{"id":1481,"date":"2017-10-01T16:15:35","date_gmt":"2017-10-01T14:15:35","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1481"},"modified":"2020-09-17T15:10:13","modified_gmt":"2020-09-17T13:10:13","slug":"callas-en-direct-15-1949-1951-nabucco-parsifal-i-vespri-sicilianni-et-aida","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1481","title":{"rendered":"Callas en direct \u2013 1\/5, 1949-1951\u00a0: Nabucco, Parsifal, I Vespri Sicilianni et Aida"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1481\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1504 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live.jpg 480w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>A l&rsquo;occasion des quarante ans de la mort d&rsquo;une figure mythique, Warner Classics publie un coffret contenant vingt enregistrements en direct de Maria Callas. Parmi ces op\u00e9ras, on retrouve des r\u00f4les qu&rsquo;elle a immortalis\u00e9 aussi au studio (<em>Aida<\/em>, <em>Rigoletto<\/em>, <em>Norma<\/em>, <em>Medea<\/em>, <em>Lucia di Lammermoor<\/em>, <em>La Traviata<\/em>\u00a0et <em>Tosca<\/em>), mais il permet d&rsquo;entendre ces r\u00f4les dans d&rsquo;autres configurations, parfois avec une Callas beaucoup plus jeune que ce qu&rsquo;offre le studio. La comparaison est toujours passionnante\u00a0! Et puis il y a aussi tous ces ouvrages qu&rsquo;elle a abord\u00e9 \u00e0 la sc\u00e8ne sans jamais r\u00e9ussir \u00e0 les graver\u00a0: <em>Nabucco<\/em>, <em>Parsifal<\/em>, <em>I Vespri Siciliani<\/em>, <em>Armida<\/em>, <em>Macbeth<\/em>, <em>Alceste<\/em>, <em>La Vestale<\/em>, <em>Andrea Ch\u00e9nier<\/em>, <em>Anna Bolena<\/em>, <em>Iphig\u00e9niea in Tauride<\/em>, <em>Il Pirata<\/em>\u00a0et enfin <em>Poliuto<\/em>. Le coffret balaye toute la \u00ab\u00a0grande\u00a0\u00bb carri\u00e8re de la cantatrice depuis ses grands d\u00e9buts italiens en 1949 jusqu&rsquo;aux derniers feux en 1964 \u00e0 Londres. Passionnant parcours d&rsquo;une artiste complexe et extr\u00eame, Warner nous affirme avoir retravailler les bandes et en avoir d\u00e9couvert de nouvelles afin de permettre \u00e0 chacun de d\u00e9couvrir ces r\u00f4les dans le meilleur des sons possibles.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1505 aligncenter\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret-300x168.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"280\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret-300x168.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/callas_live_coffret.jpg 749w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><br \/>\nOn saluera d\u00e9j\u00e0 le travail \u00e9ditorial de Warner Classics qui offre un superbe objet tr\u00e8s document\u00e9. En effet, chacun des op\u00e9ras est pr\u00e9sent\u00e9 dans un coffret cartonn\u00e9 avec une photo de Maria Callas dans la production enregistr\u00e9e. \u00c0 cela s&rsquo;ajoute un petit texte de pr\u00e9sentation et un livret de plus de 200 pages qui offre d&rsquo;autres photographies si possible, mais aussi un regard sur la place que tient l&rsquo;ouvrage \u00e9tudi\u00e9 dans la carri\u00e8re de Maria Callas. On est loin du coffret assez indigent publi\u00e9 par EMI en 2007 (qui sera d&rsquo;ailleurs publi\u00e9 sous un format beaucoup plus travaill\u00e9 par la suite!) o\u00f9 les disques n&rsquo;avaient qu&rsquo;une petite pochette cartonn\u00e9e sans beaucoup d&rsquo;information ni de travail graphique. La seule petite r\u00e9serve serait sur la pr\u00e9sentation de ces trois Blu-Ray qui pr\u00e9sentent cinq r\u00e9citals ou extraits de repr\u00e9sentations\u00a0: Paris en 1958, Hambourg en 1959 et 1962, ainsi que Londres en 1962 et 1964. Certes ce format est tr\u00e8s r\u00e9pandu, mais il aurait \u00e9t\u00e9 gentil de penser \u00e0 ceux qui ne sont pas encore \u00e9quip\u00e9s et qui donc ne pourront pas regarder ces documents. Les proposer aussi en DVD aurait \u00e9t\u00e9 peu co\u00fbteux mais appr\u00e9ci\u00e9 par beaucoup.