{"id":1176,"date":"2017-02-11T18:53:16","date_gmt":"2017-02-11T17:53:16","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1176"},"modified":"2017-02-11T18:53:16","modified_gmt":"2017-02-11T17:53:16","slug":"lohengrin-deuxieme-distribution-luxueuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1176","title":{"rendered":"Lohengrin : deuxi\u00e8me distribution luxueuse!"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_1177\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1177\" class=\"size-medium wp-image-1177\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/skelton-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/skelton-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/skelton.jpg 399w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><p id=\"caption-attachment-1177\" class=\"wp-caption-text\">Stuart Skelton<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0\u00a0l&rsquo;annonce de la saison derni\u00e8re, la pr\u00e9sence de Jonas Kaufmann dans cette mise en sc\u00e8ne de <em>Lohengrin<\/em> de Claus Guth faisait esp\u00e9rer un grand moment. Connue par la diffusion t\u00e9l\u00e9visuelle lors de l&rsquo;ouverture de la saison en 2012, elle avait fait forte impression et semblait \u00eatre une grande r\u00e9ussite. Mais si la premi\u00e8re distribution faisait r\u00eaver avec les grands noms de Ren\u00e9 Pape, Jonas Kaufmann ou encore Evelyn Herlitzius et Wolfgang Koch (le Wotan de Bayreuth), une deuxi\u00e8me distribution promettait aussi de belles soir\u00e9es. La jeunesse mais aussi l&rsquo;exp\u00e9rience pouvaient promettre des \u00e9motions diff\u00e9rentes mais tout aussi fortes. La jeunesse pour Stuart Skelton ou de Edith Haller, et l&rsquo;exp\u00e9rience de Michaela Schuster par exemple. Pour une deuxi\u00e8me distribution moins connue, ces chanteurs \u00e9taient tout de m\u00eame d\u00e9j\u00e0 reconnus comme de grands interpr\u00e8tes de la musique de Richard Wagner. Apr\u00e8s la production de Robert Carsen qui avait vu Ben Heppner, Mireille Delunsch ou encore Waltraud Meier lors de la derni\u00e8re reprise, le souvenir \u00e9tait assez lourd \u00e0 porter pour cette nouvelle production, mais encore plus pour cette deuxi\u00e8me distribution qui devait bien s\u00fbr lutter contre ceux qui avaient ouvert cette s\u00e9rie de repr\u00e9sentations quelques semaines avant\u00a0!<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N&rsquo;ayant pas vu la diffusion en 2012, c&rsquo;\u00e9tait avec un \u0153il vierge que j&rsquo;abordais cette repr\u00e9sentation. Bien s\u00fbr quelques photos avaient fuit\u00e9&#8230; mais souvent le r\u00e9sultat entre photographies et vue sur sc\u00e8ne est tr\u00e8s diff\u00e9rent\u00a0! Le visuel est assez triste au final&#8230; les d\u00e9cors sont imposants avec cette grande cour encadr\u00e9e d&rsquo;un b\u00e2timent sombre \u00e0 structure m\u00e9tallique qui supporte des cloisons en bois sombre. Dans cet espace, un grand tapis, une zone de v\u00e9g\u00e9tation (avec un chaise d&rsquo;arbitre de tennis?) et un piano&#8230; Ce piano sera pr\u00e9sent durant toute la soir\u00e9e. Si l&rsquo;espace varie l\u00e9g\u00e8rement, on retrouve toujours cette ambiance l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9grad\u00e9e et sombre, ces d\u00e9cors massifs mais o\u00f9 semble baigner une certaine humidit\u00e9 constante et l\u00e9g\u00e8rement malsaine, comme si cette construction s&rsquo;enlisait doucement dans un marais. On comprend rapidement que le piano reste comme un lieu de s\u00e9curit\u00e9 pour Elsa et Lohengrin. Tout au long de l&rsquo;ouvrage ils iront l&rsquo;un ou l&rsquo;autre s&rsquo;y r\u00e9fugier sans qu&rsquo;on en