{"id":1843,"date":"2018-05-27T13:55:58","date_gmt":"2018-05-27T11:55:58","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1843"},"modified":"2018-05-27T13:55:58","modified_gmt":"2018-05-27T11:55:58","slug":"terne-parsifal-a-lopera-bastille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1843","title":{"rendered":"Terne Parsifal \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra Bastille"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1843\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1844\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones9-237x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"316\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones9-237x300.jpg 237w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones9.jpg 577w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>\u00c0 l\u2019annonce de la saison, ce devait \u00eatre l\u2019un des \u00e9v\u00e8nements de l\u2019ann\u00e9e 2018. Une nouvelle production de <em>Parsifal<\/em> dix ans apr\u00e8s celle de Krzysztof Warlikowski, l\u2019Op\u00e9ra National de Paris proposait une nouvelle lecture. Le souvenir de la mise en sc\u00e8ne contest\u00e9e \u00e9tait encore dans toutes les m\u00e9moires, et l\u2019on pouvait s\u2019attendre \u00e0 tout de la part de Richard Jones. Mais c\u2019\u00e9tait surtout la distribution qui faisait beaucoup attendre car elle r\u00e9unissait les grands noms actuels du chant wagn\u00e9rien. Malheureusement, sur les huit repr\u00e9sentations pr\u00e9vues, il n\u2019y en aura finalement que quatre suite \u00e0 de gros probl\u00e8mes techniques durant les r\u00e9p\u00e9titions qui ont oblig\u00e9 l\u2019Op\u00e9ra Bastille \u00e0 annuler tous ses spectacles durant quinze jours. Ces quatre repr\u00e9sentations ont donc \u00e9t\u00e9 prises d\u2019assaut, le public des premi\u00e8res esp\u00e9rant pouvoir trouver une autre place. Au final, le spectacle sera de bonne qualit\u00e9 mais restera un peu d\u00e9cevant\u00a0: peut-\u00eatre trop d\u2019attentes tant musicales que th\u00e9\u00e2trales. Si aucune partie n\u2019est mauvaise, il manque un petit quelque chose pour que l\u2019\u00e9motion et le drame emportent totalement.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Richard Jones<\/strong> avait produit une production assez contestable de <em>Lohengrin<\/em> et l\u2019on pouvait donc s\u2019attendre \u00e0 une relecture d\u00e9capante dans une visuel tr\u00e8s d\u00e9concertant. Au final il n\u2019en sera rien. Mis \u00e0 part un final remani\u00e9 dramatiquement, nous avons une vision assez litt\u00e9rale et m\u00eame un peu terne \u00e0 certains moments. Le d\u00e9cor des premiers et troisi\u00e8mes actes sont une enfilade de pi\u00e8ces qui glisse sur la sc\u00e8ne, permettant des changements de d\u00e9cors r\u00e9guliers. Le souci est que la d\u00e9coration est d\u2019une froideur extr\u00eame. On h\u00e9site entre un blockhaus de survie et un gymnase des ann\u00e9es quatre-vingt. Aucune douceur, uniquement des couleurs ternes. Le deuxi\u00e8me acte est assez \u00e9trange avec au d\u00e9but une sorte de serre o\u00f9 poussent d\u2019\u00e9tranges l\u00e9gumes. Puis, voici le jardin des filles-fleurs qui sont en fait des filles-ma\u00efs sur un grand escalier. Ces filles vont se montrer sous toutes les coutures durant toute la sc\u00e8ne, n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 faire les gestes les plus obsc\u00e8nes possibles\u2026 et enfin ce sera un noir complet pour le grand duo entre Parsifal et Kundry, encadr\u00e9s d\u2019une lumi\u00e8re crue. Peu d\u2019id\u00e9es vraiment saillantes et on en vient \u00e0 subir un certain ennui par moments. Le seul moment d\u00e9routant est ce final\u00a0: Kundry va embrasser un Amfortas gu\u00e9ri, comme amoureuse de ce roi qu\u2019elle a trahi\u2026 et voici que ce dernier meurt. Kundry se dirige alors vers Parsifal et l\u2019entra\u00eene par la main en dehors de ce temple. Gurnemanz reste seul et l\u2019on peine \u00e0 savoir s\u2019il restera ou suivra les chevaliers qui sortent \u00e0 la suite de leur nouveau roi. La r\u00e9action de Kundry est assez peu compr\u00e9hensible. De m\u00eame que la d\u00e9cision de Gurnemanz manque de nettet\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_1857\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones10.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1857\" class=\"wp-image-1857\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones10-300x104.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"173\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones10-300x104.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones10-768x266.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones10-1024x355.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones10.