{"id":1410,"date":"2017-06-20T23:03:37","date_gmt":"2017-06-20T21:03:37","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1410"},"modified":"2017-06-20T23:04:28","modified_gmt":"2017-06-20T21:04:28","slug":"le-timbre-dargent-encore-un-grand-saint-saens-revele","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1410","title":{"rendered":"Le Timbre d&rsquo;Argent, encore un grand ouvrage de Saint-Sa\u00ebns r\u00e9v\u00e9l\u00e9!"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1410\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1408\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_affiche-202x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"370\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_affiche-202x300.jpg 202w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_affiche.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>Apr\u00e8s <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1104\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Proserpine<\/em><\/a>\u00a0et\u00a0<em>Les Barbares<\/em>, voici encore un ouvrage de Camille Saint-Sa\u00ebns qui retrouve les honneurs de la sc\u00e8ne. Mais ce <em>Timbre d&rsquo;Argent<\/em> a un plus grand honneur car c&rsquo;est en version sc\u00e9nique qu&rsquo;il est restitu\u00e9 ici par l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique et la Fondation Bru-Zane. Grand compositeur du XIX\u00e8me si\u00e8cle, Saint-Sa\u00ebns a compos\u00e9 de nombreux op\u00e9ras mais de nos jours seul <em>Samson et Dalila<\/em> reste vivace. Partition foisonnante, l&rsquo;ouvrage repose sur un livret de Jules Barbier et Michel Carr\u00e9&#8230; et l&rsquo;on retrouve ici beaucoup d&rsquo;aspects communs avec le <em>Faust<\/em> de Gounod et <em>Les Contes d&rsquo;Hoffmann<\/em>\u00a0d&rsquo;Offenbach. Le personnage diabolique y est central, et ce pacte avec le mal sont assez significatifs. Le compositeur en a profit\u00e9 pour cr\u00e9er une musique passionnante o\u00f9 se m\u00ealent de nombreuses inspirations, avec en alli\u00e9e du d\u00e9mon un personnage muet de danseuse. La pr\u00e9sence de ce r\u00f4le muet apporte lui aussi une autre dimension \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra du jeune compositeur et l&rsquo;on reste saisi par la richesse d&rsquo;inspiration constante\u00a0!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cr\u00e9\u00e9 en 1877 apr\u00e8s bien des tribulations, l&rsquo;ouvrage de Camille Saint-Sa\u00ebns a toujours eu quelque chose de maudit. En effet, si la composition a \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9e par les bonnes gr\u00e2ces d&rsquo;Auber et Carvalho, il a fallut d\u00e8s le d\u00e9but faire en fonction de ces protecteurs et particuli\u00e8rement du deuxi\u00e8me. Avoir droit \u00e0 un livret de deux grands noms dans le domaine et pr\u00e9voir une cr\u00e9ation au Th\u00e9\u00e2tre Lyrique \u00e9tait un signe de confiance pour celui qui n&rsquo;\u00e9tait alors connu que comme un virtuose et de compositeur complexe. Il veut donc en 1864 se lancer sur la sc\u00e8ne lyrique qui est le meilleur moyen d&rsquo;\u00eatre reconnu \u00e0 Paris. La composition va donc se faire jusqu&rsquo;en 1865 mais finalement la cr\u00e9ation sera finalement pr\u00e9vue pour 1868 mais le Th\u00e9\u00e2tre Lyrique fait faillite. Des propositions de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris, puis de l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique obligent le compositeur et les auteurs \u00e0 adapter la partition et le livret et l&rsquo;on peut esp\u00e9rer la cr\u00e9ation&#8230; mais la guerre de 1870 arrive et bloque la naissance d&rsquo;un chef-d\u2019\u0153uvre, tout comme la chute du second-empire. Saint-Sa\u00ebns propose la pi\u00e8ce \u00e0 la Monnaie de Bruxelles, mais sans succ\u00e8s malgr\u00e9 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;elle provoque chez bien des compositeurs install\u00e9s. Enfin le 23 f\u00e9vrier 1877, le Th\u00e9\u00e2tre Lyrique cr\u00e9\u00e9 l&rsquo;ouvrage qui en dix ans s&rsquo;est m\u00e9tamorphos\u00e9 suite aux quatre versions r\u00e9alis\u00e9es. Quelques reprises vont suivre\u00a0: 1879 \u00e0 Bruxelles, 1904-1905 en Allemagne, 1907 \u00e0 Monte-Carlo&#8230; et enfin 1914 \u00e0 Bruxelles encore. Puis le grand silence jusqu&rsquo;\u00e0 cette ann\u00e9es 2017.