{"id":1146,"date":"2016-11-29T22:03:16","date_gmt":"2016-11-29T21:03:16","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1146"},"modified":"2016-11-29T22:03:16","modified_gmt":"2016-11-29T21:03:16","slug":"les-contes-dhoffmann-ou-de-nicklausse-ou-de-carsen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1146","title":{"rendered":"Les Contes d&rsquo;Hoffmann&#8230; ou de Nicklausse&#8230; ou de Carsen?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1147 size-large\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_9-1024x573.jpg\" alt=\"hoffmann_onp_9\" width=\"640\" height=\"358\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_9-1024x573.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_9-300x168.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_9-768x430.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_9.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/>Un mise en sc\u00e8ne reconnue pour son intelligence et sa beaut\u00e9, une distribution r\u00e9unissant ce qui se fait de mieux&#8230; cette reprise des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann<\/em> avait de quoi faire r\u00eaver\u00a0! Malheureusement, durant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 une premi\u00e8re mauvaise nouvelle tombait avec l&rsquo;absence de Sabine Devieilhe qui devait chanter Olympia. Enceinte, elle ne pouvait pas assurer ces repr\u00e9sentations. Restait la grande attraction\u00a0: la prise de r\u00f4le de Jonas Kaufmann pour Hoffmann. Tremblement en d\u00e9but d&rsquo;automne avec l&rsquo;annulation du chanteur, remplac\u00e9 par Ramon Vargas&#8230; Les billets sont rapidement devenus tr\u00e8s disponibles en revente&#8230; Restaient trois dates o\u00f9 Stefano Secco assurait comme pr\u00e9vu les trois derni\u00e8res repr\u00e9sentations. Doublure s\u00fbrement de Kaufmann, il b\u00e9n\u00e9ficiait de trois s\u00e9ances pour d\u00e9montrer qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas juste un rempla\u00e7ant. Et ce qu&rsquo;il a propos\u00e9 ce soir le montre \u00e0 la hauteur du r\u00f4le, m\u00eame s&rsquo;il se fait finalement voler la vedette par son acolyte Nicklausse chant\u00e9 et v\u00e9cu de mani\u00e8re sid\u00e9rante par la grande St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac\u00a0!<!--more--><\/p>\n<div id=\"attachment_1148\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1148\" class=\"size-medium wp-image-1148\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_2-290x300.jpg\" alt=\"Acte I : Ramon Vargas (Hoffmann)\" width=\"290\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_2-290x300.jpg 290w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_2-768x793.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_2-991x1024.jpg 991w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_2.jpg 1065w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><p id=\"caption-attachment-1148\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Ramon Vargas (Hoffmann)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La production est connue depuis de nombreuses ann\u00e9es et la revoir ne change rien \u00e0 ses qualit\u00e9s et m\u00eame de nouveaux d\u00e9tails sautent aux yeux comme ces accessoires qui se prom\u00e8nent d&rsquo;un acte \u00e0 l&rsquo;autre, que ce soit l&rsquo;\u00e9p\u00e9e du Commandeur ou l&rsquo;\u00e9ventail de Donna Anna. Car cette mise en sc\u00e8ne resitue l\u2019\u0153uvre exactement dans son contexte\u00a0: les repr\u00e9sentations du Don Giovanni de Mozart o\u00f9 chante la fameuse Stella. Le premier acte nous montre le ch\u0153ur et les machinistes au bar de l&rsquo;op\u00e9ra, le deuxi\u00e8me dans les coulisses, le troisi\u00e8me dans la fosse d&rsquo;orchestre et le quatri\u00e8me sur sc\u00e8ne face \u00e0 la salle et au public. Retour au bar pour le dernier acte. Cette mise en ab\u00eeme est peut-\u00eatre devenue maintenant assez r\u00e9guli\u00e8re, mais il est rare qu&rsquo;elle soit montr\u00e9e avec autant de finesse et d&rsquo;intelligence, donnant vie \u00e0 une \u0153uvre assez composite (surtout dans cette version!) et renfor\u00e7ant encore le lien entre l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Offenbach et celui de Mozart. Les images sont fortes et le jeu particuli\u00e8rement bien r\u00e9gl\u00e9. On ne sait ce qu&rsquo;il faut admirer le plus car chaque acte est aussi inspir\u00e9. On retient souvent