{"id":1963,"date":"2018-09-12T22:26:39","date_gmt":"2018-09-12T20:26:39","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1963"},"modified":"2020-09-17T15:10:43","modified_gmt":"2020-09-17T13:10:43","slug":"1963","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1963","title":{"rendered":"Callas en direct \u2013 4\/5, 1955-1957 : Andrea Ch\u00e9nier, La Sonnambula, Lucia di Lammermoor, Anna Bolena et Ifigenia in Tauride"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1963\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1504 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live.jpg 480w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Dans cette partie du coffret, nous avons une belle diversit\u00e9 de r\u00e9pertoire. De la trag\u00e9die lyrique au v\u00e9risme en passant par le bel-canto, Maria Callas se montre sous toutes ses facettes possibles. Bien s\u00fbr il y a le grand r\u00f4le de <em>Lucia di Lammermoor<\/em> qui est un des grands succ\u00e8s de la chanteuse, mais sinon, nous avons tout de m\u00eame trois r\u00f4les qu\u2019elle chantera tr\u00e8s peu, voir m\u00eame pour une seule s\u00e9rie de repr\u00e9sentation comme <em>Andrea Ch\u00e9nier<\/em>. Mais nous d\u00e9couvrons une chanteuse tr\u00e8s investie, o\u00f9 la voix commence \u00e0 trahir quelques signes de faiblesse, mais o\u00f9 la chanteuse reste royale et particuli\u00e8rement magn\u00e9tique.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1505 aligncenter\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret-300x168.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"280\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret-300x168.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret.jpg 749w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les autres parties de ce coffret sont comment\u00e9s ici :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1481\">Callas en direct \u2013 1\/5, 1949-1951 : Nabucco, Parsifal, I Vespri Sicilianni et Aida<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1611\">Callas en direct \u2013 2\/5, 1952 : Armida, Norma et Macbeth<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1789\">Callas en direct \u2013 3\/5, 1953-1954 : Medea, Alceste et La Vestale<\/a><\/li>\n<li>Callas en direct &#8211; 4\/5, 1955-1957 : Andrea Ch\u00e9nier, La Sonnambula, Lucia di Lammermoor, Anna Bolena et Ifigenia in Tauride<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2674\">Callas en direct &#8211; 5\/5, 1958-1964 : La Traviata, Il Pirata, Poliuto et Tosca<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Andrea_Chenier.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1491 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Andrea_Chenier-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Andrea_Chenier-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Andrea_Chenier-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Andrea_Chenier-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Andrea_Chenier.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>S\u2019il est bien un ouvrage \u00e9trange dans le r\u00e9pertoire de Maria Callas, c\u2019est sans conteste cet <em>Andrea Ch\u00e9nier<\/em>. \u00c9trange d\u00e9j\u00e0 car le v\u00e9risme n\u2019\u00e9tait pas vraiment son r\u00e9pertoire de pr\u00e9dilection surtout \u00e0 cette \u00e9poque o\u00f9 elle triomphe dans le bel-canto et r\u00e9volutionne son approche. Mais il y a aussi les circonstances de cette prise de r\u00f4le. La l\u00e9gende dit que seulement 6 jours auparavant, elle devait chanter <em>Il Trovatore<\/em> \u00e0 La Scala, ouvrage qu\u2019elle connaissait sur le bout des doigts. Mais son partenaire Mario del Monaco ne se sentant pas en \u00e9tat de chanter Manrico aurait propos\u00e9 \u00e0 la direction de remplacer les cinq dates par <em>Andrea Ch\u00e9nier<\/em>. Maria Callas aurait alors appris le r\u00f4le en seulement cinq jours et se serait coul\u00e9e dans une production et un r\u00f4le enti\u00e8rement d\u00e9volus \u00e0 Renata Tebaldi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la lecture de la notice pr\u00e9sente dans cet enregistrement, l\u2019on semble avoir d\u00e9couvert une interpr\u00e9tation magique et totalement renouvel\u00e9e, s\u2019\u00e9loignant de l\u2019interpr\u00e9tation \u00ab\u00a0royalement monolithique\u00a0\u00bb de Renata Tebaldi qui avait cr\u00e9\u00e9e cette production en 1948 et interpr\u00e9tait avec beaucoup de succ\u00e8s ce r\u00f4le entre autre avec Mario del Monaco. Lire ces choses encore de nos jours montre \u00e0 quel point une certaine critique est toujours aussi simpliste dans son appr\u00e9ciation des deux grandes divas des ann\u00e9es cinquante. En effet, nous n\u2019avons pas d\u2019un c\u00f4t\u00e9 la finesse dramatique de la grande trag\u00e9dienne et de l\u2019autre l\u2019\u00e9toffe vocale royale mais impavide de l\u2019italienne. Car <strong>Maria Callas<\/strong> donne en effet une vision personnelle du r\u00f4le, mais n\u2019arrive pas \u00e0 trouver une implication aussi forte que dans bien d\u2019autres r\u00f4les. Bien s\u00fbr, cet enregistrement est sa prise de r\u00f4le et elle n\u2019a pas eu le temps de r\u00e9p\u00e9ter et travailler aussi longtemps que d\u2019habitude. Mais il y a autre chose qui manque un peu\u00a0: la pl\u00e9nitude de la voix et l\u2019implication physique. Car si les nuances sont magnifiques et le personnage finement dessin\u00e9, il lui manque un peu de cette amplitude sur la ligne, qui doit emporter par la largeur et la puissance. Sa Maddalena est superbe, mais comme introvertie dans un r\u00e9pertoire o\u00f9 les \u00e9motions doivent \u00eatre totalement mises en avant\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut aussi dire que face \u00e0 elle se trouve <strong>Mario del Monaco<\/strong> qui est chez lui dans le r\u00f4le\u00a0! Il en conna\u00eet toutes les finesses et plie son immense et glorieuse voix \u00e0 cette partition de po\u00e8te. L\u2019arrogance est bien l\u00e0, mais aussi l\u2019art du chanteur trop souvent confin\u00e9 \u00e0 un portrait de brute vocale. Il est un torrent de flamme l\u00e0 o\u00f9 Maria Callas reste beaucoup plus polie. Et les timbres ne se marient que peu \u00e0 cette \u00e9poque. Si au tout d\u00e9but des ann\u00e9es 50 les instrument magistraux se r\u00e9pondent, la f\u00ealure de Maria Callas se fait \u00e9craser par le bronze de son partenaire. On notera aussi bien s\u00fbr la pr\u00e9sence d\u2019une tr\u00e8s belle distribution dans l\u2019ensemble m\u00eame si il manque un peu de personnalit\u00e9 \u00e0 la Madelon de <strong>Lucia Danieli<\/strong> par exemple. Reste un Aldo Protti qui conna\u00eet parfaitement lui aussi son G\u00e9rard et qui donne toute la violence au personnage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Difficile de totalement se prononcer sur la direction d\u2019<strong>Antonino Votto<\/strong> car m\u00eame si Warner nous parle d\u2019un bon confort, la prise de son est bien lointaine et il n\u2019y a que les voix qui vraiment percent et sont nettes. L\u2019orchestre est en effet trop en retrait. La qualit\u00e9 est certes acceptable pour \u00e9couter cette rencontre temporaire entre Callas et Maddalena, mais nous restons en de\u00e7\u00e0 d\u2019un standard confortable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tr\u00e8s int\u00e9ressant, nous avons l\u00e0 un personnage presque timide de la chanteuse pourtant survolt\u00e9e d\u2019habitude. La qualit\u00e9 est l\u00e0, le talent aussi\u2026 mais le r\u00e9pertoire et les partenaires ne semblent pas vraiment convenir \u00e0 la diva grecque.