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les autres parties de ce coffret sont comment\u00e9s ici :<\/p>\n<ul>\n<li>Callas en direct \u2013 1\/5, 1949-1951 : Nabucco, Parsifal, I Vespri Sicilianni et Aida<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1611\" rel=\"noopener\">Callas en direct \u2013 2\/5, 1952 : Armida, Norma et Macbeth<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1789\" rel=\"noopener\">Callas en direct \u2013 3\/5, 1953-1954 : Medea, Alceste et La Vestale<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1963\">Callas en direct &#8211; 4\/5, 1955-1957 : Andrea Ch\u00e9nier, La Sonnambula, Lucia di Lammermoor, Anna Bolena et Ifigenia in Tauride<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=2674\">Callas en direct &#8211; 5\/5, 1958-1964 : La Traviata, Il Pirata, Poliuto et Tosca<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Nabucco.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1502 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Nabucco-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Nabucco-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Nabucco-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Nabucco-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Nabucco.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On a trop souvent l&rsquo;impression que ces quelques enregistrements int\u00e9grales sont les d\u00e9buts de la carri\u00e8re de Maria Callas&#8230; mais en 1942 d\u00e9j\u00e0 elle chantait <em>Tosca<\/em>\u00a0\u00e0 Ath\u00e8nes. C&rsquo;est donc non pas une jeune cantatrice qui est ici document\u00e9e, mais bien une artiste d\u00e9j\u00e0 bien install\u00e9e dans le circuit m\u00eame si elle \u00e9tait rest\u00e9e assez discr\u00e8te auparavant. Il est couramment admis que c&rsquo;est en 1947 que la carri\u00e8re prend un vrai tournant avec la participations de Maria Callas \u00e0 la production de <em>La Gioconda<\/em>\u00a0\u00e0 V\u00e9rone sous la direction de Tulio Serafin\u00a0! En 1949 elle chantera beaucoup Wagner mais enregistrera aussi son premier disque un mois avant cette captation. On peut y entendre une grande voix impressionnante en studio.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ce <em>Nabucco<\/em>\u00a0nous offre l&rsquo;occasion de l&rsquo;entendre dans les conditions du direct, dans un r\u00f4le extr\u00eamement difficile et dramatique. Disons le tout de suite la qualit\u00e9 de l&rsquo;enregistrement ne nous permet pas vraiment d&rsquo;appr\u00e9cier la prestation de la chanteuse, mais aussi de ses coll\u00e8gues. Si quelques moments sont assez bons (heureusement le grand air d&rsquo;Abigaille par exemple!), d&rsquo;autre sont extr\u00eamement p\u00e9nibles avec beaucoup de souffle, des distorsions et un grand \u00e9loignement. Mais on peut tout de m\u00eame appr\u00e9cier les prestations d&rsquo;une belle distribution.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Gino Becchi<\/strong> est un Nabucco assez impressionnant par la noblesse de ton et le naturel de son chant. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s, <strong>Luciano Neroni<\/strong> se montre magnifique en Zaccaria\u00a0: timbre de bronze, beaut\u00e9 du chant&#8230; qu&rsquo;il est regrettable de ne pas pouvoir en profiter dans toute sa dimension.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis bien s\u00fbr <strong>Maria Callas<\/strong>&#8230; malheureusement, tout comme Zaccaria, la technique est frustrante car il est difficile de bien entendre ce qu&rsquo;elle propose. Mais quelques moments marquent et impressionnent comme le grand air chant\u00e9 avec une insolence et une violence qu&rsquo;on entendra rarement par le suite. Aussi \u00e0 l&rsquo;aise dans l&rsquo;aigu que dans le grave, la voix rugit et se soul\u00e8ve, avec une technique impressionnante vu la largeur de l&rsquo;instrument. Et quelle \u00e9nergie\u00a0! Grave comme aigu sont projet\u00e9 avec un m\u00eame volume sans que jamais on ne sente la difficult\u00e9. Le timbre et la personnalit\u00e9 sont d\u00e9j\u00e0 bien l\u00e0. Peut-\u00eatre qu&rsquo;il lui manque encore un peu de ce fini, de cet art des nuances qui lui viendra par la suite, mais elle rach\u00e8te par un engagement de tous les instants, se lan\u00e7ant dans toutes les emb\u00fbches et m\u00eame en ajoutant d&rsquo;autre comme ce contre-mi b\u00e9mol qui conclut de mani\u00e8re magistrale le troisi\u00e8me acte. Elle rechantera par la suite l&rsquo;air d&rsquo;Abigaille en r\u00e9cital, mais la voix aura alors perdu de cette monumentalit\u00e9 ici pr\u00e9sente\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que dire du chef\u00a0? Difficile de se prononcer tant la qualit\u00e9 est pr\u00e9caire&#8230; mais ce qu&rsquo;on entend est assez bien men\u00e9&#8230; et <strong>Vittorio Gui<\/strong> semble avoir une grande volont\u00e9 quand on entend la cabale qui se produit lors du ch\u0153ur des h\u00e9breux\u00a0: le chef ne s&rsquo;arr\u00eate pas&#8230; et reprendra m\u00eame le ch\u0153ur par la suite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet enregistrement est donc avant tout un document qu&rsquo;il est difficile de consid\u00e9rer comme un enregistrement exploitable. On se demande m\u00eame si ne publier que les extraits les plus marquants ne serait pas une bonne id\u00e9e. Cela mettrait s\u00fbrement en valeurs les chanteurs plus que cet enregistrement complet o\u00f9 l&rsquo;oreille fatigue rapidement et o\u00f9 l&rsquo;auditeur en vient \u00e0 se d\u00e9tacher par moments.<\/p>\n<ul>\n<li>Giuseppe Verdi (1813-1901), Nabucco, Op\u00e9ra en quatre parties<\/li>\n<li>Nabucco, Gino Bechi ; Isamele, Gino Sinimberghi ; Zaccaria, Luciano Neroni ; Abigaille, Maria Callas\u00a0; Fenena, Amalia Pini\u00a0; Il Gran Sacerdote, Iginio Ricc\u00f2\u00a0; Abdallo, Luciano Della Pergola\u00a0; Anna, Silvana Tenti<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre San Carlo, Naples<\/li>\n<li>Orchestre du Th\u00e9\u00e2tre San Carlo, Naples<\/li>\n<li>Vittorio Gui, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844462. Enregistr\u00e9 en direct au San Carlo de Naples, le 20 d\u00e9cembre 1949.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Parsifal.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1501 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Parsifal-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Parsifal-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Parsifal-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Parsifal-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Parsifal.