comprenne forc\u00e9ment la raison ou la coh\u00e9rence avec l&rsquo;histoire de l&rsquo;op\u00e9ra. Car si voir Elsa comme un personnage un peu fragile et effac\u00e9 est assez r\u00e9gulier, voir Lohengrin aussi inadapt\u00e9 socialement est assez nouveau et rend assez \u00e9trange cette histoire. L&rsquo;on peut comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;y soit pas \u00e0 sa place, mais le voir totalement apeur\u00e9, ou alors au contraire avec des envies homicides contre Telramund&#8230; voil\u00e0 qui frappe singuli\u00e8rement. Car c&rsquo;est l\u00e0 au final la seule id\u00e9e de la mise en sc\u00e8ne\u00a0: montrer Lohengrin non comme le champion sauveur, mais comme un personnage perdu dans un monde totalement \u00e9tranger, comme un homme qui ne sait pas comment g\u00e9rer les interactions humaines. Il faudra attendre au final le troisi\u00e8me acte pour retrouver un Lohengrin plus s\u00fbr de lui&#8230; mais restant assez immature comme lorsqu&rsquo;il \u00e9clabousse Elsa alors que la tension commence \u00e0 monter dans le questionnement de sa nouvelle femme. Peut-\u00eatre le r\u00f4le a-t-il \u00e9t\u00e9 construit sur mesure pour Jonas Kaufmann qui poss\u00e8de en effet un certain charisme sur sc\u00e8ne l\u00e0 o\u00f9 Stuart Skelton manque d&rsquo;assurance&#8230; mais il est tout de m\u00eame dommage de cr\u00e9er une mise en sc\u00e8ne aussi personnalis\u00e9e, \u00e0 tel point que le remplacement du t\u00e9nor star cr\u00e9\u00e9 un tel vide. Car au final, cette proposition de <strong>Claus Guth<\/strong> reste assez bancale dramatiquement. Comment cet homme peut-il inspirer tout un peuple, comment peut-il avoir cette force de caract\u00e8re qui le pousse \u00e0 partir alors qu&rsquo;il avait enfin trouv\u00e9 un foyer. On manque de plus de situations frappantes tout au long de la soir\u00e9e. Dans une mise en sc\u00e8ne assez sinistre de d\u00e9cors et de costumes, on ne voit pas assez de th\u00e9\u00e2tre finalement. Des petits moments bien trait\u00e9s mais sans vrai souffle \u00e9pique ou magique.<\/p>\n<div id=\"attachment_1179\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1179\" class=\"size-medium wp-image-1179\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lohengrin_1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lohengrin_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lohengrin_1.jpg 660w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-1179\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Tomasz Konieczny (Telramund)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Philippe Jordan<\/strong> connait bien son Wagner&#8230; Comme toujours il lui manque un peu d&rsquo;\u00e9nergie et de th\u00e9\u00e2tre dans le premier acte, mais il construit d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre un tapis orchestral tr\u00e8s beau. D\u00e8s les premi\u00e8res minutes on d\u00e9couvre des cordes superbement diaphanes de l&rsquo;Orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris et on mesure tout le travail r\u00e9alis\u00e9 par le chef depuis son arriv\u00e9e. On notera juste un petit exc\u00e8s de cuivre par moments, mais le reste est extr\u00eamement bien dos\u00e9 toujours en cherchant \u00e0 m\u00e9nager un plateau vocal parfois dans les limites du chuchotement. Alors bien s\u00fbr le premier acte peine \u00e0 vraiment s&rsquo;incarner, mais le deuxi\u00e8me acte prend tout de suite beaucoup d&rsquo;ampleur avec le duo du couple Telramund. Le ch\u0153ur manque un peu de nuances et d&rsquo;ensemble \u00e0 certains moments, ne donnant du coup pas toute la grandeur et la beaut\u00e9 des ch\u0153urs qui pars\u00e8ment l&rsquo;ouvrage. Il faut