{"id":1988,"date":"2018-10-02T23:26:53","date_gmt":"2018-10-02T21:26:53","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1988"},"modified":"2018-10-02T23:26:53","modified_gmt":"2018-10-02T21:26:53","slug":"fin-de-ring-memorable-pour-valery-gergiev","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1988","title":{"rendered":"Fin de Ring m\u00e9morable pour Valery Gergiev"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1988\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1996\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_gergiev-300x164.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_gergiev-300x164.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_gergiev-768x419.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_gergiev-1024x559.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_gergiev.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1754\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">mars<\/a> de cette ann\u00e9e, Valery Gergiev avait offert au public parisien la premi\u00e8re partie de sa t\u00e9tralogie\u00a0: <em>Das Rheingold<\/em> et <em>Die Walk\u00fcre<\/em>. Ces deux ouvrages \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 document\u00e9s par les parutions sous le label du Mariinsky. M\u00eame si les choix \u00e9taient parfois diff\u00e9rents dans les chanteurs comme les tempi, on retrouvait des inspirations. Mais voici les deux journ\u00e9es qui manquent encore et toujours aux enregistrements officiels. <em>Siegfried<\/em> et <em>G\u00f6tterd\u00e4mmerung<\/em> nous sont rendus avec des chanteurs entendus pour la plupart au printemps, mais il restait des questions. Comment la magnifique Sieglinde d\u2019Elena Stikhina allait-elle se mesurer \u00e0 la Br\u00fcnnhilde de la deuxi\u00e8me journ\u00e9e\u00a0? Comment Mikhail Vekua, qui avait d\u00e9j\u00e0 encha\u00een\u00e9 Loge et Siegmund, pouvait-il r\u00e9ussir \u00e0 chanter les deux Siegfried en deux jours\u00a0? Et bien tous les d\u00e9fis ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9s avec brio\u00a0!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si voir le prologue et la premi\u00e8re journ\u00e9e du <em>Ring<\/em> de Richard Wagner en deux jours est impressionnant, voir la fin de cette grande fresque en \u00e0 peine plus de 24h est un vrai marathon\u00a0! Le samedi \u00e0 19h commen\u00e7ait <em>Siegfried<\/em>\u2026 avec une sortie de salle \u00e0 minuit. Et le lendemain, voici que le public se retrouve \u00e0 16h30 et ne sortira qu\u2019\u00e0 22h. En 27h, ce sera donc 8h30 de musique, et pas de la plus facile d\u2019acc\u00e8s ou de la plus l\u00e9g\u00e8re. Mais le public est l\u00e0, fid\u00e8le au poste malgr\u00e9 la difficult\u00e9 de suivre de tels ouvrages sans mise en sc\u00e8ne. Comme dit plus haut, la distribution n\u2019est pas enti\u00e8rement renouvel\u00e9e non seulement par rapport au mois de mars, mais aussi par rapport aux enregistrements commerciaux. Les filles du Rhin sont les m\u00eames, Erda est la m\u00eame, Mime aussi\u2026 mais on les entends ici dans une salle, en direct et quelques ann\u00e9es apr\u00e8s. Le rendu est parfois diff\u00e9rent, mais parfois aussi encore plus saisissant\u00a0! M\u00eame chez Valery Gergiev, il y a des nouveaut\u00e9s\u2026 et surtout cette fa\u00e7on de vitre la partition d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre et de nous fournir ces \u00e9motions si particuli\u00e8res. Dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, le positionnement est optimum avec les chanteurs en arri\u00e8re de l\u2019orchestre, de mani\u00e8re \u00e0 bien \u00e9quilibrer le rendu, comme cela avait \u00e9t\u00e9 fait pour <em>La Pucelle d\u2019Orl\u00e9ans<\/em> la <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1231\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">saison derni\u00e8re<\/a> .