l&rsquo;air de la poup\u00e9e Olympia dans une vision nymphomane&#8230; mais comment oublier cette apparition du spectre dans l&rsquo;acte d&rsquo;Antonia\u00a0? Ou cette barcarole aux rang\u00e9es de fauteuils mouvants\u00a0? Et encore plus simple ces apparitions de la Muse dans sa grande robe blanche sur un plateau de sc\u00e8ne totalement vide, uniquement travers\u00e9 par un grand rayon de lumi\u00e8re qui semble la porter. Robert Carsen a livr\u00e9 une production remarquable&#8230; qui souffre malheureusement des choix de l&rsquo;\u00e9dition de la partition\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1149\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1149\" class=\"wp-image-1149 size-large\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_4-1024x625.jpg\" alt=\"Acte I\" width=\"640\" height=\"391\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_4-1024x625.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_4-300x183.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_4-768x468.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_4.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><p id=\"caption-attachment-1149\" class=\"wp-caption-text\">Acte II<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cr\u00e9\u00e9 apr\u00e8s la mort du compositeur, ces <em>Contes d&rsquo;Hoffmann<\/em> ont subis les choix de l&rsquo;\u00e9diteur Choudens sur ce qu&rsquo;il fallait ou non montrer au public, ce qu&rsquo;il fallait modifier voir composer en plus. Ainsi, d\u00e8s la premi\u00e8re l&rsquo;ouvrage n&rsquo;avait sans doute rien \u00e0 voir avec ce grand projet d&rsquo;Offenbach, projet d&rsquo;une ampleur inhabituelle dans ses compositions. Durant des dizaines d&rsquo;ann\u00e9es, c&rsquo;est cette \u00e9dition Choudens qui restera la norme mais au tournant des ann\u00e9es 70, quelques travaux de musicologie sont effectu\u00e9s et de nouveaux morceaux apparaissent&#8230; s&rsquo;en suivront de nombreuses \u00e9ditions critiques plus ou moins convaincantes et depuis quelques ann\u00e9es, le grand sp\u00e9cialiste Keck semble avoir r\u00e9ussi \u00e0 proposer des versions assez coh\u00e9rentes et fid\u00e8les aux souhaits du compositeur. \u00c0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris, cette production reste fid\u00e8le \u00e0 la version Choudens, agr\u00e9ment\u00e9e tout de m\u00eame de quelques d\u00e9couvertes mais qui reste assez bancales et loin de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des nouvelles \u00e9ditions. Ainsi le premier acte voit de nombreuses coupures par exemple. Mais le plus gros manque reste l&rsquo;acte de Venise qui est affreusement d\u00e9figur\u00e9\u00a0: fait de collages assez malvenus, avec un final d&rsquo;une trivialit\u00e9 assez affligeante il tombe totalement \u00e0 l&rsquo;eau l\u00e0 o\u00f9 de nombreuses \u00e9ditions le montrent au contraire passionnant de venin et de drame. Ici on reste totalement loin du vrai impact qu&rsquo;il peut avoir. Le dernier acte aussi souffre de cette \u00e9dition vieillotte\u00a0: l\u00e0 o\u00f9 un grand ensemble des solistes devrait conclure sur un message d&rsquo;espoir, la muse seule vient le chanter, rapidement accompagn\u00e9e par le ch\u0153ur. On manque ici de la grandeur qu&rsquo;apporte ces diff\u00e9rents solistes et m\u00eame l&rsquo;orchestre est affreusement simplifi\u00e9. Avec une telle distribution pr\u00e9vue, il est vraiment dommage que la direction artistique n&rsquo;ait pas souhait\u00e9 moderniser la partie musicale de cette production. Il aurait s\u00fbrement \u00e9t\u00e9 faisable avec l&rsquo;accord et la participation de Robert Carsen de revoir les actes les plus convaincants et pourquoi pas reprendre totalement l&rsquo;acte de Venise vu comme il aurait fallu le bouleverser&#8230; Malheureusement, il semble qu&rsquo;il faudra que le public perde cette magnifique production s&rsquo;il souhaite entendre une version plus construite de la partition.<\/p>\n<div id=\"attachment_1150\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1150\" class=\"wp-image-1150 size-large\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_5-1024x688.jpg\" alt=\"Acte II\" width=\"640\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_5-1024x688.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_5-300x202.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_5-768x516.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_5.