dire aussi que les positionnements ne sont peut-\u00eatre pas optimum pour un bel ensemble\u00a0: souvent sur des galeries tout autour de l&rsquo;espace sc\u00e9nique, les d\u00e9calages peuvent arriver plus facilement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme dit plus haut, le niveau de la distribution est tr\u00e8s bon. Le H\u00e9raut est le seul chanteur qui fait toute la s\u00e9rie de repr\u00e9sentations. <strong>Eglis Silins<\/strong> avait propos\u00e9 un Wotan un peu terne il y a quelques ann\u00e9es, mais dans ce r\u00f4le plus haut et moins long, il s&rsquo;impose facilement par une voix franche et nette. Car c&rsquo;est ce qui est demand\u00e9e \u00e0 ce r\u00f4le\u00a0: une voix bien projet\u00e9e avant tout qui doit r\u00e9pondre au clairon qui l&rsquo;annonce. Autre r\u00f4le grave secondaire, le Roi Heinrich est chant\u00e9 par <strong>Rafal Siwek<\/strong> qui est une bien belle d\u00e9couverte. En effet, d\u00e8s ses premiers mots il impose une voix puissante et noble pour ce personnage qui n&rsquo;apparait que sporadiquement durant tout l&rsquo;op\u00e9ra. Mais chacune de ses interventions l&rsquo;impose imm\u00e9diatement comme le pilier central et solide de l&rsquo;ouvrage. Le timbre de bronze remplit parfaitement Bastille et l&rsquo;interpr\u00e9tation \u00e9vite tout le c\u00f4t\u00e9 monolithique que peut prendre ce roi symbole de stabilit\u00e9 et donc parfois un peu en retrait.<\/p>\n<div id=\"attachment_1180\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1180\" class=\"size-medium wp-image-1180\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_3-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_3-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_3-681x1024.jpg 681w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_3.jpg 732w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><p id=\"caption-attachment-1180\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Evelyn Herlitzius (Ortrud)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Lohengrin, il faut certes deux h\u00e9ros charismatiques, mais aussi deux grands m\u00e9chants\u00a0! Enfin surtout une car au final, Telramund est plut\u00f4t l&rsquo;instrument d&rsquo;Ortrud. Dans le r\u00f4le du noble tuteur, <strong>Tomasz Konieczny<\/strong> se montre assez id\u00e9al n&rsquo;\u00e9tait un petit manque de grave par moments qui l&rsquo;oblige \u00e0 parler plus que chanter. Mais sinon, la prestation est assez parfaite tant l&rsquo;aigu est solide et le chant tendu. En effet on sent imm\u00e9diatement toute la morgue du personnage avec cette voix d&rsquo;airain. D&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre il assume parfaitement le r\u00f4le, sans exc\u00e8s ni platitude, il offre un portrait construit avec intelligence\u00a0: non pas totalement soumis \u00e0 sa femme ni monstre avide de pouvoir, il reste sur la corde entre la confiance en sa femme et la volont\u00e9 de broyer Elsa. Et jamais il ne force le trait en allant vers des effets de mauvais go\u00fbts. La violence qu&rsquo;il impose est avant tout dans sa voix et sa fa\u00e7on de la faire claquer, jamais dans des effets de mauvais go\u00fbt. Face \u00e0 lui se trouve un monstre de charisme. <strong>Michaela Schuster<\/strong> est en effet sid\u00e9rante d&rsquo;aisance sc\u00e9nique, de puissance contenue et de nuances. Th\u00e9\u00e2tralement, elle s&rsquo;impose imm\u00e9diatement sans avoir de rival sur sc\u00e8ne. Vocalement elle offre des choses assez \u00e9tranges \u00e0 certains moments. Ainsi, elle r\u00e9duit beaucoup le volume, cherchant souvent plus \u00e0 susurrer \u00e0 l&rsquo;oreille de son mari qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9craser sous la puissance de sa voix. Du coup, certaines notes ne sont pas nettes et le timbre est souvent peu pr\u00e9sent. On ira m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 un \u00ab\u00a0Elsa\u00a0!