<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Siegfried<\/em> est sans doute le plus difficile des quatre op\u00e9ras \u00e0 monter en version de concert. En effet, l\u2019ouvrage est tr\u00e8s bavard, racontant tout ce qui s\u2019est pass\u00e9, multipliant les questions et r\u00e9ponses entre les diff\u00e9rents personnages\u2026 chose qui pourrait fort bien lasser les spectateurs. Et pourtant, la soir\u00e9e passe toute seule, en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 la prestation de l\u2019orchestre sous la direction de <strong>Valery Gergiev<\/strong>. D\u00e8s les premiers accords, on est envo\u00fbt\u00e9 par la beaut\u00e9 des sonorit\u00e9s\u00a0: les timbres sont magnifiques et les \u00e9quilibres trouv\u00e9s par le chef parfaits. Profitant de l\u2019acoustique de la salle, il fait ressortir certains d\u00e9tails, mettant en avant parfois des vents l\u00e0 o\u00f9 on entend le plus souvent uniquement les cordes. Mais en plus de cela, il y a des choix purement de direction qui peuvent surprendre mais aussi fasciner. La sc\u00e8ne de la forge par exemple est prise avec une volont\u00e9 de montrer toujours plus le crescendo, finissant avec un volume et une \u00e9nergie grisant alors que le d\u00e9but \u00e9tait beaucoup plus terne et lent. Commenc\u00e9 assez doux \u00e0 l\u2019orchestre, les sonorit\u00e9s grondent alors que l\u2019\u00e9p\u00e9e prend forme pour finir par un volume fier et vaillant. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9, les murmures de la for\u00eats sont pris sur un ton po\u00e9tique rarement apport\u00e9\u2026 et surtout le r\u00e9veil de Br\u00fcnnhilde est un miracle de beaut\u00e9 lumineuse. Son \u00ab\u00a0Ewig war ich\u00a0\u00bb pris tr\u00e8s lentement et piano est un pur moment de r\u00eave. L\u2019ensemble du troisi\u00e8me acte est un vrai ravissement, depuis les sombres accords de l\u2019affrontement entre Erda et Wotan, jusqu\u2019\u00e0 ce duo passionn\u00e9 o\u00f9 l\u2019orchestre chauff\u00e9 \u00e0 blanc remplit la salle pour le plus grand bonheur des spectateurs. Pour le <em>Cr\u00e9puscule des Dieux<\/em>, le chef va rapidement se montrer moins po\u00e9tique et beaucoup plus sombre et tendu. Le th\u00e8me le demande certes car si <em>Siegfried<\/em> \u00e9tait la d\u00e9couverte du jeune homme, ici ce sont les manigances et la fin des dieux qui sont montr\u00e9s. La majest\u00e9 et la noirceur ressortent parfaitement avec un orchestre qui semble encore plus impliqu\u00e9 que lors de la journ\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Les Nornes ouvrent avec des teintes sombres avant que les couleurs ne s\u2019\u00e9clairent pour l\u2019amour de Br\u00fcnnhilde et Siegfried. Les grands moments symphoniques sont des passages de bonheur, que ce soit le Voyage sur le Rhin, ou la Marche Fun\u00e8bre. Cette derni\u00e8re particuli\u00e8rement puissante et violente. Mais si l\u2019orchestre est toujours parfaitement mis en avant, ce n\u2019est jamais \u00e0 l\u2019encontre des voix car le chef sait m\u00e9nager ses chanteurs (au moins pour le volume\u2026 car il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 leur faire chanter deux r\u00f4les majeurs en deux jours!). M\u00eame dans les moments o\u00f9 l\u2019orchestre se d\u00e9cha\u00eene, il sait doser pour \u00e9viter que la voix ne disparaisse. Durant ces deux soir\u00e9es, l\u2019<strong>orchestre du Th\u00e9\u00e2tre Mariinsky<\/strong> est un bonheur \u00e0 l\u2019\u00e9coute, par ses attaques franches, ses teintes vari\u00e9es et la grande vari\u00e9t\u00e9 de nuances qu\u2019il peut proposer. De m\u00eame, le <strong>ch\u0153ur du Mariinsky<\/strong> se montre tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur pour les courtes interventions du <em>Cr\u00e9puscule<\/em>.