<\/p>\n<ul>\n<li>Umberto Giordano (1867-1948), Andrea Ch\u00e9nier, Op\u00e9ra en quatre actes<\/li>\n<li>Andrea Ch\u00e9nier, Mario del Monaco ; Maddalena di Coigny, Maria Callas ; Carlo G\u00e9rard, Aldo Protti ; La Mulatta Bersi, Silvana Zanolli\u00a0; La Contessa di Coigny, Maria Amadini\u00a0; Madelon, Lucia Danieli\u00a0; Roucher, Enrico Campi\u00a0; Fl\u00e9ville, Enzo Sordello\u00a0; Fouquier-Tinville, Vittorio Tatozzi\u00a0; Il sanculotto Mathieu, Michele Cazzato\u00a0; L\u2019Incredibile, Mariano Caruso\u00a0; L\u2019Abate, Mario Carlin\u00a0; Il Maestro di Casa, Carlo Forti\u00a0; Schmidt, Eraldo Coda\u00a0; Dumas, Giuseppe Morresi<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>Orchestre du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>Antonino Votto, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844561. Enregistr\u00e9 en direct \u00e0 La Scala de Milan, le 8 janvier 1955.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_Sonnambula.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1490 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_Sonnambula-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_Sonnambula-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_Sonnambula-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_Sonnambula-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_La_Sonnambula.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Seulement trois mois apr\u00e8s <em>Andrea Ch\u00e9nier<\/em> et m\u00eame avec quelques repr\u00e9sentation de <em>Medea<\/em> entre les deux, voici que Maria Callas revient pour une autre prise de r\u00f4le\u2026 dans le bel-canto cette fois-ci. Apr\u00e8s des r\u00f4les dramatiques voir m\u00eame totalement tragiques, voici que la soprano revenait sur sc\u00e8ne pour une jeune fille fragile et lumineuse. Tr\u00e8s loin de la femme violente ou l\u2019h\u00e9ro\u00efne v\u00e9riste, elle devait non seulement trouver une personnage tout autre, mais aussi une vocalit\u00e9e oppos\u00e9e\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enregistrement est encore une fois la prise de r\u00f4le de Maria Callas et la qualit\u00e9 sonore est tout \u00e0 fait confortable pour l\u2019ann\u00e9e. Le son est assez clair, il n\u2019y a pas trop de bruit de fond\u2026 tout cela nous permet de plonger avec plaisir dans cette bluette de Bellini.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout d\u2019abord, il faut souligner la qualit\u00e9 de la distribution. Peu de grands noms, mais des chanteurs qui connaissent leurs personnages et qui offrent de beaux portraits vocaux. Bien s\u00fbr, le Conte de <strong>Giuseppe Modesti<\/strong> fait impression avec sa belle voix de basse et sa noblesse de ton. Mais rayonne au milieu de tout ces personnage l\u2019Elvino de <strong>Cesare Valletti<\/strong>. Le t\u00e9nor \u00e0 une voix lumineuse, une d\u00e9licatesse dans le chant sid\u00e9rante. Et il donne vie miraculeusement au jeune et na\u00eff amoureux. La prestation de ce t\u00e9nor est un vrai r\u00eave tant l\u2019on est s\u00e9duit par sa prestation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors comment se frotter \u00e0 <strong>Maria Callas<\/strong> qui chantait seulement quelques semaines avant la terrible <em>Medea<\/em> ? Eh bien la transformation est sid\u00e9rante. Car d\u00e8s son entr\u00e9e on d\u00e9couvre une voix \u00e9claircie, presque amincie\u2026 la jeune fille appara\u00eet dans toute sa candeur. Imm\u00e9diatement on est frapp\u00e9 par ce changement qui pourtant semble tout aussi naturel que les autres prestations. Et puis l\u2019on trouve une technique qui n\u2019est pas sollicit\u00e9e dans les pr\u00e9c\u00e9dents r\u00f4les interpr\u00e9t\u00e9s\u00a0: tout le bagage est ici mobilis\u00e9 pour donner la virtuosit\u00e9 n\u00e9cessaire au personnage. Mais attention, il n\u2019y a jamais de facilit\u00e9 ou de gratuit\u00e9 car trilles, vocalises ou aigus sont parfaitement int\u00e9gr\u00e9s dans la ligne et le personnage d\u2019Amina. Que ce soit la joie amoureuse du d\u00e9but ou la d\u00e9tresse de la fin du premier acte conclu par un superbe contre-mi b\u00e9mol, Amina est pr\u00e9sente. Et m\u00eame dans le somnambulisme elle est l\u00e0, avec encore une voix diff\u00e9rente, comme diaphane. Il est rare d\u2019entendre autant de lumi\u00e8re et de d\u00e9licatesse dans la voix sombre et rauque de la chanteuse grecque. Le rendu est admirable\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut aussi saluer la prestation de <strong>Leonard Bernstein<\/strong>. Lui aussi faisait une sorte de prise de r\u00f4le car il faisait ses premi\u00e8res armes dans le bel-canto. Et les deux grands artistes semblent parfaitement se comprendre dans la fa\u00e7on d\u2019aborder ce r\u00e9pertoire. Un superbe moment de musique.