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><p id=\"caption-attachment-1150\" class=\"wp-caption-text\">Acte III<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">A mi chemin entre l&rsquo;op\u00e9ra comique et le grand op\u00e9ra, la partition d&rsquo;Offenbach demande beaucoup de finesse et un grand sens dramatique\u00a0: un mauvais dosage fait rapidement tourner l\u2019\u0153uvre vers l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces r\u00e9pertoires alors qu&rsquo;elle se doit d&rsquo;en \u00eatre un tr\u00e8s savant m\u00e9lange, l&rsquo;humour et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 faisant souvent rapidement place \u00e0 des passages beaucoup plus noirs et tendus. Apr\u00e8s sa direction assez peu convaincante de <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1124\"><em>Samson et Dalila<\/em><\/a>, Philippe Jordan retrouve un peu les m\u00eames travers mais moins marqu\u00e9s. Son orchestre est tr\u00e8s beau et bien men\u00e9, il n&rsquo;y a finalement pas de grande faute dans sa conception de la partition&#8230; mais il lui manque un peu de finesse \u00e0 certains moments, d&rsquo;un peu plus de d\u00e9tails et de vie dans les passages les plus virevoltants de l\u2019\u0153uvre d&rsquo;Offenbach. Pour faire un r\u00e9sum\u00e9, sa direction manque de cette ironie mordante qui irradie r\u00e9guli\u00e8rement . Le ch\u0153ur a un grand r\u00f4le aussi et se montre tr\u00e8s bien pr\u00e9par\u00e9 pour cette production qui lui demande en plus beaucoup de travail sc\u00e9nique durant toute la dur\u00e9e de la repr\u00e9sentation. Saluons ce grand travail d&rsquo;acteurs\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1151\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1151\" class=\"wp-image-1151 size-large\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_6-1024x667.jpg\" alt=\"Acte IV\" width=\"640\" height=\"417\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_6-1024x667.jpg 1024w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_6-300x195.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_6-768x500.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_6.jpg 1100w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><p id=\"caption-attachment-1151\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec ses tr\u00e8s nombreux personnages principaux, il serait assez facile pour un directeur musical de sacrifier les petits r\u00f4les&#8230; Ici \u00e0 une exception pr\u00e8s, tous sont tr\u00e8s bien distribu\u00e9s dans un fran\u00e7ais parfait et une joie manifeste de participer \u00e0 cette production\u00a0! On notera par exemple Fran\u00e7ois Lis dans l&rsquo;\u00e9pisodique r\u00f4le de Schlemil ou Paul Gay dans le double r\u00f4le de Crespel et Luther qui sait parfaitement passer du r\u00f4le de tenancier de bar \u00e0 celui de p\u00e8re \u00e9plor\u00e9 avec un sens dramatique et une diction remarquables. Autre petit r\u00f4le finalement majeur, le spectre de la m\u00e8re d&rsquo;Antonia est propos\u00e9 \u00e0 la mezzo-soprano Doris Soffel. Cette grande dame poss\u00e8de encore toute sa voix et offre un portrait assez magn\u00e9tique de ce fant\u00f4me, rehauss\u00e9e en cela par un costume sid\u00e9rante de r\u00e9alisme. La voix poss\u00e8de cette personnalit\u00e9 qui peut nous frapper, loin des chanteuses us\u00e9es qui sont parfois distribu\u00e9es dans cette partie qui doit pourtant savoir se faire entendre dans le grand ensemble o\u00f9 Antonia se consume en chantant. Enfin, signalons aussi la tr\u00e8s belle caract\u00e9risation de Rodolphe Briand en Spalanzani. Juste et tr\u00e8s dr\u00f4le sans en faire trop, le t\u00e9nor nous offre un parl\u00e9-chant\u00e9 assez parfait et in\u00e9dit.<\/p>\n<div id=\"attachment_1152\" style=\"width: 810px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1152\" class=\"wp-image-1152 size-full\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_15.jpg\" alt=\"Acte I\" width=\"800\" height=\"562\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_15.jpg 800w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_15-300x211.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_15-768x540.