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1857\" class=\"wp-caption-text\">Acte I<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Philippe Jordan<\/strong> a d\u00e9j\u00e0 dirig\u00e9 <em>Parsifal<\/em> bien s\u00fbr, et notamment \u00e0 Bayreuth dans la fabuleuse mise en sc\u00e8ne de Herheim (c\u2019\u00e9tait l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 le spectacle a \u00e9t\u00e9 film\u00e9\u2026 et o\u00f9 l\u2019on a compris qu\u2019il ne serait jamais \u00e9dit\u00e9 pour la plus grande perte des amateurs). Alors, sa direction \u00e9tait un peu en retrait, manquant d\u2019affirmation. On retrouve l\u00e9g\u00e8rement cette attitude durant le premier acte qui peine \u00e0 vraiment s\u2019incarner. Les sonorit\u00e9s sont superbes, les nuances sont l\u00e0\u2026 mais tout semble comme retenu. Le pr\u00e9lude par exemple est d\u2019une extr\u00eame douceur sans asp\u00e9rit\u00e9. M\u00eame dans le d\u00e9sespoir d\u2019Amfortas il manque un peu de tension. Puis dans les actes suivants, l\u2019orchestre s\u2019anime pour tout d\u2019abord parfaitement faire vivre les noirceurs de Klingsor et les troubles de Parsifal. L\u2019orchestre culminera sur l\u2019Enchantement du Vendredi Saint men\u00e9 avec une immense solennit\u00e9 m\u00eame si l\u2019on a connu direction plus flamboyante ou impressionnante. Philippe Jordan est ici dans une voix m\u00e9diane entre les tenant de la grande liturgie et ceux qui d\u00e9fendent un ouvrage dramatique avant tout. Et si ce choix peut \u00eatre dangereux, le chef r\u00e9ussi \u00e0 maintenir un bel \u00e9quilibre qui est un mod\u00e8le dans le genre. Il peut se reposer sur un orchestre de haut niveau bien s\u00fbr, et qui semble aimer Wagner puisque ses prestations sont toujours de haute tenue dans ce r\u00e9pertoire (beaucoup moins dans d\u2019autres!) avec en particulier une phalange de cordes d\u2019une transparence et d\u2019une beaut\u00e9 sid\u00e9rante. Seule ombre dans la fosse, les cuivres semblent avoir retrouv\u00e9 leurs vieux travers et r\u00e9guli\u00e8rement durant la soir\u00e9e nous allons entendre des attaques fausses ou qui manquent de nettet\u00e9. D\u2019ailleurs, ils ne sont pas les seuls\u2026 Le ch\u0153ur est globalement tr\u00e8s bon sur sc\u00e8ne\u2026 homog\u00e8ne, puissant sans \u00eatre braillard\u2026 mais les choses se g\u00e2tent chez les femmes. Plac\u00e9es dans les coursives du deuxi\u00e8me balcon, elles montrent un vibrato tr\u00e8s marqu\u00e9, une sonorit\u00e9 qui n\u2019a rien de c\u00e9leste\u2026 et ont termin\u00e9 le premier acte en grosse difficult\u00e9 avec la justesse. Ce dernier aigu qui doit nous enlever du sol n\u2019\u00e9tait pas du tout en place, ce qui est assez fou pour un ensemble de ce niveau.<\/p>\n<div id=\"attachment_1855\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1855\" class=\"wp-image-1855\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones1-300x111.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"185\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones1-300x111.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones1-768x284.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones1-1024x379.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones1.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1855\" class=\"wp-caption-text\">Acte III<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les diff\u00e9rents r\u00f4les mineurs, les ensembles sont tr\u00e8s bons que ce soit pour les fleurs ou les chevaliers. Par contre, il est dommage de ne pas avoir trouv\u00e9 une alto solo plus belle pour sa courte intervention. <strong>Daniela Entcheva<\/strong> n\u2019a pas cette pl\u00e9nitude que l\u2019on peut attendre mais une voix qui accuse un vibrato assez marqu\u00e9 et un souffle plut\u00f4t court. Du fait de la pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne d\u2019un acteur pour Titurel, le chanteur se retrouve dans la fosse avec le d\u00e9calage sonore que cela implique. Malgr\u00e9 tout, la voix de <strong>Reinhard Hagen<\/strong> est belle et offre une certaine profondeur de ton. Klingsor de r\u00e9f\u00e9rence il y a dix ans, <strong>Evgeny Nikitin<\/strong> semble avoir perdu de son magn\u00e9tisme. Lui qui avait un tranchant parfait, une voix qui pouvait par moment faire penser \u00e0 un Leiferkus par la violence des mots\u2026 voici qu\u2019il nous donne un Klingsor bien s\u00fbr nuanc\u00e9 mais beaucoup moins marquant qu\u2019il y a quelques ann\u00e9es. La voix s\u2019est arrondie, la puissance est moins tonnante\u2026 son personnage perd en \u00e9tranget\u00e9. La mise en sc\u00e8ne, il faut le dire, n\u2019est pas l\u00e0 pour l\u2019aider \u00e0 composer ce magicien sombre et violent.<\/p>\n<div id=\"attachment_1847\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones13.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1847\" class=\"wp-image-1847\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones13-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones13-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones13-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones13-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones13.