<\/p>\n<ul>\n<li>Vincenzo Bellini (1801-1835), La Sonnambula, M\u00e9lodrame en deux actes<\/li>\n<li>Amina, Maria Callas ; Il Conte Rodolfo, Giuseppe Modesti ; Teresa, Gabriella Carturan ; Elvino, Cesare Valletti\u00a0; Lisa, Eugenia Ratti\u00a0; Alessio, Pierluigi Latinucci\u00a0; Un notaro, Giuseppe Nessi<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>Orchestre du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>Leonard Bernstein, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844653. Enregistr\u00e9 en direct \u00e0 La Scala de Milan, le 5 mars 1955.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Lucia_di_Lammermoor.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1489 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Lucia_di_Lammermoor-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Lucia_di_Lammermoor-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Lucia_di_Lammermoor-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Lucia_di_Lammermoor-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Lucia_di_Lammermoor.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Le r\u00f4le titre de <em>Lucia<\/em> est sans doute l\u2019une des grandes incarnations de Maria Callas. Abord\u00e9 en 1952, elle l\u2019abandonnera finalement en fin de l\u2019ann\u00e9e 1959. Durant ces sept ans, elle va le chanter encore et toujours\u2026 et d\u2019ailleurs deux enregistrements studio viendront couronner cette fr\u00e9quentation du r\u00f4le en 1953 puis en 1959. Mais \u00e0 cela s\u2019ajoute un enregistrement qui est devenu mythique par le nom du chef qui lui est associ\u00e9\u00a0: cet enregistrement de 1955 \u00e0 Berlin fait se rencontrer deux monstres sacr\u00e9s de la musique. En effet, Herbert von Karajan et Maria Callas n\u2019ont que peu collabor\u00e9s et il est int\u00e9ressant d\u2019entendre le chef dans ce r\u00e9pertoire qu\u2019il a finalement peu fr\u00e9quent\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suite aux repr\u00e9sentations de f\u00e9vrier 1954 \u00e0 La Scala de Milan, le chef d\u00e9cide d\u2019inviter la distribution et le ch\u0153ur pour offrir ce magnifique spectacle \u00e0 la capitale allemande. Karajan a juste pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne pas faire venir l\u2019orchestre italien et travaille donc avec son orchestre maison. Si le nom de <strong>Karajan<\/strong> fait attendre beaucoup, on d\u00e9couvre au final un orchestre somme toute bien dirig\u00e9, mais sans r\u00e9elle plus-value au niveau de la partition. On pourra m\u00eame regretter toutes les coupures qui pars\u00e8ment l\u2019op\u00e9ra. Car bien s\u00fbr, il n\u2019y a pas la sc\u00e8ne entre Lucia et Raimondo, de m\u00eame que la confrontation entre Edgardo et Enrico\u00a0! Pour l\u2019\u00e9poque, ce n\u2019est pas si \u00e9tonnant mais toute de m\u00eame dommage, surtout lorsque l\u2019on a une si belle distribution.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car oui, m\u00eame si le nom de Karajan attire l\u2019\u0153il, c\u2019est r\u00e9ellement la distribution qui fait mouche. Les petits r\u00f4les sont plut\u00f4t bien tenus et il n\u2019y a finalement que <strong>Rolando Panerai<\/strong> qui d\u00e9\u00e7oit. En effet malgr\u00e9 une belle vaillance et un vrai art du chant, le timbre semble comme brouill\u00e9 et peu flatt\u00e9 par l\u2019enregistrement. Surtout si l\u2019on compare avec ses partenaires\u2026 Absent \u00e0 Milan, c\u2019est <strong>Nicola Zaccaria<\/strong> qui pr\u00eate sa voix de bronze \u00e0 Raimondo et l\u2019on est saisi par la noblesse du