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><p id=\"caption-attachment-1152\" class=\"wp-caption-text\">Acte I<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les autres r\u00f4les secondaires, il y a bien s\u00fbr les quatre valets qui se taillent souvent la part du lion \u00e9tant donn\u00e9 le pouvoir comique qu&rsquo;ils ont. Yann Beuron semble presque sur-dimensionn\u00e9 pour jouer de tels r\u00f4les. On retrouve bien s\u00fbr la qualit\u00e9 d&rsquo;interpr\u00e8te et la diction exemplaire du t\u00e9nor, mais il lui manque un petit quelque chose de l\u00e9ger pour vraiment nous faire adh\u00e9rer. Le b\u00e9gaiement manque de comique au deuxi\u00e8me acte, et le valet de Crespel se montre un peu trop lourd vocalement pour emporter la partie dans son air pourtant tr\u00e8s bien nuanc\u00e9 et r\u00e9alis\u00e9 par le t\u00e9nor. On en vient \u00e0 se demander si finalement il n&rsquo;aurait pas \u00e9t\u00e9 mieux dans le r\u00f4le titre&#8230; en tout cas, pas s\u00fbr que ce genre de r\u00f4le de caract\u00e8re soit fait pour lui, qui poss\u00e8de encore de nombreux arguments pour au contraire jouer les r\u00f4les de premier plan\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1153\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1153\" class=\"size-medium wp-image-1153\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_13-300x282.jpg\" alt=\"Acte I : Roberto Tagliavini (Lindorf)\" width=\"300\" height=\"282\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_13-300x282.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_13.jpg 660w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-1153\" class=\"wp-caption-text\">Acte I : Roberto Tagliavini (Lindorf)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre chanteur aux multiples r\u00f4les, Roberto Tagliavini se montre parfaitement \u00e0 la hauteur de ceux qu&rsquo;on appelle les quatre diables\u00a0! Les d\u00e9buts en Lindorf manquent peut-\u00eatre un peu de grave et d&rsquo;ampleur, mais rapidement la voix sonne avec un beau timbre noir assez charismatique et le chanteur semble se lib\u00e9rer pour offrir de belles compositions diaboliques. Malheureusement la version de la partition choisie ne lui permet pas de d\u00e9velopper la face comique par exemple de l&rsquo;acte d&rsquo;Olympia o\u00f9 il reste assez peu pr\u00e9sent. Mais chacune de ses apparitions le montre plein de vie et de charisme, chose tr\u00e8s importante pour r\u00e9ussir \u00e0 s&rsquo;imposer, surtout quand la mise en sc\u00e8ne a vu des monstres tels que Samuel Ramey, Jos\u00e9 van Dam ou Bryn Terfel.<\/p>\n<div id=\"attachment_1154\" style=\"width: 294px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1154\" class=\"size-medium wp-image-1154\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_21-284x300.jpg\" alt=\"Acte IV : Stefano Secco (Hoffmann), Kate Aldrich (Giulietta)\" width=\"284\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_21-284x300.jpg 284w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_21-768x810.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_21.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 284px) 100vw, 284px\" \/><p id=\"caption-attachment-1154\" class=\"wp-caption-text\">Acte IV : Stefano Secco (Hoffmann), Kate Aldrich (Giulietta)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre preuve d&rsquo;un manque de modernit\u00e9 de la partition choisie, les quatre femmes sont interpr\u00e9t\u00e9es par des chanteuses diff\u00e9rentes&#8230; enfin les quatre&#8230; les trois plut\u00f4t puisque Stella ne chante pas dans cette version, ne faisant qu&rsquo;une apparition muette lors du dernier et court acte. Olympia est celle qui est la plus marquante dans l&rsquo;esprit du public vu son grand air connu. La rempla\u00e7ante de Sabine Devieilhe ne d\u00e9m\u00e9rite pas, mais son chant manque cruellement de finesse et de soin dans certains passages. Ainsi, toutes les notes sont bien l\u00e0 avec de nombreuses variations, mais on sent la technique un peu trop approximative, manquant du c\u00f4t\u00e9 m\u00e9canique de cette poup\u00e9e. Le personnage par contre est fort bien camp\u00e9 et on sent que Nadine Koutcher se donne totalement dans son r\u00f4le. Apr\u00e8s cette d\u00e9monstration, l&rsquo;apparition d&rsquo;Antonia nous offre plus de musique et de drame, surtout avec la personnalit\u00e9 d&rsquo;Ermonela Jaho. La soprano est toujours dans son \u00e9l\u00e9ment pour la douleur amoureuse et ici elle compose une chanteuse passionn\u00e9e \u00e0 la perfection, nous offrant un chant fin et naturel, exprimant admirablement combien ce chant est vital au