{"id":1570,"date":"2017-11-17T14:06:27","date_gmt":"2017-11-17T13:06:27","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1570"},"modified":"2017-11-17T14:06:27","modified_gmt":"2017-11-17T13:06:27","slug":"devieilhe-et-les-siecles-un-bonheur-ne-vient-jamais-seul","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1570","title":{"rendered":"Devieilhe et Les Si\u00e8cles, un bonheur ne vient jamais seul!"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1570\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1572\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe.jpg 512w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>La carri\u00e8re de Sabine Devieilhe semble \u00eatre un mod\u00e8le du genre. La chanteuse explore tous les r\u00e9pertoires mais en ayant soin de choisir les r\u00f4les qui conviennent \u00e0 sa voix de soprano l\u00e9ger sans la forcer. Du baroque au r\u00e9pertoire contemporain, en passant bien s\u00fbr par le r\u00e9pertoire romantique fran\u00e7ais ! Et \u00e0 ce titre, sa prise de r\u00f4le il y a quelques ann\u00e9es dans <em>Lakm\u00e9<\/em> aura \u00e9t\u00e9 un vrai tournant : non seulement elle s\u2019est impos\u00e9e dans le grand r\u00e9pertoire mais aussi a fait la rencontre de Fran\u00e7ois-Xavier Roth lors de la production mont\u00e9e en janvier 2014 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique. Apr\u00e8s un r\u00e9cital consacr\u00e9 \u00e0 Rameau puis un autre \u00e0 Mozart, voici que la jeune soprano nous propose un disque tourn\u00e9 vers le r\u00e9pertoire romantique fran\u00e7ais (m\u00eame s\u2019il d\u00e9borde un peu) que ce soit la m\u00e9lodie ou l\u2019op\u00e9ra. L\u2019axe central est bien s\u00fbr <em>Lakm\u00e9<\/em> et chef et chanteuse nous emm\u00e8nent vers ces \u00ab Mirages \u00bb : orient ou folie, tout ici est irr\u00e9el. Ce concert se base principalement sur le programme du r\u00e9cital paru il y a peu mais est enrichi par de belles pi\u00e8ces orchestrales soigneusement choisies par Fran\u00e7ois-Xavier Roth dont on connait la curiosit\u00e9 dans ce domaine !<!--more--><\/p>\n<div id=\"attachment_1574\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/francois_xavier_roth.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1574\" class=\"wp-image-1574\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/francois_xavier_roth-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/francois_xavier_roth-225x300.jpg 225w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/francois_xavier_roth-768x1024.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/francois_xavier_roth.jpg 820w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1574\" class=\"wp-caption-text\">Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant de parler de la chanteuse, il est important de parler de l\u2019orchestre et du chef car ils ne sont pas pour rien dans la r\u00e9ussite de ce concert. En effet, non seulement on sent l\u2019influence de <strong>Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/strong> dans le choix des morceaux, mais en plus ils donnent un style et un son particuli\u00e8rement int\u00e9ressant dans ce r\u00e9pertoire. Habitu\u00e9s \u00e0 jouer des partitions de cette \u00e9poque (<a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1410\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Le Timbre d\u2019Argent<\/em><\/a> de Camille Saint-Sa\u00ebns il y a peu par exemple), ils offrent un son particulier d\u00fb \u00e0 leur jeu sur instruments d\u2019\u00e9poque. Donc nous avons cordes \u00e0 boyaux mais aussi cors naturels et timbales beaucoup plus souples. Mais ces \u00e9l\u00e9ments mat\u00e9riels ne sont pas seuls en jeu. Il y a aussi l\u2019implication de chacun des musiciens des <strong>Si\u00e8cles<\/strong>. L\u2019attitude des contrebasses est assez symptomatique de l\u2019engagement qu\u2019ils mettent dans leur jeu : elles ne grondent pas uniquement, elles ne sont pas juste l\u00e0 pour ajouter de la profondeur\u2026 elles sont l\u00e0 pour jouer un vrai r\u00f4le. Ainsi l\u2019entr\u00e9e de la polonaise de Mignon par exemple voit une attaque d\u2019une force rare, alors que les diff\u00e9rents moments o\u00f9 ils scandent plus le rythme que la m\u00e9lodie les trouve tout aussi investis. Tous les musiciens sont galvanis\u00e9s s\u00fbrement aussi par la proximit\u00e9 de Fran\u00e7ois-Xavier Roth qui est partout pour les cajoler, les inspirer ou les pousser. Jamais spectateur, toujours juste dans son geste, il manie avec adresse un orchestre particuli\u00e8rement vivant !<\/p>\n<div id=\"attachment_1575\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/les_siecles.