Die Frau Ohne Schatten, Böhm 1955 : tout simplement légendaire!

FROSCH_55Il est commun de parler pour certains enregistrements de disques légendaires ou mythiques… mais s’il en est bien un qui mérite ces qualificatifs, c’est l’enregistrement studio de Die Frau Ohne Schatten de 1955 pour DECCA dirigé par Karl Böhm. Non seulement il est d’une qualité admirable, mais les circonstances de son enregistrement, sa place dans la discographie de l’œuvre, sa rareté et son témoignage d’une époque ajoutent encore à l’aura qui le pare. Bien sûr, d’autres enregistrements de cet opéra magique de Richard Strauss sont reconnu et admirés, avec bien sûr d’autres captations dirigées par Böhm (en 1977 par exemple), Karajan ou Solti. Mais voilà… peuvent-elles rivaliser d’un point de vue historique ? Sans parler de la qualité qui est somme-toute souvent relatif en fonction des préférences de chacun… quelle autre enregistrement d’opéra a inspiré une mise en scène de ce même opéra par exemple ? Bien peu… Cette version est certes affligée de coupures, mais pour l’époque, la partition est plutôt bien conservée si l’on compare à certains enregistrements postérieurs ! Continuer…

Rimsky et sa Fiancée enfin à Paris

la_fiancee_du_tsarGrande soirée à la Philharmonie, puisqu’enfin nous était proposé à Paris un opéra de Rimsky-Korsakov. Bien sûr ce n’était qu’en version mise en espace dans une petite salle… mais tout de même quel plaisir d’entendre la magnifique musique de La Fiancée du Tsar. Pour l’occasion, Mikhaïl Jurowski a fait appel à de jeunes chanteurs russes régulièrement mis à l’honneur par les scènes de Moscou. Délaissant les contes mythiques ou chevaleresques, changeant totalement de sujet et de forme après la création de Mozart et Salieri, c’est sous le Tsar Ivan que Rimsky-Korsakov nous emmène non pas pour un grand drame historique mais pour assister au destin funeste d’une jeune fille aimée par trop de prétendant et qui en mourra. Inspiré d’un écrit de Lev Mey, il nous montre toutes les émotions possibles au travers de personnages magnifiquement dessinés et d’une musique toujours aussi passionnante. Le triomphe final prouve bien qu’une telle œuvre a toute sa place à Paris et qu’il serait bon de monter enfin des opéras de Rimsky-Korsakov en version scénique. Continuer…