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Ce <em>Parsifal<\/em>\u00a0\u00e9tant un enregistrement r\u00e9alis\u00e9 pour la RAI de Rome, la qualit\u00e9 est toute autre pour ce t\u00e9moignage qui semble assez exotique pour Maria Callas. La grande reine du bel-canto qui chante du Wagner\u00a0? Et bien s\u00fbr en italien\u00a0? Mais on est tomb\u00e9 sur la t\u00eate\u00a0!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pourtant&#8230; si cet enregistrement comme celui de <em>Nabucco<\/em>\u00a0ne peut pas rivaliser avec les autres de la discographie, c&rsquo;est principalement \u00e0 cause de la langue et de la direction d&rsquo;orchestre mais s\u00fbrement pas pour les interpr\u00e9tations vocales qui sont de bon niveau et plein de charisme\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;audition montre un spectre assez \u00e9troit et des moments de saturation lors de l&rsquo;intervention du ch\u0153ur, mais tout cela n&#8217;emp\u00eache s\u00fbrement pas de passer un tr\u00e8s bon moment d&rsquo;\u00e9coute. Comme indiqu\u00e9, plus haut, l&rsquo;italien est au d\u00e9but tr\u00e8s perturbant. Lorsque l&rsquo;on connait la sonorit\u00e9 originale de l&rsquo;allemand, le chant color\u00e9 de l&rsquo;italien sonne \u00e9trangement pour nos oreilles. Mais on finit par s&rsquo;y habituer. Ce qui p\u00eache le plus par contre, c&rsquo;est la captation de l&rsquo;orchestre un peu lointaine, alors que d\u00e9j\u00e0 ce dernier n&rsquo;a rien de vraiment inspir\u00e9. Attention, <strong>Vittorio Gui<\/strong> n&rsquo;est en rien un mauvais chef, mais alors que l&rsquo;on s&rsquo;est habitu\u00e9 \u00e0 des visions beaucoup plus tranchantes ou th\u00e9\u00e2trales, l&rsquo;orchestre semble ici uniquement accompagner les chanteurs sans vraiment les soutenir et dialoguer avec eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution justement est plut\u00f4t bonne car elle affiche quatre r\u00f4les principaux de belle stature. Le moins convaincant est peut-\u00eatre le Parsifal d&rsquo;<strong>Africo Baldelli<\/strong>. Le t\u00e9nor se montre tr\u00e8s musicien et chante avec un beau timbre. Mais il semble bien ext\u00e9rieur \u00e0 son r\u00f4le, chant\u00e9 de mani\u00e8re assez indiff\u00e9rente l\u00e0 o\u00f9 le personnage est au contraire tr\u00e8s complexe. Du beau chant certes, mais sans beaucoup d&rsquo;\u00e9motion. L&rsquo;Amfortas de <strong>Rolando Panerai<\/strong> se montre d\u00e9j\u00e0 beaucoup plus pr\u00e9sent pour ses interventions&#8230; mais ils sont encore faiblement marqu\u00e9s face au Gurnemanz de <strong>Boris Christoff<\/strong>. Plus connus pour ses interpr\u00e9tations dans <em>Boris Godounov<\/em>\u00a0ou <em>Faust<\/em>, il est tr\u00e8s \u00e9tonnant de le trouver aussi pos\u00e9 et naturel. Car ce Gurnemanz poss\u00e8de la stature juste, le ton juste&#8230; un peu de morgue mais aussi beaucoup de noblesse dans ce timbre noir et tenu. Le vieux chevalier se fait alors pr\u00e9dicateur mais sans jamais se d\u00e9partir de sa noblesse. Sa prestation \u00e9tait connue dans un enregistrement de 1960 avec Rita Gorr en Kundry, mais il semble ici encore plus grand que dix ans plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et bien s\u00fbr, <strong>Maria Callas<\/strong>&#8230; elle trouve en Kundry un r\u00f4le qui lui tombe imm\u00e9diatement dans la voix. La tessiture d\u00e9j\u00e0 lui permet d&rsquo;assumer des aigus parfois difficiles pour les titulaires du r\u00f4le tout en ayant des graves ais\u00e9s et naturels. Le timbre aussi semble fait