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1575\" class=\"wp-image-1575\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/les_siecles-300x168.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"280\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/les_siecles-300x168.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/les_siecles.jpg 655w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1575\" class=\"wp-caption-text\">Orchestre Les Si\u00e8cles<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le programme des pi\u00e8ces orchestrales est compos\u00e9 de trois ouvertures (deux d\u2019Ambroise Thomas et une de Camille Saint-Sa\u00ebns) et de pi\u00e8ces de ballet de Delibes. Dans tous les cas, ces pi\u00e8ces sont rarement donn\u00e9es en concert. Mais pour <strong>Les Si\u00e8cles<\/strong> de <strong>Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/strong>, ce sont des partitions habituelles. Ainsi, l\u2019ouverture de <em>Mignon<\/em> faisait d\u00e9j\u00e0 partie du concert c\u00e9l\u00e9brant les 300 ans de l\u2019Op\u00e9ra-Comique il y a quelques ann\u00e9es et il la dirige avec toujours autant d\u2019\u00e9clat comme de retenue. Pour <em>Raymond ou Le Secret de la Reine<\/em> d\u2019Ambroise Thomas toujours, Marc Minkowski avait d\u00e9j\u00e0 fait briller cette musique tr\u00e8s expansive lors du <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=432\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Gala<\/a> qu\u2019il avait propos\u00e9 \u00e0 la Philharmonie de Paris en f\u00e9vrier 2015. Roth en donne une interpr\u00e9tation peut-\u00eatre encore plus brillante et martiale \u00e0 certains moments, mais trouve aussi de belles d\u00e9licatesses. Mais difficile de rivaliser de toute fa\u00e7on en terme de composition avec la superbe ouverture de <em>La Princesse Jaune<\/em> de Camille Saint-Sa\u00ebns. Compos\u00e9 en 1872, cet op\u00e9ra fait partie des ouvrages de jeunesse du musicien mais n\u2019en a pas moins de vraies beaut\u00e9s. L\u2019op\u00e9ra montre la fascination pour le h\u00e9ros envers le Japon et cette fameuse femme peinte (ce qui nous fait songer au <em>Timbre d\u2019Argent<\/em> d\u2019ailleurs !). Il est donc tout naturel d\u2019entendre ici des touches qui doivent faire penser au Japon. Non pas que le compositeur soit all\u00e9 sur place o\u00f9 ait repris des th\u00e8mes locaux. Mais il joue sur les repr\u00e9sentations habituelles que l\u2019occidental a de cette musique pour stimuler l\u2019imagination. De nombreuses couleurs sont rendues et la direction ainsi que l\u2019orchestre sont assez parfaits pour mettre en avant toute la finesse et l\u2019intelligence de l\u2019orchestration. L\u2019on passera plus rapidement sur l\u2019extrait de <em>Copp\u00e9lia, ou la Fille aux yeux d&rsquo;\u00e9mail<\/em> qui n\u2019a rien de bien passionnant musicalement m\u00eame si le rythme est bien rendu. On restera plus fascin\u00e9 par le ballet extrait de <em>Lakm\u00e9<\/em> o\u00f9 l\u2019on retrouve tout le foisonnement d\u2019id\u00e9es de L\u00e9o Delibes. L\u2019alliance des timbres, les rythmes marqu\u00e9s\u2026 tout est fait ici pour nous faire plonger dans ces Indes fantasm\u00e9es. Chef et musiciens connaissent bien cette partition et l\u2019on sent combien ils y sont \u00e0 l\u2019aise, en donnant toute la dimension \u00e0 la musique bariol\u00e9e.<\/p>\n<div id=\"attachment_1573\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Devieilhe_Lakme.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1573\" class=\"wp-image-1573\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Devieilhe_Lakme-300x196.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"326\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Devieilhe_Lakme-300x196.png 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Devieilhe_Lakme-768x501.png 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Devieilhe_Lakme.png 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1573\" class=\"wp-caption-text\">Sabine Devieilhe dans le r\u00f4le de Lakm\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique en janvier 2014<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la majorit\u00e9 du programme est extrait du disque enregistr\u00e9 en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, le concert commence pour <strong>Sabine Devieilhe<\/strong> par un air in\u00e9dit par elle : la fameuse polonaise de Philine extraite de <em>Mignon<\/em>. L\u2019entr\u00e9e simple de la chanteuse, le chef qui rapidement fait taire les applaudissements\u2026 voil\u00e0 qui rythmera tout le concert : pas de simagr\u00e9es et juste de la musique ! Voici donc la fr\u00eale silhouette qui se place \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du chef\u2026 elle ouvre la bouche\u2026 et l\u2019on entend cette voix pure, sonore et bien conduite. Commencer par un tel morceau de bravoure montre combien la chanteuse est s\u00fbre de sa technique. Et en effet, l\u2019air est chant\u00e9 avec tout le brio qu\u2019il demande, mais aussi un petit suppl\u00e9ment. Au lieu de le prendre au premier degr\u00e9 comme certaines le font, la soprano montre combien cet air est int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 une pi\u00e8ce jou\u00e9e durant l\u2019op\u00e9ra : il y a une intelligence et un esprit vif qui est pr\u00e9sent pour souligner quelques mots, offrir quelques nuances vocales. L\u2019air est brillamment enlev\u00e9 mais sans pour autant le r\u00e9duire \u00e0 une simple d\u00e9monstration. Grand \u00e9cart avec <em>La Mort d\u2019Oph\u00e9lie<\/em> d\u2019Hector Berlioz. L\u00e0 o\u00f9 l\u2019on a entendu roulades et sur-aigus chez Thomas, ici ce sera la simplicit\u00e9 du r\u00e9cit. \u00c9trange de n\u2019avoir pas propos\u00e9 la version pour piano (enregistr\u00e9e sur le disque) mais la partition imagin\u00e9e par Berlioz est aussi fascinante. La d\u00e9licatesse du chant et la beaut\u00e9 de la diction font tout le travail pour nous offrir un moment de pure magie. Enfin pour clore cette premi\u00e8re partie en beaut\u00e9, rien de moins que la sc\u00e8ne de folie d\u2019Oph\u00e9lie, extraite d\u2019<em>Hamlet<\/em> d\u2019Ambroise Thomas de nouveau. <strong>Sabine Devieilhe<\/strong> doit chanter le r\u00f4le pour la premi\u00e8re fois en d\u00e9cembre 2018 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique. En entendant ce qu\u2019elle propose dans cette sc\u00e8ne seule, on peut esp\u00e9rer beaucoup car si techniquement elle est bien s\u00fbr parfaitement \u00e0 l\u2019aise, le style aussi est superbe avec une interpr\u00e9tation qui n\u2019est pas que technique mais aussi dramatique, appuyant certaines vocalises, osant parler certains passages\u2026 c\u2019est une vraie composition qui nous est offerte d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre. Et toujours port\u00e9e par une voix limpide du grave au sur-aigu, la soprano cr\u00e9e devant nos yeux la malheureuse Oph\u00e9lie.<\/p>\n<div id=\"attachment_1577\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_2.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1577\" class=\"wp-image-1577\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_2-188x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"320\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_2-188x300.jpg 188w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_2.jpg 637w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1577\" class=\"wp-caption-text\">Sabine Devieilhe en concert<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La deuxi\u00e8me partie commence avec beaucoup de modernit\u00e9. Maurice Delage n\u2019est pas totalement un inconnu mais il a tr\u00e8s rarement les honneurs d\u2019\u00eatre interpr\u00e9t\u00e9. Ses <em>Quatre po\u00e8mes hindous<\/em> sont originaux dans leur forme, avec un quatuor \u00e0 corde augment\u00e9 de deux fl\u00fbtes, deux clarinettes, un hautbois et une harpe. L\u2019\u00e9criture vocale est vari\u00e9e avec des passages presque d\u00e9clam\u00e9s et d\u2019autres beaucoup plus exotiques comme la vocalise qui cl\u00f4t le troisi\u00e8me po\u00e8me. <strong>Sabine Devieilhe<\/strong> renoue ici avec cette musique plus moderne qu\u2019elle a beaucoup servi avant d\u2019\u00eatre reconnue dans le baroque et le romantique. Vient ensuite le chant du <em>Rossignol<\/em> m\u00e9canique d\u2019Igor Stravinsky. Encore un autre langage mais qui met parfaitement en valeur la voix de la chanteuse. Grand \u00e9cart avec Andr\u00e9 Messager et sa <em>Madame Chrysanth\u00e8me<\/em>. La l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 que convoque notre soprano est touchante et superbe, avec des vocalises pr\u00e9cises et un aigu final d\u2019une finesse irr\u00e9elle. Le concert se termine par <em>Lakm\u00e9<\/em> qui est bien s\u00fbr si importante dans la carri\u00e8re de <strong>Sabine Devieilhe<\/strong>. L\u2019air introductif est de toute beaut\u00e9, mais c\u2019est bient\u00f4t l\u2019air de clochettes qui est attendu. Et la comparaison est alors un peu obligatoire avec ce qu\u2019elle proposait il y a quelques ann\u00e9es. La voix n\u2019a pas beaucoup chang\u00e9 avec toujours autant d\u2019aisance dans le sur-aigu. Mais elle a un