personnage et la qualit\u00e9 des nuances qui sont propos\u00e9es. Le r\u00f4le est sans nul doute secondaire (surtout vu les coupures), mais il y a \u00e9norm\u00e9ment de subtilit\u00e9s dans sa prestation, port\u00e9e par un timbre superbe. Son r\u00e9cit pr\u00e9c\u00e9dent la sc\u00e8ne de folie est un moment d\u2019\u00e9motion intense. Apr\u00e8s, malgr\u00e9 toutes ses qualit\u00e9s, il lui est difficile de luter face au couple principal. <strong>Giuseppe di Stefano<\/strong> se montre comme \u00e0 son habitude d\u2019une grande g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 dans son chant. Le timbre est solaire, l\u2019engagement total et il ne lui manquerait peut-\u00eatre juste qu\u2019un peu de nuances \u00e0 certains moments pour totalement se couler dans le bel-canto. Mais il n\u2019y a tout de m\u00eame aucune mauvaise influence du r\u00e9pertoire plus tardif qu\u2019il interpr\u00e8te et sa sc\u00e8ne finale est superbe. Bien s\u00fbr, <strong>Maria Callas<\/strong> est impressionnante d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre. Si l\u2019on peut juste lui reprocher un timbre un peu rauque pour cette jeune femme, tout son chant est impr\u00e9gn\u00e9 du drame de Lucia. Consciente d\u2019avoir perdu en facilit\u00e9 dans le sur-aigu, elle ne va pas se lancer dans des rajouts trop importants mais va par contre toujours soigner la couleur, la nuance du texte pour montrer toutes les \u00e9motions \u00e0 fleur de peaux. L\u2019air de la fontaine bien s\u00fbr est d\u00e9livr\u00e9 avec un beau ton r\u00eaveur, alors que les duos qu\u2019ils soient d\u2019amour ou d\u2019affrontement la montrent tour \u00e0 tour douce puis totalement perdue. Bien s\u00fbr, la sc\u00e8ne de la folie la couronne avec une \u00e9volution psychologique sur le fil et des variations toujours port\u00e9es par le sens dramatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet enregistrement au donc de gros atouts, et \u00e0 cela s\u2019ajoute la qualit\u00e9 de captation qui nous permet de se laisser aller au plaisir d\u2019\u00e9couter ce t\u00e9moignage historique, o\u00f9 m\u00eame le public berlinois applaudit durant la musique malgr\u00e9 une volont\u00e9 farouche de Karajan de continuer.<\/p>\n<ul>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), Lucia di Lammermoor, Drame en trois actes<\/li>\n<li>Lucia, Maria Callas ; Edgardo, Giuseppe di Stefano ; Enrico, Rolando Panerai ; Raimondo, Nicola Zaccaria\u00a0; Arturo, Giuseppe Zampieri\u00a0; Alisa, Luisa Villa\u00a0; Normanno, Mario Carlin<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>RIAS Sinfonie-Orchester Berlin<\/li>\n<li>Herbert von Karajan, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844585. Enregistr\u00e9 en direct \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra d\u2019\u00c9tat de Berlin, le 29 septembre 1955.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Anna_Bolena.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1488 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Anna_Bolena-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Anna_Bolena-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Anna_Bolena-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Anna_Bolena-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Anna_Bolena.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>En 1957, Maria Callas est peut-\u00eatre au point d\u2019\u00e9quilibre parfait entre l\u2019interpr\u00e9tation et l\u2019aisance vocale. Car oui, il faut l\u2019avouer, le timbre commence \u00e0 perdre de sa largeur et l\u2019aigu de sa facilit\u00e9\u2026 mais elle a aussi du coup gagn\u00e9 une finesse dans le bel-canto qui pouvait manquer par moments. Et elle avait surtout la possibilit\u00e9 de monter des ouvrages qui lui tenaient \u00e0 c\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donizetti n\u2019\u00e9tait en g\u00e9n\u00e9ral repr\u00e9sent\u00e9 que pour <em>Lucia<\/em>\u2026 alors qu\u2019il a compos\u00e9 de nombreux ouvrages, dont