{"id":1652,"date":"2018-02-06T22:19:12","date_gmt":"2018-02-06T21:19:12","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1652"},"modified":"2018-02-06T22:19:12","modified_gmt":"2018-02-06T21:19:12","slug":"un-bal-en-noir-et-blanc-pour-sondra-radvanovsky","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1652","title":{"rendered":"Un Bal en noir et blanc pour Sondra Radvanovsky"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1652\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1654\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_2-220x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_2-220x300.jpg 220w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_2.jpg 537w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>A l\u2019origine, cette reprise d\u2019<em>Un Ballo in Maschera<\/em> dans la mise en sc\u00e8ne insignifiante de Gilbert Deflo devait voir s\u2019affronter deux grands artistes\u00a0: Sondra Radvanovsky et Marcelo Alvarez. Il y a quelques mois, le t\u00e9nor annon\u00e7ait qu\u2019il renon\u00e7ait au r\u00f4le et donc il ne venait pas dans cette production qu\u2019il cr\u00e9a pourtant il y a un peu plus de dix ans. Il faut dire que son r\u00e9pertoire s\u2019est \u00e9largi depuis et l\u2019on peut comprendre ce retrait. Mais du coup, l\u2019affiche semblait bien d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e et n\u2019affichait donc plus que la grande soprano qui triomphe actuellement dans tous les plus grands th\u00e9\u00e2tres. Ajoutons \u00e0 cela le retrait d\u00e9finitif des sc\u00e8nes de la mezzo-soprano Luciana D\u2019Intino qui devait chanter Ulrica\u2026 et cette s\u00e9rie avait tout pour se transformer en r\u00e9cital accompagn\u00e9. Mais au final, en allant chercher des chanteurs plus jeunes mais de haut niveau, l\u2019Op\u00e9ra de Paris nous a propos\u00e9 un spectacle de haute tenue. L\u2019ouvrage de Verdi est bien s\u00fbr passionnant, mais le chant l\u2019aura \u00e9t\u00e9 tout autant\u00a0!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-il besoin de revenir sur la production de <strong>Gilbert Deflo<\/strong>\u00a0? Elle avait fait un scandale \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u2026 il faut dire que non seulement elle est bien vide malgr\u00e9 quelques belles images, mais \u00e0 cela s\u2019ajoutait un interpr\u00e8te d\u2019Amelia en grande difficult\u00e9 et des soucis de sant\u00e9 pour presque tous les chanteurs \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s, elle reste toujours aussi bancale. Tr\u00e8s \u00e9pur\u00e9e, elle en est presque vide \u00e0 certains moments. Si certaines passages sont magnifiquement trait\u00e9s, il semble qu\u2019il manque d\u2019id\u00e9e pour habiller l\u2019ensemble d\u2019une sc\u00e8ne. L\u2019exemple parfait est la sc\u00e8ne d\u2019Ulrica. Le rideau s\u2019ouvre sur cette antre du d\u00e9mon avec fum\u00e9e, flammes, danseuses et t\u00eates de serpent sinistres. Arrive ensuite le Baron Samedi\u2026 puis Amelia. Et l\u00e0 tout s\u2019effondre. La sc\u00e8ne se vide, les flammes s\u2019\u00e9teignent\u2026 et la sc\u00e8ne va rester dans un vide sinistre jusqu\u2019au bout. Bien s\u00fbr, on est loin du vide int\u00e9gral de la sc\u00e8ne du gibet\u2026 mais on se demande pourquoi des effets de couleurs ou d\u2019\u00e9clairages ne continuent pas \u00e0 animer cette demeure \u00e9trange. Pour les autres d\u00e9cors, tout repose sur quelques structures monumentales comme cet h\u00e9micycle du d\u00e9but dont le blanc \u00e9clatant se refl\u00e8te avec go\u00fbt sur le sol noir\u2026 et cet autre meuble noir qui lui r\u00e9ponds chez Renato (on notera la d\u00e9licatesse\u00a0: le blanc pour le gentil Riccardo mais le noir pour le m\u00e9chant Renato!). Enfin le bal est plut\u00f4t bien men\u00e9 et semble \u00eatre le seul passage qui ait inspir\u00e9 le metteur en sc\u00e8ne. Graphiquement beau, mais inapte \u00e0 rendre vivant le drame, cette production de Gilbert Deflo laisse malheureusement les acteurs perdus sur sc\u00e8ne. Certains r\u00e9ussissent \u00e0 d\u00e9ployer leur talents d\u2019acteurs, mais pour d\u2019autres le constat est cruel.<\/p>\n<div id=\"attachment_1659\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_7.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1659\" class=\"wp-image-1659\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_7-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_7-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_7-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_7-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_7.