<\/p>\n<div id=\"attachment_1991\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_nikitin.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1991\" class=\"wp-image-1991\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_nikitin-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_nikitin-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_nikitin-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_nikitin.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1991\" class=\"wp-caption-text\">Siegfried, Wotan et Erda (Eygeny Nikitin &#8211; Production du Mariinsky)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">De cette t\u00e9tralogie, <em>Siegfried<\/em> semble \u00eatre l\u2019op\u00e9ra le plus simple \u00e0 distribuer car il poss\u00e8de moins de r\u00f4les que tous les autres. Mais justement ces r\u00f4les deviennent du coup tr\u00e8s importants avec le r\u00f4le titre bien s\u00fbr qui se doit d\u2019\u00eatre parfait pour tenir tout l\u2019ouvrage. Dans le petit mais si beau r\u00f4le de l\u2019Oiseau, la jeune <strong>Anna Denisova<\/strong> se montre un vrai miracle de puret\u00e9, mais aussi de pr\u00e9sence. La voix claire semble fragile, mais elle s\u2019impose sans souci dans la vaste salle par une projection parfaite. Brillante et l\u00e9g\u00e8re, elle donne vie \u00e0 ce Waldvogel qui est au final le seule personnage \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la jeunesse de Siegfried. Du <em>Rheingold<\/em> on retrouve entre autre <strong>Roman Burdenko<\/strong> en Alberich, qui est ici encore parfait. Le timbre est franc et le chanteur tr\u00e8s investi. Il ne force pas la ligne, il se montre juste aussi noir que possible sans brutaliser son timbre ou le chant. <strong>Zlata Bulycheva<\/strong> est aussi Erda ici et l\u2019on retrouve la m\u00eame voix qu\u2019au printemps. Pour un tel r\u00f4le, on pouvait attendre un vrai contralto et ce n\u2019est finalement qu\u2019une mezzo-soprano sans ce timbre sombre et ces graves qui donnent de la consistance \u00e0 ce puits de sagesse. Et puis l\u2019on retrouve aussi <strong>Mikhail Petrenko<\/strong> dans le r\u00f4le de Fafner. D\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 dans <em>Rheingold<\/em> et chantant Hunding dans <em>Die Walk\u00fcre<\/em>, la basse impose imm\u00e9diatement un personnage immense tant par le timbre, le chant\u2026 et la carrure physique. Tr\u00e8s court, le r\u00f4le demande tout de m\u00eame un charisme fort et nous avons ici le dragon dans toute sa d\u00e9mesure avec toujours cette tr\u00e8s forte implication.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans <em>Das Rheingold<\/em>, <strong>Andrei Popov<\/strong> avait capt\u00e9 l\u2019attention pour sa courte prestation en Mime. Mais le r\u00f4le est autrement d\u00e9velopp\u00e9 dans ce <em>Siegfried<\/em>. Malheureusement pour lui, il semble \u00eatre malade\u2026 on l\u2019entend quelquefois tousser durant la soir\u00e9e. Mais si la voix est du coup un petit peu moins percutante que lors du prologue, le personnage est toujours aussi impressionnant. Ce Mime est parfaitement camp\u00e9\u00a0: la veulerie, le comique (mais jamais ridicule!), la vaillance\u2026 tout y est dans sa composition. Trop souvent le r\u00f4le est plus parl\u00e9 que chant\u00e9. Mais ici chaque note est bien nette, la projection est confortable\u2026 ce Mime est impressionnant de charisme et nous donne un vrai moment de th\u00e9\u00e2tre, jouant d\u2019ailleurs son