pour cet \u00eatre \u00e9trange\u00a0: rocailleux et soyeux, alternant la plus grande f\u00e9rocit\u00e9 \u00e0 une douceur maternelle parfaite. La voix se d\u00e9ploie sur toute la tessiture avec notamment des cris au deuxi\u00e8me acte qui sont des mod\u00e8les du genre. Mais bien s\u00fbr c&rsquo;est dans la confrontation avec Parsifal qu&rsquo;elle donne toute la mesure de son talent et on a affaire ici d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la grande cantatrice qui offre une personnification impressionnante pour un r\u00f4le chant\u00e9 si peu de fois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus qu&rsquo;une \u00e9tranget\u00e9, c&rsquo;est ici une possibilit\u00e9 que l&rsquo;on entend\u00a0: ce que serait devenu Maria Callas si elle avait continu\u00e9 dans ce r\u00e9pertoire de soprano dramatique&#8230; Nul doute qu&rsquo;avec de bons conseils elle aurait \u00e9t\u00e9 une wagn\u00e9rienne majeure, rivalisant avec une Martha M\u00f6dl par exemple pour le charisme et l&rsquo;intelligence de chant.<\/p>\n<ul>\n<li>Richard Wagner (1813-1883), Parsifal, Festival sacr\u00e9 en trois actes<\/li>\n<li>Kundry, Maria Callas ; Amfortas, Rolando Panerai ; Titurel, Dimitri Lopatto ; Gurnemanz, Boris Christoff\u00a0; Parsifal, Africo Baldelli\u00a0; Klingsor, Giuseppe Modesti\u00a0; Chevaliers du Graal, Mario Frosini \/ Aldo Bertocci\u00a0; Quatre \u00e9cuyers, Silvana Tenti \/ Miti Truccato Page \/ Franco Baldaccini \/ Aldo Bertocci\u00a0; Filles-Fleurs, Lina Pagliughi \/ Renata Boilo \/ Anna Maria Canali \/ Liliana Rossi \/ Silvana Tenti \/ Miti Truccato Page<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de la RAI de Rome<\/li>\n<li>Orchestre de la RAI de Rome<\/li>\n<li>Vittorio Gui, direction<\/li>\n<li>3 CD Warner Classics, 0190295844455. Enregistr\u00e9 en concert \u00e0 l&rsquo;auditorium de la RAI de Rome, les 20 et 21 novembre 1950.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_I_Vespri_Siciliani.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1500 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_I_Vespri_Siciliani-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_I_Vespri_Siciliani-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_I_Vespri_Siciliani-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_I_Vespri_Siciliani-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_I_Vespri_Siciliani.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>M\u00eame si les ann\u00e9es passent, la qualit\u00e9 des enregistrements n&rsquo;augmentent pas beaucoup. Si l&rsquo;on est tout de m\u00eame loin de la difficult\u00e9 de <em>Nabucco<\/em>, on est tout de m\u00eame tr\u00e8s loin de ce que l&rsquo;on peut esp\u00e9rer pour une captation radiophonique de cette \u00e9poque. Le son continue \u00e0 beaucoup bouger (durant le bol\u00e9ro par exemple, on a des changements de volume importants et tr\u00e8s brusques!) et il y a un souffle qui peut \u00eatre tr\u00e8s pr\u00e9sent. Mais tout de m\u00eame l&rsquo;enregistrement est tout \u00e0 fait \u00e9coutable et nous permet surtout de d\u00e9couvrir Maria Callas dans un r\u00f4le qui lui convient parfaitement\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La direction d&rsquo;<strong>Erich Kleiber<\/strong> est pleine de vie et d&rsquo;\u00e9nergie, et donc on ne s&rsquo;ennuie pas une minute durant cet ouvrage. Mais on a l&rsquo;impression que les r\u00e9p\u00e9titions ont \u00e9t\u00e9 peu nombreuses car il y a d&rsquo;\u00e9normes d\u00e9calages par moments avec souvent