{"id":1096,"date":"2016-10-13T21:14:41","date_gmt":"2016-10-13T19:14:41","guid":{"rendered":"http:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1096"},"modified":"2016-10-13T21:14:41","modified_gmt":"2016-10-13T19:14:41","slug":"desiree-rancatore-toujours-une-immense-lucia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/erikcarnets.fr\/?p=1096","title":{"rendered":"D\u00e9sir\u00e9e Rancatore, toujours une immense Lucia"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1102 alignleft\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_1-200x300.jpg\" alt=\"lucia_tours_1\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_1-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_1.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/>Il y a dix ans maintenant, D\u00e9sir\u00e9e Rancatore avait la chance d&rsquo;enregistrer en direct une superbe version de <em>Lucia di Lammermoor<\/em> dans un premier temps en DVD chez Dynamic, puis quelques ann\u00e9es apr\u00e8s en CD chez Naxos. On entendait ainsi non seulement la partition compl\u00e8te ou presque, mais aussi une soprano italienne certes l\u00e9g\u00e8res pour les canons belcantistes mais d&rsquo;une intensit\u00e9 dramatique et th\u00e9\u00e2trale sid\u00e9rante. Car cette partition est bien s\u00fbr un superbe moment de chant et de musique&#8230; mais on atteint un niveau tout autre quand les chanteurs savent transcender cette technique n\u00e9cessaire pour apporter un sens \u00e0 toutes les d\u00e9corations et les exploits vocaux. Mais la grande question \u00e9tait de savoir comment elle n\u00e9gocierait les difficult\u00e9s techniques de la partition, comment le personnage a-t-il \u00e9volu\u00e9 avec ces dix ans de maturit\u00e9 pour la chanteuse\u00a0?<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque l&rsquo;on parle de <em>Lucia di Lammermoor<\/em>, ce sont souvent les grandes anciennes qui sont mises en avant\u00a0: Callas, Sutherland&#8230; et viennent ensuite quelques noms r\u00e9cents mais souvent un peu chahut\u00e9es comme Dessay, Ciofi ou Netrebko&#8230; Chacune de ces chanteuses auront propos\u00e9 un personnage diff\u00e9rent, une prestation vocale particuli\u00e8re. Car avec toutes ces personnallit\u00e9s vocales si diff\u00e9rente, le personnage change totalement. Une voix plus ou moins l\u00e9g\u00e8re, un accent mis principalement sur la technique ou sur le drame, des variations plus ou moins extraverties, des timbres clairs ou sombres&#8230; tout cela offre des Lucia souvent in\u00e9dites et passionnantes.<\/p>\n<div id=\"attachment_1099\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1099\" class=\"size-medium wp-image-1099\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_4-200x300.jpg\" alt=\"Acte III.2 : D\u00e9sir\u00e9e Rancatore (Lucia\u00e0\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_4-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_4.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><p id=\"caption-attachment-1099\" class=\"wp-caption-text\">Acte III.2 : D\u00e9sir\u00e9e Rancatore (Lucia\u00e0<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si la partition est de plus en plus souvent pr\u00e9sent\u00e9e dans son int\u00e9gralit\u00e9, il n&rsquo;\u00e9tait pas certain d&rsquo;entendre la sc\u00e8ne de Wolf&rsquo;s Crag par exemple&#8230; mais l&rsquo;Op\u00e9ra de Tours semble avoir fait les choses en grand car nous avons eu droit la partition int\u00e9grale dans une mise en sc\u00e8ne qui avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e il y a quelques ann\u00e9es \u00e0 Avignon avec la m\u00eame Rancatore et le jeune et prometteur Grigolo devenu star depuis. Il faut avouer que reprendre cette mise en sc\u00e8ne est une assez bonne id\u00e9e car elle est plut\u00f4t sobre et classique, sans pour autant devenir transparente. On