personnage derri\u00e8re son pupitre. \u00c0 son oppos\u00e9, <strong>Evgeny Nikitin<\/strong> compose le p\u00e8re des dieux\u00a0: Wotan. Le pauvre avait \u00e9t\u00e9 terrass\u00e9 avant la fin de <em>Die Walk\u00fcre<\/em> et avait perdu sa voix avant les fameux Adieux de Wotan. Il tient ici sa revanche face \u00e0 la petite partie qui avait honteusement hu\u00e9 sa prestation en mars. Car ce Wanderer se montre digne de Wotan. La voix est puissante et tr\u00e8s bien timbr\u00e9e, les nuances sont parfaitement l\u00e0 depuis la moquerie face \u00e0 Mime jusqu\u2019aux affrontements avec Erda ou Siegfried. Le chanteur est impressionnant par son impact visuel comme sonore. D\u00e8s la premi\u00e8re note nous avons un grand dieu qui s\u2019invite sur sc\u00e8ne. La revanche est prise et il prouve ici qu\u2019il peut sans probl\u00e8me se frotter \u00e0 Wotan. Toutes les notes sont l\u00e0 et le personnage aussi avec ce timbre imp\u00e9rieux et l\u00e9g\u00e8rement r\u00eache qui est le sien.<\/p>\n<div id=\"attachment_1993\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/siegfried_vekua_popov.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1993\" class=\"wp-image-1993\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/siegfried_vekua_popov-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/siegfried_vekua_popov-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/siegfried_vekua_popov-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/siegfried_vekua_popov.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1993\" class=\"wp-caption-text\">Siegfried, Siegfried et Mime (Mikhail Vekua, Andrei Popov &#8211; Production du Mariinsky)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celle qui avait s\u00e9duit le public par sa Sieglinde rayonnante nous donne cette fois la Br\u00fcnnhilde de <em>Siegfried<\/em>. C\u2019est bien s\u00fbr la journ\u00e9e o\u00f9 le chant demande le plus de lyrisme et de douceur. Et justement la voix d\u2019<strong>Elena Stikhina<\/strong> est parfaite pour cette sc\u00e8ne qui termine l\u2019ouvrage. Nous avons vraiment le r\u00e9veille d\u2019une d\u00e9esse d\u00e8s la premi\u00e8re note\u00a0: le \u00ab\u00a0Heil dir Sonne\u00a0\u00bb est splendide et investi progressivement toute la salle. Durant tout le duo avec Siegfried, elle s\u2019impose par une luminosit\u00e9 de timbre et une projection confondantes. Mais \u00e0 cela s\u2019ajoute aussi les nuances et le travail de dynamique. Alternant notes gonfl\u00e9es ou notes attaqu\u00e9es directement, elle permet d\u2019assumer la douceur de son r\u00e9cit (men\u00e9 avec une extr\u00eame douceur par Gergiev) mais aussi la terreur de cette d\u00e9esse devenue femme. Une tr\u00e8s grande prestation donc\u00a0: nous avons ici un grand soprano lyrique qui donne \u00e0 cette partition une couleur beaucoup plus douce et f\u00e9minine que les soprano dramatiques qui se doivent de chanter aussi les deux autres Br\u00fcnnhilde.<\/p>\n<div id=\"attachment_1992\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_vekua_nikitin.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1992\" class=\"wp-image-1992\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_vekua_nikitin-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_vekua_nikitin-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_vekua_nikitin-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Siegfried_vekua_nikitin.