{"id":1579,"date":"2017-11-17T16:53:06","date_gmt":"2017-11-17T15:53:06","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1579"},"modified":"2017-11-17T16:53:06","modified_gmt":"2017-11-17T15:53:06","slug":"erwin-schrott-attila-conquerant-en-concert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1579","title":{"rendered":"Erwin Schrott, Attila conqu\u00e9rant en concert"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1579\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1585\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Schrott_attlia-202x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"371\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Schrott_attlia-202x300.jpg 202w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Schrott_attlia.jpg 405w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>Perp\u00e9tuant la traditionnelle venue de l\u2019Op\u00e9ra de Lyon \u00e0 Paris, Daniele Rustioni change le th\u00e8me. Apr\u00e8s les op\u00e9ras belcantistes dirig\u00e9 par Pid\u00f2, voici Verdi et par n\u2019importe lequel vu que c\u2019est rien moins qu\u2019<em>Attila<\/em>, ouvrage de jeunesse rarement donn\u00e9 mais qui apporte des moments de vrai bonheur musical. L\u2019ouvrage est souvent mont\u00e9 pour une basse avant tout. Samuel Ramey bien s\u00fbr\u2026 mais aussi Nicolai Ghiaurov par exemple qui nous laiss\u00e9 un superbe enregistrement avec l\u2019immense Piero Cappuccilli. Et il faut aussi trouver une soprano capable de surmonter l\u2019\u00e9criture impossible d\u2019Odabella (Cheryl Studer pour Ramey par exemple, ou la controvers\u00e9e mais passionnante Mara Zampieri pour Ghiaurov. Le concert ici pr\u00e9sent\u00e9 rassemble de beaux noms, surtout apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e surprise d\u2019Erwin Schrott dans le r\u00f4le-titre. Le jeune chef italien conduit donc une distribution de haut niveau avec un orchestre et un ch\u0153ur dont on conna\u00eet les qualit\u00e9s. Reste \u00e0 savoir si l\u2019ouvrage va survivre \u00e0 la version de concert, mais aussi si les chanteurs r\u00e9ussiront \u00e0 se hisser \u00e0 la hauteur de ces personnages d\u00e9mesur\u00e9s que le jeune Verdi a compos\u00e9s.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La partition est encore plus inspir\u00e9e du belcanto que ne peut l\u2019\u00eatre un <em>Macbeth<\/em> par exemple. Mais d\u00e9j\u00e0 on retrouve cette puissance n\u00e9cessaire pour soutenir l\u2019\u00e9criture tr\u00e8s tendue de Verdi. Car les voix demand\u00e9es sont beaucoup plus dramatiques, avec de grands \u00e9carts de tessiture et un orchestre puissant avec lequel il faut rivaliser. Techniquement il faut aussi assurer les diff\u00e9rentes cabalettes oblig\u00e9es que chaque r\u00f4le doit relever. Partition tr\u00e8s exigeante vocalement, elle l\u2019est moins \u00e0 l\u2019orchestre qui se contente souvent d\u2019accompagner plus que vraiment jouer \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec les chanteurs. On retiendra tout de m\u00eame l\u2019introduction magnifique de l\u2019air d\u2019Odabella au premier acte qui est l\u2019exception qui confirme la r\u00e8gle. Les ensembles restent impressionnants de puissance et toute la partition est men\u00e9e avec beaucoup de vivacit\u00e9 par un Verdi qui sait d\u00e9j\u00e0 ce que th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 veut dire.<\/p>\n<div id=\"attachment_1582\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Daniele-Rustioni_attila.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1582\" class=\"wp-image-1582\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Daniele-Rustioni_attila-300x141.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"234\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Daniele-Rustioni_attila-300x141.