{"id":1282,"date":"2017-04-24T23:02:58","date_gmt":"2017-04-24T21:02:58","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1282"},"modified":"2017-04-26T10:15:38","modified_gmt":"2017-04-26T08:15:38","slug":"rimsky-korsakov-et-sa-fille-des-neiges","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1282","title":{"rendered":"Rimsky-Korsakov et sa Fille de Neige \u00e0 Bastille"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_5.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1289 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_5-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_5-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_5-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_5-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_5.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Enfin\u00a0!! Apr\u00e8s un <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=498\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Rimsky-Korsakov<\/a> en version de concert \u00e0 la Philharmonie la saison derni\u00e8re, voici que le compositeur se voit offrir une nouvelle production sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris. Avec <em>Snegourotchka<\/em>, nous n&rsquo;avons peut-\u00eatre pas la partition la plus personnelle et foisonnante du compositeur, mais enfin l&rsquo;on peut vivre l&rsquo;une de ses \u0153uvres dans son int\u00e9gralit\u00e9. Il y a quelques saisons la rumeur parlait de <em>Kit\u00e8ge<\/em> et nous aurions alors eu l&rsquo;un des chefs d\u2019\u0153uvres de Rimsky-Korsakov. Le choix de cet op\u00e9ra semble assez \u00e9trange tant il est typiquement russe et marqu\u00e9 par la tradition l\u00e0 o\u00f9 d&rsquo;autres de ses ouvrages sont plus \u00e9piques et dramatiques. Et \u00e0 l&rsquo;origine la distribution r\u00e9unie semblait \u00e9trange avec la majorit\u00e9 des grands r\u00f4les tenus par des artistes non russophones. Mais deux annulations ont rendu cette troupe de chanteurs beaucoup plus homog\u00e8nes m\u00eame si l&rsquo;on perdait un peu en \u00e9clat. De l&rsquo;\u00e9clat justement on pouvait aussi en attendre du metteur en sc\u00e8ne Dmitri Tcherniakov qui propose toujours un spectacle personnel et controvers\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cr\u00e9\u00e9 en 1882, <em>Snegourotchka<\/em> est le troisi\u00e8me op\u00e9ra du compositeur. Avec <em>La Pskovitaine<\/em>, Rimsky-Korsakov \u00e9voluait dans un style assez proche de son ami Moussorgsky. Puis <em>La Nuit de Mai<\/em> permettait de d\u00e9couvrir tout l&rsquo;univers f\u00e9\u00e9rique et comique cher au compositeur. Cette <em>Fille de Neige<\/em> se trouve encore dans les ouvrages de jeunesse si l&rsquo;on peut dire pour un homme qui avait alors 38 ans. Si l&rsquo;on compare aux chefs d\u2019\u0153uvre qui suivront, il faut bien avouer qu&rsquo;il manque un souffle et une p\u00e2te plus affirm\u00e9e pour vraiment s&rsquo;imposer face \u00e0 la flamboyance du <em>Coq d&rsquo;Or<\/em>, la grandeur de <em>Sadko<\/em> ou la finesse de <em>Mozart et Salieri<\/em>. Certains passages d\u00e9montrent d\u00e9j\u00e0 une belle science des couleurs et des rythmes avec des ch\u0153urs et des alliages d&rsquo;instruments qui feront la beaut\u00e9 des op\u00e9ras qui suivront. L&rsquo;histoire n&rsquo;aide pas forc\u00e9ment \u00e0 passionner les foules tant elle manque de tension. On se trouve devant une mise en musique d&rsquo;une l\u00e9gende avec toutes les longueurs que cela peut supposer. Le prologue est une mise au point des \u00e9l\u00e9ments alors qu&rsquo;il aurait pu \u00eatre int\u00e9gr\u00e9 dans le premier acte. Les ensembles des ch\u0153urs sont aussi particuli\u00e8rement beau mais ne font jamais avancer l&rsquo;histoire. Nous sommes face \u00e0 une grande peinture o\u00f9 Rimsky-Korsakov \u00e9tale sa musique et ses id\u00e9es de superbe mani\u00e8re mais sans r\u00e9ussir \u00e0 toujours soutenir l&rsquo;int\u00e9r\u00eat dramatique. Pourtant, l&rsquo;\u00e9criture musicale est passionnante de vari\u00e9t\u00e9 et d&rsquo;inventivit\u00e9. Mais la structure est encore trop l\u00e2che et manque un peu de tenue pour passionner le spectateur occidental. La culture russe nous est trop inconnue pour totalement comprendre ces chants, ces r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la m\u00e9lodie folklorique ou ces personnages all\u00e9goriques.