la fameuse trilogie des reines\u00a0: <em>Anna Bolena<\/em>, <em>Maria Stuarda<\/em> et <em>Roberto Devereux<\/em>. On ne pouvait esp\u00e9rer \u00e0 l\u2019\u00e9poque une trilogie compl\u00e8te, mais d\u00e9j\u00e0 cet op\u00e9ra uniquement \u00e9tait une \u00e9v\u00e8nement, surtout dans une production de Visconti. Bien s\u00fbr, il faut accepter les coupures et un style encore un peu t\u00e2tonnant par moments, mais le r\u00e9sultat est un document passionnant pour l\u2019affrontement de deux immenses chanteuses dans une qualit\u00e9 sonore tout \u00e0 fait convenable malgr\u00e9 quelques probl\u00e8mes de distance et un souffleur fort pr\u00e9sent\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution est assez belle avec entre autre un Smeton tr\u00e8s bien chant\u00e9 et caract\u00e9ris\u00e9 par <strong>Gabriella Carturan<\/strong>. Le seul petit point n\u00e9gatif vient de <strong>Nicola Rossi-Lemeni<\/strong>. Non pas qu\u2019il soit affreux mais en fait, il est tout simplement transparent. Il lui manque la puissance du roi pour s\u2019imposer face \u00e0 Anna et Giovanna. Quand on pense que lors de la reprise l\u2019ann\u00e9e suivante, c\u2019est Cesare Siepi qui chantait Enrico VIII, on ne peut qu\u2019\u00eatre triste. Mais pour compenser, nous avons un tr\u00e8s beau Percy en la personne de <strong>Gianni Raimondi<\/strong>. Si le t\u00e9nor n\u2019aura jamais vraiment les honneurs des plus grands, il en avait pourtant la voix et le style. \u00c0 une \u00e9poque ou le bel-canto n\u2019\u00e9tait pas encore tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 et surtout pour les r\u00f4les masculins, le t\u00e9nor se montre sensible et tr\u00e8s styl\u00e9. La voix est belle et toujours bien conduite. Et puis bien s\u00fbr <strong>Giulietta Simionato<\/strong> est une Giovanna flamboyante et engag\u00e9e. La mezzo-soprano a beaucoup jou\u00e9 les jalouses ou les sorci\u00e8res\u2026 mais ici elle est la jeune femme s\u00e9duisante. Et elle campe parfaitement cette ambitieuse \u00e0 la fois effray\u00e9e et fi\u00e8re. Les aigus sont dard\u00e9s, le timbre soyeux\u2026 tout est l\u00e0 pour offrir une Giovanna Seymour de grande stature et qui donne du relief \u00e0 l\u2019ouvrage. Elle peut de plus s\u2019appuyer sur Maria Callas pour offrir des moments historiques dans leurs duos. Ayant l\u2019habitude de chanter et jouer ensemble, les deux femmes se retrouvent ici en v\u00e9ritables rivales \u00e0 \u00e9galit\u00e9 sur sc\u00e8ne ce qui est rare. Et l\u2019entente comme la violence sont parfaites\u00a0: entente musicale mais violence th\u00e9\u00e2trale. Il faut dire que <strong>Maria Callas<\/strong> est une Anna Bolena immense. Alors que le r\u00f4le peut devenir rapidement longuet, elle offre toute son intelligence et tout sa science du chant pour donner vie au personnage. D\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre, chacune de ses interventions devient un grand moment, et particuli\u00e8rement les affrontements avec Giovanna bien s\u00fbr ainsi que la sc\u00e8ne de folie finale. Se lan\u00e7ant dans des variations et des extrapolations sans fl\u00e9chir, elle est d\u2019une grande facilit\u00e9 pour ce r\u00f4le qui lui convient parfaitement tant par la vocalit\u00e9 que par la stature du personnage. Il est \u00e0 regretter que jamais elle n\u2019ait pu reprendre ce r\u00f4le et surtout l\u2019enregistrer en studio avec un entourage au niveau. Simionato bien s\u00fbr\u2026 mais surtout un autre Enrico pour permettre aux duos qu\u2019il interpr\u00e8te de donner toutes leur puissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la baguette, <strong>Gavazzeni<\/strong> se montre attentif aux chanteurs, mais surtout tr\u00e8s engag\u00e9, cherchant \u00e0 faire vivre le drame avant tout.