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1659\" class=\"wp-caption-text\">Acte I.1 : Piero Pretti (Riccardo), Nina Minasyan (Oscar)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Heureusement, musicalement le constat est beaucoup plus positif. <strong>Bertrand de Billy<\/strong> ne donne pas \u00e0 la partition un \u00e9clat particulier, mais il r\u00e9ussit tout de m\u00eame \u00e0 entretenir cette veine m\u00e9lodique qui parcours toute la partition. Jamais il ne brusque la musique ou ne la laisse s\u2019\u00e9taler trop longtemps. La direction est pr\u00e9cise et manque juste d\u2019un peu de passion et de fantaisie pour vraiment illuminer cet op\u00e9ra si beau de Verdi. <em>Un Ballo<\/em> se montre prodigue en grands airs, en duos passionnants ou encore dans cette juxtaposition d\u2019une action particuli\u00e8rement dramatique avec des th\u00e8mes sautillants comme celui des conjur\u00e9s ou d\u2019Oscar. Tout cela est bien rendu. Il faut dire aussi que l\u2019orchestre et le ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra de Paris sont dans un tr\u00e8s bon jour et se donnent vraiment pour faire vivre la musique. Les basses du ch\u0153ur particuli\u00e8rement sont \u00e0 signaler car ils sont parfaits dans ces passages o\u00f9 les tra\u00eetres se rient des malheurs du Comte.<\/p>\n<div id=\"attachment_1653\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1653\" class=\"wp-image-1653\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_1-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_1.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1653\" class=\"wp-caption-text\">Acte I.2 : Varduhi Abrahamyan (Ulrica)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Justement, en parlant de tra\u00eetres, il faut signaler la qualit\u00e9 des deux basses pour Tom et Samuel. Il est si facile de les distribuer \u00e0 des basses noires ou mal-chantantes. Ici tout est tr\u00e8s bien soign\u00e9 et si <strong>Thomas Dear<\/strong> s\u00e9duit, c\u2019est surtout <strong>Marko Mimica<\/strong> qui se d\u00e9voile dans toute sa gloire. La jeune basse avait d\u00e9j\u00e0 fait forte impression \u00e0 l\u2019automne dans <em>Macbeth<\/em> au Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es, mais il est ici impressionnant et on en vient \u00e0 regretter que ces deux assassins n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 plus d\u00e9velopp\u00e9s musicalement par Verdi. Le timbre est sombre et magnifique, aucune lourdeur dans son chant qui se d\u00e9ploie avec \u00e9l\u00e9gance. Esp\u00e9rons qu\u2019il reviendra rapidement dans des r\u00f4les plus importants\u00a0! <strong>Mikhail Timoshenko<\/strong> lui se montre \u00e0 la hauteur du petit r\u00f4le de Silvano m\u00eame si il n\u2019a pas ce magn\u00e9tisme que propose Mimica\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1655\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_3.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1655\" class=\"wp-image-1655\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_3-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_3-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_3-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_3-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_3.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1655\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Sondra Radvanovsky (Amelia), Piero Pretti (Riccardo)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Difficile pour la jeune <strong>Varduhi Abrahamyan<\/strong> de reprendre le r\u00f4le si magn\u00e9tique d\u2019Ulrica. Les qualit\u00e9s de l\u2019artiste ne sont pas en cause, mais pour ce personnage il faut marquer imm\u00e9diatement l\u2019auditeur avec un grave sonore et un charisme immense. C\u2019est pour cela que Luciana D\u2019Intino aurait s\u00fbrement fait merveille ici. Mais le jeune chanteuse se montre vaillante et assume ses qualit\u00e9s mais aussi ses d\u00e9fauts. Elle ne tente pas de poitriner outrageusement ses graves qui sont tout de m\u00eame sonores, elle sait donner un aigu puissant sans non plus forcer un organe plus habitu\u00e9 \u00e0 un r\u00e9pertoire plus l\u00e9ger. Son personnage se dessine doucement. Ce n\u2019est peut-\u00eatre pas la proph\u00e9tesse sombre que l\u2019on attend, mais elle construit un personnage tout de m\u00eame marquant par son aisance sc\u00e9nique et une voix chaude et troublante. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9 se trouve l\u2019Oscar de <strong>Nina Minasyan<\/strong>. L\u00e0 o\u00f9 l\u2019on entend habituellement des chanteuses au timbre tr\u00e8s clair et p\u00e9tillant, la soprano nous propose un timbre l\u00e9g\u00e8rement cors\u00e9 pour un page tout aussi virevoltant\u00a0! Sc\u00e9niquement comme vocalement, elle compose un personnage vif et virtuose, aussi \u00e0 l\u2019aise dans la colorature que dans ses mouvements d\u2019actrice.<\/p>\n<div id=\"attachment_1657\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_5.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1657\" class=\"wp-image-1657\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_5-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_5-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_5-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_5-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_5.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1657\" class=\"wp-caption-text\">Acte III.3 : Nina Minasyan (Oscar), Simone Piazzola (Renato)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9ception principale viendra de <strong>Simone Piazzola<\/strong>. Le baryton semble perdu non seulement dans le drame, mais aussi dans le chant. Sur sc\u00e8ne, il agit tel que l\u2019a indiqu\u00e9 le metteur en sc\u00e8ne, autant dire que ses mouvements sont peu naturels et manquent vraiment de sinc\u00e9rit\u00e9. On retiendra longtemps cette fa\u00e7on de poignarder Riccardo\u00a0! Son Renato n\u2019est ni impressionnant dans sa droiture (comme pouvait l\u2019\u00eatre Ludovic T\u00e9zier dans cette m\u00eame production) ni gla\u00e7ant par sa noirceur. La voix manque de projection et de mordant\u2026 et semble m\u00eame manquer de stabilit\u00e9 \u00e0 certains moments. Ainsi celui qui doit \u00eatre le personnage le plus charismatique de l\u2019ouvrage ne s\u2019impose jamais \u00e0 quelque niveau que ce soit. C\u2019est d\u2019autant plus dommage que le reste de la distribution est plus que solide et que ce r\u00f4le est magnifique\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1658\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_6.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1658\" class=\"wp-image-1658\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_6-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_6-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_6-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_6-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_6.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1658\" class=\"wp-caption-text\">Acte III.3 : Piero Pretti (Riccardo)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Appel\u00e9 au cours de l\u2019automne pour remplacer Marcelo Alvarez, <strong>Piero Pretti<\/strong> se montre totalement \u00e0 la hauteur du r\u00f4le qu\u2019il propose. Riccardo demande non seulement de la prestance, mais aussi une voix solaire qui sait aussi bien \u00e9mouvoir et s\u2019\u00e9lever contre les fracas de l\u2019orchestre, mais aussi rire et s\u2019\u00e9merveiller. Ce fameux sourire de la voix, il le poss\u00e8de sans conteste, de m\u00eame que ce timbre rayonnant. Son comte se d\u00e9tache assez rapidement par la ligne de chant\u00a0: aucun \u00e9cart de conduite dans sa fa\u00e7on de nous faire \u00e9couter la partition de Verdi. Beaucoup de style, un sens du phras\u00e9 parfait et une certaine aisance dans l\u2019aigu font qu\u2019il poss\u00e8de tout pour ce r\u00f4le. Lui qui chante aussi Manrico par exemple semble beaucoup plus fait pour ce Verdi qui se souvient encore de Donizetti et Bellini. Le t\u00e9nor poss\u00e8de de plus une belle aisance sur sc\u00e8ne qui lui permet l\u00e0 encore d\u2019\u00eatre particuli\u00e8rement cr\u00e9dible dans ce r\u00f4le. La d\u00e9couverte est une tr\u00e8s bonne surprise et montre qu\u2019en dehors des quelques t\u00e9nors les plus connus, il y a nombre de d\u00e9couvertes \u00e0 faire\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1656\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_4.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1656\" class=\"wp-image-1656\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_4-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_4-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_4-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_4-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/ballo_4.