personnage. Bien s\u00fbr, il y a ici moins de d\u00e9monstration, mais les sentiments sont extr\u00eamement forts et n&#8217;emp\u00eachent pas la soprano de montrer toute l&rsquo;\u00e9tendue de son talent avec des envol\u00e9es lyriques sid\u00e9rantes de passion. Enfin, Giulietta peut-\u00eatre un personnage passionnant, mais malheureusement la version retenue la r\u00e9duit singuli\u00e8rement \u00e0 peu de chose&#8230; pourtant, Kate Aldrich poss\u00e8de de beaux arguments pour camper la courtisane\u00a0: elle est d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;une superbe pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne, mais elle a aussi ce charisme vocal qui lui donne autorit\u00e9 sur les hommes. Malheureusement, la barcarole \u00e9tait assez inaudible (la faute \u00e0 la mise en sc\u00e8ne&#8230; la seule faute!) et le reste ne lui donne pas mati\u00e8re \u00e0 vraiment exprimer tout son talent.<\/p>\n<div id=\"attachment_1155\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1155\" class=\"size-medium wp-image-1155\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_17-300x265.jpg\" alt=\"St\u00e9phanie d'Oustrac (Nicklausse)\" width=\"300\" height=\"265\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_17-300x265.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_17-768x678.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_17.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-1155\" class=\"wp-caption-text\">St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac (Nicklausse)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;autre femme importante, la plus importante m\u00eame d&rsquo;ailleurs peut-\u00eatre&#8230; est la Muse, qui passe la majorit\u00e9 du temps dans la peau du jeune \u00e9tudiant Nicklausse. St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac a souvent jou\u00e9 les grandes h\u00e9ro\u00efnes dramatiques et les personnages tragiques. Ici elle se donne corps et \u00e2me dans un r\u00f4le qui lui permet de montrer une autre facette de son immense talent. Grande diseuse, elle sait d\u00e9j\u00e0 faire claquer le texte avec une puissance rare. Pour un personnage qui se moque r\u00e9guli\u00e8rement d&rsquo;Hoffmann ou de la situation, ce n&rsquo;est pas anecdotique. Mais en plus de cela, elle sait colorer son chant, lui donner une douceur caressante comme une gouaille peu commune. Chacune de ses interventions est d&rsquo;un naturel parfait, d&rsquo;une grande intelligence qui n&rsquo;enl\u00e8ve rien \u00e0 la composition th\u00e9\u00e2trale. Car il est difficile de faire abstraction ici de cette dimension. Son arriv\u00e9e en Muse hypnotise par la noblesse de la posture alors que le chant se montre grandiose&#8230; et par la suite son Nicklausse est bondissant, jeune et fougueux, toujours plein de vie et d&rsquo;\u00e9nergie. La prestation est impressionnante et sera salu\u00e9e par la plus grande ovation du plateau\u00a0! Un grand triomphe pour St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac qu&rsquo;on esp\u00e8re retrouver rapidement sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris dans un grand r\u00f4le.<\/p>\n<div id=\"attachment_1156\" style=\"width: 670px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1156\" class=\"wp-image-1156 size-full\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_12.jpg\" alt=\"St\u00e9phanie d'Oustrac (La Muse)\" width=\"660\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_12.jpg 660w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_12-300x159.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><p id=\"caption-attachment-1156\" class=\"wp-caption-text\">St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac (La Muse)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin le r\u00f4le titre&#8230; Stefano Secco avait remport\u00e9 de grands triomphes dans le r\u00e9pertoire verdien sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris&#8230; <em>Don Carlo<\/em>, <em>Rigoletto<\/em>, <em>Macbeth<\/em>, <em>Simon Boccanegra<\/em> ou encore <em>La Traviata<\/em>, il avait s\u00e9duit par la puissance de son incarnation et par un timbre d&rsquo;une grande beaut\u00e9. Le r\u00e9pertoire fran\u00e7ais ne lui est pas inconnu bien s\u00fbr, mais on le sent ici moins \u00e0 l&rsquo;aise surtout en d\u00e9but d&rsquo;ouvrage. Le timbre manque un peu d&rsquo;\u00e9clat et la projection du brillant qui lui permettait