notera d\u00e9j\u00e0 un beau travail d&rsquo;acteurs chez la majorit\u00e9 des chanteurs, mais aussi une fluidit\u00e9 tr\u00e8s bien g\u00e9r\u00e9e tout au long du spectacle, \u00e9vitant les pauses trop longues entre les sc\u00e8nes et r\u00e9ussissant m\u00eame \u00e0 rendre continu le deuxi\u00e8me acte. Mais c&rsquo;est la sc\u00e8ne de la folie qui semble plus intense dramatiquement et th\u00e9\u00e2tralement. Est-ce l&rsquo;implication de Rancatore ou sa longue fr\u00e9quentation du r\u00f4le, mais toujours est-il que tout l&rsquo;espace est occup\u00e9 de fa\u00e7on sid\u00e9rante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les forces de l&rsquo;Op\u00e9ra de Tours \u00e9taient bien s\u00fbr mise \u00e0 contribution et le r\u00e9sultat est assez bon m\u00eame si on pouvait esp\u00e9rer un peu plus de tenue du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;orchestre comme du ch\u0153ur. En effet on ne note pas de gros soucis d&rsquo;ensemble ou de technique, mais l&rsquo;ensemble des prestations manque un peu de brillant et de finesse par moments. Si les choristes sont peu nombreux, ils n&rsquo;en cr\u00e9ent pas pour autant un ch\u0153ur d&rsquo;une parfaite homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et le rendu manque un peu de rondeur. L&rsquo;orchestre dirig\u00e9 par <strong>Benjamin Pionnier<\/strong> (qui prend les rennes officiellement de l&rsquo;Op\u00e9ra de Tours!) sonne bien mais se r\u00e9fugie trop dans le clinquant un peu lourd l\u00e0 o\u00f9 on pouvait attendre une direction plus cisel\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distribution proposait de jeunes chanteurs dans les petits r\u00f4les. Ainsi <strong>Mark van Arsdale<\/strong>, <strong>Valentine Lemercier<\/strong> et <strong>Enguerrand de Hys<\/strong> campent de belle mani\u00e8re les r\u00f4les respectifs d&rsquo;Atruro, Alisa et Normanno. Le mari rapidement assassin\u00e9 dispose avec Mark van Arsdale d&rsquo;une voix assez nasale et haut perch\u00e9e, ce \u00e0 quoi se rajoute une attitude sc\u00e9nique toute en droiture de dandy. Valentine Lemercier quant \u00e0 elle sait tirer son \u00e9pingle du jeu lors des ensembles avec un aigu percutant. Enfin Enguerrand de Hys manque un peu de puissance et de noirceur pour le r\u00f4le de Normanno, mais nous \u00e9vite les voix souvent ingrates distribu\u00e9es dans ce r\u00f4le.<\/p>\n<div id=\"attachment_1100\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1100\" class=\"size-medium wp-image-1100\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_3-300x200.jpg\" alt=\"Acte II.2 : D\u00e9sir\u00e9e Rancatore (Lucia), Jean-Luc Ballestra (Enrico)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_3-300x200.jpg 300w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_3-768x512.jpg 768w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_3.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-1100\" class=\"wp-caption-text\">Acte II.2 : D\u00e9sir\u00e9e Rancatore (Lucia), Jean-Luc Ballestra (Enrico)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du c\u00f4t\u00e9 des cl\u00e9s de fa, on saluera la belle prestation de <strong>Wojtek Smilek<\/strong>. La basse semble \u00eatre un habitu\u00e9 des r\u00f4les importants en province&#8230; mais il reste toujours cantonn\u00e9 aux r\u00f4les secondaires voir tertiaires \u00e0 Paris. Et pourtant la voix est belle, la technique solide et soign\u00e9e&#8230; Et il poss\u00e8de une belle prestance vocale avec un grave sonore et un timbre sonore au beau grain sombre. Son Raimondo s&rsquo;impose donc par son autorit\u00e9 et sa noblesse, mais aussi son charisme. \u00c9vitant le bon religieux paternel, il sait composer un r\u00f4le plus nuanc\u00e9 o\u00f9 perce bien s\u00fbr cette bont\u00e9, mais aussi sa fiert\u00e9 et une certaine violence. Face \u00e0 lui, Enrico est chant\u00e9 par le baryton fran\u00e7ais <strong>Jean-Luc Ballestra<\/strong>. Aux premi\u00e8res notes, on est saisi par la noirceur du timbre, la puissance de la voix et les accents incisifs. Par contre il y a une soucis d\u00e8s que la tessiture s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve\u00a0: la voix s&rsquo;\u00e9trangle et on a fr\u00f4l\u00e9 plus d&rsquo;une fois l&rsquo;incident. Certains bruits indiquent que le chanteur \u00e9tait indispos\u00e9&#8230; si tel est le cas il ne faut pas prendre en compte ces soucis d&rsquo;aigus. Sinon peut-\u00eatre vaudrait-il mieux \u00e9viter ces r\u00f4les aigus et tendus du belcanto. Pourtant le personnage est bien l\u00e0 et en dehors du haut de la tessiture le r\u00f4le est tr\u00e8s bien chant\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_1098\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1098\" class=\"wp-image-1098 size-medium\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_5-200x300.jpg\" alt=\"lucia_tours_5\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_5-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_5.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><p id=\"caption-attachment-1098\" class=\"wp-caption-text\">Acte III.3 : Jean-Fran\u00e7ois Borras (Edgardo)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Propuls\u00e9 nouvelle r\u00e9v\u00e9lation du chant fran\u00e7ais il y a quelques ann\u00e9es suite au remplacement de derni\u00e8re minute de Kaufmann \u00e0 New-York dans <em>Werther<\/em>, <strong>Jean-Fran\u00e7ois Borras<\/strong> m\u00e8ne une carri\u00e8re tout de m\u00eame bien discr\u00e8te en dehors de quelques coups d&rsquo;\u00e9clats. Et son arriv\u00e9e n&rsquo;est pas pour faire mentir cette discr\u00e9tion\u00a0: la voix manque d&rsquo;impact et le chanteur semble chercher son type d&rsquo;\u00e9mission, alternant voix-mixte et pleine voix sans que le chant ne trouve une stabilit\u00e9. Les aigus aussi son peu assur\u00e9s (en dehors d&rsquo;un sur-aigu \u00e0 l&rsquo;unisson avec sa Lucia) et courts. Mais une fois ce premier acte pass\u00e9, le t\u00e9nor se lib\u00e8re et propose un chant de plus en plus assur\u00e9, avec une aisance dans l&rsquo;aigu impressionnante et de belles nuances. Point culminant de sa prestation, la derni\u00e8re sc\u00e8ne est parfaitement chant\u00e9e sans aucune tension dans la voix et aucune faute de go\u00fbt. La projection est confortable et l&rsquo;aigu superbe. Seul petite d\u00e9ception par contre sur la caract\u00e9risation du personnage qui garde une certaine r\u00e9serve et un petit manque de naturel.<\/p>\n<div id=\"attachment_1101\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1101\" class=\"size-medium wp-image-1101\" src=\"http:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_2-200x300.jpg\" alt=\"Acte II.2 : D\u00e9sir\u00e9e Rancatore (Lucia)\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_2-200x300.jpg 200w, https:\/\/erikcarnets.fr\/wp-content\/uploads\/Lucia_tours_2.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><p id=\"caption-attachment-1101\" class=\"wp-caption-text\">Acte II.2 : D\u00e9sir\u00e9e Rancatore (Lucia)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il faut bien avouer que la principale raison de ce spectacle restait la pr\u00e9sence de <strong>D\u00e9sir\u00e9e Rancatore<\/strong>. Comment la chanteuse allait-elle affronter cette partition alors que la voix s&rsquo;est \u00e9largie? En effet, il y a dix ans elle nous encha\u00eenait les aigus les plus hauts sans aucun soucis, alternant Lucia, Lakm\u00e9, Olympia, la Reine de la Nuit&#8230; et ayant m\u00eame affront\u00e9 Diana Damrau lors d&rsquo;un concours de contre fa et contre sol dans <em>Europa Riconosciuta<\/em> dirig\u00e9 par Muti \u00e0 la Scala de Milan. Mais depuis