e9licats moments sont rendus avec une finesse rarement entendue o\u00f9 chaque couleur est pens\u00e9e et nuanc\u00e9e, les variations finement modul\u00e9es. Et puis il y a aussi la noblesse indign\u00e9e qui lui donne la possibilit\u00e9 de changer de ton et montrer des aigus et sur-aigus sonores et en place! La fureur de l&rsquo;insulte fait fr\u00e9mir, les mont\u00e9es vers le sur-aigus sont comme une lance jet\u00e9e \u00e0 la figure d&rsquo;Elisabeth&#8230; Alors on en a connu de plus beaux, mais il sont \u00e9mis avec une telle \u00e9nergie et un tel sentiment que l&rsquo;on comprend ici combien, loin de la d\u00e9monstration, Ciofi sait faire na\u00eetre l&rsquo;\u00e9motion par ces variations et extrapolations. Elles sont inscrites dans un parcours artistique pour donner du sens \u00e0 la ligne. Au final, DiDonato aurait sans doute \u00e9t\u00e9 magnifique&#8230; mais r\u00e9-entendre Patrizia Ciofi dans ce r\u00f4le \u00e9tait un vrai bonheur&#8230; et presque un privil\u00e8ge!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;ailleurs le public ne s&rsquo;y est pas tromp\u00e9 puisqu&rsquo;il a ovationn\u00e9 Patrizia Ciofi d\u00e8s son air d&rsquo;entr\u00e9e. J&rsquo;ai rarement entendu une telle ovation, une telle reconnaissance du public. Ce triomphe \u00e9tait m\u00e9rit\u00e9 bien s\u00fbr et a profond\u00e9ment chamboul\u00e9 la soprano. De m\u00eame au final o\u00f9 on la sent au bord de la rupture. Elle a tout donn\u00e9 pour ce final en crescendo&#8230; et le public lui rend avec chaleur! On notera d&rsquo;ailleurs que Carmen Giannattasio vient la soutenir, comme si elle \u00e9tait bris\u00e9e par l&rsquo;\u00e9motion. S&rsquo;il est des chanteuses qui en font des tonnes au moment des saluts (et Giannanttasio en fait partie!), Ciofi \u00e9tait tout simplement boulevers\u00e9e par cet accueil. Et elle le m\u00e9ritait grandement!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 quelques r\u00e9serves, la pr\u00e9sence des deux sopranos et les situations dramatiques fortes de la partition font que ce concert restera dans les m\u00e9moires. Patrizia Ciofi confirme qu\u2019elle une place \u00e0 part tant son art est passionnant.<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Th\u00e9\u00e2tre des Champs-\u00c9lys\u00e9es<\/li>\n<li>6 d\u00e9cembre 2018<\/li>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), Maria Stuarda, op\u00e9ra deux actes<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Maria Stuarda, Patrizia Ciofi\u00a0; Elisabetta, Carmen Giannattasio\u00a0; Le Comte de Leicester, Enea Scala\u00a0; Giorgio Talbot, Nicola Ulivieri\u00a0; Lord Guglielmo,Marc Barrard\u00a0; Anna Kennedy, Jennifer Michel<\/li>\n<li>Ensemble Lyrique Champagne-Ardenne<\/li>\n<li>Orchestre de chambre de Paris<\/li>\n<li>Speranza Scappucci, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En temps normal, le r\u00f4le de Maria Stuarda est chant\u00e9 par une soprano plus claire que sa rivale Elisabeth. 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