peu gagn\u00e9 en corps, elle a ajout\u00e9 un peu plus d\u2019\u00e2me dans cette d\u00e9monstration admirable. Plus ancr\u00e9e dans le drame, plus th\u00e9\u00e2trale dans sa fa\u00e7on d\u2019interpr\u00e9ter l\u2019air, elle soul\u00e8ve l\u2019admiration malgr\u00e9 un dernier aigu \u00e9court\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien s\u00fbr, un bis suit et ce sera encore <em>Lakm\u00e9<\/em> avec cet air final qui est sans doute le plus beau passage de l\u2019ouvrage. La beaut\u00e9 de la ligne que d\u00e9ploie <strong>Sabine Devieilhe<\/strong> est irr\u00e9elle, totalement libre mais touchante au plus haut degr\u00e9 dans ce \u00ab Tu m\u2019as donn\u00e9 le plus doux r\u00eave \u00bb. Petite surprise pour terminer avec la venue d\u2019<strong>Alexandre Tharaud<\/strong> pour la <em>Romance d\u2019Ariel<\/em> de Debussy. Le pianiste accompagne la chanteuse qui semble \u00e9trangement peu \u00e0 l\u2019aise dans cet air. Peut-\u00eatre moins de r\u00e9p\u00e9tition\u2026 mais la diction et le style sont toujours l\u00e0. Par contre, il est \u00e9trange de ne pas avoir propos\u00e9 <em>La Mort d\u2019Oph\u00e9lie<\/em> de Berlioz en version avec piano plut\u00f4t que l\u2019orchestration \u00e9tant donn\u00e9 la pr\u00e9sence du pianiste dans la salle.<\/p>\n<div id=\"attachment_1571\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_roth.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1571\" class=\"wp-image-1571\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_roth-300x189.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"315\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_roth-300x189.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_roth-768x484.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/devieilhe_roth.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1571\" class=\"wp-caption-text\">Le 14 novembre \u00e0 la Philharmonie de Paris<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Superbe prestation de tous les artistes. <strong>Sabine Devieilhe<\/strong> confirme tout son talent et qu\u2019il est agr\u00e9able d\u2019entendre une telle qualit\u00e9 d\u2019accompagnement de la part de <strong>Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/strong> et <strong>Les Si\u00e8cles<\/strong>. Concert film\u00e9 par Mezzo qui sera bient\u00f4t diffus\u00e9. Mais en attendant, il nous reste le disque paru chez Erato !<\/p>\n<div id=\"attachment_1576\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1576\" class=\"wp-image-1576 size-full\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/mirages_devieilhe.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"448\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/mirages_devieilhe.jpg 500w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/mirages_devieilhe-300x269.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><p id=\"caption-attachment-1576\" class=\"wp-caption-text\">Le fameux disque \u00e0 l&rsquo;origine de ce concert<\/p><\/div>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Philharmonie de Paris, Salle Pierre Boulez<\/li>\n<li>14 novembre 2017<\/li>\n<li>Ambroise Thomas (1811-1896) : Mignon, Ouverture \u2013 \u00ab Je suis Titania la blonde \u00bb<\/li>\n<li>L\u00e9o Delibes (1836-1891) : Copp\u00e9lia ou la Fille aux yeux d&rsquo;\u00e9mail, Pr\u00e9lude et valse<\/li>\n<li>Hector Berlioz (1803-1869) : Tristia opus 18, La Mort d\u2019Oph\u00e9lie<\/li>\n<li>Ambroise Thomas (1811-1896) : Raymond ou Le Secret de la Reine, Ouverture<\/li>\n<li>Ambroise Thomas (1811-1896) : Hamlet, \u00ab A vos jeux, mes amis \u00bb<\/li>\n<li>Maurice Delage (1879-1961) : Quatre po\u00e8mes hindous, I. Madras \u2013 II. Lahore \u2013 III. B\u00e9nar\u00e8s \u2013 IV. Jeypur<\/li>\n<li>Igor Stravinsky (1882-1971) : Le Rossignol, Chanson du Rossignol<\/li>\n<li>Camille Saint-Sa\u00ebns (1835-1921) : La Princesse jaune, Ouverture<\/li>\n<li>Andr\u00e9 Messager (1853-1929) : Madame Chrysanth\u00e8me, \u00ab Le jour sous le soleil b\u00e9ni \u00bb<\/li>\n<li>L\u00e9o Delibes (1836-1891) : \u00ab Les fleurs me paraissent plus belles \u00bb \u2013 Ballet \u2013 L\u00e9gende de la fille du Paria \u2013 \u00ab Tu m\u2019as donn\u00e9 le plus beau r\u00eave \u00bb<\/li>\n<li>Claude Debussy (1862-1918) : La Romance d\u2019Ariel<\/li>\n<li>Sabine Devieilhe, soprano<\/li>\n<li>Alexandre Tharaud, piano<\/li>\n<li>Les Si\u00e8cles<\/li>\n<li>Fran\u00e7ois-Xavier Roth, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La carri\u00e8re de Sabine Devieilhe semble \u00eatre un mod\u00e8le du genre. 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