\u00a0\u00bb assez affreux au deuxi\u00e8me acte. Mais il y a aussi un timbre prenant et une voix qui sait se d\u00e9ployer avec puissance. Que ce soit son invocation aux anciens dieux ou ses impr\u00e9cations finales, elle impose un volume important et une voix d&rsquo;une grande intensit\u00e9\u00a0! Peut-\u00eatre qu&rsquo;\u00e0 vouloir faire trop de nuances, elle se perd un peu avec une ligne de chant moins stable. On lui sera gr\u00e9 d&rsquo;\u00e9viter la monstrueuse Ortrud parfois pr\u00e9sent\u00e9, mais peut-\u00eatre qu&rsquo;un orgueil plus marqu\u00e9 et une voix aussi s\u00fbre que son maintien auraient \u00e9t\u00e9 une bonne chose.<\/p>\n<div id=\"attachment_1178\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1178\" class=\"size-medium wp-image-1178\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_2-300x192.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"192\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_2-300x192.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_2-768x491.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_2-1024x654.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_2.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-1178\" class=\"wp-caption-text\">Acte II : Martina Serafin (Elsa)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Martina Serafin<\/strong> est une habitu\u00e9e de l&rsquo;Op\u00e9ra Bastille maintenant. Apr\u00e8s Sieglinde et Tosca, la voici en Elsa&#8230;. Sur le principe, il est assez \u00e9trange d&rsquo;entendre une voix aussi dramatique dans le r\u00f4le de la pure et douce Elsa. L&rsquo;habitude veut un timbre plus ang\u00e9lique et moins sombre. Du coup, les premi\u00e8res interventions sont assez d\u00e9concertantes, surtout que les aigus sont assez difficiles. Le personnage perd alors de sa na\u00efvet\u00e9 mais gagne par contre en pr\u00e9sence th\u00e9\u00e2trale. Le timbre chaud et large donne en effet une grande force au personnage et une belle puissance expressive. La chanteuse se montre de plus assez \u00e0 l&rsquo;aise sur sc\u00e8ne pour composer un personnage tortur\u00e9 et complexe. Il est juste dommage de ne pas avoir en plus la grande sensibilit\u00e9 et blancheur d&rsquo;une Elsa habituelle. Un peu trop mature, on peine \u00e0 la plaindre ou \u00e0 lui trouver un grand int\u00e9r\u00eat. D\u00e9j\u00e0 que ce n&rsquo;est pas le personnage le plus soign\u00e9 par Wagner, ici elle n&rsquo;arrive \u00e0 faire naitre l&rsquo;int\u00e9r\u00eat que lors des rares moments o\u00f9 la passion anime un chant lyrique et puissant. Le reste du temps on entend certes une belle voix mais qui reste trop lisse et impersonnelle.<\/p>\n<div id=\"attachment_1181\" style=\"width: 206px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1181\" class=\"size-medium wp-image-1181\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_4-196x300.jpg\" alt=\"\" width=\"196\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_4-196x300.jpg 196w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_4-670x1024.jpg 670w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/lohengrin_4.jpg 720w\" sizes=\"auto, (max-width: 196px) 100vw, 196px\" \/><p id=\"caption-attachment-1181\" class=\"wp-caption-text\">Acte III : Jonas Kaufmann (Lohengrin), Martina Serafin (Elsa)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, <strong>Stuart Skelton<\/strong> est peut-\u00eatre la r\u00e9v\u00e9lation de la soir\u00e9e. Il