{"id":1618,"date":"2017-12-30T19:53:20","date_gmt":"2017-12-30T18:53:20","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1618"},"modified":"2017-12-30T19:53:20","modified_gmt":"2017-12-30T18:53:20","slug":"un-comte-ory-pour-les-fetes-a-lopera-comique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1618","title":{"rendered":"Un Comte Ory pour les f\u00eates \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1618\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1619 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/0-lecomteory-300x257.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"257\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/0-lecomteory-300x257.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/0-lecomteory.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Gioachino Rossini reste attach\u00e9 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris par <em>Guillaume Tell<\/em>, ouvrage qui inaugure avec <em>La Muette de Portici<\/em> d\u2019Auber ce genre qui triomphera pendant toute la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle\u00a0: le Grand Op\u00e9ra. Mais avant cela, le compositeur va offrir trois autres op\u00e9ras en fran\u00e7ais pour la Grande Boutique\u2026 ou plut\u00f4t va reprendre trois op\u00e9ras car pour chacun, il s\u2019agira d\u2019un remaniement d\u2019ouvrage pr\u00e9existant\u00a0: <em>Le Si\u00e8ge de Corinthe<\/em> recycle une bonne partie de <em>Maometto II<\/em>, <em>Mo\u00efse et Pharaon<\/em> est une version remani\u00e9e de <em>Mos\u00e9 in Egitto<\/em>\u2026 et ce fameux <em>Comte Ory<\/em> se trouve \u00eatre en grande partie la musique du <em>Viaggio a Reims<\/em> compos\u00e9 pour le sacre de Charles X. Pour chacun, le compositeur sait se conformer aux demandes des directeurs de l\u2019Acad\u00e9mie Royale de Musique et sur quatre ans, ce seront donc quatre ouvrages qui triompheront sur la sc\u00e8ne parisienne alors que ses autres ouvrages en italien continuent toujours d\u2019attirer les foules au Th\u00e9\u00e2tre des Italiens. Longtemps, on a pens\u00e9 <em>Il Viaggio a Reims<\/em> perdu\u2026 c\u2019\u00e9tait donc surtout au travers de ce <em>Comte Ory<\/em> que l\u2019on connaissait sa musique. Maintenant, les r\u00f4les sont presque renvers\u00e9s tant la cantate royale est mont\u00e9e assez r\u00e9guli\u00e8rement et l\u2019op\u00e9ra fran\u00e7ais rarement.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1828, soit trois ans apr\u00e8s le sacre de Charles X, voici donc que le compositeur va piocher dans sa partition qu\u2019il pensait que l\u2019on ne rejouerait jamais\u2026 pour en extraire airs et ensemble. Avec les moyens de l\u2019Op\u00e9ra de Paris, il se devait de faire fort et m\u00eame pour une com\u00e9die il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 demander des moyens immenses. Le final du premier acte en est en effet l\u2019exemple typique\u00a0: <em>Il Viaggio a Reims<\/em> avait un ensemble \u00e0 14 voix\u2026 Rossini ajoute alors des ch\u0153urs et d\u2019autres voix afin de faire encore plus fort et complexe dans cet ensemble. On retrouvera par contre de nombreux airs touch\u00e9s principalement dans les variations qui sont plus dans un style fran\u00e7ais. En effet, ce sont les plus grands chanteurs de l\u2019Op\u00e9ra de Paris qui sont rassembl\u00e9s pour cette cr\u00e9ation\u00a0: Adolphe Nourrit dans le r\u00f4le-titre, Laure Cinti-Damoreau en Comtesse Ad\u00e8le et Nicolas Levasseur en Gouverneur. Le t\u00e9nor aura \u00e9t\u00e9 de toutes les cr\u00e9ations parisiennes de Rossini mais aussi <em>La Muette de Portici<\/em>, <em>Robert le Diable<\/em>, <em>La Juive<\/em> ou <em>Les Huguenot<\/em>s. La soprano et la basse participeront aussi \u00e0 bon nombre de ces m\u00eames cr\u00e9ations et lui sera m\u00eame de la cr\u00e9ation du <em>Viaggio a Reims<\/em>. C\u2019est donc toute la fine fleur du chant qui est ici rassembl\u00e9 et le compositeur laisse libre cours \u00e0 sa folie pour mettre en valeur