<\/p>\n<ul>\n<li>Gaetano Donizetti (1797-1848), Anna Bolena, Op\u00e9ra en deux actes<\/li>\n<li>Anna Bolena, Maria Callas ; Giovanna Seymour, Giulietta Simionato ; Enrico VIII, Nicola Rossi-Lemeni ; Percy, Gianni Raimondi\u00a0; Smeton, Gabriella Carturan\u00a0; Sir Hervey, Luigi Rumbo\u00a0; Lord Rochefort, Plinio Clabassi<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>Orchestre du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>Gianandrea Gavazzeni, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844592. Enregistr\u00e9 en direct \u00e0 La Scala de Milan, le 14 avril 1957.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Ifigenia.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1487 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Ifigenia-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Ifigenia-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Ifigenia-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Ifigenia-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Ifigenia.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Comme vu pr\u00e9c\u00e9demment, Callas a abord\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement des r\u00f4les classiques. Au d\u00e9but de sa carri\u00e8re italienne particuli\u00e8rement, mais aussi jusqu\u2019\u00e0 tard puisque <em>M\u00e9d\u00e9e<\/em> restera longtemps \u00e0 son r\u00e9pertoire. Il a m\u00eame \u00e9t\u00e9 question qu\u2019elle le chante enfin en fran\u00e7ais \u00e0 Paris mais cela ne se fera finalement pas et ce sera Rita Gorr qui chantera dans cette production la magicienne sanguinaire. Mais il y eu aussi du Gluck avec <em>Alceste<\/em> comme en t\u00e9moigne l\u2019enregistrement de 1954\u2026 et cette <em>Ifigenia<\/em>, traduction italienne d\u2019<em>Iphig\u00e9nie en Tauride<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peut-\u00eatre plus dramatique, cet ouvrage trouve une <strong>Callas<\/strong> tr\u00e8s incarn\u00e9e et au temp\u00e9rament particuli\u00e8rement marqu\u00e9. Le tragique de cette pr\u00eatresse de Diane oblig\u00e9e de tuer les hommes abordant sur son \u00eele semble lui parler puisque le personnage est particuli\u00e8rement vivant (et travaill\u00e9, pour cette prise de r\u00f4le!). La voix s\u2019est un peu ass\u00e9ch\u00e9e depuis 1954 et devient plus d\u00e9clamatrice et un peu moins chantante pour renforcer encore la force du drame. Souveraine, elle s\u2019impose sans aucun probl\u00e8me dans cet enregistrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 elle, la distribution ne propose qu\u2019un seul personnage digne de s\u2019opposer dramatiquement \u00e0 elle. C\u2019est heureusement Oreste chant\u00e9 par <strong>Dino Dondi<\/strong> \u00e0 la superbe voix sombre et profonde. La noblesse du personnage se heurte au drame de la pr\u00eatresse. Plus d\u2019un bloc, ce fr\u00e8re ne reste pas moins impressionnant dans sa prestance. Le reste de la distribution n\u2019est pas d\u2019un mauvais niveau, mais il n\u2019arrive pas \u00e0 se d\u00e9marquer d\u2019une certaine grisaille. Grisaille soutenue il faut le dire par <strong>Nino Sanzogno<\/strong> qui n\u2019apporte pas grand-chose \u00e0 l\u2019ouvrage par sa direction d\u2019orchestre qui reste tr\u00e8s statique l\u00e0 o\u00f9 Gluck demande au contraire de l\u2019\u00e9nergie et de la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La qualit\u00e9 de l\u2019enregistrement est correcte mais le fort bruit de fond ne permet pas une \u00e9coute tr\u00e8s confortable de l\u2019ouvrage.<\/p>\n<ul>\n<li>Christoph Willibald Gluck (1714-1878), Ifigenia in Tauride, Trag\u00e9die lyrique en quatre actes<\/li>\n<li>Ifigenia, Maria Callas ; Oreste, Dino Dondi ; Pilade, Francesco Albanese ; Toante, Anselmo Colzani\u00a0; Diana, Fiorenza Cossotto\u00a0; Ministro del tempio, Costantino Ego\u00a0; Una donna greca, Edith Martelli\u00a0; Uno scita, Franco Piva\u00a0; Prima sacerdotessa, Stefania Malag\u00f9\u00a0; Seconda sacerdotessa, Eva Perotti<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>Orchestre du Th\u00e9\u00e2tre de La Scala de Milan<\/li>\n<li>Nino Sanzogno, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844547. 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