de faire ressentir autant d&rsquo;\u00e9motions \u00e0 l&rsquo;auditeur. Pourtant il ne s&rsquo;\u00e9conomise nullement durant toute la repr\u00e9sentation\u00a0: le r\u00f4le est particuli\u00e8rement ardu et lourd \u00e0 chanter, mais il arrive au terme avec une grande fra\u00eecheur. La diction n&rsquo;est pas parfaite, mais le chanteur sait ce qu&rsquo;il dit et offre ainsi de belles nuances. Et \u00e0 cela s&rsquo;ajoute son habituelle implication sc\u00e9nique. Il fait totalement sien ce personnage de po\u00e8te maudit et se montre loin des critiques qui ont fus\u00e9es quand des rumeurs voulaient qu&rsquo;il reprenne toutes les dates suite \u00e0 l&rsquo;annulation de Jonas Kaufmann.<\/p>\n<div id=\"attachment_1157\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1157\" class=\"wp-image-1157\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_16-300x222.jpg\" alt=\"Stefano Secco (Hoffmann)\" width=\"500\" height=\"369\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_16-300x222.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_16-768x567.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Hoffmann_ONP_16.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><p id=\"caption-attachment-1157\" class=\"wp-caption-text\">Stefano Secco (Hoffmann)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 tous les petits soucis de la repr\u00e9sentation et notamment le gros soucis de la version choisie, le r\u00e9sultat est enthousiasmant. On retrouve ce qui est s\u00fbrement la plus r\u00e9ussie des production de Robert Carsen et qui aura marqu\u00e9 durablement l&rsquo;imagerie des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann<\/em>. Mais en plus de cela, l&rsquo;ensemble de la distribution est \u00e0 la hauteur des r\u00f4les et des personnages. Bien s\u00fbr, on pourrait r\u00eaver certains noms particuliers&#8230; mais le rendu de la soir\u00e9e est tr\u00e8s bon. Enfin cette repr\u00e9sentation a permis de voir et entendre St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac dans un composition flamboyante&#8230; tr\u00e8s loin d&rsquo;un autre r\u00f4le \u00e0 pantalon comme <a href=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=690\"><em>l&rsquo;Aiglon<\/em><\/a> mais tout aussi convaincant\u00a0!<\/p>\n<ul>\n<li>Paris<\/li>\n<li>Op\u00e9ra Bastille<\/li>\n<li>27 novembre 2016<\/li>\n<li>Jacques Offenbach (1819-1880), Les Contes d&rsquo;Hoffmann, Op\u00e9ra fantastique en un prologue, trois actes et un \u00e9pilogue<\/li>\n<li>Mise en sc\u00e8ne, Robert Carsen\u00a0; D\u00e9cors, Michael Levine\u00a0; Limi\u00e8res, Jean Kalman\u00a0; Chor\u00e9graphie, Philippe Giraudeau\u00a0; Dramaturgie, Ian Burton<\/li>\n<li>Olympia, Nadine Koutcher\u00a0; Giulietta, Kate Aldrich\u00a0; Antonia, Ermonela Jaho\u00a0; La Muse \/ Nicklausse, St\u00e9phanie d&rsquo;Oustrac\u00a0; La M\u00e8re d&rsquo;Antonia, Doris Soffel\u00a0; Hoffmann, Stefano Secco\u00a0; Spalanzani, Rodolphe Briant\u00a0; Nathana\u00ebl, Cyrille Lovighi\u00a0; Luther \/ Crespel, Paul Gay\u00a0; Andr\u00e8s \/ Cochenille \/ Pitichinaccio \/ Frantz, Yann Beuron\u00a0; Lindorf \/ Copp\u00e9lius \/ Dapertutto \/ Miracle, Roberto Tagliavini\u00a0; Hermann, Laurent Laberdesque\u00a0; Schlemil, Fran\u00e7ois Lis<\/li>\n<li>Ch\u0153urs de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris<\/li>\n<li>Philippe Jordan, direction<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un mise en sc\u00e8ne reconnue pour son intelligence et sa beaut\u00e9, une distribution r\u00e9unissant ce qui se fait de mieux&#8230; cette reprise des Contes d&rsquo;Hoffmann avait de quoi faire r\u00eaver\u00a0! [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[57,84,23],"class_list":["post-1146","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-epoque_romantique","tag-offenbach","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-iu","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1146","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1146"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1146\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1158,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1146\/revisions\/1158"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1146"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1146"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1146"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}