reprenait un r\u00f4le con\u00e7u pour Jonas Kaufmann et si sc\u00e9niquement le compte n&rsquo;y ait pas vraiment, vocalement le r\u00e9sultat est impressionnant\u00a0! Avec une voix totalement diff\u00e9rente et beaucoup plus claire, le chanteur est tout autant \u00e0 l&rsquo;aise dans les passages doux (o\u00f9 l&rsquo;all\u00e8gement de la voix est miraculeux de beaut\u00e9 sans que le timbre n&rsquo;en p\u00e2tisse) que dans la vaillance. Le chant est naturel et g\u00e9n\u00e9reux sans que jamais il ne soit gratuitement sonore. L&rsquo;entr\u00e9e est splendide et la violence est parfaitement exprim\u00e9e aussi. On ne notera que quelques l\u00e9gers accros lors de l&rsquo;attaque d&rsquo;aigus piano&#8230; et une l\u00e9g\u00e8re fatigue sur le dernier acte comme limite. Sinon il offre un Lohengrin lumineux sans \u00eatre \u00e9vanescent pour autant, tr\u00e8s terrien mais avec des moments de gr\u00e2ce. La puissance de la voix lui permet de passer les ch\u0153urs aux moments les plus dramatiques et juste apr\u00e8s il offre des tr\u00e9sors de d\u00e9licatesse, comme dans le fameux \u00ab\u00a0In fernem Land\u00a0\u00bb qu&rsquo;il cis\u00e8le avec art, retenant toute la salle \u00e0 ses l\u00e8vres. Une prestation superbe qui promet de belles choses dans l&rsquo;avenir pour ce t\u00e9nor\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette \u00ab\u00a0deuxi\u00e8me\u00a0\u00bb distribution aura \u00e9t\u00e9 finalement tr\u00e8s convaincante (m\u00eame si Edith Haller a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e en derni\u00e8re minute par Martina Serafin), tout comme la direction de Philippe Jordan. C&rsquo;est en fait la mise en sc\u00e8ne qui n&rsquo;aide pas \u00e0 faire de cette soir\u00e9e une grande soir\u00e9e. Bonne certes, mais sans qu&rsquo;elle reste dans les m\u00e9moires car le d\u00e9calage entre la qualit\u00e9 du chant et les prestations sc\u00e9niques emp\u00eachait de vraiment s&rsquo;immerger dans la musique et l&rsquo;histoire. Peut-\u00eatre qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu beaucoup de travail de r\u00e9p\u00e9titions sc\u00e9niques pour cette deuxi\u00e8me partie de repr\u00e9sentations, ou encore peut-\u00eatre que les acteurs n&rsquo;\u00e9taient pas forc\u00e9ment tr\u00e8s investis. Toujours est-il qu&rsquo;on manque d&rsquo;un peu de th\u00e9\u00e2tre pour vraiment \u00eatre absorb\u00e9 par l&rsquo;op\u00e9ra. Dommage\u00a0!<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Op\u00e9ra Bastille<\/li>\n<li>08 f\u00e9vrier 2017<\/li>\n<li>Richard Wagner (1813-1883), Lohengrin, op\u00e9ra romantiqu en trois actes<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne, Claus Guth\u00a0; D\u00e9cors et costumes, Christian Schmidt\u00a0; Lumi\u00e8res, Olaf Winter\u00a0; Chor\u00e9graphie, Volker Michl\u00a0; Dramaturgie, Ronny Dietrich<\/li>\n<li>Heinrich der Vogler, Rafal Siwek\u00a0; Lohengrin, Stuart Skelton\u00a0; Elsa von Brabant, Martina Serafin\u00a0; Friedrich von Telramund, Tomasz Konieczny\u00a0; Ortrud, Michaela Schuster\u00a0; Der Herrufer des K\u00f6nigs, Eglis Silins\u00a0; Vier brabantische Edle, Hyun-Jong Roh \/ Cyrille Lovighi \/ Laurent Laberdesque \/ Julien Joguet\u00a0; Vier Edelknaben, Irina Kopylova \/ Corinne Talibart \/ Laetitia Jeanson \/ Lilla Farkas<\/li>\n<li>Ch\u0153ur de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Philippe Jordan, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0\u00a0l&rsquo;annonce de la saison derni\u00e8re, la pr\u00e9sence de Jonas Kaufmann dans cette mise en sc\u00e8ne de Lohengrin de Claus Guth faisait esp\u00e9rer un grand moment. 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