ces artistes hors norme. On retrouve par exemple l\u2019air de la Comtesse de Folleville pour Ad\u00e8le, l\u2019air de Lord Sidney pour le Gouverneur\u2026 et bien d\u2019autres\u00a0! Tous ces emprunts sont regroup\u00e9s (ou presque!) dans le premier acte. Mais la musique du second acte n\u2019a rien \u00e0 lui envier car le compositeur se montre d\u2019une toute aussi folle inventivit\u00e9. Le duo entre S\u0153ur Colette et la Comtesse est un sommet de finesse comique alors que le trio dans le lit de la Comtesse est d\u2019une beaut\u00e9 rare, pleine de sensualit\u00e9. Et que dire ce ch\u0153ur des fausses nonnes qui alterne chansons \u00e0 boire et recueillement au gr\u00e9 des entr\u00e9es de Dame Ragonde\u00a0? Tout ici est aussi inspir\u00e9 que le premier acte.<\/p>\n<div id=\"attachment_1627\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/1-lecomteory.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1627\" class=\"wp-image-1627\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/1-lecomteory-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/1-lecomteory-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/1-lecomteory-768x511.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/1-lecomteory.jpg 961w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1627\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Philippe Tablot (Le Comte Ory, en Ermite), Jean-S\u00e9bastien Bou (Raimbaud)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus de la musique, il faut compter sur Eug\u00e8ne Scribe (ainsi que Charles-Gaspard Delestre-Poirson), grand librettiste de l\u2019\u00e9poque qui a fait triompher les plus grands compositeurs par ses sujets de grand op\u00e9ra historique. Ici le sujet reste historique mais le ton est beaucoup plus l\u00e9ger. En adaptant une chanson m\u00e9di\u00e9vale racontant les p\u00e9r\u00e9grinations du Comte Ory, ils trouvent une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de ton et une beaut\u00e9 de langage assez typique de ce que pouvait proposer Scribe dans certains passages l\u00e9gers des ouvrages de Meyerbeer par exemple. Sauf qu\u2019ici nous avons un ouvrage enti\u00e8rement comique m\u00eame si certains passages sont magnifiques. Loin de la farce qui triomphera plus tard \u00e0 Paris avec Offenbach, nous avons une com\u00e9die digne qui n\u2019est pas sans se moquer des contemporains et de l\u2019\u00e9glise. Toutes les r\u00e8gles sont ici bafou\u00e9es avec le faux ermite ou le travestissement en nonnes. Bien s\u00fbr, l\u2019histoire a \u00e9t\u00e9 all\u00e9g\u00e9e\u2026 il \u00e9tait tout de m\u00eame impensable de faire entrer des hommes dans un couvent comme selon l\u2019originale. Aussi, ce ne sont pas des bonnes s\u0153urs qui doivent subir les assiduit\u00e9s du Comte Ory, mais des dames attendant le retour de leur mari des croisades. Le premier acte lui est un ajout complet de librettistes car Rossini souhaitait un texte plus important.<\/p>\n<div id=\"attachment_1626\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/2-lecomteory.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1626\" class=\"wp-image-1626\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/2-lecomteory-300x188.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"314\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/2-lecomteory-300x188.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/2-lecomteory-768x482.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/2-lecomteory.