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1992\" class=\"wp-caption-text\">Siegfried, Wotan et Siegfried (Evgeny Nikitin, Mikhail Vekua &#8211; Production du Mariinsky)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s Loge et Siegmund, <strong>Mikhail Vekua<\/strong> chante le r\u00f4le titre. La partition est encore diff\u00e9rente des deux autres r\u00f4les et surtout elle est beaucoup plus lourde \u00e0 assumer. Mais le t\u00e9nor semble se promener dans la tessiture pourtant parfois tendue. D\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre, il ne chante jamais en force mais dose intelligemment les nuances et les dynamiques. Sans s\u2019\u00e9conomiser, il \u00e9vite aussi de forcer sur sa voix. En fait, il chante tout simplement la partition telle qu\u2019elle est, cherchant \u00e0 insuffler po\u00e9sie et douceur lorsque la situation le permet. Loin du jeune fou barbare, Vekua cr\u00e9\u00e9 un jeune homme curieux et un peu simplet, mais en aucun cas une brute comme parfois montr\u00e9. Le chant de la forge est sid\u00e9rant car pris avec une facilit\u00e9 d\u00e9concertante. Par la suite l\u2019affrontement avec Mime le voit beaucoup plus int\u00e9rieur face \u00e0 la tra\u00eetrise de son p\u00e8re adoptif alors que toute la po\u00e9sie des instants en solitaire dans la for\u00eat sont exhal\u00e9s par son chant.. Enfin le troisi\u00e8me acte montre deux grandes \u00e9volutions. Face \u00e0 Wotan il est au d\u00e9part aimable et respectueux avant de devenir ce chien fou hargneux\u2026 et puis le duo d\u2019amour passe de la surprise \u00e0 l\u2019exaltation. Nous avons ici l\u2019un des plus beaux Siegfried \u00e9cout\u00e9 depuis ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Bien s\u00fbr nous avons des valeurs s\u00fbres comme Gould ou Shager mais ils ne sont jamais aussi nuanc\u00e9s et po\u00e8tes. Une splendide prestation\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1989\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_norne.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1989\" class=\"wp-image-1989\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_norne-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_norne-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_norne-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_norne.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1989\" class=\"wp-caption-text\">G\u00f6tterd\u00e4mmerung, Sc\u00e8ne des Nornes (mise en sc\u00e8ne du Mariinsky)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le lendemain, c\u2019est tout \u00ab\u00a0simplement\u00a0\u00bb <em>Le Cr\u00e9puscule des Dieux<\/em> qui nous \u00e9tait offert\u2026 plus th\u00e9\u00e2trale mais aussi plus long, l\u2019ouvrage devait soutenir l\u2019int\u00e9r\u00eat des spectateurs. Pour ce faire, Valery Gergiev offre une vision tr\u00e8s sombre et noire de l\u2019ouvrage. Et chaque chanteur ou presque se montre magnifique. Les trois Nornes qui ouvrent l\u2019op\u00e9ra sont les trois m\u00eames chanteuses qui ont ouvert l\u2019<em>Or du Rhin<\/em>\u2026 elles reprennent d\u2019ailleurs aussi leurs r\u00f4les dans le troisi\u00e8me acte en na\u00efades s\u00e9ductrices. Comme au mois de mars, la voix d\u2019<strong>Ekaterina Sergeeva<\/strong> impressionne par la puissance de l\u2019instrument, mais aussi la beaut\u00e9 du timbre et l\u2019engagement. Sa premi\u00e8re Norne et sa Flosshilde sont le point fort de ce trio. Car \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, <strong>Zhanna Dombrovskaya<\/strong> est une troisi\u00e8me Norne et une Woglinde correcte mais trop lourde pour vraiment trancher dans le trio des filles du Rhin\u2026. <strong>Irina Vasilieva<\/strong> est assez p\u00e9nible \u00e0 \u00e9couter du fait d\u2019attaques peu nettes et d\u2019un vibrato tr\u00e8s lent et large qui peine \u00e0 se stabiliser. La sc\u00e8ne des Nornes accepte ces voix assez sombres, mais il manque pour les Filles du Rhin cette pointe argentine dans les