<\/p>\n<div id=\"attachment_1398\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1398\" class=\"wp-image-1398\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_1.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1398\" class=\"wp-caption-text\">Acte II.1 : Edgaras Montvidas (Conrad), Rapha\u00eblle Delaunay (Fiammetta), Tassis Christoyannis (Spiridion)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tr\u00e8s exigeant et grand compositeur, Camille Saint-Sa\u00ebns retravaille pour chaque production sa partition. Ainsi, entre 1864 et 1914, c&rsquo;est cinquante an de la vie et de la carri\u00e8re d&rsquo;une immense artiste qui va enrichir l&rsquo;ouvrage. Difficile de savoir actuellement quelle partie vient de quelle r\u00e9vision tant le langage est fluide. Mais on peut se doute que l&rsquo;audace de certaines pages ne peuvent qu&rsquo;\u00eatre le produit d&rsquo;un compositeur d\u00e9j\u00e0 bien avanc\u00e9 alors que quelques pages un peu mi\u00e8vres sont sans doutes des restes du travail original. La maturit\u00e9 du musicien est particuli\u00e8rement marquante dans les passages dans\u00e9s par Fiammetta. En effet tous les styles sont ici repr\u00e9sent\u00e9s depuis la danse classique jusqu&rsquo;\u00e0 des rythmes ramen\u00e9s des nombreux voyages de Saint-Sa\u00ebns. Tout dans cette partition est finalement particuli\u00e8rement vari\u00e9e. Cette disparit\u00e9 des \u00e9poques de composition bien s\u00fbr, mais aussi les formats de l&rsquo;orchestre qui va de la plus grande violence jusqu&rsquo;\u00e0 un accompagnement d&rsquo;une finesse extr\u00eame. M\u00eame les situations sont diff\u00e9rentes. L&rsquo;on passe presque sans effort entre la trivialit\u00e9 d&rsquo;une chanson digne de cabaret \u00e0 un final du deuxi\u00e8me acte d&rsquo;une extr\u00eame tension dramatique et violente. L&rsquo;on pourrait penser que le r\u00e9sultat soit composite et peu agr\u00e9able \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute. Mais il n&rsquo;en est rien car tout se fond \u00e0 merveille. Cette vari\u00e9t\u00e9 d\u00e9brid\u00e9e apporte justement des changements qui surprennent et ravissent. Mais dans ce cas, si cette partition est si formidablement passionnante\u00a0? Pourquoi a-t-elle sombr\u00e9\u00a0? S\u00fbrement car contrairement \u00e0 <em>Samson et Dalila<\/em> (cr\u00e9\u00e9 la m\u00eame ann\u00e9e que le <em>Timbre<\/em>), la construction dramatique y est beaucoup plus complexe et manque de num\u00e9ros bien d\u00e9limit\u00e9s pour \u00eatre facilement retenus. Bien s\u00fbr quelques airs sont tr\u00e8s marquants, mais avec un personnage f\u00e9minin principal qui ne chante pas et un premier r\u00f4le masculin tout tourn\u00e9 vers son d\u00e9mon int\u00e9rieur et qui du coup ne brille pas beaucoup, il n&rsquo;y a rien pour faire r\u00eaver le public. Reste ce diable bien s\u00fbr&#8230; mais il semble qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas eu assez de force pour attirer les oreilles sur l&rsquo;ensemble de la partition.<\/p>\n<div id=\"attachment_1400\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_3.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1400\" class=\"wp-image-1400\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_3-300x185.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"277\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_3-300x185.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_3-768x473.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_3.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1400\" class=\"wp-caption-text\">Acte II.2 : Rapha\u00eblle Delaunay (Fiammetta), Tassis Christoyannis (Spiridion)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mettre en sc\u00e8ne une telle \u0153uvre n&rsquo;est pas simple tant les changements de d\u00e9cors sont nombreux et le fantastique pr\u00e9sent. Pour sa premi\u00e8re mise en sc\u00e8ne d&rsquo;op\u00e9ra, <strong>Guillaume Vincent<\/strong> est inspir\u00e9 de mani\u00e8re assez hi\u00e9ratique. Tout au long de l&rsquo;ouvrage, il a jou\u00e9 avec les rideaux sous toutes leurs formes, cr\u00e9ant ainsi des espaces mobiles et vari\u00e9s, sachant apporter des couleurs et des rendus vraiment beaux et significatifs. Les costumes eux manquent vraiment de beaut\u00e9. En dehors de la noblesse et la distinction du grand costume de Conrad au deuxi\u00e8me acte, les autres naviguent entre le contemporain de mauvais go\u00fbt et les tenues carnavalesques \u00e0 peu de frais. Difficile d&rsquo;\u00eatre fascin\u00e9 par H\u00e9l\u00e8ne dans une robe jaune assez laide, ou m\u00eame impressionn\u00e9 par le diabolique Spiridion avec ses tenues vertes d&rsquo;un rendu douteux. Par contre, il faut porter au cr\u00e9dit du metteur en sc\u00e8ne une direction d&rsquo;acteurs vraiment saisissante et tr\u00e8s naturelle. Mais le grand point positif est la fluidit\u00e9 des changements de d\u00e9cors, avec de nombreux tableaux vari\u00e9s et qui s&rsquo;encha\u00eenent de belle mani\u00e8re.