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Daniele-Rustioni_attila.jpg 728w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1582\" class=\"wp-caption-text\">Daniele Rustioni<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aur\u00e9ol\u00e9 du statut de nouveau g\u00e9nie de la baguette, <strong>Daniele Rustioni<\/strong> venait donc mener ses forces de l\u2019<strong>Op\u00e9ra National de Lyon<\/strong> pour ce concert parisien. Si le ch\u0153ur manque un peu d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 chez ces dames (avec une ou deux voix qui sortent de l\u2019ensemble), il faut avouer que la qualit\u00e9 technique du ch\u0153ur comme de l\u2019orchestre est remarquable. En ma\u00eetre du concert, le jeune chef <strong>Daniele Rustioni<\/strong> semble tr\u00e8s investi dans sa direction que ce soit des musiciens mais aussi des chanteurs ! En effet, il est partout, donnant les d\u00e9parts de chacun, surveillant, motivant\u2026 et cela avec force gestes plus expressifs les uns que les autres. Mais \u00e0 regarder, cela devient nuisible \u00e0 l\u2019\u00e9coute. Le voire s\u2019agiter continuellement, passer d\u2019un pied sur l\u2019autre, se retourner pour indiquer quelque chose \u00e0 un chanteur, taper du pied\u2026 beaucoup beaucoup de mouvements qui finissent par parasiter la direction. Peut-\u00eatre est-ce \u00e0 cause de cela que l\u2019orchestre semble manquer un peu de respiration, d\u2019\u00e9l\u00e9gance. Tout est dirig\u00e9 avec passion et vigueur mais sans que l\u2019on sente une vraie lecture pos\u00e9e de l\u2019ouvrage. La partition a tendance \u00e0 \u00eatre un peu uniforme dans le grandiloquent et <strong>Daniele Rustioni<\/strong> ne semble pas vouloir gommer ou du moins amoindrir cet \u00e9tat. Assez bruyante, sa direction saura se faire plus intime \u00e0 certains moments mais pour redevenir toujours aussi puissante par la suite. Si sa direction de <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=734\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>La Juive<\/em><\/a> \u00e9tait magnifique, il semble ici se perdre \u00e0 vouloir trop d\u00e9montrer et sans laisser parler la partition qui sait d\u00e9j\u00e0 se d\u00e9fendre seule, ne demandant pas un investissement excessif qui n\u2019aide pas le public \u00e0 se concentrer sur la musique en elle-m\u00eame de plus ! Le ch\u0153ur non plus ne fait pas dans la d\u00e9licatesse, mais il est plus souvent guerrier qu\u2019autre chose.<\/p>\n<div id=\"attachment_1581\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/markov_attila.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1581\" class=\"wp-image-1581\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/markov_attila-199x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"376\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/markov_attila-199x300.jpg 199w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/markov_attila.jpg 598w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1581\" class=\"wp-caption-text\">Arlexey Markov<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour cet ouvrage, il y a deux petits r\u00f4les et quatre r\u00f4les principaux. On saluera la prestation de <strong>Paolo Stupenengo<\/strong> en Leone. Basse issue du ch\u0153ur, il poss\u00e8de un beau charisme. Dommage par contre de ne pas l\u2019avoir fait venir sur le devant de la sc\u00e8ne, ce qui aurait permis de mieux profiter de ce Pape venant pr\u00e9venir Attila. Le jeune <strong>Gr\u00e9goire Mour<\/strong> nous propose une Uldino de bonne facture. Avec une voix qui semble plut\u00f4t \u00eatre celle d\u2019un t\u00e9nor de caract\u00e8re, il a la jeunesse mais aussi ce caract\u00e8re trouble qui se d\u00e9voilera lors de la tentative d\u2019empoisonnement de son chef.