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1847\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Andreas Schager (Parsifal), Evgeny Nikitin (Klingsor), Anja Kampe (Kundry)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, <strong>Peter Mattei<\/strong> semble avoir trouv\u00e9 en Amfortas son r\u00f4le parfait. Lui qui avait d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9 les esprits \u00e0 New-York dans ce r\u00f4le, il se montre pour ces repr\u00e9sentations d\u2019une puissance \u00e9vocatrice sid\u00e9rante. Avec une voix parfaitement ma\u00eetris\u00e9e et un legato parfait, il r\u00e9ussit \u00e0 montrer non seulement toute la grandeur de ce personnage mais aussi la douleur immense qui l\u2019habite. Certains chantent avec beaucoup d\u2019effets, comme un r\u00f4le v\u00e9riste. Mais ici Mattei se montre au contraire particuli\u00e8rement neutre dans les effets, ne jouant que sur les mots et les nuances, ne cherchant pas \u00e0 montrer mais vraiment \u00e0 faire ressentir cette plaie au corps et \u00e0 l\u2019\u00e2me. Ses interventions sont des moments de pure gr\u00e2ce\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1854\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones4.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1854\" class=\"wp-image-1854\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones4-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones4-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones4-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones4-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones4.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1854\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Anja Kampe (Kundry), Evgeny Nikitin (Klingsor)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La p\u00e9cheresse Kundry est chant\u00e9e par <strong>Anja Kampe<\/strong>. La soprano semble particuli\u00e8rement \u00e9panouie dans ce r\u00f4le. Elle en poss\u00e8de non seulement l\u2019animalit\u00e9, mais aussi la douceur n\u00e9cessaire. Elle donne tout d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre. M\u00eame lorsqu\u2019elle ne chante pas elle est totalement dans son personnage. Depuis la b\u00eate effray\u00e9e du premier acte \u00e0 la femme calme du final, le parcours est parfaitement rendu. Vocalement elle assume toute la tessiture m\u00eame si le grave est peut-\u00eatre un peu l\u00e9ger par moment. Le seul petit regret vient de la fatigue que l\u2019on peut entendre en fin de deuxi\u00e8me acte. Si avant les aigus sont parfaitement dard\u00e9s (un \u00ab\u00a0Lachte\u00a0\u00bb impressionnant), la suite montre une difficult\u00e9 \u00e0 atteindre l\u2019extr\u00eame aigu. Mais ce n\u2019est que broutille tant la prestation est sid\u00e9rante de vie. La voix n\u2019est pas forc\u00e9ment tr\u00e8s stable par moments, mais le timbre est beau et la chanteuse tr\u00e8s nuanc\u00e9e. Magnifique prestation.<\/p>\n<div id=\"attachment_1848\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones15.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1848\" class=\"wp-image-1848\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones15-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones15-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones15-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones15-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones15.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1848\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Peter Mattei (Amfortas)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame s\u2019il n\u2019est pas le r\u00f4le titre, Gurnemanz est celui qui raconte le plus, qui s\u2019impose comme central dans deux actes. La basse <strong>G\u00fcnther Groissb\u00f6ck<\/strong> est encore peut-\u00eatre un peu jeune pour r\u00e9ussir \u00e0 imposer un patriarche noble ou paternel. Son r\u00f4le demande une rondeur de timbre, ou au contraire une rudesse extr\u00eame. Les deux possibilit\u00e9s existent mais m\u00eame si la voix de la basse est splendide, il n\u2019est dans aucune de ces personnalit\u00e9s. Son Gurnemanz est \u00e0 la foi assez fier et s\u00fbr de lui, mais jamais on ne sent d\u2019orgueil\u2026 Et au contraire, il n\u2019arrive pas \u00e0 montrer cette douceur envers Amfortas ou Parsifal. Le texte est tr\u00e8s bien rendu, les nuances sont l\u00e0\u2026 mais il manque un petit peu de profondeur non seulement dans l\u2019interpr\u00e9tation, mais aussi dans le timbre en lui m\u00eame qui reste tr\u00e8s clair et jeune. La mise en sc\u00e8ne est aussi responsable car elle en fait un garde plus qu\u2019un croyant, un personnage froid et peu impliqu\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_1846\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones11.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1846\" class=\"wp-image-1846\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones11-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones11-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones11-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones11-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones11.