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1626\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Philippe Tablot (Le Comte Ory, en Ermite), Jodie Devos (Alice), Jean-S\u00e9bastien Bou (Raimbaud)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour cette production, <strong>Denis Podalyd\u00e8s<\/strong> transpose la croisade \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre. C\u2019est donc la conqu\u00eate de l\u2019Alg\u00e9rie qui a fait partir les hommes du ch\u00e2teau. Tr\u00e8s bien men\u00e9e, cette modification visuelle permet non seulement de rapprocher l\u2019histoire du spectateur, mais aussi d\u2019apporter un peu plus de fra\u00eecheur \u00e0 cette com\u00e9die. Avec des d\u00e9cors tr\u00e8s sobres mais qui m\u00e9nagent de nombreuses possibilit\u00e9s, le metteur en sc\u00e8ne offre un spectacle d\u2019une belle virtuosit\u00e9 o\u00f9 la direction d\u2019acteurs est men\u00e9e avec une extr\u00eame finesse sans que jamais l\u2019on ne s\u2019ennuie ou qu\u2019il n\u2019y ait le geste ou le gag en trop. Chaque personnage a sa personnalit\u00e9 bien marqu\u00e9e et participe \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e de la com\u00e9die. Il faut dire aussi qu\u2019il peut s\u2019appuyer sur une troupe de chanteurs particuli\u00e8rement investis et qui donnent sans compter pour faire exister leurs personnages. On ressent m\u00eame une grande complicit\u00e9 et libert\u00e9 sur sc\u00e8ne entre les chanteurs. En ayant assist\u00e9 aux deux premi\u00e8res repr\u00e9sentations, on d\u00e9couvre les \u00e9volutions, les petites adaptations qui rendent encore plus belle cette mise en sc\u00e8ne, plus vivante, fluide et dr\u00f4le. \u00c0 ce titre, le duo entre s\u0153ur Colette et la Comtesse est assez g\u00e9nial lors de la deuxi\u00e8me repr\u00e9sentation par ces petites attentions et ces petits ajouts tant sc\u00e9niques que vocaux\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1625\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/3-lecomteory.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1625\" class=\"wp-image-1625\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/3-lecomteory-300x191.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"318\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/3-lecomteory-300x191.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/3-lecomteory-768x488.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/3-lecomteory.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1625\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Philippe Talbot (Le Comte Ory, en Ermite), Ga\u00eblle Arquez (Isolier)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une autre des qualit\u00e9s de cette production est sans conteste la qualit\u00e9 de la prononciation\u00a0! Tous les solistes sans exception chantent un fran\u00e7ais particuli\u00e8rement compr\u00e9hensible\u2026 on en comprend chaque mot. Contrairement \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris qui continue inlassablement \u00e0 monter des ouvrages en fran\u00e7ais avec des chanteurs aussi incompr\u00e9hensibles les uns que les autres, l\u2019Op\u00e9ra Comique continue lui \u00e0 nous offrir des distributions \u00e0 la diction impeccable et \u00e0 donner leurs chances \u00e0 des chanteurs assez jeunes. Toute cette jeunesse s\u2019amuse et exploite non seulement la sc\u00e8ne et les id\u00e9es de Denis Podalyd\u00e8s mais aussi leur \u00e9nergie propre, leurs personnes\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Musicalement, nous sommes aussi globalement tr\u00e8s biens servis. On notera tout de m\u00eame des petits soucis de mise en place pour <strong>Les \u00c9l\u00e9ments<\/strong> mais le ch\u0153ur est tr\u00e8s sollicit\u00e9 durant tout l\u2019ouvrage sc\u00e9niquement. L\u2019<strong>Orchestre des Champs-\u00c9lys\u00e9es<\/strong> peut para\u00eetre \u00e9trange lors de l\u2019ouverture. En effet, si l\u2019on est maintenant tr\u00e8s habitu\u00e9s aux orchestres sur instrument d\u2019\u00e9poque pour le baroque\u2026 et m\u00eame maintenant pour le romantique avec <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1570\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les Si\u00e8cles<\/a>, Rossini reste peu jou\u00e9 sur ces instruments. Ainsi le son est diff\u00e9rent, plus sec et un peu r\u00eache avec par exemple des cors aux sonorit\u00e9s vraiment nouvelles. <strong>Louis Langr\u00e9e<\/strong> dirige son monde avec une belle vie, plein de couleurs et d\u2019\u00e9nergie. Il exploite justement les instruments pour offrir une vision tr\u00e8s vive et alerte, loin d\u2019un Rossini romantis\u00e9 \u00e0 l\u2019exc\u00e8s il le d\u00e9graisse pour en faire ressortir tout le rebond et l\u2019inventivit\u00e9. Il m\u00e8ne la partition comme une belle com\u00e9die sans forcer les effets comiques, en \u00e9tant bien \u00e0 l\u2019\u00e9coute des chanteurs et du th\u00e9\u00e2tre qui se passe sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<div id=\"attachment_1624\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/4-lecomteory.