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que Riccardo Massi \u00e9tait pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019origine, c\u2019est finalement <strong>Massimo Giordano<\/strong> qui chante le r\u00f4le de Foresto. Le t\u00e9nor italien poss\u00e8de un timbre assez beau mais la technique fait que non seulement sa voix ne sonne pas, mais qu\u2019en plus elle semble bien raide et \u00e9mise en arri\u00e8re. L\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on attend du rayonnement pour le seul r\u00f4le humain de l\u2019op\u00e9ra, on trouve un chant frustre, qui passe les difficult\u00e9s du r\u00f4le mais sans investissement dramatique et un rendu parfois peu agr\u00e9able ou du moins loin de passionner. Au contraire, <strong>Alexey Markov<\/strong> impressionne par l\u2019investissement vocal et le chant rac\u00e9. Le baryton russe montre une voix l\u00e9g\u00e8rement engorg\u00e9e qu\u2019on aimerait plus libre, mais la prestation est assez saisissante tant le personnage d\u2019Ezio est bien mis en avant. D\u2019une grande noblesse, il r\u00e9ussit \u00e0 se hisser au niveau de ses partenaires notamment lors du duo avec Attila. L\u2019aigu est puissant et ais\u00e9 m\u00eame si l\u2019on aurait bien volontiers entendu celui qui peut couronner la belle cabalette de son air. M\u00eame s\u2019il lui manque un peu de cette libert\u00e9 qui fait les grands barytons verdiens, il poss\u00e8de tout de m\u00eame cette morgue et une belle ligne de chant. Une belle prestation.<\/p>\n<div id=\"attachment_1583\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/serjan_attila_abdrazakov.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1583\" class=\"wp-image-1583\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/serjan_attila_abdrazakov-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/serjan_attila_abdrazakov-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/serjan_attila_abdrazakov-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/serjan_attila_abdrazakov.jpg 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1583\" class=\"wp-caption-text\">Tatiana Serjan dans le r\u00f4le d&rsquo;Odabella au Th\u00e9\u00e2tre Mariinsky (avec Ildar Abdrazakov dans le r\u00f4le titre)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le cas de<strong> Tatiana Serjan<\/strong> est diff\u00e9rent. La chanteuse se mesure \u00e0 l\u2019un des pires r\u00f4les du r\u00e9pertoire verdien. On parle souvent du r\u00f4le de Lady Macbeth comme \u00e9tant inchantable, mais au final il est sans doute moins \u00e9prouvant et mieux \u00e9crit que cette Odabella. L\u2019exemple parfait est l\u2019air d\u2019entr\u00e9e totalement crucifiant. La chanteuse doit, \u00e0 froid, se lancer dans des impr\u00e9cations qui au bout de quelques secondes culminent au contre-ut avant de descendre dans le grave de la tessiture. Et bien s\u00fbr, si l\u2019on veut correspondre au temp\u00e9rament et \u00e0 la situation, ce ne sont pas des notes l\u00e9g\u00e8res qu\u2019il faut lancer mais bien un contre-ut digne de Turandot ! Ajoutez \u00e0 cela une virtuosit\u00e9 n\u00e9cessaire pour affronter cette entr\u00e9e mais aussi la cabalette qui suit et l\u2019on a un condens\u00e9 des difficult\u00e9s du r\u00f4le. Ou presque puisqu\u2019il faudra aussi toucher \u00e0 la d\u00e9licatesse en d\u00e9but de premier acte pour une \u00e9vocation de son p\u00e8re qui se doit d\u2019\u00eatre \u00e9mouvante. Alors il faut l\u2019avouer, l\u2019entr\u00e9e de la chanteuse fait peur : la voix est particuli\u00e8rement opaque et lourde, affect\u00e9e d\u2019un large vibrato\u2026 et l\u2019aigu est atteint mais avec un gros effort et de mani\u00e8re assez confidentielle (la voix se r\u00e9duit beaucoup !). Et puis en quelques minutes, la voix se stabilise. Elle ne gagnera que peu en lumi\u00e8re, mais elle semble plus ma\u00eetris\u00e9e. Les aigus seront toujours un peu l\u00e9gers pour le personnage, mais la voix est assez flexible pour s\u2019attaquer aux demandes de Verdi. Son personnage vengeur prend de l\u2019\u00e9paisseur et en devient touchant. S\u2019il n\u2019y avait ce manque de puissance dans les aigus, la composition serait parfaite. Mais d\u00e9j\u00e0, <strong>Tatiana Serjan<\/strong> assume une grande partie des difficult\u00e9s du r\u00f4le avec un timbre assez beau une fois qu\u2019il est chauff\u00e9. On saluera donc la performance malgr\u00e9 un d\u00e9but un peu difficile.<\/p>\n<div id=\"attachment_1584\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Schrott_attlia_2.