<\/p>\n<div id=\"attachment_1292\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_12.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1292\" class=\"wp-image-1292\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_12-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_12-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_12-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_12-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_12.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1292\" class=\"wp-caption-text\">Elena Manistina (La F\u00e9e Printemps), Aida Garifullina (Snegourotchka), Vladimir Ognovenko (Le Bonhomme Hiver)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dmitri Tcherniakov<\/strong> est connu pour ses relectures assez originales voir m\u00eame totalement folle des ouvrages qu&rsquo;il traite. Souvent tr\u00e8s inspir\u00e9 par les op\u00e9ra russes il avait offert une surprise avec <em>Ruslan et Ludmila<\/em> o\u00f9 la premi\u00e8re sc\u00e8ne semblait parfaitement traditionnelle avant que l&rsquo;on d\u00e9couvre que ce n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;une reconstitution de mariage traditionnel et qu&rsquo;il ne nous ram\u00e8ne dans le monde actuel. Pour cette <em>Snegourotchka<\/em> le cheminement est presque inverse. Avant que le spectacle ne commence, nous voyons une sorte de campement dans la for\u00eat avec des jeunes gens de notre \u00e9poque entour\u00e9s par des roulottes plus proches de la maison que de la caravane. Le rideau se baisse et nous avons confirmation que la mise en sc\u00e8ne est de Tcherniakov\u00a0: le prologue nous montre dans sa premi\u00e8re partie une salle de danse pour assister \u00e0 la rencontre entre la F\u00e9e Printemps et le Bonhomme Hiver. Costumes actuels et d\u00e9cors arides\u00a0: nous sommes parfaitement dans les standards du metteur en sc\u00e8ne. Cette sc\u00e8ne nous pr\u00e9sente la belle Snegourotchka sous les traits d&rsquo;une jeune fille timide face \u00e0 un p\u00e8re renfrogn\u00e9 et une m\u00e8re proche de la bonne f\u00e9e avec sa troupe d&rsquo;enfants habill\u00e9s en animaux de la for\u00eat comme suite. Mais une fois que le choix est fait de laisser la jeune fille dans le monde r\u00e9el, cette salle se d\u00e9sagr\u00e8ge et l&rsquo;on entend un ch\u0153ur&#8230; alors que les \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor disparaissent, le campement revient du fond de sc\u00e8ne pour occuper de nouveau l&rsquo;espace. On peut noter d\u00e9j\u00e0 quelques costumes d&rsquo;aspect traditionnel m\u00e9lang\u00e9s aux contemporains&#8230; Au cours de l&rsquo;ouvrage, on verra que les costumes anciens sont de plus en plus nombreux alors que les costumes r\u00e9cents finissent par dispara\u00eetre, recouverts par une chemise traditionnelle. Le metteur en sc\u00e8ne d\u00e9pouille doucement sa sc\u00e8ne pour ne garder finalement que la nature. Les premier et deuxi\u00e8me actes retrouvent le campement de caravane alors que le troisi\u00e8me nous montre une grande for\u00eat habill\u00e9e de d\u00e9corations de f\u00eate. Puis arrive au quatri\u00e8me acte la for\u00eat dans sa nudit\u00e9 avec des \u00e9clairages sombres. L&rsquo;apparition de la m\u00e8re de Snegourotchka sera d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une belle f\u00e9\u00e9rie avec ces arbres mouvants. L&rsquo;immobilisme revient pour le lever de soleil qui \u00e9claire magnifiquement cette for\u00eat si bien rendue par les d\u00e9cors, dans toute sa simplicit\u00e9. On passe donc d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 assez crue et terne \u00e0 un espace naturel et ensoleill\u00e9, comme une plong\u00e9e par \u00e9tape vers la simplicit\u00e9 du conte qui nous est propos\u00e9. D\u00e9cors et costumes sont superbes et il ne faut surtout pas oublier une direction d&rsquo;acteurs d&rsquo;une immense pr\u00e9cision.<\/p>\n<div id=\"attachment_1283\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_11.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1283\" class=\"wp-image-1283\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_11-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_11-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_11-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_11-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_11.