ensembles. L\u2019autre d\u00e9ception vient de la Waltraute d\u2019<strong>Olga Savova<\/strong>. Il est tr\u00e8s \u00e9trange que Gergiev n\u2019ait pas trouv\u00e9 une chanteuse plus convaincante pour ce r\u00f4le. Pourquoi ne pas justement avoir demand\u00e9 \u00e0 Ekaterina Sergeeva de s\u2019octroyer cette partie\u00a0? Car Olga Savova montre un timbre us\u00e9, une voix qui peine \u00e0 trouver sa stabilit\u00e9 au d\u00e9but\u2026 et m\u00eame si elle va s\u2019am\u00e9liorer au fil de son r\u00e9cit, le r\u00e9sultat n\u2019est pas \u00e0 la hauteur de la qualit\u00e9 d\u2019ensemble. Seul son dernier aigu sera impressionnant et tranchant. Dommage car la sc\u00e8ne est splendide d\u2019habitude.<\/p>\n<div id=\"attachment_1994\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_filles_du_rhin.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1994\" class=\"wp-image-1994\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_filles_du_rhin-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_filles_du_rhin-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_filles_du_rhin-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_filles_du_rhin.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1994\" class=\"wp-caption-text\">G\u00f6tterd\u00e4mmerung, Les Filles du Rhin (Production du Mariinsky)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">On retrouve bien s\u00fbr <strong>Roman Burdenko<\/strong> dans le r\u00f4le d\u2019Alberich. Le baryton se montre toujours aussi bon dans ce r\u00f4le\u2026 mais il se fait voler la vedette par <strong>Mikhail Petrenko<\/strong> dans leur sc\u00e8ne. Ceci est d\u2019ailleurs logique vu le propos o\u00f9 le p\u00e8re vient qu\u00e9mander et surveiller son fils qui lui \u00e9chappe. Notre Hagen est en effet marquant d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre. La voix n\u2019est pas un gouffre sans fond comme on peut l\u2019entendre parfois, mais plut\u00f4t une voix monstrueuse. Il impose un volume impressionnant et des \u00e9clats de violence sid\u00e9rants. Il est vraiment celui qui pousse les autres dans leurs plus mauvais comportements. Ses appels r\u00e9sonnent encore dans les m\u00e9moires du public. Pour exister face \u00e0 ce Hagen, il fallait un Gunther de haut niveau. Et le fait d\u2019avoir <strong>Evgeny Nikitin<\/strong> permet d\u2019\u00e9viter d\u2019avoir un personnage totalement \u00e9cras\u00e9 par son demi-fr\u00e8re. Lui qui avait \u00e9t\u00e9 un superbe Wotan puis Wanderer, il trouve en Gunther un r\u00f4le qui lui convient aussi parfaitement. La voix noire et autoritaire cr\u00e9\u00e9 un personnage plus violent qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9 et il ne lui en faut donc pas beaucoup pour \u00eatre convaincu par Hagen. Par contre, son changement d\u2019attitude alors que Siegfried est mort est assez peu vraisemblable vu le personnage montr\u00e9 durant tout l\u2019op\u00e9ra. Mais d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, quand on voit la d\u00e9tresse de Gutrune \u00e0 ce moment l\u00e0\u2026 car <strong>Elena Stikhina<\/strong> est d\u2019un lyrisme violent digne de la Br\u00fcnnhilde qu\u2019elle \u00e9tait la veille. Alors que son personnage \u00e9tait plut\u00f4t lumineux et doux auparavant, elle semble se lib\u00e9rer des conventions en d\u00e9couvrant son \u00e9poux mort. La voix est toujours aussi belle et puissante, sans qu\u2019on y trouve aucune lourdeur.<\/p>\n<div id=\"attachment_1995\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_hagen_alberich.