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1624\" class=\"wp-image-1624\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/4-lecomteory-300x198.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/4-lecomteory-300x198.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/4-lecomteory-768x507.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/4-lecomteory.jpg 969w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1624\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Jean-S\u00e9bastien Bou (Raimbaud), Julie Fuchs (La Comtesse Ad\u00e8le), Philippe Talbot (Le Comte Ory, en Ermite), Ga\u00eblle Arquez (Isolier)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">On l\u2019a dit, il est vraiment agr\u00e9able de pouvoir entendre un op\u00e9ra fran\u00e7ais aussi bien dit. Non pas que le texte soit primordiale comme dans une trag\u00e9die en musique, mais le livret de Scribe est bien fait, souvent intelligent dans son humour et l\u2019on gagne \u00e0 comprendre chacun des mots tout en pouvant ainsi suivre les inflexions de chacun. Les petits r\u00f4les issus des ch\u0153urs sont ainsi parfaitement compr\u00e9hensibles comme bien s\u00fbr <strong>Jodie Devos<\/strong> dans le petit r\u00f4le d\u2019Alice. La chanteuse qui avait \u00e9bloui l\u2019Op\u00e9ra-Comique la saison derni\u00e8re dans <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1410\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Le Timbre d\u2019Argent<\/em><\/a> n\u2019a que trois phrases \u00e0 dire, mais les dit avec une telle fra\u00eecheur\u00a0! La mise en sc\u00e8ne la montre un peu plus que les autres villageois et elle s\u2019amuse bien sur sc\u00e8ne. La jeune chanteuse chantera le r\u00f4le de la Comtesse Ad\u00e8le \u00e0 Li\u00e8ge lors de la prochaine reprise et se plonge ainsi d\u00e9j\u00e0 dans la partition et la production.<\/p>\n<div id=\"attachment_1623\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/5-lecomteory.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1623\" class=\"wp-image-1623\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/5-lecomteory-300x191.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"318\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/5-lecomteory-300x191.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/5-lecomteory-768x488.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/5-lecomteory.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1623\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Philippe Talbot (Le Comte Ory, en Ermite), Julie Fuchs (La Comtesse Ad\u00e8le), Ga\u00eblle Arquez (Isolier)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec des r\u00f4les contraires dramatiquement mais assez proches dans l\u2019esprit de la musique, <strong>Patrick Bolleire<\/strong> et Jean-S\u00e9bastien Bou tirent bien leur \u00e9pingle du jeu. Le premier doit avoir la rigueur et la droiture du gouverneur du Comte Ory. C\u2019est lui qui doit le ramener dans le droit chemin\u2026 et qui participe finalement au travestissement en nonnes. La taille de la basse lui permet directement de s\u2019imposer sc\u00e9niquement. Vocalement, il montre une belle voix de basse mais qui est l\u00e9g\u00e8rement \u00e0 la peine dans l\u2019\u00e9criture de son air d\u2019entr\u00e9e. La tessiture est tr\u00e8s large et m\u00eame s\u2019il masque habillement un souci d\u2019aigu par de l\u2019humour, le