<\/p>\n<div id=\"attachment_1404\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_7.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1404\" class=\"wp-image-1404\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_7-300x188.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"281\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_7-300x188.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_7-768x480.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_7.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1404\" class=\"wp-caption-text\">Acte II.2 : Edgaras Montvidas (Conrad)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais pour cet op\u00e9ra particuli\u00e8rement, la dimension chor\u00e9graphique n&rsquo;est pas \u00e0 n\u00e9gliger vu qu&rsquo;elle donne le seul moyen d&rsquo;expression \u00e0 Fiammetta, celle par qui tout arrive. Personnage fascinant et envo\u00fbtant, elle devrait avoir \u00e0 certains moments une gr\u00e2ce ou une beaut\u00e9 palpable. Malheureusement, ces moments se font tr\u00e8s rares car les danses imagin\u00e9es par <strong>Herman Diephuis<\/strong> sont trop souvent violentes pour \u00eatre fascinantes. Le deuxi\u00e8me acte ainsi s&rsquo;inspire \u00e0 certains moments de Josephine Baker mais manque alors de la sensualit\u00e9 qui devrait enflammer l&rsquo;imagination de Conrad. Cela est peut-\u00eatre encore plus mis en avant par la danseuse <strong>Rapha\u00eblle Delaunay<\/strong>. L&rsquo;artiste est impressionnant et tr\u00e8s charismatique, mais peut-\u00eatre trop justement car en dansant la chor\u00e9graphie, nous sommes plus face \u00e0 un pr\u00e9dateur que face \u00e0 un animal fascinant et attirant. Mais sa prestation reste impressionnante d&rsquo;engagement. Il aurait peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 plus int\u00e9ressant par moments d&rsquo;appuyer plus sur la beaut\u00e9 et la sensualit\u00e9 du personnage que devant cette vision tr\u00e8s sportive et dure.<\/p>\n<div id=\"attachment_1403\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_6.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1403\" class=\"wp-image-1403\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_6-300x214.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"321\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_6-300x214.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_6-768x549.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_6.jpg 1008w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1403\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Edgaras Montvidas (Conrad), H\u00e9l\u00e8ne Guilmette (H\u00e9l\u00e8ne)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour d\u00e9fendre la partition, l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique et la Fondation Bru-Zane ont fait appel \u00e0 des sp\u00e9cialistes de ce r\u00e9pertoire\u00a0: Fran\u00e7ois-Xavier Roth et son orchestre Les Si\u00e8cles, ainsi que Accentus. D\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s remarqu\u00e9s lors de la production de <em>Lakm\u00e9<\/em> sur cette m\u00eame sc\u00e8ne il y a quelques ann\u00e9es, le chef et l&rsquo;orchestre se montrent assez parfaits pour la musique de Saint-Sa\u00ebns. Reprenant les m\u00eames principes de recherche et de retour \u00e0 l&rsquo;origine, <strong>Les Si\u00e8cles<\/strong> jouent sur instruments d&rsquo;\u00e9poque et donc offrent un son diff\u00e9rent des autres orchestre, moins puissant mais aussi plus color\u00e9 et vari\u00e9. Les dynamiques sont plus marqu\u00e9s et l&rsquo;on \u00e9vite l&rsquo;\u00e9paisseur que pourraient prendre par exemple les cordes. Men\u00e9s de main de ma\u00eetre par <strong>Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/strong>, ils font briller la partition de tous ses feux. Grand amateur de Camille Saint-Sa\u00ebns (il dit vouloir redonner les ouvrages du