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1995\" class=\"wp-image-1995\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_hagen_alberich-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_hagen_alberich-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_hagen_alberich-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_hagen_alberich.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1995\" class=\"wp-caption-text\">G\u00f6tterd\u00e4mmerung, Alberich et Hagen (Production du Mariinsky)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir chant\u00e9 le r\u00f4le titre de <em>Siegfried<\/em> la veille, comment <strong>Mikhail Vekua<\/strong> allait-il pouvoir chanter Siegfried en ce dimanche\u00a0? On se le demande encore plus quand on nous l\u2019annonce souffrant. On peut craindre une prestation prudente donc. En effet, la premi\u00e8re sc\u00e8ne le trouve l\u00e9g\u00e8rement sur la r\u00e9serve non pas en terme de nuances, mais plut\u00f4t de puissance. Comme s\u2019il n\u2019osait pas lib\u00e9rer totalement son instrument. Mais rapidement, il retrouve l\u2019aisance qu\u2019on lui conna\u00eet et sans forcer ses moyens il se montre toujours aussi percutant et facile. Le grave est peut-\u00eatre un peu l\u00e9ger mais le r\u00f4le est encore une fois ma\u00eetris\u00e9 de superbe mani\u00e8re. Jamais il ne cherche \u00e0 tromper sa nature vocale, allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 \u00e9viter cette tradition qui veut qu\u2019il doive singer une voix de baryton lorsqu\u2019il se pr\u00e9sente \u00e0 Br\u00fcnnhilde sous les traits de Gunther. Le seul moment de l\u00e9g\u00e8re fatigue est dans le troisi\u00e8me acte, alors qu\u2019il raconte sa vie aux hommes de Gunther. Mais l\u2019\u00e9motion et le retour de ses souvenirs rend cette petite fragilit\u00e9 tout \u00e0 fait coh\u00e9rente avec la situation. Et cela ne va pas l\u2019emp\u00eacher de mourir de superbe mani\u00e8re. Ce grand r\u00e9cit du troisi\u00e8me acte est en effet un moment magique tant le t\u00e9nor y est d\u00e9licat dans son chant et ses nuances. Il sera donc arriv\u00e9 au bout de son marathon avec plus que les honneurs. Non seulement il a tenu le coup, mais a aussi offert deux prestations splendides\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, celle qui terminera la T\u00e9tralogie\u00a0: <strong>Tatiana Pavlovskaya<\/strong>. Elle avait d\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 Br\u00fcnnhilde dans <em>Die Walk\u00fcre<\/em> de tr\u00e8s belle mani\u00e8re, mais elle semble \u00eatre encore plus \u00e0 l\u2019aise dans cet op\u00e9ra. Plus dramatique, le r\u00f4le lui permet d\u2019assumer plus facilement une voix large. Si le grave est un petit peu l\u00e9ger par moments, elle domine la partition de la t\u00eate et des \u00e9paules sans que jamais elle ne semble en difficult\u00e9. La voix est toujours belle et ronde, mais cela n\u2019emp\u00eache en rien les \u00e9motions de passer. Le premier duo plein d\u2019amour, la frayeur face au faux Gunther, la violence de la femme indign\u00e9e et trahie\u2026 et la d\u00e9esse revenue pour le final. Tout est parfaitement construit et dos\u00e9. Le drame du deuxi\u00e8me acte la trouve particuli\u00e8rement vivante, se lan\u00e7ant sans r\u00e9serve dans les mal\u00e9dictions o\u00f9 la voix se d\u00e9ploie avec hargne\u2026 avant de retrouver cette hauteur de ton qui lui permet de donner toute sa force \u00e0 l\u2019immolation. Alors qu\u2019on a trop souvent des voix tr\u00e8s charpent\u00e9es mais peu gracieuses, voici que Tatiana Pavlovskaya propose un chant superbe et puissant tout en conservant une beaut\u00e9 de timbre sur toute la tessiture. Son personnage est parfaitement rendu\u00a0! Nous avons ici la confirmation de ce qui avait \u00e9t\u00e9 senti dans <em>Die Walk\u00fcre<\/em> : c\u2019est v\u00e9ritable soprano dramatique form\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole russe, et donc qui chante plus souvent la Lisa de <em>La Dame de Pique<\/em> que Br\u00fcnnhilde et Isolde. Il est heureux qu\u2019elle ait finalement chant\u00e9 cette Br\u00fcnnhilde et non celle de <em>Siegfried<\/em>. Non seulement nous avons eu une superbe prestation pour ce final, mais cela a permis aussi \u00e0 Elena Stikhina de proposer une grandiose Br\u00fcnnhilde la veille.