grave lui est bien peu sonore. La cabalette qui suit est plus hach\u00e9e que vocalis\u00e9e mais l\u00e0 encore, la situation dramatique convient \u00e0 cette interpr\u00e9tation. Face \u00e0 lui, <strong>Jean-S\u00e9bastien Bou<\/strong> est au contraire celui qui pousse le Comte Ory vers la d\u00e9bauche\u00a0! La voix jeune et sonore du baryton convient parfaitement, d\u2019autant plus que l\u2019acteur est d\u2019une pr\u00e9sence sid\u00e9rante. Tant\u00f4t soiffard qui s\u2019amuse ou manipulateur il se joue de toutes les situations. Il lui manque juste un peu de grave et de virtuosit\u00e9 pour totalement assumer le r\u00f4le. En effet la tessiture est un peu basse pour lui et l\u2019air du deuxi\u00e8me acte o\u00f9 il explique sa d\u00e9couverte du vin (qui est l\u2019air des m\u00e9dailles du <em>Voyage \u00e0 Reims<\/em>) le montre limit\u00e9 dans le chant v\u00e9loce. Mais dans les deux cas, les personnages sont tr\u00e8s bien d\u00e9finis avec un texte parfaitement compr\u00e9hensible\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1622\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/6-lecomteory.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1622\" class=\"wp-image-1622\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/6-lecomteory-300x196.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/6-lecomteory-300x196.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/6-lecomteory-768x502.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/6-lecomteory.jpg 979w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1622\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Philippe Talbot (Le Comte Ory, en S\u0153ur Colette), Julie Fuchs (La Comtesse Ad\u00e8le)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux mezzo-soprano de la production ont-elles aussi des r\u00f4les tr\u00e8s diff\u00e9rents. Dame Ragonde est la gardienne du temple ridicule, alors qu\u2019Isolier est le jeune page amoureux. Si souvent La Ragonde est distribu\u00e9e \u00e0 des chanteuses un peu \u00e2g\u00e9es, elle est pour cette production chant\u00e9e par la jeune <strong>Eve-Maud Hubeaux<\/strong>. Si r\u00e9cemment elle a particip\u00e9 \u00e0 la production si remarqu\u00e9e de <em><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1531\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Don<\/a> <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1561\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Carlos<\/a><\/em> \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Bastille en page, elle avait d\u00e9j\u00e0 fait parler d\u2019elle dans le r\u00f4le d\u2019Andromaque de l\u2019<em>Ermione<\/em> de Rossini. Elle retrouve donc le compositeur de Pesaro, mais pour un r\u00f4le comique cette fois. Et elle le compose admirablement. Elle ose outrer certains accents vocaux pour montrer tout le ridicule du personnage. Jeune et vive, elle se taille un beau succ\u00e8s th\u00e9\u00e2tral car occupe bien la sc\u00e8ne. Face \u00e0 elle, la jeune <strong>Ga\u00eblle Arquez<\/strong> campe un superbe jeune homme. La silhouette, les d\u00e9placements et ce timbre superbement riche donne l\u2019illusion d\u2019un adolescent. Bien s\u00fbr c\u2019est avant tout une convention th\u00e9\u00e2trale, mais elle se rend parfaitement cr\u00e9dible. Le r\u00f4le ne comporte aucun air mais elle a d\u00e9j\u00e0 un beau duo avec le Comte Ory, duo plein d\u2019humour. Et dans le final, le trio entre Isolier, Ad\u00e8le et le Comte Ory est un superbe moment non seulement de bonheur musical mais aussi de vivacit\u00e9 th\u00e9\u00e2trale. La voix est longue, tr\u00e8s expressive et belle. Elle qui a sorti un r\u00e9cital remarqu\u00e9 chez Deutsche Grammophon il y a peu semble partie pour une belle carri\u00e8re\u00a0! Croisons les doigts\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1621\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/7-lecomteory.