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1283\" class=\"wp-caption-text\">Prologue : Elena Manistina (La F\u00e9e Printemps)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Seuls petits d\u00e9fauts, la personnification de certains r\u00f4les sont un peu d\u00e9tourn\u00e9s sans non plus les prendre \u00e0 contre pied totalement. Le plus marquant est celui de Lel pr\u00e9sent\u00e9 d\u00e8s sa premi\u00e8re apparition comme un homme assez superficiel, plus occup\u00e9 \u00e0 montrer ses bras et remettre ses cheveux en place qu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;imposer comme un barde dans toute la grandeur que cela suppose. Il veut \u00eatre regard\u00e9 et admir\u00e9 avant toute chose et ne se d\u00e9partira pas de cet aspect. A tel point que le duo d&rsquo;amour du troisi\u00e8me acte entre lui et Koupava est repr\u00e9sent\u00e9 comme surjou\u00e9 afin d&rsquo;\u00eatre s\u00fbr que la jeune Snegourotchka entende bien cet amour qu&rsquo;elle ne connait pas. Les deux mari\u00e9s rient de sa r\u00e9action et continuent \u00e0 lui jeter un amour inconnu \u00e0 la figure. Et puis toujours sur Lel, comment ne pas \u00eatre surpris de retrouver un contre-t\u00e9nor dans ce r\u00f4le de mezzo-soprano&#8230; certes sc\u00e9niquement nous sommes peut-\u00eatre plus proche d&rsquo;un aspect r\u00e9aliste, mais vocalement le rendu n&rsquo;est pas du tout le m\u00eame\u00a0! Petite remarque aussi sur le Tsar Berende\u00ef qui est ici repr\u00e9sent\u00e9 comme un homme totalement d\u00e9connect\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 et sans aucune noblesse&#8230; \u00e9trange comme choix. Et dramatiquement, la seule v\u00e9ritable entorse \u00e0 l&rsquo;histoire originale est la d\u00e9claration d&rsquo;amour \u00e0 Lel de la part de Snegourotchka en lieu et place de Mizguir.<\/p>\n<div id=\"attachment_1284\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_10.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1284\" class=\"wp-image-1284\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_10-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_10-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_10-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_10-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_10.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1284\" class=\"wp-caption-text\">Prologue : Aida Garifullina (Snegourotchka)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme tout ouvrage de Rimsky-Korsakov, l&rsquo;orchestre est tr\u00e8s sollicit\u00e9 pour cr\u00e9er les diff\u00e9rentes ambiances et les langages si particuliers de chacun des personnages. Le chef <strong>Mikhail Tatamikov<\/strong> offre d&rsquo;assez beaux moments mais malheureusement d&rsquo;autres manquent de finesse ou de tension. Ainsi certains passages sonnent un peu trop violents alors que d&rsquo;autres semblent assez inexistants. Il faut dire que l&rsquo;orchestre n&rsquo;est pas \u00e0 son meilleur. Les couleurs sont assez pauvres mais aussi il y a un manque de finesse dans les pupitres. Ainsi le rendu est assez terne \u00e0 bien des moments. Le ch\u0153ur lui aussi semble manquer de coh\u00e9sion alors qu&rsquo;il est tr\u00e8s souvent demand\u00e9. Les passages les plus complexes sont au final les plus beaux comme le ch\u0153ur qui ouvre le deuxi\u00e8me acte avant l&rsquo;apparition du Tsar Berende\u00ef.<\/p>\n<div id=\"attachment_1286\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_3.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1286\" class=\"wp-image-1286\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_3-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_3-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_3-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_3-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_3.