ma\u00eetre\u00a0! Esp\u00e9rons qu&rsquo;il en ait les moyens&#8230;), le chef offre dynamisme mais aussi finesse dans sa lecture. L&rsquo;ouverture gronde et bouillonne avant de se faire po\u00e9tique et d\u00e9licate. Tout au long de la soir\u00e9e c&rsquo;est un vrai festival de d\u00e9monstration technique mais aussi artistique tant le rendu est formidable. <strong>Accentus<\/strong> est aussi comme toujours superbe\u00a0: impliqu\u00e9 sur sc\u00e8ne mais aussi musicalement lumineux, on entend chaque mot et l&rsquo;on voit de vrais acteurs sur sc\u00e8ne. Toujours un superbe travaille men\u00e9 par\u00a0<strong>Christophe Grapperon<\/strong> pour la pr\u00e9paration \u00a0du ch\u0153ur.<\/p>\n<div id=\"attachment_1407\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_10.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1407\" class=\"wp-image-1407\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_10-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_10-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_10-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_10.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1407\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Edgaras Montvidas (Conrad), Rapha\u00eblle Delaunay\u00a0(Fiammetta)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution \u00e0 r\u00e9unir pour cet op\u00e9ra n&rsquo;est pas pl\u00e9thorique mais du coup m\u00eame un petit r\u00f4le a un grand r\u00f4le. Ainsi, la jeune et fra\u00eeche Rosa demande un beau soprano cristallin pour composer ce r\u00f4le tout en candeur. <strong>Julie Devos<\/strong> est particuli\u00e8rement \u00e0 sa place et semble avoir trouv\u00e9 un r\u00e9pertoire et un style assez miraculeux. En effet, la chanteuse \u00e0 tout ce qu&rsquo;il faut pour ces r\u00f4les l\u00e9gers de l&rsquo;op\u00e9ra fran\u00e7ais. Le texte est magnifiquement dit mais il est encore illumin\u00e9 par la beaut\u00e9 et la limpidit\u00e9 du timbre. Chacune de ses interventions est un petit miracle qui \u00e9claire ce t\u00e9n\u00e9breux op\u00e9ra. On peut se r\u00e9jouir de la retrouver l&rsquo;ann\u00e9e prochaine dans le r\u00f4le du page Arthur dans <em>La Nonne Sanglante<\/em> de Gounod sur cette m\u00eame sc\u00e8ne\u00a0! Sa s\u0153ur H\u00e9l\u00e8ne est forc\u00e9ment plus m\u00fbre et se doit de se diff\u00e9rencier. Avec <strong>H\u00e9l\u00e8ne Guilmette<\/strong> on trouve un contraste superbe. La soprano qu\u00e9b\u00e9coise est enceinte de sept mois et ce n&rsquo;est sans doute pas sans cons\u00e9quence sur son chant. En effet alors qu&rsquo;elle avait un timbre tr\u00e8s lumineux, il semble un peu plus sombre et large qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;habitude. Mais en dehors de ce petit alourdissement de la voix, on retrouve toutes les qualit\u00e9s de la chanteuse\u00a0: phras\u00e9 parfait, diction superbe et grande musicalit\u00e9. Le personnage d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne est renforc\u00e9 par cette grossesse car on se trouve non plus face \u00e0 une jeune fille amoureuse, mais une jeune fille amoureuse qui porte l&rsquo;enfant de Conrad&#8230; qui lui ne l&rsquo;aime pas&#8230; Personnage tragique et presque effac\u00e9, cette H\u00e9l\u00e8ne est particuli\u00e8rement attachante car toute d\u00e9vou\u00e9e \u00e0 cet homme. Enfin comment ne pas admirer la prestation de <strong>Yu Shao<\/strong>. Lui qui a commenc\u00e9 sa formation \u00e0 Shanga\u00ef semble pourtant comme un poisson dans l&rsquo;eau ici\u00a0: le timbre l\u00e9ger est superbe, mais surtout c&rsquo;est le style et la diction qui laisse pantois. Trop souvent ces r\u00f4les l\u00e9gers sont chant\u00e9s l\u00e9g\u00e8rement en force avec des moments moins beaux que d&rsquo;autres. Ici tout est fait avec une finesse admirable et dans un fran\u00e7ais de la plus belle eau. Le r\u00f4le de B\u00e9n\u00e9dict, ami fid\u00e8le sacrifi\u00e9, est tr\u00e8s beau dramatiquement bien s\u00fbr car il est le contrepoint parfait de Conrad. Lui a trouv\u00e9 son amour et se satisfait de sa vie. Mais il b\u00e9n\u00e9ficie aussi de deux beaux airs et tout particuli\u00e8rement l&rsquo;air du deuxi\u00e8me acte accompagn\u00e9 au violon (et o\u00f9 il sera rejoint par H\u00e9l\u00e8ne).<\/p>\n<div id=\"attachment_1405\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_8.