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1846\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Andreas Schager (Parsifal)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, <strong>Andreas Schager<\/strong> \u00e9tait sans doute la grande attente tant il est actuellement consid\u00e9r\u00e9 comme le t\u00e9nor wagn\u00e9rien \u00e0 suivre. Il faut avouer qu\u2019il impressionne tant la voix est puissante et solide, ne reculant devant aucun d\u00e9ferlement orchestral. Mais pour se faire entendre justement, le chanteur ne fait pas toujours dans la demi-mesure, ne soigne pas forc\u00e9ment la beaut\u00e9 du son. Plus \u00e0 l\u2019aise dans le drame que dans l\u2019extase, il nous fait entendre par moment des instants splendides, mais rapidement apr\u00e8s l\u2019on peut entendre un timbre tr\u00e8s m\u00e9tallique et un vibrato dans l\u2019aigu assez d\u00e9sagr\u00e9able. Le personnage est un peu frustre et l\u2019on peine \u00e0 voire la grande \u00e9volution du deuxi\u00e8me acte. Toujours chien fou et violent, il manque un peu de lumi\u00e8re pour illuminer son apparition finale par exemple. Si Siegfried doit lui convenir parfaitement, Parsifal demande plus d\u2019int\u00e9riorit\u00e9 pour faire ressortir cette \u00e9volution du personnage.<\/p>\n<div id=\"attachment_1851\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones18.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1851\" class=\"wp-image-1851\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones18-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones18-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones18-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones18-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones18.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1851\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Anja Kampe (Kundry), Peter Mattei (Amfortas), G\u00fcnther Groissb\u00f6ck (Gurnemanz), Andreas Schager (Parsifal)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors les critiques sont peut-\u00eatre un peu dure\u2026 mais <em>Parsifal<\/em> est un op\u00e9ra tr\u00e8s document\u00e9 avec des immenses personnalit\u00e9s. Ici, il nous manque deux chanteurs au charisme extraordinaire. Parsifal et Gurnemanz semble manquer de cette pr\u00e9sence qui fait les grandes interpr\u00e9tations. Surtout face \u00e0 Mattei et Kampe, il sont comme en retrait dramatiquement et m\u00eame musicalement. Si l\u2019on ajoute la mise en sc\u00e8ne finalement terne\u2026 il n\u2019y a donc pas cet alignement des plan\u00e8tes que l\u2019on pouvait esp\u00e9rer. Bien s\u00fbr, la qualit\u00e9 est tout de m\u00eame au rendez-vous et la soir\u00e9e est magique malgr\u00e9 les petites faiblesses. Mais il y a tellement ici que l\u2019on en ressort comme frustr\u00e9 de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 transport\u00e9 d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre. Reste l\u2019ouvrage passionnant et qui fascine, laissant le spectateur impr\u00e9gn\u00e9 par la musique de nombreuses heures apr\u00e8s la fin de l\u2019op\u00e9ra.<\/p>\n<div id=\"attachment_1856\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones16.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1856\" class=\"wp-image-1856\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones16-300x102.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"170\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones16-300x102.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones16-768x262.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones16-1024x349.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/parsi_jones16.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1856\" class=\"wp-caption-text\">Acte III<\/p><\/div>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Paris<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Op\u00e9ra Bastille<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">23 mai 2018<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Richard Wagner (1813-1883), Parsifal, Festival Sacr\u00e9 en trois actes<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Mise en sc\u00e8ne, Richard Jones\u00a0; D\u00e9cors \/ Costumes, ULTZ\u00a0; Lumi\u00e8res, Mimi Jordan Sherin\u00a0; Chor\u00e9graphie, Lucy Burge<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Amfortas, Peter Mattei\u00a0; Gurnemanz, G\u00fcnther Groissb\u00f6ck\u00a0; Parsifal, Andreas Schager\u00a0; Kundry, Anja Kampe\u00a0; Klingsor, Evgeny Nikitin\u00a0; Titurel, Reinhard Hagen\u00a0; Zwei Gralsritter, Gianluca Zampieri \/ Luke Stoker\u00a0; Vier Knappen, Alisa Jordheim \/ Megan Marino \/ Michael Smallwood \/ Franz G\u00fcrtelschmied\u00a0; Klingsors Zauberm\u00e4dchen I, Anna Siminska \/ Katharina Melnikova \/ Samantha Gossard\u00a0; Klingsors Zauberm\u00e4dchen II, Tamara Banje\u0161evi\u0107 \/ Anna Palimina \/ Marie-Luise Dressen\u00a0; Eine Altstimme aus der H\u00f6he, Daniela Entcheva<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Orchestre de l\u2019Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Philippe Jordan, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019annonce de la saison, ce devait \u00eatre l\u2019un des \u00e9v\u00e8nements de l\u2019ann\u00e9e 2018. 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