l&rsquo;orchestre qui court devant ch\u0153ur ou chanteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution r\u00e9unie est assez brillante. Chacun des quatre protagonistes tient tr\u00e8s bien son r\u00f4le. <strong>Enzo Mascherini<\/strong> est un Monfort de belle prestance avec un charisme certain. Il lui manque peut-\u00eatre un peu de brillant et d&rsquo;\u00e9clat, mais la violence est bien l\u00e0. Son fils Arrigo est chant\u00e9 par un <strong>Gi\u00f3rgios Kokoli\u00f3s-Bardi<\/strong> au timbre peu agr\u00e9able, mais qui sait se sortir des emb\u00fbches que Verdi a pos\u00e9 sur la partition. Impressionnante prestation. Enfin, <strong>Boris Christoff<\/strong> s&rsquo;impose encore une fois par sa grandeur\u00a0: son Procida est v\u00e9ritablement saisissant de noirceur. La noblesse de cet homme ajout\u00e9e \u00e0 ce grain de danger qui transpara\u00eet est parfait pour le personnage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis <strong>Maria Callas<\/strong>. Si la chanteuse est d\u00e9j\u00e0 assez habitu\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque \u00e0 chanter Verdi, elle semble avoir ici trouv\u00e9 un r\u00f4le parfait pour elle\u00a0! L&rsquo;arrogance des moyens est exactement similaire \u00e0 l&rsquo;arrogance du personnage. Loin de la jeune fille noble et simple, nous sommes ici face \u00e0 une grande noble qui d\u00e9cide et agit. Vocalement elle est d&rsquo;une aisance sid\u00e9rante\u00a0! La voix a gagn\u00e9 en nuances depuis 1949 il semblerait et cela lui permet d&rsquo;assumer tout et de g\u00e9rer avec facilit\u00e9 le souffle comme la dynamique\u00a0! On a rarement entendu de tels \u00e9carts de puissance et de caract\u00e8re dans cette prestation. Au sommet de ses moyens, elle n&rsquo;a au final qu&rsquo;\u00e0 les exposer pour chanter le r\u00f4le. Et le charisme de la chanteuse ainsi que son g\u00e9nie dramatique fait le reste. Elle a chant\u00e9 d&rsquo;autres r\u00f4les de Verdi encore par la suite, mais comme elle semble ici plus naturelle que dans <em>La Traviata<\/em>, <em>Rigoletto<\/em>\u00a0ou encore <em>Il Trovatore<\/em>. On regrette vraiment que le <em>Don Carlo<\/em>\u00a0en 1954 ne soit pas document\u00e9&#8230; le Grand Op\u00e9ra, m\u00eame traduit en italien, lui convient si bien\u00a0! (de m\u00eame, on regrette qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas accept\u00e9 le r\u00f4le de Valentine dans <em>Les Huguenots<\/em>, o\u00f9 elle aurait pu donner la r\u00e9plique \u00e0 Joan Sutherland, Franco Corelli, Nicolai Ghiaurov et Fiorenza Cossotto!).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grand enregistrement qui nous permet de d\u00e9couvrir une Callas magistrale d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre\u00a0!<\/p>\n<ul>\n<li>Giuseppe Verdi (1813-1901), I Vespri Siciliani, Op\u00e9ra en cinq actes<\/li>\n<li>Guido di Monforte, Enzo Mascherini ; Il sire di B\u00e9thune, Bruno Carmassi ; Il conte Vaudemont, Mario Frosini ; Arrigo, Gi\u00f3rgios Kokoli\u00f3s-Bardi\u00a0; Giovanni da Procida, Boris Christoff\u00a0; La duchessa Elena, Maria Callas\u00a0; Ninetta, Mafalda Masini\u00a0; Tebaldo, Aldo de Paoli\u00a0; Roberto, Lido Pettini\u00a0; Monfredo, Brenno Ristori<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Th\u00e9\u00e2tre Communal de Florence<\/li>\n<li>Orchestre du Th\u00e9\u00e2tre Communal de Florence<\/li>\n<li>Erich Kleiber, direction<\/li>\n<li>3 CD Warner Classics, 0190295844516. Enregistr\u00e9 en direct au Th\u00e9\u00e2tre Communal de Florence, le 26 mai 1951.