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1286\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Martina Serafin (Kupava)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour monter cet op\u00e9ra, il faut de nombreux chanteurs charismatiques car en dehors de la jeune fille, il n&rsquo;y a pas de r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant. L&rsquo;Op\u00e9ra de Paris avait os\u00e9 proposer une distribution avec de nombreux personnages chant\u00e9s par des non-slaves ce qui est assez rare surtout pour des ouvrages aussi peu donn\u00e9s. Mais deux annulations (Ram\u00f3n Vargas pour le Tsar Berende\u00ef apr\u00e8s Luciana D&rsquo;Intino en F\u00e9e Printemps) on fait retrouver un \u00e9quilibre plus traditionnel. Les petits r\u00f4les sont bien tenus mais n&rsquo;ont au final que quelques phrases \u00e0 chanter. Par contre, on retiendra la superbe et p\u00e9n\u00e9trante prestation de <strong>Vasily Efimov<\/strong> dans le r\u00f4le de l&rsquo;Esprit des Bois. La voix claque et sonne imp\u00e9rative comme cet esprit vengeur doit l&rsquo;\u00eatre. De m\u00eame, le couple de vieillards qui adoptent Snegourotchka sont parfaits dans leurs r\u00f4les avec une belle gouaille, dans la lign\u00e9e des personnages populaires russes.<\/p>\n<div id=\"attachment_1285\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_9.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1285\" class=\"wp-image-1285\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_9-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_9-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_9-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_9-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_9.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1285\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Aida Gariffulina (Snegourotchka), Thomas Johannes Mayer (Mizguir), Bobyl Vasily Gorshkov (Bakula), Carole Wilson (Bobylicka)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les vrais parents de l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne sont eux chant\u00e9s avec un certain charisme par <strong>Vladimir Ognovenko<\/strong> et <strong>Elena Manistina<\/strong>. Le P\u00e8re Gel n&rsquo;appara\u00eet que tr\u00e8s peu dans l&rsquo;ouvrage et uniquement lors du prologue pour remettre sa fille entre les mains des hommes. La voix est d&rsquo;une superbe tenue et d&rsquo;un impact certain. Mais le r\u00f4le est au final tr\u00e8s r\u00e9duit par rapport \u00e0 celui de la F\u00e9e Printemps. Apr\u00e8s deux changements de distribution, c&rsquo;est finalement Elena Manistina qui chante ce r\u00f4le. La chanteuse tient solidement sa place mais a besoin d&rsquo;un petit temps pour vraiment se faire entendre. Est-ce la faute au d\u00e9cor o\u00f9 \u00e0 une voix peu chaude\u00a0? Toujours est-il que dans le prologue et surtout au d\u00e9but de celui-ci, la cantatrice peine \u00e0 se faire entendre dans le grave et le medium. Les r\u00e9citatifs sont ainsi totalement absents alors que les passages plus lyriques montrent une voix beaucoup plus pr\u00e9sente. Ses interventions montrent une belle voix chaude \u00e0 laquelle il manque juste un peu plus d&rsquo;autorit\u00e9. Mais son apparition dans le dernier acte est superbe de galbe et de douceur. Vraie m\u00e8re avant tout, elle se montre sous son meilleur jour dans son don de l&rsquo;amour \u00e0 sa fille.<\/p>\n<div id=\"attachment_1291\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_7.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1291\" class=\"wp-image-1291\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_7-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_7-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_7-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_7-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_7.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1291\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Aida Garifullina (Snegourotchka)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le quatuor amoureux autour de Snegourotchka, les deux hommes et la femme sont distribu\u00e9s de mani\u00e8re assez h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Le moins convaincant est sans conteste le Mizguir de <strong>Thomas Johannes Mayer<\/strong>. Baryton-basse plus habitu\u00e9 \u00e0 Wagner, il n&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 pas re\u00e7u beaucoup d&rsquo;\u00e9loges dans son apparition chez Gluck il y a quelques mois \u00e0 Garnier. Et ici on retrouve sensiblement les m\u00eames critiques lues \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque\u00a0: la voix peine grandement \u00e0 sortir et n&rsquo;est souvent qu&rsquo;un grondement peu projet\u00e9. Le premier acte est vraiment \u00e9trange tant on ne l&rsquo;entend pas chanter\u00a0: aucun legato et m\u00eame aucune puissance\u00a0! C&rsquo;est finalement durant le troisi\u00e8me acte qu&rsquo;il r\u00e9ussit \u00e0 se lib\u00e9rer