<\/p>\n<div id=\"attachment_1997\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_saluts.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1997\" class=\"wp-image-1997\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_saluts-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"292\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_saluts-300x146.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_saluts-768x373.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_saluts-1024x498.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/gotterdammerung_saluts.jpg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1997\" class=\"wp-caption-text\">Saluts du Cr\u00e9puscule : Valery Gergiev, Mikhail Vekua (Siegfried), Mikhail Petrenko (Hagen, Evgeny Nikitin (Wanderer), Tatiana Pavlovskaya (Br\u00fcnnhilde), Elena Stikhina (Gutrune), Roman Burdenko (Alberich)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que dire de ce week-end\u00a0? Il a \u00e9t\u00e9 fatiguant car il faut de la concentration pour suivre les deux ouvrages. Mais il a aussi offert des moments magnifiques comme on en entend rarement. La salle permet de s\u2019immerger dans la musique, de sentir tous les instruments et les chanteurs. C\u2019\u00e9tait une sorte de communion musicale et d\u2019ailleurs le public aura \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s attentif durant toute ce <em>Ring<\/em>. Maintenant, il faut esp\u00e9rer que les deux derniers volets de la T\u00e9tralogie enregistr\u00e9e par Valery Gergiev se termine avec la m\u00eame qualit\u00e9 que ces deux concerts. Ces deux venues du Mariinsky auront marqu\u00e9s l\u2019ann\u00e9e 2018\u00a0! Ils reviennent l\u2019ann\u00e9e prochaine pour la fameuse <em>Symphonie des Mille<\/em> de Mahler&#8230;<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Philharmonie de Paris, Grande salle Pierre Boulez<\/li>\n<li>22-23 septembre 2018<\/li>\n<li>Richard Wagner (1813-1883), Siegfried, Op\u00e9ra en trois actes<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Siegfried, Mikhail Vekua\u00a0;\u00a0Mime, Andrei Popov\u00a0; Alberich, Roman Burdenko\u00a0; Br\u00fcnnhilde, Elena Stikhina\u00a0; Der Wanderer, Evgeny Nikitin\u00a0; Fafner, Mikhail Petrenko\u00a0; Erda, Zlata Bulycheva\u00a0; Waldvogel, Anna Denisova<\/li>\n<li>Richard Wagner (1813-1883), Der G\u00f6tterd\u00e4mmerung, Op\u00e9ra en trois actes<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Br\u00fcnnhilde, Tatiana Pavlovskaya\u00a0; Siegfried, Mikhail Vekua\u00a0; Alberich, Roman Burdenko\u00a0; Waltraute, Olga Savova\u00a0; Gutrune\u00a0; Elena Stikhina\u00a0; Gunther, Evgeny Nikitin\u00a0; Hagen, Mikhail Petrenko\u00a0; Woglinde \/ Troisi\u00e8me Norne, Zhanna Dombrovskaya\u00a0; Wellgunde \/ Deuxi\u00e8me Norne, Irina Vasilieva\u00a0; Flosshilde \/ Premi\u00e8re Norne, Ekaterina Sergeeva<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Mariinsky<\/li>\n<li>Orchestre du Mariinsky<\/li>\n<li>Valery Gergiev, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En mars de cette ann\u00e9e, Valery Gergiev avait offert au public parisien la premi\u00e8re partie de sa t\u00e9tralogie\u00a0: Das Rheingold et Die Walk\u00fcre. 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