quelques ann\u00e9es, <em>La Traviata<\/em> est arriv\u00e9e, Musetta aussi&#8230; et quelques airs plus dramatiques dans les r\u00e9citals. Pourra-t-elle encore assumer techniquement le r\u00f4le et nous impressionner par ses variations\u00a0? Comme pour Borras, le premier acte laisse froid&#8230; la voix est bien pr\u00e9sente dans l&rsquo;air de la fontaine, mais il est chant\u00e9 avec beaucoup de prudence, quelques cadences sembles \u00eatre \u00e9court\u00e9es et donc ne pas monter aussi haut que pr\u00e9vu&#8230; et les quelques aigus interpol\u00e9s sont entach\u00e9s d&rsquo;un vibrato assez d\u00e9sagr\u00e9able. Mais assez rapidement durant le duo avec Edgardo, la voix commence \u00e0 gagner en stabilit\u00e9 et en rondeur, l&rsquo;aigu restant toujours un peu difficile mais d\u00e9j\u00e0 plus net. A partir du deuxi\u00e8me acte, le drame arrivant la chanteuse retrouve tous ses moyens et nous prouve que malgr\u00e9 le changement de r\u00e9pertoire qui s&rsquo;op\u00e8re doucement, la voix est toujours aussi impressionnante d&rsquo;extension et la chanteuse intelligente pour int\u00e9grer ses variations dans le drame. En ce sens, bien s\u00fbr c&rsquo;est la sc\u00e8ne de la folie qui est la plus saisissante\u00a0: totalement hant\u00e9e par son personnage, alternant violence et prostration, aigus cristallins et aigus pleins de tension&#8230; D\u00e9sir\u00e9e Rancatore fait un travail d&rsquo;int\u00e9gration dramatique du chant qui laisse pantois. Rien n&rsquo;est gratuit dans son chant mais d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 rien ne semble non plus pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9. Les variations sont assez habituelles (et finalement tr\u00e8s proches de celles qu&rsquo;elle donnait il y a maintenant dix ans) mais fort bien ex\u00e9cut\u00e9es. Elle recevra bien s\u00fbr une ovation \u00e0 la fin de cette grande sc\u00e8ne, ovation totalement m\u00e9rit\u00e9e vu le travail r\u00e9alis\u00e9 et la prestation magnifique de la soprano italienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir d\u00e9couvert D\u00e9sir\u00e9e Rancatore \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra Bastille dans l&rsquo;<em>Elisir d&rsquo;Amore<\/em> en 2007, c&rsquo;est avec un grand plaisir qu&rsquo;on retrouve ainsi une grande soprano toujours aussi \u00e0 sa place dans le grand r\u00f4le de Lucia. Sa prestation manque peut-\u00eatre un peu d&rsquo;assurance dans ses premiers moments, mais elle se rattrape rapidement. Face \u00e0 elle, Jean-Fran\u00e7ois Borras sait se montrer sous son meilleur jour dans le r\u00f4le d&rsquo;Egardo et le duo m\u00e9ritait bien le d\u00e9placement \u00e0 Tours\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a dix ans maintenant, D\u00e9sir\u00e9e Rancatore avait la chance d&rsquo;enregistrer en direct une superbe version de Lucia di Lammermoor dans un premier temps en DVD chez Dynamic, puis [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[28,3],"tags":[31,57,23],"class_list":["post-1096","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musique_classique","tag-donizetti","tag-epoque_romantique","tag-opera","clearfix"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4G2uP-hG","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1096","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1096"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1096\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1103,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1096\/revisions\/1103"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1096"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1096"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/erikcarnets.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1096"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}