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Aida.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1499 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Aida-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Aida-300x300.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Aida-150x150.jpg 150w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Aida-200x200.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Callas_Live_Aida.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Voici un r\u00f4le que Maria Callas a enregistr\u00e9 par la suite en studio&#8230; mais en 1955 alors que sa carri\u00e8re avait \u00e9volu\u00e9 et sa voix aussi. S&rsquo;\u00e9loignant du soprano dramatique qu&rsquo;elle \u00e9tait, la chanteuse pr\u00e9f\u00e9rait le bel-canto et les r\u00f4les lyriques. Aussi, \u00e9couter sa prestation en 1951 est une comparaison passionnante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe plusieurs repr\u00e9sentations qui ont \u00e9t\u00e9 capt\u00e9es avec Maria Callas dans le r\u00f4le d&rsquo;Aida. Mais sur le papier, la distribution de cette soir\u00e9e de Mexico est assez dantesque et promet de grand moments de chant\u00a0! La question de la qualit\u00e9 sonore se pose par contre. Et malheureusement, m\u00eame si Warner nous affirme que cet enregistrement fait parti des meilleurs de Callas durant ses tourn\u00e9es en Am\u00e9rique centrale ou du sud, on reste tout de m\u00eame dans un son pr\u00e9caire par moments. Mais la prise de son favorise assez les voix qui restent claires malgr\u00e9 les distorsions ou les bruits parasites. Donc ce n&rsquo;est pas tr\u00e8s confortable, mais tout de m\u00eame assez bon pour passer un tr\u00e8s bon moment musical. D&rsquo;autant plus que les espoirs vocaux ne sont pas vains\u00a0! Et l&rsquo;on a m\u00eame un invit\u00e9 surprise\u00a0: en effet, le souffleur aurait pu \u00eatre cr\u00e9dit\u00e9 tant il est pr\u00e9sent par moments\u00a0!! Du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;orchestre par contre, rien de bien passionnant, mais le chef a d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;avantage de laisser les chanteurs s&rsquo;exprimer et d&rsquo;\u00e9viter les d\u00e9calages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car en effet, ce sont vraiment les chanteurs qui sont rois ici\u00a0! On a droit \u00e0 une version vraiment d\u00e9complex\u00e9e d&rsquo;<em>Aida<\/em>\u00a0avec des artistes qui br\u00fblent les planchent\u00a0: alors bien s\u00fbr, ces aigus tenus sont l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9monstratifs, ces effets v\u00e9ristes un peu d\u00e9plac\u00e9s&#8230; et ce fameux contre-mi lanc\u00e9 par Callas plus impressionnant que vraiment n\u00e9cessaire&#8230; Mais les r\u00f4les principaux sont tellement emport\u00e9s et engag\u00e9s qu&rsquo;on leur pardonne ces petites d\u00e9monstrations\u00a0! Et m\u00eame les petits r\u00f4les sont bien chant\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais comment r\u00e9sister \u00e0 la puissance d&rsquo;un organe comme <strong>Giuseppe Taddei<\/strong> par exemple\u00a0? En deux notes il peut camper cet Amonasro carnassier, ce roi fier qui s&rsquo;oppose et sacrifie sa fille au devoir\u00a0! Le chant est magnifique, jamais tendu dans l&rsquo;aigu qui claque. Le chanteur est parfaitement \u00e0 sa place. Parmi les personnages sombres, l&rsquo;Amneris d&rsquo;<strong>Oralia Dominguez<\/strong> est aussi fascinante\u00a0: la jeune mezzo-soprano est alors