l\u00e9g\u00e8rement. Mais la voix reste frustre et manque de noblesse. Oui Mizguir n&rsquo;est pas un personnage d\u00e9licat mais Rimsky m\u00e9rite mieux au niveau du chant que cette fa\u00e7on violente. Au contraire, <strong>Martina Serafin<\/strong> offre une splendide Koupava d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre, sachant parfaitement doser le m\u00e9tal et la rondeur de sa voix. Le premier acte la trouve \u00e0 la fois douce et sensuelle puis finalement se montre d&rsquo;une violence et d&rsquo;un tranchant parfaits\u00a0! Alors qu&rsquo;elle avait \u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9cevante dans <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1176\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Lohengrin<\/em><\/a> ou dans <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=291\"><em>Tosca<\/em><\/a>, elle nous est ici d\u00e9voil\u00e9e dans sa plus belle face pour un r\u00f4le passionnant et tr\u00e8s vari\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_1290\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_6.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1290\" class=\"wp-image-1290\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_6-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_6-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_6-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_6-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_6.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1290\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Aida Gariffulina (Snegourotchka), Thomas Johannes Mayer (Mizguir)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour rester dans ces amoureux difficiles, il y a bien Lel&#8230; habituellement distribu\u00e9 \u00e0 un mezzo-soprano voir un alto, Tcherniakov comme \u00e0 son habitude pr\u00e9f\u00e8re un contre-t\u00e9nor. <strong>Yuriy Mynenko<\/strong> avait d\u00e9j\u00e0 chant\u00e9 Ratmir pour le m\u00eame metteur en sc\u00e8ne \u00e0 Moscou dans <em>Ruslan et Ludmila<\/em>. On retrouve les m\u00eames qualit\u00e9s et les m\u00eames limites. La voix est intrins\u00e8quement assez belle mais manque cruellement de volume et de rondeur. Le medium et le grave sont confidentiels alors que l&rsquo;aigu peu parfois \u00eatre un l\u00e9g\u00e8rement tendu. Techniquement le chant est lui aussi tr\u00e8s bien rendu mais manque de largeur pour s&rsquo;imposer sur les courbes m\u00e9lodiques enivrantes qu&rsquo;a imagin\u00e9 Rimsky-Korsakov pour ce barde. Chacun de ses chants sont de beaux moments mais ils n&rsquo;arrivent pas \u00e0 emporter l&rsquo;auditeur dans un monde r\u00eav\u00e9\u00a0: comme sc\u00e9niquement (mais cela semble \u00eatre voulu par le metteur en sc\u00e8ne), le chant est trop fabriqu\u00e9 pour toucher le c\u0153ur des spectateurs. Le m\u00eame manque de beaut\u00e9 et de rondeur caract\u00e9rise la prestation de <strong>Maxim Paster<\/strong> dans le r\u00f4le du Tsar Berende\u00ef. Le personnage n&rsquo;est pas dramatiquement tr\u00e8s affirm\u00e9, mais il poss\u00e8de au deuxi\u00e8me acte deux cavatines magnifiques. Or le t\u00e9nor choisi n&rsquo;a pas la beaut\u00e9 de voix pour rendre justice \u00e0 ses interventions. Alors que par le pass\u00e9 il \u00e9tait offert aux plus grands t\u00e9nors lyriques des sc\u00e8nes russes (Leonid Sobinov, Sergei Lemeshev ou Ivan Kozlovsky par exemple!), nous avons ici plus un t\u00e9nor de caract\u00e8re. Cela s&rsquo;accorde assez bien au personnage balourd voulu par Tcherniakov mais la partition s&rsquo;en ressent tant le personnage perd de sa beaut\u00e9. Ram\u00f3n Vargas initialement pr\u00e9vu pour le r\u00f4le aurait sans nul doute rendu beaucoup mieux justice au r\u00f4le.<\/p>\n<div id=\"attachment_1288\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_4.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1288\" class=\"wp-image-1288\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_4-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_4-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_4-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_4-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_4.