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1656\" class=\"wp-caption-text\">Acte III.3 : Piero Pretti (Riccardo), Sondra Radvanovsky (Amelia)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement pour lui, il est difficile de retenir toute l\u2019attention quand on partage l\u2019affiche avec la grande <strong>Sondra Radvanovky<\/strong>\u00a0! La soprano est devenue depuis quelques ann\u00e9es une immense diva dans le meilleur des sens. Chacune de ses apparitions attire tous les regards et elle fascine par sa voix, son engagement et sa prestance. D\u00e9couverte en 2010 dans cette m\u00eame salle pour <em>Don Carlo<\/em>, elle m\u2019avait d\u00e9j\u00e0 fascin\u00e9 par la projection de la voix et les nuances ahurissantes qu\u2019elle proposait en Elisabeta. Mais elle nous revient encore plus s\u00fbre d\u2019elle-m\u00eame pour cette Amelia. Elle qui triomphe depuis maintenant quelques ann\u00e9es dans les r\u00f4les les plus ardus de Donizetti ne craint en rien la technique convoqu\u00e9e par Verdi pour le r\u00f4le. Tout au long de la soir\u00e9e, elle va se montrer souveraine avec un chant magnifique o\u00f9 toutes les difficult\u00e9s sont affront\u00e9es\u2026 et m\u00eame d\u2019autres provoqu\u00e9es avec ses aigus fil\u00e9s, enfl\u00e9s ou diminu\u00e9s qui font retenir leur souffle \u00e0 tous les spectateurs. La voix est immense et le timbre si particulier (avec ce vibrato tr\u00e8s serr\u00e9) toujours aussi p\u00e9n\u00e9trant. Mais loin de la d\u00e9monstration, c\u2019est la mise \u00e0 disposition de tous ces effets qui crer l\u2019\u00e9motion et offre un vrai personnage. La voix se d\u00e9ploie et touche\u00a0: l\u2019Op\u00e9ra Bastille a souvent un effet refroidissant sur les voix, mais Radvanovsky semble au contraire s\u2019y sentir \u00e0 son aise car elle nous soigne et nous ravis par des \u00e9motions palpables, une voix qui nous parvient jusqu\u2019au c\u0153ur. Sa supplique \u00e0 son mari est un moment de pure \u00e9motion alors que le duo avec Pretti la voit se donner sans compter tout en \u00e9vitant de couvrir son partenaire. Une immense artiste \u00e9tait pr\u00e9sente pour ce <em>Ballo<\/em> et elle a re\u00e7u l\u2019ovation qu\u2019elle m\u00e9ritait lors des saluts. Immense verdienne, elle nous a offert une d\u00e9monstration de chant et de th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par l\u2019engagement du couple principal, cette soir\u00e9e qui aurait pu \u00eatre morose a soulev\u00e9 l\u2019enthousiasme. Sondra Radvanovsky a de nouveau prouv\u00e9 combien elle est unique actuellement et importante pour la sc\u00e8ne lyrique, alors que Piero Pretti est une d\u00e9couverte \u00e0 suivre\u00a0!<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Op\u00e9ra Bastille<\/li>\n<li>28 janvier 2018<\/li>\n<li>Giuseppe Verdi (1813-1901), Un Ballo in Maschera, Melodramma en trois actes<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne, Gilbert Deflo\u00a0; D\u00e9cors \/ Costumes, William Orlandi\u00a0; Lumi\u00e8res, Jo\u00ebl Hourbeigt\u00a0; Chor\u00e9graphie, Micha van Hoecke<\/li>\n<li>Riccarto, Piero Pretti\u00a0; Renato, Simone Piazzola\u00a0; Amelia, Sondra Radvanovsky\u00a0; Ulrica, Varduhi Abrahamyan\u00a0; Oscar, Nina Minasyan\u00a0; Silvano, Mikhail Timoschenko\u00a0; Samuel, Marko Mimica\u00a0; Tom, Thomas Dear\u00a0; Giudice, Vincent Morell\u00a0; Servo d\u2019Amelia, Hyoung-Min Oh<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Orchestre de l\u2019Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Bertrand de Billy, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019origine, cette reprise d\u2019Un Ballo in Maschera dans la mise en sc\u00e8ne insignifiante de Gilbert Deflo devait voir s\u2019affronter deux grands artistes\u00a0: Sondra Radvanovsky et Marcelo Alvarez. Il y [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[57,23,29],"class_list":["post-1652","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_romantique","tag-opera","tag-verdi","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-qE","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1652","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1652"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1652\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1660,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1652\/revisions\/1660"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1652"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1652"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1652"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}