au sommet de ses moyens vocaux, avec un timbre chaud et sensuel, une longueur de voix impressionnante&#8230; et ce feu qui gronde\u00a0! La princesse \u00e9gyptienne est l\u00e0 devant nous\u00a0: non pas matrone ou sorci\u00e8re comme parfois. La voix a cette petite vibration qui offre une jeunesse au timbre et l&rsquo;on est renvers\u00e9 par tant de volont\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais aux c\u00f4t\u00e9s de Maria Callas&#8230; c&rsquo;est bien s\u00fbr <strong>Mario del Monaco<\/strong> qui attire tous les regards. Le t\u00e9nor est ici en grande voix et finalement assez sobre par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;il a pu faire par la suite\u00a0! Et quelle voix\u00a0! Le timbre est d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 rare, l&rsquo;aigu est radieux, la puissance magistrale&#8230; alors bien s\u00fbr on est loin des nuances et de la complexit\u00e9 que peuvent apporter d&rsquo;autres t\u00e9nors. Mais ce que propose Del Monaco est tellement naturel et puissamment incarn\u00e9 que l&rsquo;on ne peut que rendre les armes devant cette force de la nature qui discipline une voix magnifique\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin bien s\u00fbr le r\u00f4le titre. <strong>Maria Callas<\/strong> chante le r\u00f4le depuis 1948 et elle en connait donc les moindres recoins. Il est un peu difficile d&rsquo;entendre toutes les nuances, mais on entend toujours cette voix immense\u00a0: grave superbes, medium cors\u00e9&#8230; et aigu d&rsquo;une grande aisance\u00a0! Voir m\u00eame plus quand on entend le contre-mi lanc\u00e9 en fin de deuxi\u00e8me acte\u00a0! Tenu et facile, elle \u00e9crase l&rsquo;orchestre. Mais sa prestation ne se limite pas l\u00e0 car tout au long de la soir\u00e9e, le portrait est trac\u00e9 avec intelligence\u00a0: si le timbre est un peu cors\u00e9 pour l&rsquo;esclave \u00e9thiopienne, l&rsquo;art de la chanteuse nous montre combien elle peut donner vie \u00e0 ce grand personnage tragique. Et \u00e0 cette \u00e9poque de sa carri\u00e8re, elle rayonne. En 1955 la voix ne sera plus aussi imposante et facile. Ici c&rsquo;est une artiste dans la pl\u00e9nitude de ses moyens qui est immortalis\u00e9e, et quand elle est accompagn\u00e9e par des artistes de la trempe de Del Monaco, Dominguez et Taddei, on ne peut qu&rsquo;oublier les petites libert\u00e9s prises&#8230; et prendre l&rsquo;op\u00e9ra comme il vient\u00a0!<\/p>\n<ul>\n<li>Giuseppe Verdi (1813-1901), Aida, Op\u00e9ra en quatre actes<\/li>\n<li>Aida, Maria Callas ; Radam\u00e8s, Mario del Monaco ; Amneris, Oralia Dominguez ; Amonasro, Giuseppe Taddei\u00a0; Ramfis, Roberto Silva\u00a0; Il re d&rsquo;Egitto, Ignacio Ruffino\u00a0; Una sacerdotessa, Rosa Rodriguez\u00a0; Un messaggero, Carlos Sagarminaga<\/li>\n<li>Ch\u0153ur du Palais des Beaux-Arts de Mexico<\/li>\n<li>Orchestre du Palais des Beaux-Arts de Mexico<\/li>\n<li>Oliviero de Fabritiis, direction<\/li>\n<li>2 CD Warner Classics, 0190295844509. Enregistr\u00e9 en direct au Palais des Beaux-Arts de Mexico, le 23 juillet 1951.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Au prochain \u00e9pisode, l&rsquo;ann\u00e9e 1952 avec <em>Armida<\/em>, <em>Rigoletto<\/em>, <em>Norma<\/em> et <em>Macbeth<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l&rsquo;occasion des quarante ans de la mort d&rsquo;une figure mythique, Warner Classics publie un coffret contenant vingt enregistrements en direct de Maria Callas. 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