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1288\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV : Aida Garifullina (Snegourotchka)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, la grande triomphatrice de la soir\u00e9e est bien s\u00fbr <strong>Aida Garifullina<\/strong>\u00a0! La jeune soprano russe avais d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 une voix assez belle mais souvent un manque cruel d&rsquo;approfondissement chez ses personnages. Est-ce le r\u00f4le de Snegourotchka ou la direction du metteur en sc\u00e8ne qui l&rsquo;a particuli\u00e8rement motiv\u00e9\u00a0? Toujours est-il que du d\u00e9but \u00e0 la fin elle semble poss\u00e9d\u00e9e par cette jeune fille fragile et d\u00e9licate. Physiquement totalement cr\u00e9dible elle montre toute la torture de son \u00e2me qui n&rsquo;arrive pas \u00e0 aimer malgr\u00e9 toute la volont\u00e9 qu&rsquo;elle y met. Le chant est tout aussi marquant avec un d\u00e9but totalement \u00e9th\u00e9r\u00e9 \u00e9voluant doucement alors que la jeune fille grandit\u00a0: cela finit par ce lyrisme puissant lors de la d\u00e9claration de son amour \u00e0 Mizguir alors que juste avant le d\u00e9sespoir \u00e9tait poignant. La voix est superbe avec un petit grelot qui donne de la fragilit\u00e9 \u00e0 une voix qui pourrait sinon \u00eatre l\u00e9g\u00e8rement agressive. Elle \u00e9blouit par la lumi\u00e8re du timbre et de l&rsquo;aigu mais aussi par la finesse de son chant et des \u00e9motions qu&rsquo;elle distille. Le personnage est passionnant mais elle en offre une composition d&rsquo;une grande intensit\u00e9 tant vocalement que dramatiquement.<\/p>\n<div id=\"attachment_1287\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1287\" class=\"wp-image-1287\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_1-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_1.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1287\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV : Elena Manistina (La F\u00e9e Printemps), Aida Garifullina (Snegourotchka)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grand plaisir de d\u00e9couvrir cet op\u00e9ra de Rimsky-Korsakov dans une tr\u00e8s belle mise en sc\u00e8ne de Dmitri Tcherniakov. Il est juste regrettable que la distribution ne soit pas tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement. Mais avec Aida Garifullina nous avons tout de m\u00eame un r\u00f4le titre assez parfait&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>\u00c0 noter la diffusion le 25 avril \u00e0 19h de cette Snegourotchka sur Arte Concert, puis le 14 mai \u00e0 20h sur France Musique.<\/em><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_1301\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/concert.arte.tv\/fr\/la-fille-de-neige-de-nikolai-rimski-korsakov-lopera-de-paris\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1301\" class=\"wp-image-1301\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_arte-300x170.jpg\" alt=\"Cliquer pour acc\u00e9der \u00e0 la vid\u00e9o\" width=\"500\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_arte-300x170.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_arte-768x435.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/snegourotchka_arte.jpg 955w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1301\" class=\"wp-caption-text\">La vid\u00e9o est disponible sur le site Arte Concert. Cliquer sur l&rsquo;image pour y acc\u00e9der&#8230;<\/p><\/div>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Op\u00e9ra Bastille<\/li>\n<li>20 avril 2017<\/li>\n<li>Nikola\u00ef Rimski-Korsakov (1844-1908), Snegourotchka, op\u00e9ra en quatre actes et un prologue<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne et d\u00e9cors, Dmitri Tcherniakov\u00a0; Costumes, Elena Zaitseva\u00a0; Lumi\u00e8res, Gleb Filshtinsky\u00a0; Vid\u00e9o, Tieni Burkhalter<\/li>\n<li>Snegourotchka, Aida Garifullina\u00a0; Lel, Yuriy Mynenko\u00a0; Kupava, Martina Serafin\u00a0; Tzar Berende\u00ef, Maxim Paster\u00a0; Mizguir, Thomas Johannes Mayer\u00a0; La F\u00e9e Printemps, Elena Manistina\u00a0; Le Bonhomme Hiver, Vladimir Ognovenko\u00a0; Bermiata, Franz Hawlata\u00a0; Bobyl Bakula, Vasily Gorshkov\u00a0; Bobylicka, Carole Wilson\u00a0; L&rsquo;Esprit des Bois, Vasily Efimov\u00a0; Premier H\u00e9raut, Vincent Morell\u00a0; Deuxi\u00e8me H\u00e9raut, Pierpaolo Palloni\u00a0; Un Page, Olga Oussova<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Mikhail Tatarnikov, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enfin\u00a0!! 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