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1584\" class=\"wp-image-1584\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Schrott_attlia_2-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Schrott_attlia_2-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Schrott_attlia_2-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Schrott_attlia_2.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1584\" class=\"wp-caption-text\">Erwin Schrott dans le r\u00f4le titre d&rsquo;Attila en f\u00e9vrier 2016 \u00e0 Palerme<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Venons-en maintenant au roi de la soir\u00e9e : <strong>Erwin Schrott<\/strong>. Le r\u00f4le d\u2019Attila n\u00e9cessite une voix longue et sonore, qui peut aussi assumer les restes belcantistes de la partition. Le baryton-basse uruguayen semble taill\u00e9 \u00e0 la d\u00e9mesure du r\u00f4le tant il s\u2019impose facilement tout au long de la soir\u00e9e. Sc\u00e9niquement il \u00e9crase ses partenaires par une aisance sur le plateau impressionnante. Mais vocalement aussi tant il lui semble facile de passer le mur de l\u2019orchestre d\u00e9ploy\u00e9 par Daniele Rustioni. La voix est immense avec un timbre superbe, le grave ais\u00e9, l\u2019aigu d\u2019une telle libert\u00e9 qu\u2019il se permet d\u2019en ajouter quelques-uns\u2026 et il est le seul de la soir\u00e9e \u00e0 varier les reprises des cabalettes, preuve de son aisance technique aussi. Depuis quelques ann\u00e9es, il prend une toute autre dimension. Longtemps r\u00e9duit \u00e0 Mozart, il semble vraiment d\u00e9ployer sa voix chez Verdi ou Bo\u00efto maintenant. Cet Attila \u00e0 la morgue, la puissance, la noblesse pour s\u2019imposer. Les moments de vaillance le trouvent imp\u00e9rial alors que le doute du premier acte montre une vraie construction de personnage. Grand par la voix donc mais aussi par l\u2019interpr\u00e9tation, <strong>Erwin Schrott<\/strong> est Attila. Il ne manque qu\u2019une mise en sc\u00e8ne pour qu\u2019il soit totalement le Hun, car d\u00e9j\u00e0 malgr\u00e9 la version de concert, il joue son personnage, interagissant avec ses coll\u00e8gues ou se tournant vers le ch\u0153ur quand ils s\u2019adressent \u00e0 lui. On notera bien encore quelques petites impr\u00e9cisions rythmiques ou d\u2019intonation surtout lors de son arriv\u00e9e sur sc\u00e8ne, mais ce n\u2019est que peu de choses ! En un seul mot : bravo !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec le trio principal, le bonheur \u00e9tait au rendez-vous malgr\u00e9 les petites r\u00e9serves. Et le reproches sur le chef ne sont au final pas si handicapante que cela m\u00eame si cette direction agit\u00e9e fini par \u00e9puiser plus que s\u00e9duire. Mais lorsque l\u2019on a un chanteur comme Erwin Schrott dans le r\u00f4le-titre, on ne peut qu\u2019\u00eatre passionn\u00e9 et heureux \u00e0 la sortie du concert ! <em>Attila<\/em> n\u2019est pas donn\u00e9 souvent et l\u2019on a eu un vrai investissement des chanteurs qui n\u2019ont recul\u00e9s devant aucune difficult\u00e9 et brav\u00e9 farouchement une partition plus que difficile.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Diffusion sur France-Musique pr\u00e9vue pour le 3 d\u00e9cembre 2017 \u00e0 20h.<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es<\/li>\n<li>15 novembre 2017<\/li>\n<li>Giuseppe Verdi (1813-1901), Attila, Op\u00e9ra en un prologue et trois actes<\/li>\n<li>Version de concert<\/li>\n<li>Attila, Erwin Schrott ; Ezio, Alexey Markov ; Odabella, Tatiana Serjan ; Foresto, Massimo Giordano ; Uldino, Gr\u00e9goire Mour ; Leone, Paolo Stupenengo<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra National de Lyon<\/li>\n<li>Orchestre de l\u2019Op\u00e9ra National de Lyon<\/li>\n<li>Daniele Rustioni, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Perp\u00e9tuant la traditionnelle venue de l\u2019Op\u00e9ra de Lyon \u00e0 Paris, Daniele Rustioni change le th\u00e8me. 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