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1405\" class=\"wp-image-1405\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_8-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_8-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_8-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_8.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1405\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Julie Devos (Rosa), Yu Shao (B\u00e9n\u00e9dict)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les r\u00f4les mal\u00e9fiques sont toujours fascinants et celui de Spiridion ne rompt pas la tradition. La palette d&rsquo;expression est parmi les plus larges que l&rsquo;on puisse imaginer. Depuis le naturel du m\u00e9decin au premier acte jusqu&rsquo;au diable incarn\u00e9 au dernier acte expliquant la mal\u00e9diction du timbre&#8230; en passant par la chanson de italienne qui semble d&rsquo;un autre temps vu son caract\u00e8re comique mais aussi fort bien fait. Tous ces modes d&rsquo;expression demandent un grand interpr\u00e8te pour justement les mettre bien en avant. Et c&rsquo;est le polymorphe <strong>Tassis Christoyannis<\/strong> qui endosse les diff\u00e9rents habits du diable. Celui qui chante avec un m\u00eame talent Rameau, Lecoq, Verdi ou Gounod ne peut que triompher et savoir se montrer aussi versatile que le r\u00f4le l&rsquo;exige. Et il faut bien avouer qu&rsquo;il occupe la sc\u00e8ne et la soir\u00e9e avec un brio incontestable. Que ce soit lors du l\u00e9ger \u00ab\u00a0De Naples \u00e0 Florence\u00a0\u00bb ou le r\u00e9cit du Timbre, il trouve toujours le ton juste sans forcer le trait. La chanson pourrait vite sombrer dans le mauvais go\u00fbt mais il sait lui offrir juste ce qu&rsquo;il faut de d\u00e9rision pour \u00e9viter cela. Et cette pr\u00e9sence sc\u00e9nique\u00a0! Le chanteur br\u00fble les planches et investi chaque mot avec gourmandise pour en trouver le sens et l&rsquo;exposer avec le plus de couleurs possible au public. La diction est bien s\u00fbr confondante d&rsquo;aisance&#8230; Le baryton grec continue \u00e0 chaque repr\u00e9sentation \u00e0 impressionner par la beaut\u00e9 du timbre et cette puissance \u00e9vocatrice qu&rsquo;il sait lui insuffler avec un style parfait. Un immense artiste\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1401\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_4.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1401\" class=\"wp-image-1401\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_4-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_4-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_4-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_4.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1401\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV.2 : Rapha\u00eblle Delaunay (Fiammetta)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin le r\u00f4le principal de Conrad&#8230; r\u00f4le au combien difficile et exigeant mais qui \u00e9trangement n&rsquo;a pas vraiment de grand air reconnaissable. Pourtant le temps de chant est tr\u00e8s important et sa pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne l&rsquo;est encore plus. Mais le personnage est \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;un Werther, tout entier tourn\u00e9 vers sa passion qui le d\u00e9vore ou son mal-\u00eatre. Demandant une grande puissance \u00e0 certains moments pour lutter contre l&rsquo;orchestre d\u00e9cha\u00een\u00e9 que lui oppose Saint-Sa\u00ebns, il doit aussi montrer toute cette peine et cette douleur exprim\u00e9e \u00e0 mi-mots au troisi\u00e8me acte, cette r\u00e9signation. <strong>Edgaras Montvidas<\/strong> a d\u00e9j\u00e0 abord\u00e9 ce genre de r\u00f4le avec par exemple le <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=677\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Dante<\/em><\/a> de Godard. Il se coule donc avec beaucoup de naturel dans ce r\u00f4le complexe. Le timbre assez \u00e9trange et peu homog\u00e8ne du t\u00e9nor fait ici merveille\u00a0: l&rsquo;on ne peut imaginer Conrad avec une voix lisse et ronde. Il lui faut la douleur contenue et cette passion d\u00e9vorante. Edgaras Montvidas tient ainsi la sc\u00e8ne durant presque tout l&rsquo;op\u00e9ra par sa pr\u00e9sence muette ou vocale, d&rsquo;une grande \u00e9l\u00e9gance sc\u00e9nique et d&rsquo;un tr\u00e8s beau style fran\u00e7ais. Le seul petit reproche que l&rsquo;on peut lui faire serait de n&rsquo;avoir par la diction aussi naturelle que ses camarades. Mais devant la difficult\u00e9 du r\u00f4le et l&rsquo;investissement qu&rsquo;il y met, on reste muet et l&rsquo;on appr\u00e9cie cette grande interpr\u00e9tation pleine de vie.