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1621\" class=\"wp-image-1621\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/7-lecomteory-300x191.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"318\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/7-lecomteory-300x191.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/7-lecomteory-768x488.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/7-lecomteory.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1621\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Julie Fuchs (La Comtesse Ad\u00e8le), Philippe Talbot (Le Comte Ory, en S\u0153ur Colette), \u00c8ve-Maud Hubeaux (Dame Ragonte)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 la haut niveau de la distribution, il y a une chanteuse qui r\u00e9ussit \u00e0 se d\u00e9marquer\u00a0: <strong>Julie Fuchs<\/strong>. La jeune soprano fran\u00e7aise semble faite pour cette l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 virtuose. Elle qui avait d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9 une tr\u00e8s belle Zerline \u00e0 <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1423\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Aix-en-Provence<\/a> en d\u00e9but d\u2019\u00e9t\u00e9 nous montre ici une toute autre facette de son talent. D\u00e9j\u00e0 il y a la diction. Chaque mot est parfaitement dit et compr\u00e9hensible. Ensuite il y a la virtuosit\u00e9 d\u00e9brid\u00e9e qui lui permet de varier chaque reprise tout en donnant un vrai sens \u00e0 ces variations. Vocalises comme sur-aigus sont parfaitement en place tant musicalement que th\u00e9\u00e2tralement. On sent un immense travail entre le chef d\u2019orchestre, la chanteuse et le metteur en sc\u00e8ne pour que ces petites choses si importantes ne tombent pas dans la d\u00e9monstration. Loin de la jolie d\u00e9coration, nous sommes vraiment dans un effet voulu et r\u00e9ussi. La voix a conserv\u00e9 cette fra\u00eecheur exquise qui donne une Comtesse Ad\u00e8le jeune et volubile. Oblig\u00e9e de conserver le c\u00e9libat, on voit combien elle lutte\u2026 et l\u2019absolution du fameux ermite lui permet de laisser libre cours \u00e0 son temp\u00e9rament\u00a0! Si sc\u00e9niquement elle se d\u00e9shabille, vocalement elle habille au contraire la ligne vocale de nombreuses fioritures fort bien vues. Le personnage est l\u00e0\u00a0: l\u00e9ger sans \u00eatre grotesque, droit sans \u00eatre froid. Elle emporte tout le public par son jeu et son chant qui sont parfaits d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1620\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/8-lecomteory.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1620\" class=\"wp-image-1620\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/8-lecomteory-193x300.png\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"388\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/8-lecomteory-193x300.png 193w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/8-lecomteory.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1620\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Julie Fuchs (la Comtesse Ad\u00e8le), Ga\u00eblle Arquez (Isolier), Philippe Talbot (le Comte Ory)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, le r\u00f4le titre se montre lui aussi \u00e0 la hauteur de la tache qui lui est confi\u00e9e. Le r\u00f4le a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par Juan Diego Florez, mais <strong>Philippe Talbot<\/strong> se montre tout aussi bon dans ce personnage du Comte Ory. En effet si vocalement, il ne peut luter face \u00e0 l\u2019aisance du t\u00e9nor p\u00e9ruvien, le t\u00e9nor fran\u00e7ais d\u00e9montre tout de m\u00eame toute sa science rossinienne et n\u2019oublie aucune possibilit\u00e9 d\u2019extrapolation ou de variation. Il conna\u00eet sa grammaire et ne recule devant aucune difficult\u00e9 (m\u00eame le 21 o\u00f9 il \u00e9tait annonc\u00e9 souffrant). La hauteur de la tessiture ne l\u2019effraie pas, et m\u00eame s\u2019il est aussi \u00e0 l\u2019aise dans les r\u00f4les haute-contre (magnifique <em>Plat\u00e9e<\/em>), il n\u2019use pas ici de la m\u00eame technique. Les aigus sont lanc\u00e9 \u00e0 pleine voix et sans que la fatigue n\u2019amenuise son chant. Et sc\u00e9niquement, il faut admirer son aisance sur le plateau. Lui qui doit se travestir en ermite puis en religieuse, il sait tout faire\u00a0! Tout en conservant des moments o\u00f9 le Comte Ory ressort. Aussi \u00e0 l\u2019aise dans son religieux d\u00e9pass\u00e9 par les \u00e9v\u00e8nements que dans cette religieuse prostr\u00e9e qui semble devenir un ogre par moments. Il se donne sans compter dans son jeu de sc\u00e8ne tout comme dans son chant. Et m\u00eame si en effet les aigus peuvent manquer un peu de brillant, ils sont tout de m\u00eame tr\u00e8s assur\u00e9s et beaux. Lui qui doit bient\u00f4t chanter dans <em>Il Barbiere di Siviglia<\/em> en f\u00e9vrier \u00e0 Marseille va venir pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une fameuse r\u00e9putation dans le chant rossinien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La troupe de chanteurs r\u00e9unis autour du metteur en sc\u00e8ne et du chef font de ce spectacle une immense r\u00e9ussite. Tout le travail a \u00e9t\u00e9 fait de concert, ne sacrifiant jamais le th\u00e9\u00e2tre pour la musique ou la musique pour le th\u00e9\u00e2tre. Rossini est bien pr\u00e9sent de tous c\u00f4t\u00e9s et le texte est particuli\u00e8rement mis en valeur. Encore une fois, l\u2019Op\u00e9ra-Comique d\u00e9montre combien avec des moyens moindre que certaines grandes maisons, il peut tirer son \u00e9pingle du jeu par la fra\u00eecheur de la production comme de la distribution\u2026 et le soin apport\u00e9 \u00e0 tous les d\u00e9tails qui font de ce\u00a0<em>Comte Ory<\/em> une grande r\u00e9ussite.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>A noter que le spectacle est visible sur <a href=\"https:\/\/culturebox.francetvinfo.fr\/opera-classique\/opera\/le-comte-ory-de-rossini-a-l-opera-comique-267213\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Culturebox<\/a> et sera retransmis le 21 janvier 2018 sur France-Musique.<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Op\u00e9ra-Comique<\/li>\n<li>19 \/ 21 d\u00e9cembre 2017<\/li>\n<li>Gioachino Rossini (1792-1868), Le Comte Ory, op\u00e9ra en deux actes<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne, Denis Podalyd\u00e8s\u00a0; D\u00e9cors, \u00c9ric Ruf\u00a0; Costumes, Christian lacroix\u00a0; Lumi\u00e8res, St\u00e9phanie Daniel<\/li>\n<li>Le Comte Ory, Philippe Talbot\u00a0; La Comtesse Ad\u00e8le, Julie Fuchs\u00a0; Isolier, Ga\u00eblle Arquez\u00a0; Dame Ragonde, \u00c8ve-Maud Hubeaux\u00a0; Le Gouverneur, Patrick Bolleire\u00a0; Raimbaud, Jean-S\u00e9bastien Bou\u00a0; Alice, Jodie Devos\u00a0; Com\u00e9diens, Laurent Podalyd\u00e8s \/ L\u00e9o Reynaud<\/li>\n<li>Les \u00c9l\u00e9ments<\/li>\n<li>Orchestre des Champs-\u00c9lys\u00e9es<\/li>\n<li>Louis Langr\u00e9e, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gioachino Rossini reste attach\u00e9 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris par Guillaume Tell, ouvrage qui inaugure avec La Muette de Portici d\u2019Auber ce genre qui triomphera pendant toute la fin du XIX\u00e8me [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[57,23,40],"class_list":["post-1618","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_romantique","tag-opera","tag-rossini","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-q6","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1618","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1618"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1618\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1629,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1618\/revisions\/1629"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1618"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1618"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1618"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}