<\/p>\n<div id=\"attachment_1406\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_9.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1406\" class=\"wp-image-1406\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_9-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"253\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_9-300x169.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_9-768x432.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_9.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1406\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV.2 : Tassis Christoyannis (Spiridion), Adgaras Montvidas (Conrad)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 quelques \u00e9l\u00e9ments de la mise en sc\u00e8ne, on assiste lors de cette recr\u00e9ation \u00e0 un spectacle grandiose. Rejouer une telle partition est une prise de risque tant elle est \u00e9trange et fascinante. D&rsquo;ailleurs on peut noter le d\u00e9part de spectateurs apr\u00e8s l&rsquo;entracte. Mais c&rsquo;est justement \u00e0 porter au cr\u00e9dit de l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique et la Fondation Bru-Zane. Ce <em>Timbre d&rsquo;Argent<\/em> tenait extr\u00eamement \u00e0 c\u0153ur de Camille Saint-Sa\u00ebns et c&rsquo;est lui faire honneur de remettre cet ouvrage sur la sc\u00e8ne. Et quels beaux moyens. On esp\u00e8re que ce retour sera suivi d&rsquo;une publication mais aussi que les autres op\u00e9ras du compositeur aient la chance d&rsquo;\u00eatre de nouveau entendus. <em>Henry VIII<\/em>, <em>Etienne Marcel<\/em>, <em>Proserpine<\/em>, <em>H\u00e9l\u00e8ne<\/em>, <em>les Barbares<\/em> et maintenant <em>le Timbre d&rsquo;Argent<\/em>&#8230; il nous reste encore six ouvrages \u00e0 d\u00e9couvrir et \u00e0 en juger par la qualit\u00e9 de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 remont\u00e9s, on peut penser encore \u00e0 des chefs-d\u2019\u0153uvre\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1402\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_5.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1402\" class=\"wp-image-1402\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_5-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"253\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_5-300x169.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_5-768x432.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/le_timbre_d_argent_5.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1402\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV.2 : H\u00e9l\u00e8ne Guilmette (H\u00e9l\u00e8ne), Edgaras Montvidas (Conrad)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>L&rsquo;ouvrage sera diffus\u00e9 le dimanche 2 juillet sur France Musique, et l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique pr\u00e9voit une diffusion vid\u00e9o en replay dans les semaines qui viennent.<\/em><\/p>\n<ul>\n<li class=\"western\">Paris<\/li>\n<li class=\"western\">Op\u00e9ra-Comique<\/li>\n<li class=\"western\">17 juin 2017<\/li>\n<li class=\"western\">Camille Saint-Sa\u00ebns (1835-1921), Le Timbre d&rsquo;Argent, Op\u00e9ra en quatre actes et huit tableaux<\/li>\n<li class=\"western\">Mise en sc\u00e8ne, Guillaume Vincent\u00a0; D\u00e9cors, James Brandily\u00a0; Cr\u00e9ation vid\u00e9o, Baptiste Klein\u00a0; Costumes, Fanny Brouste\u00a0; Lumi\u00e8res, Kelig Le Bars\u00a0; Chor\u00e9graphie, Herman Diephuis\u00a0; Magicien, Beno\u00eet Dattez<\/li>\n<li class=\"western\">Circ\u00e9\/Fiammetta, Rapha\u00eblle Delaunay\u00a0; Conrad, Edgaras Montvidas\u00a0; H\u00e9l\u00e8ne, H\u00e9l\u00e8ne Guilmette\u00a0; Spiridion, Tassis Christoyannis\u00a0; B\u00e9n\u00e9dict, Yu Shao\u00a0; Rosa, Jodie Devos\u00a0; Patrick, Jean-Yves Ravoux\u00a0; Frantz, Matthieu Chapuis<\/li>\n<li class=\"western\">Accentus<\/li>\n<li class=\"western\">Les Si\u00e8cles<\/li>\n<li class=\"western\">Fran\u00e7ois-Xavier Roth, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s Proserpine\u00a0et\u00a0Les Barbares, voici encore un ouvrage de Camille Saint-Sa\u00ebns qui retrouve les honneurs de la sc\u00e8ne. 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